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 DALEY & EDEN ❝ world war III❞

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MessageSujet: DALEY & EDEN ❝ world war III❞   Sam 14 Avr - 15:35

Daley & Eden

Je me réveillais encore une fois dans le dortoir, presque à moitié vide. Depuis que Voldemort sème de nouveau la terreur, Poudlard n'est plus l'école qu'elle a été. Tous les né-moldu ont préféré fuir – ce que je comprends totalement –. Tous sauf moi. Moi, je me contente de mentir au nez et à la barbe des mangemorts qui peuplent, à présent, l'école. Oui, moi qui ne cesse de dire à tout le bon peuple de Poudlard que je suis une sang-pur. La réalité est toute autre, je suis une née-moldue, adoptée et élevée par des sang-purs. Nuance, très chers amis. D'ailleurs, en parlant de Mangemort, je comptais bien aller en m'expliquer avec mon professeur de défenses contre les forces du mal. Oui, il n'allait pas s'en sortir si facilement, c'en était certain. Après des mois d'entrainements acharnés, de paroles odieuses et acérées, il avait – semble t-il – été pris d'un coup de tête. Il m'avait embrasser comme ça et puis il était reparti aussi vite qu'il était venu. Ah non, il avait aussi ajouter  « C'est plus la peine de venir pour les entraînements ». Comprenez bien que je ne suis pas d'un caractère colérique ni même violent. Loin de là. Cependant, alors qu'il m'avait planté là, les bras ballants avec ma baguette entre les doigts, j'ai cru que j'allais – littéralement – exploser. Primo, je ne me voyais pas continuer ma scolarité sans entraînement. Secundo, il n'avait certainement pas le droit de m'embrasser, me dire fini les entrainements sans aucunes explications supplémentaires. Tertio, j'ai horreur qu'on m'évite délibérément … Bref, tout cela pour dire qu'il n'allait certainement pas échapper à mes foudres. Je me glissais hors de mon lit, déjà d'une humeur maussade. Humeur qui ne me lâchait pas depuis une semaine à présent. Me dirigeant vers la salle de bain, je prenais mon uniforme au passage. Une fois prête, j'embarquais mes affaires de cours, avant de franchir le portrait qui garde notre dortoir et me dirigeais alors vers la Grande Salle. Comme d'habitude, en franchissant les grandes portes, je ne pus m'empêcher de jeter un coup d'œil à la table des professeurs et comme d'habitude, il s'y tiens, faisant comme si je n'existais pas. En ces temps sombres, rien de plus futile qu'une histoire pareille n'est ce pas ? Et bien tant pis, pour le moment, c'est bien la seule chose qui me tracasse. Au diable, le reste … Je m'assieds à la table des Poufsouffle, non sans un dernier regard noir vers mon professeur. Ne prêtant guère attention au contenu de mon assiette, complètement dans mes pensées, je ne tardais pas à me lever et quitter la Grande Salle à grands pas. Prenant soin de ne pas me faire remarquer, comme à mon habitude, je me dirigeais vers la salle de mon premier cours de la journée : potions. Je saute de joie rien à l'idée de rester enfermé dans ces cachots sombres et lugubres. Vous avez bien entendu remarquer l'ironie de ma phrase …

Les heures s'engrenèrent lentement, très lentement. Quelques peu distraite, je ne cessais de réfléchir à comment j'allais bien pouvoir sortir les vers du nez de Daley. Ou plutôt comment allais-je pouvoir le coincer ? Parce en ce moment, je voyais bien à quel point, il faisait des détours pour m'éviter. J'avais renoncer quelques jours plus tôt, à le suivre en espérant le rattraper. J'en avais assez d'être le chien qui court après un os, mais qui fini par se mordre la queue à la place. Et puis, qu'aurais-je pu lui dire au détour d'un couloir ? D'un, j'étais sûre qu'il ne s'excuserait pas, non il ne s'excuse jamais. C'est comme ça. De deux, risquer d'être tourné au ridicule devant certains élèves, très peu pour moi, merci bien ! Pourtant, j'étais bien déterminé à lui en faire baver à mon tour. On ne joue pas avec mes sentiments sans en subir les conséquences. Jamais. Je suis peut être timide, naïve et je ne – savais – sais pas me défendre lorsque l'on m'attaque, mais là, c'était Daley. Là, je sais le faire redescendre sur terre lorsqu'il va trop loin. Et il était aller trop loin. Je finissais ma journée avec un cours de sortilèges, et lorsque la fin du cours arriva, je soufflais avec soulagement. Encore une journée au paradis, pensais-je avec sarcasme. J'empruntais alors les escaliers pour me rendre au bureau de Daley, à pas rapides. Arrivée devant la porte, je ne prenais même pas la peine de frapper. J'entrais directement et posais mes affaires de classes à terre, qui atterrirent sur le sol dans un grand fracas. Sans doute, pour avertir de mon arrivée ou bien de mon agacement. Peu importe, c'est du pareil au même, aux vues de la situation. Je m'avançais alors vers lui, bras croisés sur ma poitrine.  « Alors, qu'y a t-il à apprendre aujourd'hui, professeur ? », lui lançais-je, amèrement. J'attendis la réaction de Daley, le fixant droit dans les yeux. Je passais peut être pour une arrogante, mais qu'importe, je voulais savoir, ce qui lui avait pris de se comporter ainsi. Je sais, c'est un mangemort, et alors ? Il n'en reste pas moins un homme. Je ne crois pas une seule seconde à ses grands airs de blocs de glace.


Dernière édition par B. Eden Fitzgerald le Jeu 26 Avr - 20:24, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: DALEY & EDEN ❝ world war III❞   Sam 14 Avr - 17:26


Eden & Daley


« O’Donnell, je te parle, tu m’écoutes ? » « Quoi ? » « Je te disais qu’hier, j’ai donné une retenue à cette petite gryffondor insolente là, je sais plus son nom, elle en a bavé toute la soirée, et du coup je me disais que si tu voulais des conseils pour … O’Donnell ? » « Mais quoi à la fin ? » Le jeune professeur se retourna vers son collègue, le professeur Carrow, les yeux noirs. « Laisses tomber, n’oublie pas la mission de demain soir ! » Le mangemort se leva sans demander son reste, ce qui laissa Daley perplexe. Avait-il tant été perturbé par l’arrivée et le regard noir de la jeune Eden pour ne pas avoir compris ce que son collègue tentait de lui dire ? La conversation avait commencé simplement puis de simples trous avaient remplacé le discours du frère Carrow lorsqu’il avait vu le regard d’Eden. Bon sang, il fallait à tout prix qu’il se reprenne et le meilleur moyen, c’était de se tourner vers sa droite pour converser avec … McGonagall, définitivement pas une bonne idée à la vue du regard noir qu’elle lui adressa elle aussi. Si les yeux pouvaient tuer, ils ne seraient plus de ce monde à cet instant, mort foudroyé par la haine d’Eden et mitraillé par celle de Minerva. Il était temps pour lui de prendre congé de la grande salle pour se rendre à ses cours. Discrètement, il quitta la table par la porte du fond, non sans un dernier regard chez les poufsouffle pour voir sa protégée se lever à son tour. Son ex-protégé. Il n’était plus question pour lui d’agir à présent dans la vie d’Eden et de l’aider en quoique ce soit. C’était terminé, elle avait acquis suffisamment d’assurance à présent pour se débrouiller sans lui, bien que la décision lui avait fait mal, il ne voulait et ne pouvait revenir dessus. Il savait qu’il méritait la colère d’Eden mais ne souhaitait absolument pas l’affronter. La raison pour laquelle cette semaine, il avait fait de nombreux détours pour éviter de croiser son chemin. Depuis qu’il était mangemort, il n’avait jamais tourné le dos devant un danger, il n’avait jamais rechigné à braver des interdits, à mettre son courage à l’épreuve, à se jeter tête baissée dans le pire des dangers mais faire face à une adolescente de dix-sept qu’il avait embrassé une semaine auparavant ? Il lui semblait qu’il n’avait pas le courage nécessaire pour ce genre de confrontation. Que d’ironie pour un mangemort de sa trempe et pour la situation actuelle qui ne se prêtait pas vraiment au batifolage.

Qu’importe, il n’avait pas de temps à perdre et sûrement pas la motivation nécessaire pour s’occuper d’Eden en ce moment, bien que cette semaine sans la voir n’était pas la meilleure de sa vie. Il lui fallait absolument et dans les plus brefs délais se détacher de ces sentiments qu’il avait eu l’audace de laisser pénétrer en lui. Il ne pouvait pas se le permettre et se trouvait bien idiot d’avoir cru qu’il pourrait rester impassible encore longtemps. Il avait littéralement craqué, perdu le contrôle, posé ses lèvres sur celles de la jeune femme et il s’en mordait encore les doigts aujourd’hui. Idiot, il n’était qu’un idiot qui s’auto-flagellait pour cet acte depuis sept longs jours. Il était mangemort, elle était poufsouffle, il était adulte, elle était étudiante, qu’est ce qui lui avait pris ?

La journée fut commune à toutes les autres, il dispensait ses cours avec un automatisme effrayant qui lui fichait la trouille à lui-même. Mais au moins, elle se terminait enfin et il allait pouvoir se détendre un peu. Il se dirigea immédiatement après vers son bureau, qui était positionné juste à côté de ses quartiers privés, derrière une tapisserie pour en cacher l’entrée évidemment. Lui-seul et les professeurs connaissaient l’emplacement de ses appartements et il ne voyait aucune raison de le dévoiler aux autres élèves. Il posa rapidement son sac avec ses cours et ses copies sur son bureau et retira rapidement sa cape de sorcier pour respirer un peu. Il ne gardait, lorsqu’il était seul, que son pantalon noir et sa chemise blanche qu’il sortit rapidement de sa ceinture. Il était entrain de retrousser les manches de sa chemise quand la porte s’ouvrit et tout de suite après, un fracas retentit. Il se retourna brusquement, la main immédiatement portée à sa baguette pour faire face à Eden. Elle était plantée devant lui, les bras croisés, le regard mauvais. « Alors, qu'y a t-il à apprendre aujourd'hui, professeur ? » S’il n’était pas responsable des évènements de la semaine passée, il aurait pu sourire de sa confiance en elle et de son aplomb, même de cette arrogance qui émanait d’elle. En sourire et en être fier mais il n’était pas dans cette optique-là. Elle venait d’avoir le culot de lui désobéir, de rentrer dans son bureau sans prendre la peine de frapper et de lui parler sèchement ? Elle ne devait pas encore avoir compris qui il était réellement pour oser de telles choses. « Ne t’a-t-on jamais appris la plus élémentaire des politesses ? Peut-être aurais-je dû inclure dans nos cours un enseignement particulier à l’art de savoir frapper aux portes qui ne nous appartiennent pas ! » Son ton était glacial, son but était de l’intimider, la faire battre en retraite sur le champ parce qu’il ne supporterait pas de contact avec elle et il devait garder tout son sang froid. Il remarqua qu’il avait les manches retroussées et dans un geste défensif, croisa les bras à son tour, détestant exposer sa marque, surtout aux yeux d’Eden. Il adopta son attitude arrogante et arqua un sourcil. « Quels mots n’as-tu pas compris lorsque je t’ai dit qu’il n’était plus nécessaire que tu te présentes aux entraînements ? » La faire reculer, à tout prix, il fallait qu’elle renonce, immédiatement. « Les cours particuliers sont terminés, je n’ai plus de temps à t’accorder ! » De qui se moquait-il franchement ? Éviter à tout prix du sujet qui risquait de le fâcher, au moins Eden semblait-elle avoir compris ce point. S’il pouvait la dégoûter pour qu’elle s’en aille, plus furieuse encore, il pourrait s’estimer heureux, pour l’instant, il était juste effrayé à l’idée qu’elle s’acharne et il avait peur pour sa santé mentale si elle le faisait. Il fallait qu’elle s’éloigne, il ne tiendrait pas l’indifférence quand il rêvait de renouveler un geste qui lui valait aujourd’hui bien des tourments. Il fallait bien dire qu’elle n’était plus la petite et timide Eden et sans s’en rendre compte, son attitude lui plaisait particulièrement.



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MessageSujet: Re: DALEY & EDEN ❝ world war III❞   Sam 14 Avr - 18:35

Avait-il eu une semaine aussi difficile que la mienne ? Rien n'était moins sûr, car il adopta exactement la même attitude qu'à son habitude. J'étais sûre qu'il croyait être enfin tranquillement après sa journée de cours. Pas de chance, il restait encore moi dans l'équation. Et j'y resterais tant qu'elle ne serait pas résolue. « Ne t’a-t-on jamais appris la plus élémentaire des politesses ? Peut-être aurais-je dû inclure dans nos cours un enseignement particulier à l’art de savoir frapper aux portes qui ne nous appartiennent pas ! », me répondit-il d'un ton glacial. Puis, il cacha dans la seconde, la marque des ténèbres présente sur son avant-bras. Si il avait été un autre, je l'aurais sûrement pris par les épaules et l'aurait secouer en lui disant arrête de sortir autant de conneries à la seconde !! Je haussais les épaules, m'avançant au centre de son bureau, me rapprochant de lui par la même occasion.  « Mes parents me l'ont inculqué, cette politesse élémentaire, merci de t'en soucier. », rétorquais-je, gardant mon regard ancrer dans le sien. Je savais bien que ce n'était pas le fait d'être entrée sans y être autorisée qui l'irritait, mais plutôt le fait que j'avais braver son autorité et l'interdit de revenir pour les entrainements.  «Cependant, j'ai une question. M'aurais-tu laisser entrer si j'avais frapper ? », lui demandais-je ironiquement. C'était une question cent pour cent rhétorique bien entendu, car j'étais pratiquement certaine que si il avait su l'identité de son visiteur, il aurait été capable de verrouiller la serrure de son bureau. Lui, le grand mangemort sans cœur. « Quels mots n’as-tu pas compris lorsque je t’ai dit qu’il n’était plus nécessaire que tu te présentes aux entraînements ? », asséna t-il, avec grande arrogance, arquant un sourcil. Le voilà, maintenant partis sur le sujet de mon intelligence. Quelle prévenance aujourd'hui professeur O'Donnell ! Je ne pus masquer l'esquisse d'un sourire, puis je pinçais l'arête de mon nez en soupirant. Et il croyait m'effrayer avec sa légendaire froideur et répliques cinglantes ?  « Non, ça j'ai bien compris, c'était vraiment clair, concis et très explicite. », commençais-je, malicieuse. Il pouvait bien voir que je me moquais ouvertement de ses paroles, qui étaient pour moi totalement futiles et ridicules, je voyais bien à quel point, il voulait éviter le sujet de ma présence.  « Ce que je n'arrive pas à comprendre en revanche, c'est ce qui s'est passé avant que tu me balances, ça. », continuais-je, tout en continuant doucement mon approche. Je parlais comme si je faisais une sorte d'exposé à une classe, ou que j'expliquais quelques choses à un enfant. Par énigme, qui à mon humble avis, avait déjà été élucidées.  « Tu sais quand tu as posé tes lèvres sur les miennes. Ça, j'avoue que je n'ai pas très bien compris.  », finis-je en plantant devant lui, les sourcils froncés.

« Les cours particuliers sont terminés, je n’ai plus de temps à t’accorder ! », se fâcha t-il. Là, je commençais à bouillir, intérieurement. Il n'avait plus de temps à m'accorder ? Et moi, je suis le ministre de la magie pendant qu'on y est ! Je haussais les sourcils, prenant une mine compréhensive. « Je vois … excuse-moi de t'importuner dans ce cas ! », commençais-je pleine de sarcasme, en lui souriant. Décroisant les bras de ma poitrine, je résistais tant bien que mal au fait de sortir ma baguette et lui lancer un sort en plein dans la figure, ou lui mettre mon poing dans la figure, au choix. « Tout à l'heure, il me semble que tu a parler de … politesses ? », fulminais-je. « Où vois-tu que reprendre des promesses est poli ? », m'écriais-je en le repoussant de mes deux mains, complètement hors de moi. « TU m'as promis que tu m'aiderais ! TU m'as encore promis que quand je serais prête nous arrêterions les cours particuliers ! Et tu crois sincèrement que je suis prête ? Que tu n'as plus rien à m'apprendre ? », finis-je en le repoussant à chacune de mes phrases. J'avais envie prendre les affaires de son bureau et de les balancée une par une à travers la fenêtre, ou encore même de le gifler. Juste pour évacuer, juste pour arrêter d'être aussi hors de moi à chacune de ses phrases ! « Tu n'est même pas capable d'assumer tes actes, ni même tes promesses ! », continuais-je à hurler à travers le bureau. Jamais personne avant lui ne m'avait mis hors de moi, à ce point. Jamais de toute ma vie, pas même mes insupportables cousins, ni même les railleries des Serpentard durant toute ma scolarité ici. Et lui, il lui suffisait d'une semaine pour foutre un bordel monstrueux dans ma vie. « Tu n'as plus temps à m'accorder, bien ! Mais je veux des explications ! Hein ? Pourquoi ne pas m'avoir prévenu que dans les semaines à venir, tu n'aurais plus de temps pour moi ? », continuais-je à m'égosiller.
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MessageSujet: Re: DALEY & EDEN ❝ world war III❞   Sam 14 Avr - 19:31


Eden & Daley


« Mes parents me l'ont inculqué, cette politesse élémentaire, merci de t'en soucier. » Bon sang elle s’approchait, elle n’avait pas l’intention de quitter ce bureau et le laisser en paix. S’il n’avait pas eu le parfait contrôle de son corps à cet instant, il aurait pu serrer les dents d’agacement mais il se contrôlait pour l’instant parfaitement et ne montrait aucune émotion, il ne fallait pas qu’elle en détecte une seule s’il voulait espérer la faire partir. Il arqua un sourcil plein d’arrogance, pour ne pas se départir de son rôle de professeur impitoyable. « Vraiment ? On dirait que le travail est à refaire ! » Il fronça légèrement les sourcils, bien sûr que non il ne l’aurait pas laissé entré, il aurait prétexté ne pas être là pour pouvoir se terrer dans son bureau. Ce qu’elle pouvait parfois être perspicace. « Dans la mesure où tu n’y a pas été invitée, je ne me serais pas vu dans l’obligation de le faire. » En clair, il lui reprochait sa désobéissance. Il lui avait dit de ne pas revenir et elle le faisait. Lorsqu’il donnait un ordre, il entendait qu’il soit accompli et non bravé. Il était l’autorité, elle devait faire ce qu’il lui disait, mais non, elle se contentait de le défier ouvertement, tout ceci pouvait-il être un jeu pour elle ? Il ne préférait pas y penser une seconde, se contentant de la regarder comme si elle venait de faire une chose répréhensible, ce que son comportement était à ses yeux. Au moment où elle lui fit remarquer qu’elle avait parfaitement compris le moment où il lui avait dit de ne pas remettre un pied dans son bureau, il savait ce que serait la suite et il ignorait la réaction qu’il pourrait avoir. Mais comme il l’anticipa, il put conserver son masque glacial lorsqu’elle asséna les mots suivants. « Tu sais quand tu as posé tes lèvres sur les miennes. Ça, j'avoue que je n'ai pas très bien compris. » Non, impossible, il contracta les mâchoires légèrement à cet aveu. Elle l’avait dit avec tellement aplomb et si directement qu’il ne pouvait s’empêcher de réagir. Cependant, cette petite démonstration ne dura qu’un quart de seconde et il eut vite fait de revêtir un masque impassibilité, ou plutôt d’arquer un sourcil d’une manière interrogative. « Une simple erreur Eden, ne donnes pas d’importance à une erreur de jugement de ma part, et je te conseille d’oublier rapidement ce qui a pu se passer la semaine dernière ! » Menaçant ? Presque, du moins il voulait l’être, lui faire comprendre qu’il fallait qu’elle oublie parce que lui le souhaitait. Non, il fallait qu’il oublie, qu’il arrête de penser à ses lèvres sur les siennes, cette simple image suffirait très rapidement à le rendre fou. Malheureusement pour lui, sa brève réaction quelques secondes avant démentait ses propos.

En revanche, ce qu’il ignorait, c’était que les mots qu’il prononça ensuite susciterait une telle réaction chez elle. « Je vois … excuse-moi de t'importuner dans ce cas ! » Tout d’abord, son cœur eut un raté dans sa poitrine dans l’espoir de la voir disparaître de son bureau avec ses excuses mais cela aurait été beaucoup trop beau pour être vrai. Elle n’allait pas partir, il allait devoir se faire une raison. « Tout à l'heure, il me semble que tu a parler de … politesses ? Où vois-tu que reprendre des promesses est poli ? » Il allait répliquer lorsqu’elle eut un geste malheureux. Les deux mains à plat sur son torse, elle le repoussa avec toute la force dont elle était capable. D’abord trop étonné par son geste pour faire le moindre geste, Daley recula de deux pas, décroisant les bras par automatisme, trop choqué par son comportement pour dire quoique ce soit. Sa voix allait crescendo à mesure qu’elle l’accablait de reproches sur la promesse qu’il lui avait faite et étrangement, Daley se laissait pousser en arrière sans réagir, la laissant déverser toute sa colère sur lui. « Tu n'est même pas capable d'assumer tes actes, ni même tes promesses ! » L’attaque le toucha mais il n’en montra rien. Non il n’en était pas capable, tout simplement, elle avait appuyé exactement où il fallait. Elle continuait de hurler et donc, de l’agacer. « Tu n'as plus temps à m'accorder, bien ! Mais je veux des explications ! Hein ? Pourquoi ne pas m'avoir prévenu que dans les semaines à venir, tu n'aurais plus de temps pour moi ? » Son dernier mouvement en fut trop pour lui. Il profita qu’elle ait encore les deux mains sur son torse dans une énième tentative de le pousser pour lui prendre les deux poignets et les enfermer dans l’étau de se ses mains. D’un mouvement rapide et fluide, il la fit se retourner et la plaqua rapidement contre son torse, dos à lui. Il tenait toujours ses poignets dans ses deux mains et en profita pour lui croiser les bras sur sa poitrine à elle. Ainsi, sachant pertinemment qu’il usait assez de force pour qu’elle ne bouge pas mais pas assez pour qu’elle en ait mal, il l’immobilisa rapidement contre lui. Trouvant son oreille avec rapidité, il plaqua sa joue contre sa tempe, comme pour maintenir également sa tête et éviter les coups désespérés. « Calmes-toi Eden, calmes-toi immédiatement ! » C’était un ordre, froid mais sa voix était presque un murmure à son oreille, comme une caresse glaciale pour l’inciter au calme. Il n’allait pas la laisser se défouler sur lui, quand bien même il le mériterait mille fois. Mais il avait également fait une erreur en la maintenant ainsi et il allait devoir la lâcher s’il voulait pouvoir lui répondre sans en être fortement perturbé. « Je te lâche à condition que tu retrouves ton sang-froid, n’as-tu rien retenu de ce que je t’ai appris ? »

Ne pas tomber dans la provocation de l’adverse, toujours rester maître de ses mouvements et surtout de ses nerfs. Elle venait clairement de perdre tout cela en quelques secondes et il s’en savait responsable. Doucement et avec précautions, il lâcha ses poignets puis recula de deux pas en arrière pour la laisser respirer. Il lui laissa le temps de se retourner pour enfin prendre la peine de lui répondre. « Je n’ai pas à justifier mes décisions ni à détailler mon emploi du temps devant toi ! Je t’ai dit de ne pas revenir, il me semblait que cela était suffisamment explicite pour te faire comprendre que nous en avions fini ! » Il se détestait pour les mots qu'il prononçait mais il n'avait pas le choix, il ne pouvait plus passer tant de temps avec elle, il fallait qu'il se détache pour ne pas refaire la même erreur deux fois. « Tu as encore des choses à apprendre et nous reprendrons les cours, mais pas maintenant ! » Jamais si ça ne tenait qu'à lui mais il devait lui donner quelque chose pour que peut-être elle s'en satisfasse et qu'elle s'en aille. Son ton était catégorique et sans plus d'explication quant au pourquoi et il ne souhaitait pas s'en justifier. Lui dire qu'ils reprendraient les cours était une erreur, il ne le savait que trop bien.



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MessageSujet: Re: DALEY & EDEN ❝ world war III❞   Sam 14 Avr - 23:53

« Vraiment ? On dirait que le travail est à refaire ! », asséna t-il de nouveau. Je haussais les épaules du genre 'que veux-tu que cela me fasses ?'. Et puis, d'abord qu'avait-il avec mon éducation, ce soir ? Simplement, parce qu'il était agacé de ma présence, s'en était risible à quel point les personnes peuvent se trouver des excuses pour éviter les sujets qui fâchent. Ses excuses deviennent d'ailleurs des sujets qui fâchent par la suite ! « Dans la mesure où tu n’y a pas été invitée, je ne me serais pas vu dans l’obligation de le faire. », me répondit-il. Je me fichais comme de la dernière pluie de lui avoir désobéi ou même d'être sans entrée sans sa permission. Pourtant, cela n'avait jamais été mon genre de désobéir à quiconque auparavant. J'avais toujours été sage auprès de mes parents et ensuite auprès de mon oncle et ma tante. Je n'avais jamais fait le mur, ni aucune autre stupidité comme l'on pouvait le voir dans les feuilletons moldus de ma grand-mère. Studieuse, sérieuse et sage, voilà ce que j'étais. Dans n'importe quelle autre situation, mais pas aujourd'hui près de Daley. Je levais alors les yeux au ciel, incapable de retenir ce geste insolent. Un réflexe. Je savais bien à quel point, il avait horreur qu'on brave son autorité, bien des élèves l'avaient déjà regretté, il paraît. Aujourd'hui, il semblait que j'étais affublée d'une témérité et d'une insolence sans nom. Peut être bien à cause de la colère et de tout le flot de sentiments que je ressentais à l'égard de Daley. Tout cet amalgame semblait mener la barque à ma place. Je lui parlais franchement, directement, essayant de le désarçonné, lui décrocher une réaction aussi infime soit-elle. Aussi infime, que je crus avoir rêver lorsque je l'aperçus durant moins d'une seconde. Une contraction de mâchoire, puis j'eus de nouveau le droit à l'indifférence et la froideur. Je soupirais doucement, alors qu'il s'adressa de nouveau à moi. Encore moins aimable, plus menaçant. « Une simple erreur Eden, ne donnes pas d’importance à une erreur de jugement de ma part, et je te conseille d’oublier rapidement ce qui a pu se passer la semaine dernière ! ». Je serrais les poings, essayant de revenir au calme dans ma tête. C'était tellement difficile, ses actes ne collaient pas avec sa façon d'être, ni même ses paroles.  « Drôle d'erreur de jugement de la part d'un professeur ! », lâchais-je, ironiquement.  « Désolé, je ne peux pas oublier. Pas sans explications plus plausible qu'une simple erreur de jugement ! Tu croyais vraiment que j'allais continuer l'année scolaire, sans rien dire, comme si rien ne s'était passé ? », lui lançais-je, amère.

Alors que je m'en prenais à lui, il ne réagit pas d'un iota. Il se contenta de reculer de quelques pas à chaque fois que je le repoussais à deux mains, y mettant autant de force que je le pouvais. Même si je savais que le provoquer ainsi n'étais pas très bon pour moi, mais je ne pouvais m'en empêcher, j'avais besoin de passer mes nerfs sur lui. Lui, le responsable. Son manque de réaction m'entraina à continuer de m'attaquer à lui, mais j'étais bien trop aveuglée parce que je lui balancer à la figure pour prévoir sa réaction. Il enserra mes poignets dans ses mains, puis me maintint dos à lui, contre son torse et les bras croisés sur la poitrine. Alors que je commençais à vouloir lutter contre sa poigne qui m'immobilisait, il me murmura froidement de me calmer. « Calmes-toi Eden, calmes-toi immédiatement ! ». Je cessais de me débattre au contact de sa joue contre ma tempe. Ce contact m'électrisa et me figea à la fois. Un peu essoufflée de m'être laissée emporter, ma cage thoracique se soulevait et s'abaissait rapidement. Je me surpris à penser que si il voulait bien me garder ainsi tout contre lui, cela ne me déplairait pas. Je rassembler le peu de raison qu'il semblait me rester et me rappela qu'il se fichait bien de ce que je pouvais bien ressentir pour lui, et qu'il jouait avec moi. Je détournais la tête de façon à ce que seuls mes cheveux ne puissent être en contact avec sa joue. « Je te lâche à condition que tu retrouves ton sang-froid, n’as-tu rien retenu de ce que je t’ai appris ? ». J'inspirais profondément, quelle idiote je faisais, incapable de remettre en pratique tout ce qu'il avait bien pu m'enseigner. Mais la honte n'eus sa place que durant un quart de secondes. Je ne trouvais rien à répliquer, mes membres commençaient à s'engourdir et je ne savais pas ce qu'il prévoyait de faire si je venais à l'accabler de nouveau de reproches.

Il me lâcha alors, avec précaution comme si j'allais l'attaquer de nouveau et sortir les griffes. Je ne me retournais pas tout de suite, l'adrénaline et la colère qui s'étaient emparées de moi, avaient laissées place à une sorte de vide. Les larmes commençaient à me piquer les yeux, mais je n'avais pas le droit, je ne devais pas lui montrer que cela m'affecter à ce point. Moi aussi, je pouvais me montrer impassible, froide et indifférente. Ravalant mes larmes, je me retournais alors vers lui. « Je n’ai pas à justifier mes décisions ni à détailler mon emploi du temps devant toi ! Je t’ai dit de ne pas revenir, il me semblait que cela était suffisamment explicite pour te faire comprendre que nous en avions fini ! », recommença t-il. J'en avais assez d'entendre ce refrain à tout bout de champs, je baissais les yeux et me mordis l'intérieur des joues pour me contenir et attendre qu'il ai fini son discours à deux francs six sous. « Tu as encore des choses à apprendre et nous reprendrons les cours, mais pas maintenant ! », finis t-il. Je relevais mon regard vers lui, un regard mi-interrogatif, mi-outré.  « Pire qu'une girouette », dis-je dans un murmure à peine audible. Il savait bien comment noyé le poisson, faire perdre le sens de la réalité. Entre 'en avoir fini' et 'reprendre', il y a avait une différence tellement énorme.  « J'aimerais savoir qu'est ce que cela fait de se sentir supérieur aux autres ? Cette sensation de tout contrôler, on se sent comment ? Parce que moi, je sais pas, je suis toujours la fille que l'on commande, et qui suis tout ce que l'on dit alors, la supériorité et moi ça fait deux, tu vois. », répondis-je en faisant référence au fait, qu'il ne voulait plus me voir du tout, plus d'entrainement rien et puis ensuite, peut être à l'avenir les entrainements reprendrons … J'eus un rire sans joie.  «C'est amusant de faire tourner les gens en bourrique ? Un coup, fini les entrainements, je veux plus te voir, pas la peine de revenir et après peut être bien qu'il y a une petite chance que les entrainements recommencent …», continuais-je en mimant une balance avec mes mains.
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MessageSujet: Re: DALEY & EDEN ❝ world war III❞   Dim 15 Avr - 1:15


Eden & Daley


« Drôle d'erreur de jugement de la part d'un professeur ! » Il ne le savait que trop bien malheureusement et il était inutile qu'elle le lui rappelle. Elle avait raison, il n'avait pas agi comme l'adulte qu'il aurait dû être, il avait abusé de son autorité et de la confiance qu'elle avait placé en lui. Il aurait dû s'excuser sur le champ et s'estimer heureux qu'elle ne courre pas chez le directeur pour dénoncer son geste ô combien déplacé. Mais s'excuser n'était même plus un verbe qui faisait parti de son vocabulaire il en était tout simplement incapable. « Désolé, je ne peux pas oublier. Pas sans explications plus plausible qu'une simple erreur de jugement ! Tu croyais vraiment que j'allais continuer l'année scolaire, sans rien dire, comme si rien ne s'était passé ? » Elle insistait, ne partirait pas sans une explication, même s'il fallait qu'elle passe la nuit ici, il en avait l'intime conviction. Quelque chose chez elle l'intriguait et le dérangeait à la fois. Sa fougue et son insolence. Il lui avait appris la répartie et la témérité, mais sous l'effet de la colère, ces deux comportements étaient décuplés pour en faire une arrogante petite personne. Et il avait honte de dire que ce comportement l'amusait et lui plaisait à la fois. Nourrir de tels sentiments pour une élève, aussi majeure fut-elle, n'était pas habituel, du moins lui n'en avait pas l'habitude. Le mangemort en lui avait beau se rebeller devant chaque manifestation d'insolence, l'homme qu'avait été Daley s'en délectait en réalité. « Est-ce si important pour toi ? Attends-tu quelque chose de moi Eden ? Une réponse en particulier ? Pourquoi cela semble-t-il t'atteindre autant ? » Détourner l'attention de lui vers quelqu'un d'autre, en général son attaquant, était une stratégie de repli qu'il adoptait depuis la nuit des temps. Il n'avait jamais aimé parler de lui, s'attarder sur ses sentiments, ce qu'il ressentait alors il retournait la situation habillement pour déstabiliser l'autre. Dans l'état de colère où était Eden, il n'était pas sûr que cela marcherait mais la question l'intéressait. Pourquoi avait-elle l'air d'y accorder autant d'importance ? Cela avait-il eu autant d'impact sur elle que ce baiser en avait eu sur lui ? Il ne devait pas commencer à nourrir ce genre d'espoir, cela ne le mènerait de toute manière à rien.

Et alors qu'elle s'énervait clairement, Daley prit ou plutôt reprit le contrôle de la situation, ne lui laissant qu'une seconde pour se débattre avant de lui sommer de se calmer. Il n'aurait su dire si c'était l'ordre en lui-même ou sa proximité qui la réduisit à l'immobilité mais presque aussitôt, elle repoussait cette étreinte pour tourner la tête et lui présenter ses cheveux, un geste d'elle fort malheureux puisque le parfum de sa chevelure le frappa de plein fouet. Il n'était qu'un homme après tout et il avait déjà démontré un certain intérêt pour la jeune fille, bien qu'il ne se l'explique pas. Inspirant probablement une fois de trop pour s'imprégner un instant de plus de son odeur, il se reprit rapidement pour lui faire des reproches quant à sa technique d'attaque. Mais il était à présent temps pour lui de reculer et comme elle ne disait rien, il la lâcha en douceur. Puis il lui laissa les quelques secondes qui lui furent nécessaires pour se reprendre, ignorant ce quelle pouvait bien faire, ainsi tourné dos à lui, dans la position où il l'avait laissé.

« Pire qu'une girouette » Il le savait, il n'aurait pas du, cette phrase se retournerait contre lui et il avait eu raison, elle s'en servait à son avantage. Il poussa un léger soupire, comme si ce qui venait de franchir ses lèvres, il l'avait attendu et en était désemparé. « J'aimerais savoir qu'est ce que cela fait de se sentir supérieur aux autres ? Cette sensation de tout contrôler, on se sent comment ? Parce que moi, je sais pas, je suis toujours la fille que l'on commande, et qui suis tout ce que l'on dit alors, la supériorité et moi ça fait deux, tu vois. » Jouissif, incomparable, il ne pouvait pas lui dire cela. Être toujours en contrôle donnait un pouvoir assuré sur la personne qui se trouvait en face mais lorsqu'il était avec Eden, il n'avait pas l'impression d'être en contrôle. « C'est amusant de faire tourner les gens en bourrique ? Un coup, fini les entrainements, je veux plus te voir, pas la peine de revenir et après peut être bien qu'il y a une petite chance que les entrainements recommencent …» Il la regarda sans la moindre expression, suivant un instant le mouvement de balancier qu'elle exécutait avec la main comme pour appuyer ses propos, toujours pour se moquer de lui. « Alors sois la fille qui commande ! » Lacha-t-il un peu durement. « N'était-ce pas le but de ces entraînements ? Tu arrives à t'imposer mais ce n'est pas en perdant le contrôle que tu domines ton adversaire ! » Le professeur qu'il avait été pour elle ces dernières semaines ne put s'empêcher ce commentaire en l'entendant dire qu'elle ne savait pas dominer. Elle ne pouvait le dominer lui mais lui, il n'était pas un ennemi. « Il faut savoir ce que tu veux, que les entraînements reprennent ou non, au lieu de faire preuve d'ironie, apprécie simplement le fait que je change d'avis, sauf si tu préfères arrêter maintenant ! » Une nouvelle fois, il tournait la situation. Pourquoi ne pas simplement se réjouir qu'il change d'avis au lieu d'agir ainsi. Il savait que c'était pour le confronter à son caractère on ne peut plus étriqué mais il était hors de question de la laisser faire, de la laisser jouer et encore moins de lui apporter ce qu'elle désirait; des réponses.



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MessageSujet: Re: DALEY & EDEN ❝ world war III❞   Dim 15 Avr - 14:45

Où étais passée la jeune et timide Eden ? Celle qui ne bronchait jamais lorsqu'on l'attaque, celle qui aime qu'on la laisse tranquille et qui ne cherche pas les confrontations ? Il semblait qu'elle ai laissé place à une tigresse, qui attaque les problèmes de front, tête baissée sans se préoccuper des conséquences. Je ne me reconnaissais même pas, mais j'étais là, je ne pouvais plus reculer. Je ne devais pas être faible, ni même lui laissé gagner la bataille. Cela aurait été trop facile, et il s'en délecterait sûrement. Je ne voulais pas lui laisser ce loisir. « Est-ce si important pour toi ? Attends-tu quelque chose de moi Eden ? Une réponse en particulier ? Pourquoi cela semble-t-il t'atteindre autant ? ». De surprise, je haussais les sourcils. Là, il ne me donnait pas du tout de réponses, il moquait de moi ou quoi ? Je devais garder mon calme, bien que je bouillonnais intérieurement. Je soupirais bruyamment avant de me mettre à rire, d'un rire sans aucune joie. « N'est-ce pas assez explicite ce que je te demande depuis toute à l'heure ? Pas de réponses en particulier, Daley, juste des explications, des ex-pli-ca-tions !», dis-je détachant les syllabes, comme si il allait mieux comprendre ainsi. Je savais bien que cela allait l'énerver, mais j'étais exaspérée au plus haut point. Si il croyait s'en sortir comme cela, il était mal parti, vraiment très mal et j'allais sans doute finir par l'étrangler. Littéralement, l'étrangler. « C'est si important parce que je ne suis en aucun cas un jouet, qu'on prends et que l'on jette après ! Cela m'atteins parce que c'est moi qui passe pour la pauvre cruche. », continuais-je, mécontente, serrant les poings et enfonçant mes ongles dans mes paumes pour essayer de me contrôler. Et il croyait quoi ? Que j'allais me jeter à ses pieds, en disant que je voulais qu'il continue de m'embrasser jour après jour ? Et puis, passer pour la petite fille tombée amoureuse du grand méchant mangemort ? Non, merci. Un vieux proverbe moldu dit que le ridicule ne tue pas, mais là, par Merlin, j'en avais assez d'être ridicule à longueur de temps et être le dindon de la farce.

La tension n'avait cessé de grimper, jusqu'à ce que je m'en prenne physiquement à lui. J'avais eu l'occasion de m'acharner sur lui, quelques coups avant qu'il ne prenne le contrôle sur mon énervement, m'immobilisant contre lui. Bien que je ne pouvais pas être plus proche de lui en cet instant, j'essayais de mettre de la distance entre lui et moi, autant que je pouvais. Je détournais alors la tête, lui offrant mes cheveux à la place de ma joue. Alors qu'il me lâcha, je tentais de me reprendre pour ne pas faire la même erreur, mais je ne savais si j'étais vraiment capable de me contrôler face à son manque de réaction. C'était comme les excuses, les explications, tout cela était sorti de son vocabulaire. Alors que je me tournais vers lui, tirant sur la chemise de mon uniforme, comme pour la remettre en place, ce fut à mon tour de me lancer dans un discours, essayant de lui faire comprendre à quel point, j'en avais marre d'être prise pour une crétine finie. « Alors sois la fille qui commande ! », asséna t-il durement. « N'était-ce pas le but de ces entraînements ? Tu arrives à t'imposer mais ce n'est pas en perdant le contrôle que tu domines ton adversaire ! », continua t-il. J'avais l'impression de retrouver un semblant du professeur qu'il avait été avec moi. Toujours à me pousser pour que je dépasse mes limites et mes craintes. Je me rappelais très bien du but des entrainements, cela fonctionne très bien pour les personnes extérieures, rare sont encore les personnes qui cherchent à me faire des crasses, mais sur lui … C'était une tout autre paires de manches. Je fronçais les sourcils, la théorie était toujours plus facile que la pratique, ça s'en était certain ! Comment allais-je faire pour le dominer, lui ? Qu'importe ce que je dis ou ce que je fais, soit cela l'énerve ou bien aucune réaction n'émane de lui. C'est vrai, que c'était très simple de dominer la situation avec lui. Notez encore l'ironie de ma phrase … Je commençais à en avoir assez de ses reproches incessants sur mon éducation, puis sur ce que je n'avais pas retenu des entrainements. Je me rapprochais de lui, alors qu'il continuais à parler. « Il faut savoir ce que tu veux, que les entraînements reprennent ou non, au lieu de faire preuve d'ironie, apprécie simplement le fait que je change d'avis, sauf si tu préfères arrêter maintenant ! » , finis-t-il. Ok, il veut vraiment que je le tabasse ou quoi ? Il me cherche, vraiment.

Je m'arrêtes devant lui, fixant de nouveau ses prunelles sans sourcillé. « Tu penses vraiment ce que tu dis ? Parce que là, quand je parle de supériorité et de la sensation de contrôle, c'est de TOI que je parles. Pas des autres, eux, je commences à gérer, tu vois » , commençais-je, froide comme la glace et lui lançant un regard sombre. « Alors dis-moi ce que je dois faire pour te faire réagir ou même t'arracher ne serais-ce qu'une once de réaction ? Tu déteste que l'on te désobéisse, que l'on s'en prenne à toi de n'importe quelle façon ! Et puis, je ne parles même pas des excuses, ça tu ne sais même pas ce que cela signifie. » , attaquais-je de nouveau. Je parlais avec aplomb comme si j'avais une entière confiance en moi, ce qui n'était pas du tout le cas. Je ne savais même plus ce que je cherchais à la fin, si je voulais des excuses, des explications ou même savoir si il pouvait ressentir certaines émotions ! Je pointais alors mon doigts sur lui, continuant sur ma lancée. « Ne joue pas à ce jeu là avec moi. Depuis toute à l'heure, tu ne cesses de me faire des reproches qui n'ont rien à voir avec la raison de ma présence ! » . J'inspire doucement, espérant avoir assez de contrôle sur moi même pour ne pas recommencer à m'énerver, comme je l'avais fait tout à l'heure. « Tu espères quoi ? Que je revienne en rampant, en te suppliant de m'accorder un entrainement de plus ? Ne comptes pas sur ça. De toutes façons, tu n'as pas le choix, oui, je veux que les entrainements reprennent. Et si il le faut, je viendrais ici jusqu'à ce que tu cèdes. » , martelais-je.
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MessageSujet: Re: DALEY & EDEN ❝ world war III❞   Dim 15 Avr - 16:07


Eden & Daley


« N'est-ce pas assez explicite ce que je te demande depuis toute à l'heure ? Pas de réponses en particulier, Daley, juste des explications, des ex-pli-ca-tions !» Il serra les dents à s’en faire craquer la mâchoire en la voyant ainsi détailler le dernier mot, comme si elle le prenait pour le dernier des crétins. Et Merlin savait combien il détestait cela. Elle était une élève, elle lui devait le respect, où était donc passé l’innocente Eden qui n’osait pas le regarder dans les yeux les premiers jours d e leurs entraînements ? Pourquoi fallait-il qu’elle ait pris une telle familiarité avec lui ? Pourquoi avait-il laissé la situation dégénérer à ce point ? « C'est si important parce que je ne suis en aucun cas un jouet, qu'on prend et que l'on jette après ! Cela m’atteint parce que c'est moi qui passe pour la pauvre cruche. » Elle n’était pas une cruche et il ne jouait pas avec elle, non, il ne l’avait jamais voulu et pourtant, il agissait comme si et il se détestait pour cela. Mais il ne devait pas se laisser aller, rien démontrer, ne rien éprouver. L’éloigner, vite avant que la situation ne lui échappe complètement, qu’il perde le contrôle de ses nerfs à son tour et qu’il fasse quelque chose qu’il regretterait sûrement pendant longtemps. « Je ne joue pas Eden, je n’ai jamais joué et je ne jouerais jamais avec toi, j’ai fait une erreur et si cette simple explication ne te suffit pas, il te faudra pourtant t’y accrocher, c’est la seule que je te donnerai ! C'est en insistant de cette manière que tu te comportes comme une cruche ! » Froid, violent, il savait qu'il dépassait une limite en prononçant ses derniers mots mais il cherchait absolument à la faire réagir, qu'elle s'en aille cette fois. Toujours cette voix autoritaire, comme si sa parole faisait loi, il n’avait plus rien du professeur presque tendre d’il y a une semaine qui l’embrassait tendrement. Il avait eu sept jours pour reprendre le contrôle et il ne le lâcherait pas, il s’y accrocherait jusqu’au bout. Une erreur qu’il ne pouvait pas expliquer, ne le comprenait-elle pas ? Il était incapable de mettre des mots sur son geste, de tenter de lui faire comprendre parce qu’il ne comprenait pas lui-même. Quelle arrête de s’acharner ou il finirait par simplement le lui avouer et ce n’était absolument pas ce qu’il souhaitait.

La situation avait retrouvé un semblant de calme l’espace d’un instant, il avait réussi à calmer Eden mais il savait qu’elle ne tarderait pas à revenir à l’attaque parce qu’il s’esquivait toujours et à chaque fois un peu plus. La situation devait lui être insupportable et il ignorait ce qui la retenait de s’en prendre à nouveau à lui. Pourtant, elle continuait implacablement de l’accabler de reproches sans un tremblement dans la voix, comme si elle respirait de confiance en elle. « Tu penses vraiment ce que tu dis ? Parce que là, quand je parle de supériorité et de la sensation de contrôle, c'est de TOI que je parle. Pas des autres, eux, je commence à gérer, tu vois » Il n’en avait pas douté une seule seconde malheureusement, il ne pouvait rien y faire. L’élève qui dépasse le maître ? Il n’y avait jamais cru et n’y croirait jamais, et puis elle devait prendre en compte leurs vies si différentes, leur différence d’âge, son expérience, tout cela faisait qu’elle ne pourrait le contrôler, lui attacher une corde autour du cou pour le balader comme il avait tendance à le faire. « Alors dis-moi ce que je dois faire pour te faire réagir ou même t'arracher ne serais-ce qu'une once de réaction ? Tu déteste que l'on te désobéisse, que l'on s'en prenne à toi de n'importe quelle façon ! Et puis, je ne parle même pas des excuses, ça tu ne sais même pas ce que cela signifie. » Il arqua un sourcil tout en croisant les bras une nouvelle fois, un geste plein de provocation à l’instant présent. « C’est ça que tu espères ? Susciter une réaction ? Prendre le contrôle sur moi ? Tu veux que je me confonde en excuses et que je te donne tout ce que tu souhaites uniquement parce que tu tapes du pied et que tu le demandes ? Ça ne marche pas comme ça, mon but était de te donner des armes pour te défendre contre les autres, je n’ai en aucun cas l’intention de t’enseigner comment pousser ta domination jusqu’à moi ! » Il était buté mais il ne se laisserait pas faire. Elle avait déjà une arme redoutable contre lui et si elle l’ignorait, il continuerait de maintenir cette illusion qu’elle n’était pas capable de le faire réagir.
Elle respirait plus calmement et malgré lui, il fut fier de voir qu’elle reprenait le contrôle d’elle-même, tentant de se dominer et de lui faire remarquer qu’elle avait vu la façon qu’il avait de retourner une situation. « Tu espères quoi ? Que je revienne en rampant, en te suppliant de m'accorder un entrainement de plus ? Ne comptes pas sur ça. De toute façon, tu n'as pas le choix, oui, je veux que les entrainements reprennent. Et s’il le faut, je viendrais ici jusqu'à ce que tu cèdes. »

« Tu ne me connais pas si tu crois que c’est ce que j’attends de toi ! » Oui il aimait qu’on lui obéisse mais pas aveuglément, enfin si mais voir les autres ramper, trop peu pour lui. En réalité, le comportement d’Eden lui plaisait autant qu’il le mettait hors de lui à cet instant. Mais comme il venait de lui faire remarquer, elle ne le connaissait pas assez pour qu’il s’en rende compte. « Et tu crois que c’est en essayant de me forcer la main que tu parviendras à tes fins ? Je t’ai dit que les cours reprendront mais pas maintenant ! » A sa manière quelques instants auparavant, il reprit plus lentement pour qu’elle comprenne mieux ce qu’il disait. Cette conversation ne les menait à rien, il reprendrait les entraînements, il avait juste besoin de plus de temps pour s'éloigner d'elle et faire le point. Trop proche en ce instant, il avait peur de nouveau de laisser ses émotions prendre le contrôle, surtout qu'elle était à présent face à lui, le regardant droit dans les yeux et il faisait la même chose. Ses bras croisés sur sa poitrine lui donnait la distance nécessaire pour éviter de craquer et de faire toute chose considérée comme indésirable.

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MessageSujet: Re: DALEY & EDEN ❝ world war III❞   Dim 15 Avr - 22:49

Je voyais bien à quel point, la conversation tourné en rond. Aussi têtu, aussi acharné l'un que l'autre. Chacun campe sur ses positions, ne bougeant pas d'un iota. Il y a quelques mois, j'aurais laissé tomber, ayant trop peur de m'attirer les foudres de quelqu'un. Pourtant là, je m'en fichais royalement ! Au fur et à mesure de la conversation, je me sentais susceptible de devenir violente. Très violente d'ailleurs. Il s'en sortait toujours par des pirouettes, me reprochant tout et rien à la fois. « Je ne joue pas Eden, je n’ai jamais joué et je ne jouerais jamais avec toi, j’ai fait une erreur et si cette simple explication ne te suffit pas, il te faudra pourtant t’y accrocher, c’est la seule que je te donnerai ! C'est en insistant de cette manière que tu te comportes comme une cruche ! ». J'en restais bouche bée quelques instants, avant de me reprendre. Complétement sortie de mes gonds, je perdis le contrôle total de mon corps et en quelques secondes, je fis quelque chose que je n'aurais jamais fait auparavant. Du moins, même là, je m'imaginais seulement le faire, juste pour me défouler, essayer de me calmer mais pas le faire réellement. Pourtant, c'est ce qui se passa, ma main partie à une vitesse impressionnante, atterrissant sur sa joue dans un claquement sonore. Après mon geste, je savais que j'allais le regretter amèrement. La seconde d'après, je portais la main à ma bouche, choquée par mon propre geste. Bien que j'attendis sa réaction avec une grande appréhension, je ne bougeais pas de ma place, mes pieds étaient comme figés dans le sol. Comme si on m'avait lancé un sort de bloque-jambes ou petrificus totalus. Mes cordes vocales non plus ne répondaient plus à l'appel, j'eus beau ouvrir la bouche aucun son ne s'en échappa. Sur le coup, j'avais été d'une impulsivité sans nom. Et aucunes excuses, rien. Une pâle copie de lui en quelques sortes. Pour me rassurer, je ne cessais de me répéter qu'il l'avait bien mérité, qu'il avait trop tiré sur la corde, sur mes sentiments et que j'avais le droit de faire ce que je voulais. M'acharner, si je le voulais et passer pour une cruche aussi – mais ça s'était en option … -.

Le dialogue de sourds avait repris de plus belle, l'instant de calme avait été éphémère. Comme ses lèvres l'avaient été sur les miennes, une semaine auparavant. Les bras croisés sur la poitrine, il continuais lui aussi à s'en prendre à moi. On aurait dit du ping pong, ce sport moldu ridicule où il envoie la balle dans le camps de l'autre. Ici, nous étions dans le même cas de figure. « C’est ça que tu espères ? Susciter une réaction ? Prendre le contrôle sur moi ? Tu veux que je me confonde en excuses et que je te donne tout ce que tu souhaites uniquement parce que tu tapes du pied et que tu le demandes ? Ça ne marche pas comme ça, mon but était de te donner des armes pour te défendre contre les autres, je n’ai en aucun cas l’intention de t’enseigner comment pousser ta domination jusqu’à moi ! » . Je croisais à mon tour, mes bras devant ma poitrine, dans un geste défensif et protecteur. Sa description de moi était tellement irréelle, ce n'était même pas mon but. Oui, je voulais qu'il réagisse. L'avoir à ma botte comme un animal domestique, non. Il était certain qu'avec même la plus grande ténacité du monde, je ne pourrais jamais le tenir en laisse comme un vulgaire toutou. Je l'avais compris, dés notre premier entrainement. Et puis, cela ne se faisait pas de vouloir commander les moindres faits et gestes de quelqu'un. Ce n'est pas une vie. Je passais un main dans mes cheveux, comme pour pouvoir remettre de l'ordre dans mes idées. « C'est ce que tu crois que je suis alors ? Une fille capricieuse qui veut te dominer ? C'est com-plé-te-ment surréaliste ! » , l'interrogeais-je, complétement abasourdie. Je croyais qu'il avait appris ma personnalité à force. J'étais tellement transparente qu'il suffisait peu de temps aux personnes que je croisais pour qu'ils comprennent qui j'étais. Il était vrai que mes paroles prêtent à confusion, je m'étais laissé emporter par le flot d'émotions qui afflue dans mon cerveau. Mais il était toujours hors de questions que je m'excuse, c'était toujours moi qui le faisait. « Écoute, Daley, je ne demandes pas d'excuses. Dans n'importe quelle situation, tu ne le feras jamais. Même quand tu as été odieux avec moi durant les entrainements, tu ne t'est jamais excuser. Alors, j'ai compris, je ne suis pas idiote ! » , continuais-je, doucement. « Oui, je voulais une réaction de ta part parce que je sais que ta façade frigide et odieuse, c'est que de l'illusion. Le mangemort sans cœur, j'y crois pas une seconde, c'est tout. » , finis-je en me donnant l'impression d'être une parfaite imbécile.

« Tu ne me connais pas si tu crois que c’est ce que j’attends de toi ! ». Je pinçais des lèvres. Je ne savais plus quoi faire, qu'importe mes réactions, mon attitude, il réagissait jamais comme je le voulais ou du moins, que je ne l'espérais. « Non, je ne sais rien sur toi, mis à part l'image que tu veux renvoyer aux autres. », répliquais-je séchement. « Et tu crois que c’est en essayant de me forcer la main que tu parviendras à tes fins ? Je t’ai dit que les cours reprendront mais pas maintenant ! », continua t-il, comme je l'avais fait auparavant avec lui. Je serrais les mâchoires, à mon tour exaspérée. « Quelles autres cartes ai-je en main mis à part celles-ci ? J'ai BESOIN de ces entrainements. », déclarais-je. Je ne le suppliais pas, je ne m'excusais pas. Je disais simplement que j'essayais de lui faire comprendre par la colère depuis tout à l'heure. J'avais besoin de sa présence aussi, mais cela, je ne le dirais sûrement pas.
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MessageSujet: Re: DALEY & EDEN ❝ world war III❞   Dim 15 Avr - 23:35


Eden & Daley


Il savait qu'il avait repoussé la conversation, qu'il n'avait fait que repousser finalement l'inévitable mais lui donner une explication, se serait pour plus tard, pour l'instant, il n'était pas disposé à lui répondre et elle devrait s'en contenter. Si le calme avait pu quelques instants auparavant se faire entre eux, il ne fut que de courte durée et il ne put même pas profiter de l'étreinte qu'ils partagèrent de brefs secondes. Une étreinte qu'Eden repoussa de toute manière, comme pour mettre le plus de distance possible entre eux. « C'est ce que tu crois que je suis alors ? Une fille capricieuse qui veut te dominer ? C'est com-plé-te-ment surréaliste ! » N'était-ce pas exactement ce qu'elle lui avait demandé ? Non, elle avait juste demandé une réaction, un semblant de sentiment qui pourrait traverser son regard, ses yeux, son corps. N'importe quoi mais il lui semblait qu'il n'en était même plus capable. « Écoute, Daley, je ne demandes pas d'excuses. Dans n'importe quelle situation, tu ne le feras jamais. Même quand tu as été odieux avec moi durant les entrainements, tu ne t'est jamais excuser. Alors, j'ai compris, je ne suis pas idiote ! » Il ouvrit la bouche en fronçant les sourcils, elle ne voulait pas d'excuses mais apparemment, le fait de ne jamais en avoir reçu l'avait marqué et il était presque prêt à reconnaître qu'il avait du mal avec ce genre de concept mais pas tout de suite, il ne pourrait pas avouer une chose pareille. « Oui, je voulais une réaction de ta part parce que je sais que ta façade frigide et odieuse, c'est que de l'illusion. Le mangemort sans cœur, j'y crois pas une seconde, c'est tout. » Elle voulait une réaction, elle venait de réussir à en susciter une belle. Il en resta bouche bée. Il la regarda un long moment, ses yeux se plissèrent légèrement et il cligna plusieurs fois des paupières comme si elle venait de le gifler. « Qui crois-tu que je suis exactement Eden ? » Il avait peur de la réponse tout comme il l'attendait. Que s'était-elle imaginé ? Qu'avait-elle cru voir en lui ? Avait-il démontré sans le vouloir une quelconque émotion qu'il allait pouvoir regretter aujourd'hui et s'en mordre les doigts sous ses mots ? Bon sang, son cœur eut un raté dans sa poitrine à l'idée qu'elle l'ai découvert, qu'elle ai vu plus qu'il ne voulait le montrer, qu'elle l'ait vu tel qu'il était sans qu'il ne le veuille. Une situation inédite mais surtout ô combien dangereuse pour eux deux. C'est pourquoi il secoua rapidement la tête pour ajouter. « Quoique tu penses, tu te trompes, je suis exactement celui que je montre et si cela ne te convient pas, tu peux te chercher un autre professeur, un de ceux qui s'excuserait d'avoir blessé tes délicats sentiments sans pour autant te faire avancer ! » En réalité, c'était lui qui était blessé et dans sa blessure, il attaquait, tel un animal blessé qui n'avait plus que cela pour se défendre. Et il protégeait ses secrets et son cœur, son âme et son esprit, elle ne devait pas y pénétrer, sous aucun prétexte. « Non, je ne sais rien sur toi, mis à part l'image que tu veux renvoyer aux autres. » « Et tu n'as rien besoin de savoir de plus, ce n'est pas ce qui fait le succès de nos entraînements. Ici, c'est de toi qu'il s'agit, tes réactions et ta combativité, il n'est pas question de moi. » Il la regarda droit dans les yeux pour lui signifier qu'elle ne saurait rien de lui, rien de plus qu'il ne voudrait bien lui dire et elle devrait s'en contenter. « Quelles autres cartes ai-je en main mis à part celles-ci ? J'ai BESOIN de ces entrainements. » Bon sang était-elle bouché ? Il crispa les mâchoires pour éviter des paroles malheureuses et asséna, pour la troisième fois. « Les cours reprendront ! »Que pouvait-il dire de plus qu'il n'avait déjà dit si ce n'est que ce n'était pas pour tout de suite ?

Enfin, il consentit à lui répondre, lui apporter un éclaircissement sur ses paroles prononcées plus tôt, à savoir s'il jouait avec elle ou non. « Je ne joue pas Eden, je n’ai jamais joué et je ne jouerais jamais avec toi, j’ai fait une erreur et si cette simple explication ne te suffit pas, il te faudra pourtant t’y accrocher, c’est la seule que je te donnerai ! C'est en insistant de cette manière que tu te comportes comme une cruche ! » Mais sa réaction, non, il n'aurait jamais pu la prévoir, ô grand jamais il n'aurait osé prétendre qu'elle en serait capable. Il ne s'y attendait tellement pas qu'il n'eut même pas le réflexe de s'esquiver comme il l'avait si souvent appris dans sa jeunesse. Sa main partit à une vitesse impressionnante et atterrit sur sa joue. Sa tête, sous le choc et la surprise du mouvement, tourna sur le côté en réponse à sa violence. Résister avec les muscles de son cou et de sa mâchoire n'avait même pas été envisageable, il était bien trop abasourdi. Il tourna la tête avec une lenteur effrayante et croisa le regard d'Eden qui plaquait déjà une contre sa bouche mais c'était trop tard, bien trop tard. Elle voulait une réaction et malheureusement, elle n'allait pas être déçue. Il attrapa vivement son poignet, celui qui venait d'aider sa main à lui porter ce coup. Son cœur tambourinait dans sa poitrine et lui assourdissait les tempes. Il perdait le contrôle dans le plus mauvais sens du terme. Il tira d'un coup sec sur le poignet pour approcher Eden et la plaquer contre son torse pour la dominer complètement, les yeux toujours planter dans les siens. « Qui es-tu pour te permettre ça Eden ? Dis moi un peu, qui tu penses être pour lever la main sur moi ? » Et il recula de plusieurs enjambées, l'entraînant avec elle pour la plaquer violemment contre le montant de la porte. Il était dans une rage qu'il ne pouvait même pas décrire et encore moins contrôler. « Que tu crois-tu qu'il va se passer maintenant ? Que je vais te dire que je l'ai mérité et que je laisse passer ? Que j'accepte ainsi de te répondre enfin et que tu obtiennes ce que tu veux ? Crois-moi, mon père a essayé et il n'a jamais eu la fierté de pouvoir dire qu'il y été parvenu ! » Il n'était plus calme, il n'était plus contrôlé, il criait, il voulait l’impressionner. Elle avait fait une erreur et lui en faisait beaucoup plus en dévoilant son passé, mais il ne pouvait retenir le flot de paroles qui sortait de sa bouche. « Si tu tiens à ta si précieuse et innocente vie, ne recommences j-a-m-a-i-s une chose pareille, tu m'entends ? JAMAIS ! » Le bras qui ne la tenait pas fermement entre le battant de la porte et son propre corps vint abattre avec violence contre le bois de la porte, à quelques centimètres de son oreille avant de la lâcher avec autant de rapidité qu'il l'avait attrapé Et ce n'est qu'à cet instant qu'il se rendit compte que son corps tremblait de rage mais aussi de douleur pour le flot de souvenir que ce simple geste avait éveillé en lui Il se détestait pour ce qu'il venait de lui faire et pourtant, il ne se départit pas de sa colère. « Sors d'ici tout de suite ! » Il ne savait pas ce qu'il était capable de faire si elle restait et il battit en retraite parce qu'il ne voulait lui faire aucun mal, il regrettait son geste et ne souhaitait pas aggraver son cas. Reculant, il finit par se retourner dans l'espoir d'entendre la porte claquer d'ici quelques secondes.
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MessageSujet: Re: DALEY & EDEN ❝ world war III❞   Lun 16 Avr - 0:24

« Qui crois-tu que je suis exactement Eden ? », me demanda t-il. Oui, qui était-il à mon humble avis ? Je réfléchis quelques secondes, essayant de mettre des mots sur ce que je pensais. J'essayais de jouer la carte de l'honnêté.  « Je ne sais pas vraiment, en réalité. Pourtant si tu n'avais vraiment pas de cœur comme les frères Carrow, ou je ne sais quel autre mangemort, tu ne m'aurais pas accorder ton aide. Tu ne m'aurais pas porter jusqu'à l'infirmerie quand je me suis évanouie dans le couloir. Tu n'aurais même pas daigner m'accorder une seule once de ton savoir et gâcher ton temps avec des cours particuliers ! Tu t'est acharné à me mettre des choses dans le crâne, comme si cela t'importer ne serais-ce qu'un peu.  », murmurais-je, doucement. Je ne savais pas quoi rajouter de plus, tout était là, des gestes anodins, mais qui avaient été là. Je savais bien que j'aurais bien plus souffert durant ma dernière année si il n'avait pas été là, à m'apprendre comment me défendre de toutes les façons qui soient. Je me tus, me contentant d'hausser les épaules et lui offrir un maigre sourire. Je savais bien que même ces paroles, aussi douce soient-elles, ne lui feraient pas grand plaisir. Quel mangemort serait heureux d'être 'accusé' de se soucier de quelqu'un ? Aucun à ma connaissance. Tous doivent être sans cœur, sans pitié, sans bonté. Sans exception, pas de faible parmi la race supérieure. « Quoique tu penses, tu te trompes, je suis exactement celui que je montre et si cela ne te convient pas, tu peux te chercher un autre professeur, un de ceux qui s'excuserait d'avoir blessé tes délicats sentiments sans pour autant te faire avancer ! », continua t-il, têtu. Je fronçais les sourcils, un peu froissée par ses propos. Pourtant, je devais admettre qu'il n'avait pas tord, si il n'avait pas été infecte avec moi, je n'aurais pas vraiment avancé, quoi qu'un peu de politesse ne serait pas de trop de temps à autres. « Mes délicats sentiments ne regardent que moi. Je te fais juste remarquer qu'un peu de politesse ne fait de mal à personne. », assénais-je, vexée. « Et tu n'as rien besoin de savoir de plus, ce n'est pas ce qui fait le succès de nos entraînements. Ici, c'est de toi qu'il s'agit, tes réactions et ta combativité, il n'est pas question de moi. ». Il était tellement borné sur le fait de conserver sa carapace, que cela me faisait presque rire. Je me demande encore plus ce qui se cache en dessous ! Je me contentes de soupirer, m'acharner ne servirait à rien mis à part, me le mettre en rogne encore une fois ! « Les cours reprendront ! », répéta t-il. Je ne savais pas quand, mais tant pis, je n'avais pas envie de déclencher la troisième guerre mondiale. Enfin, elle était déjà entrain de se préparer avec Voldemort contre Harry Potter ! Mais bon, je dis ça, je ne dis rien … « Bien. », me contentais-je de souffler.

Je savais, en me présentant à son bureau, que je risquais de le mettre en colère, mais pas dans une telle fureur. Non, ça je ne l'avais pas calculer, même pas dans mes pensées. Et là, il faisait vraiment peur à voir. Ma main sur sa joue, le coup qui résonne, sa tête qui bascule et puis … son regard noir. Un regard à vous glacez le sang. Il m'attrapa par le poignet, si vivement que je n'eus même pas le temps d'esquisser le moindre geste de repli. Il me tira violemment vers lui, me plaquant une nouvelle fois contre son torse, me dominant de toute sa hauteur. « Qui es-tu pour te permettre ça Eden ? Dis moi un peu, qui tu penses être pour lever la main sur moi ? », me demanda t-il, furieux. Je ne répliquais même pas, encore choquée de mon geste et de sa réaction. Il se dirigea vers la porte de son bureau, m'entrainant à sa suite, tenant toujours fermement mon poignet. Je retins un hoquet de douleur, fermant les yeux quelques secondes sous le choc, lorsqu'il me plaqua contre le montant de la porte. « Que tu crois-tu qu'il va se passer maintenant ? Que je vais te dire que je l'ai mérité et que je laisse passer ? Que j'accepte ainsi de te répondre enfin et que tu obtiennes ce que tu veux ? Crois-moi, mon père a essayé et il n'a jamais eu la fierté de pouvoir dire qu'il y été parvenu ! », cria t-il, hors de lui. Je ne comprenais pas pourquoi, il me parlait de son paternel. Lui, qui avait toujours voulu cacher sa vie privée et garder une barrière entre nous, même après le baiser qu'il m'avait donner. « Daley, je … », commençais-je avant d'être interrompus par mon professeur. « Si tu tiens à ta si précieuse et innocente vie, ne recommences j-a-m-a-i-s une chose pareille, tu m'entends ? JAMAIS ! ». Je commençais à me tortiller pour échapper à sa poigne, bien que je savais que c'était peine perdue, il me relâcherais lorsqu'il en aurait terminé avec moi. Mon poignet était douloureux, l'arrière de mon crâne aussi. Je poussais un cri de frayeur en voyant son bras libre s'abattre sur la porte, juste à quelques centimètres de mon oreille. Là, il m'effrayait vraiment, il n'y avait pas que lui qui tremblait. Moi aussi, sauf que c'était de peur que je tremblais. Il me relâcha et j'attrapais mon poignet pour le masser. « Sors d'ici tout de suite ! », m'ordonna t-il. Cependant, je ne bougeais pas. Mes jambes étaient en coton et je doutais de pouvoir marcher normalement sans m'étaler par terre. Je me laissais glisser le long de la porte jusqu'au sol, essayant d'inspirer et de retrouver un semblant de voix, même si je savais que ce n'était pas une bonne idée. « Daley, je m'excuses. Je … je ne voulais pas. Ça m'a échapper, je ne me suis pas contrôler. », dis-je d'une voix tremblante. Je fixais mes mains, j'avais bien trop peur d'affronter de nouveau son regard noir. « Je te demandes pardon. Ne m'en veut pas s'il te plait. », continuais-je en relevant le regard vers lui, dans un semblant de témérité.
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MessageSujet: Re: DALEY & EDEN ❝ world war III❞   Lun 16 Avr - 15:03


Eden & Daley


« Je ne sais pas vraiment, en réalité. Pourtant si tu n'avais vraiment pas de cœur comme les frères Carrow, ou je ne sais quel autre mangemort, tu ne m'aurais pas accordé ton aide. Tu ne m'aurais pas porté jusqu'à l'infirmerie quand je me suis évanouie dans le couloir. Tu n'aurais même pas daigné m'accorder une seule once de ton savoir et gâcher ton temps avec des cours particuliers ! Tu t’es acharné à me mettre des choses dans le crâne, comme si cela t'importer ne serais-ce qu'un peu. » S’il avait été de ce genre-là, Daley se serait accroupi au sol pour boucher ses oreilles autant qu’il le pouvait et hurler à Eden d’arrêter cette description ô combien erronée qu’elle avait de lui. Cette image d’un homme qu’il n’était plus mais qu’il avait laissé voir à la jeune élève qu’il avait coaché. Cela avait bel et bien été une erreur de lui donner ces cours, de l’aider et de lui venir en aide. Elle avait mal interprété son geste, ou peut-être l’avait-elle trop bien cerné au contraire. Il se détestait pour s’être montré aussi transparent quand la plupart du temps, personne ne parvenait à déchiffrer ce qu’il cachait bien ancré au fond de lui. Est-ce que l’aider lui avait importé ? Il n’en savait rien lui-même, il n’avait pas envie d’avouer qu’il avait toujours accepté plus de cours parce que cela lui faisait du bien d’être autre chose qu’un mangemort en mission, cela lui était utile pour son équilibre mental, pour ne pas sombrer dans la simple folie meurtrière, impitoyable et sadique. Il avait encore besoin d’être un père, d’être un homme. « Je suis professeur, je t’ai dispensé de mon savoir, ça ne veut pas dire que cela importait pour moi. » Il mentait et il se mentait à lui-même mais reconnaître qu’elle avait vu juste ? Hors de question de simplement l’avouer. Il était bien trop buté, bien trop secret pourtant son ton, pour la première fois depuis le début de la conversation, n’avait rien de glacial. Il effectuait un constat de la manière la plus radicale, directe. Il n’y passerait pas plus de temps, ne lui donnerait pas la satisfaction de lui dire qu’elle avait raison. Son mince sourire ne le fit pas plus réagir mais s’il ne s’était pas contrôlé, il aurait pu le lui rendre, mais il était bien trop malin pour cela. « Mes délicats sentiments ne regardent que moi. Je te fais juste remarquer qu'un peu de politesse ne fait de mal à personne. » Il poussa un soupire, comme tout à coup lassé par cette conversation qui ne servait à rien. Il la regarda à nouveau avant de finalement esquisser un léger sourire sur le coin de ses lèvres, mais pas un sourire bienveillant, plutôt empli d’ironie, sans joie. « Je ne te promets rien mais j’y penserait à l’occasion. » Traduction : tu peux toujours compter là-dessus. Il n’allait pas se montrer bienveillant maintenant quand la dureté dont il avait fait preuve avait été ce qui faisait le succès de son entraînement mais lasse de se répéter, il préférait brosser dans son sens tout en ne lui offrant aucun espoir. « Bien. » Il hocha la tête, une seule fois d’un air entendu mais également aussi buté qu’elle. Au moins cette conversation était-elle clause. Et c’est à l’instant qu’il se rendit compte qu’en l’agaçant, elle avait obtenu exactement ce qu’elle voulait de lui. En était-il alors réduit à cela avec elle ? Il essayait avec tellement d’efforts de la repousser qu’il ne voyait même pas la manipulation lorsqu’elle se trouvait juste sous son nez. Mais il ne pensait pas Eden encore assez perfide pour en user, ou alors il avait fait d’elle une personne qu’il ne saurait plus apprécier. Ce qui faisait d’Eden son intérêt, c’était sa fragilité, son innocence, cette naïveté qui pourtant se révoltait lorsqu’il s’agissait de lui et ce mélange explosif lui plaisait sans qu’il ne l’admette une seule seconde.

Et bien sûr, il n’en pensa plus un mot la seconde suivante, lorsqu’elle le gifla de manière aussi inattendue. Il savait qu’il allait lui faire peur et même si c’est ce qu’il cherchait depuis le départ, il aurait aimé contrôler sa réaction. Pourtant, il en fut incapable. Des coups, il en avait suffisamment reçu pour qu’elle s’en mêle. Son corps était suffisamment abimé par son passé pour qu’elle en ajoute. Hors de question de se laisser faire et d’avouer qu’au fond, il l’avait cherché. Rentrant dans une rage noire, il ne contrôla plus son corps et ne prêta pas attention aux tremblements d’Eden dont le corps si frêle pourrait être brisé si aisément s’il le décidait Il la sentit lutter un cours instant et c’est sûrement ce qui lui permit de se détacher d’elle : qu’elle se laisse faire, qu’elle lui permette de mener cette danse et de dire exactement à quel moment il aurait envie de la lâcher. Qu’elle ne se débatte pas lui fit reprendre la conscience qu’il avait perdu et en la lâchant, il se retourna pour lui ordonner de partir, ne souhaitant plus la voir. Le cri de terreur qu’elle avait pu pousser devant l’acte de violence qu’il avait manifesté résonnait encore dans ses tempes et il avait du mal à résonner encore convenablement. « Daley, je m'excuses. Je … je ne voulais pas. Ça m'a échappé, je ne me suis pas contrôler. » Sa voix était un supplice à entendre et il serra les dents, heureux d’être dos à elle pour qu’elle ne continue pas de le voir dans cet état. « Je te demande pardon. Ne m'en veut pas s'il te plait. » Sa voix tremblait mais il n’avait pas envie de se retourner, de l’entendre encore le supplier de ne pas lui en vouloir. Il ferma les yeux un cours instant, serrant les poings pour dominer les tremblements de son corps et d’un mouvement fluide, il se retourna pour rencontrer immédiatement son regard. Toute sa rage tournée contre elle disparut en la voyant ainsi, tremblante, assise au sol, tenant son poignet meurtri par sa poigne. Toute sa rage se dirigea alors contre lui-même sans que pour autant, cela n’apparaisse sur son visage. Il fit un pas, contrôlé puis un second, curieux de savoir si elle le laisserait approcher. Finalement, il décida qu’il se fichait de ce qu’elle voulait ou non et se planta devant elle, le dominant de sa hauteur. « Lèves-toi. » Lui ordonna-t-il. Sa voix avait retrouvé sa froideur, comme si n’avait jamais hurlé comme un dément quelques secondes auparavant. Il semblait avoir repris le contrôle de lui-même et il saurait que cela serait un signe pour Eden qu’il n’était plus dangereux. Il l’aida cependant à se relever, bien trop conscient qu’elle tremblait encore et bien trop honteux de savoir que c’était de sa faute. Il posa sa main dans le creux de son coude et la dirigea vers le bureau. « Viens par-là. » Il la menait fermement mais avec une certaine douceur dans son geste pour éviter de la meurtrir davantage. Il la lâcha finalement. « Assieds-toi. » Il s’exprimait désormais par monosyllabes et surtout, dans le seul but de lui donner des ordres mais son regard la défiait de se rebeller. Rapidement, il attrapa sa cape et sortit sa baguette le temps qu’elle prenne place sur le bureau et revint vers elle. Avec une douceur dont il ne se pensait plus vraiment capable, il attrapa le coude d’Eden pour le soulever légèrement et le placer entre eux, élevant son poignet blessé où la marque de ses doigts s’était imprimée. Il cligna des yeux plus longuement que d’habitude en caressant de ses doigts les marques violacées, comme pour se faire pardonner son geste. Pourtant, son regard gardait une certaine distance, seuls ses gestes étaient doux. Il pointa sa baguette vers le poignet d’Eden et d’un simple mouvement, commença à guérir la blessure. Il avait l’habitude des sorts de guérison de base, après tout, il était un mangemort entraîné et même si ce n’était pas sa vocation, un simple bleu restait un jeu d’enfant. Alors qu’il s’attelait à sa tâche, il s’humecta les lèvres rapidement et leva les yeux pour croiser le regard de la poufsouffle. « Tu n’aurais jamais dû faire ça … » Il lui reprochait sa réaction à lui sans vraiment le faire. En réalité, il expiait, il lui disait clairement qu’il regrettait son attitude par ses gestes si ses paroles exprimaient l’inverse. « Tu vois les dégâts que peut faire une totale perte de contrôle… » Voilà pourquoi il lui enseignait et s’acharnait à lui faire comprendre qu’il fallait qu’elle maîtrise ses réactions, même en face de quelqu’un qui donnait l’impression de se contrôler en permanence. Il avait tout simplement pété un câble face à son geste et une fois qu’il eut terminé ses soins sur son poignet, il le garda en main pour en effleurer les contours, comme si la blessure qu’il lui avait infligée ne pourrait pas guérir complètement sans cette attention particulière.
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MessageSujet: Re: DALEY & EDEN ❝ world war III❞   Mer 18 Avr - 22:08

J'avais l'impression de parler à un mur. Pas d'expression faciale, pas de réaction physique … Aussi borné que moi, nous tournions autour du pot, sans cesse. Pourtant, cela ne me donna même pas l'idée de partir en claquant la porte, furieuse de n'avoir aucunes réponses potables, ressemblant aux maigres attentes que j'avais imaginé. « Je suis professeur, je t’ai dispensé de mon savoir, ça ne veut pas dire que cela importait pour moi. », me répondit-il. Je ne pus m'empêcher, une nouvelle fois, de lever les yeux au ciel, comme lassé qu'il ne veuilles pas avouer que j'avais vu juste. Mais qu'est-ce qui me faisait croire que j'avais juste ? Rien, il ne me laisse rien croire, pas d'indice. Je ne savais même pas moi-même pourquoi j'étais aussi bornée sur une chose pareille. Cela m'avait toujours fait pitié, lorsque les filles de Poufsouffles – qui été plus âgées – se bornaient à croire que leur professeur s'intéresse à elle. Faisant leur intéressantes avec des œillades, battements de cils et la bouche en cœur. Je les trouvais tellement stupide, elles et leurs manières. Pourtant, - bien que la situation soit totalement différente -, je me faisais le même effet que ces filles. A m'accrocher, à une chose infime et ridicule. Je me contentais donc de me taire face à sa remarque, le regard peu amène. Je préférais pas envenimés les choses, même si il m'avait parlé normalement, sans froideur ou menaces quelconques dans la voix. Après maintes piques sur la politesse et les excuses, il finis par soupirer comme si il en avait assez de mes reproches – ce qui était sans doute vrai – que j'essayais d'enfoncer dans son crâne comme il l'avait fait avec moi durant nos cours particuliers. « Je ne te promets rien mais j’y penserait à l’occasion. », dit-il. Je savais bien qu'il n'allait pas certainement pas changer juste parce que je lui avais fait le reproche. Personne ne change, même avec la meilleure volonté du monde et là, je voyais bien que sa réponse était là pour couper court à cette conversation ! Chassez le naturel, il revient au galop ! Une nouvelle conversation était aussi close à présent. Celle des cours particuliers. Il avait cédé, je l'avais agacer au plus haut point et j'avais fini par obtenir ce que je voulais. Ce n'était pas vraiment volontaire, j'avais juste voulu lui expliquer et lui dire à quel point, ces cours m'étaient précieux et indispensables, à ma survie dans Poudlard – je n'avais bien évidemment pas utiliser ces termes, cela lui aurait bien trop fait plaisir ! -. Et pourtant, j'avais réussi à le ranger à mon avis. Il l'avait dit, nos cours reprendraient. J'étais contente – et c'était un euphémisme –, j'avais obtenu la reprise de mes cours particuliers avec brio. J'espérais simplement, qu'il ne croit pas que je l'ai manipulé. C'est vrai, je l'ai fait, mais ce n'était pas volontaire !

Ces quelques instants de calme – sans éclats de voix, et sans divergences – furent bien vite oublier. Vous savez un vieux dicton moldu disait : qui sème le vent, récolte la tempête. Voilà ce que j'avais fait : je l'avais gifler, il a réagit. Violemment, vraiment violemment. Je devais bien admettre que cette fois, il avait réussi à m'impressionner. Pire, il m'avait terrorisé. Je ne croyais pas, que quelqu'un pouvait se mettre dans une telle rage, juste à cause de moi ou de mes gestes. Je n'avais jamais vu quelqu'un en colère – mis à part mes parents, lorsque je faisais des bêtises – et, c'en était vraiment troublant. Je fus soulagée lorsqu'il relâcha mon poignet, et c'est totalement tremblante que je m'assis sur le sol froid de son bureau. Bien qu'il m'ait fait peur, je ne pus me résigner à l'ordre qu'il m'avait donné. Je ne me sentais pas capable de quitté son bureau, d'une parce que je ne savais pas si mes jambes pourraient toujours supporter mon poids et de deux, parce que je ne voulais pas le laisser ainsi. Je devais me faire pardonner, ne serais-ce qu'un peu. Alors que je le suppliais de ne pas m'en vouloir, il continuais de me tourner le dos. Je voyais ses poings se serraient, et pendant l'espace d'une seconde, je me demandais si il n'allait pas revenir à la charge et cette fois, me frapper. Je n'étais plus sûre de rien, j'avais eu le droit à un aperçu de ce qu'il cachait derrière son masque d'impassibilité. Pourtant, je continue de fixer son dos, jusqu'à ce qu'il se tourne vers moi et plante son regard dans le mien. Je me mords la lèvre, attendant qu'il dise quelque chose. Mais rien ne vint, il se contenta d'avancer vers moi, d'abord hésitant puis assuré. « Lèves-toi. », m'ordonna t-il, planter devant moi et me dominant complètement. J'hésitais un instant, ayant complètement perdu mon aplomb, d'il y a quelques minutes. Son ton était froid, comme d'habitude, comme si rien ne s'était passé. J'étais de nouveau déroutée. Je clignais un peu de yeux avant de commencer à me lever. Je sentis sa main sur le creux de mon coude, je restais encore un instant contre la porte pour prendre un appui et retrouver mon équilibre avant de le suivre lentement.

« Viens par-là. », m'ordonna t-il de nouveau en me menant vers son bureau, avant de me lâcher et de nouveau me donner un ordre. « Assieds-toi. ». Je ne relevais pas vraiment ses ordres, le cerveau comme embué. Pourtant, en temps normal, je me serais insurgé.  « OK. », dis-je simplement. Je pris place sur son bureau, les yeux sur mes pieds, la tête vide. Il disparut de mon champs de vision, et je relevais la tête. Puis, il revint vers moi, baguette à la maison. Que va t-il me faire ? Fut la question qui s'imposa dans mon esprit. J'eus un léger mouvement de recul lorsqu'il voulu se saisir de mon poignet douloureux. Pourtant, je le laissais faire ensuite, l'interrogeais du regard. Et il m'embrouilla encore plus l'esprit, il observa mon poignet où était imprimé la marque de ses doigts, et d'une douceur infinie, il caressa ma peau. Son regard démentait ses geste, pourtant ! Je fronçais les sourcils, alors que lui s'occupait de ma blessure. « Tu n’aurais jamais dû faire ça … », souffla t-il. Je soupirais et eus envie de retirer mon poignet d'entre ses doigts. Cependant, je n'en fis rien.  « Je … je t'ai dis que j'étais désolé, Daley ... », commençais-je. Moi qui pensait avoir réussi par toucher du bout des doigts, sa personnalité, je m'étais trompé, je me surpris à penser que je n'aurais pas dû venir.  « Tu sais que je n'aurais jamais fait une telle chose en temps normal, mais tu m'as poussé à bout. Tout ce que tu m'as dit, c'était la goutte qui a fait débordé le vase ! », soufflais-je en le regardant droit dans les yeux. « Tu vois les dégâts que peut faire une totale perte de contrôle… », déclara t-il. J'eus une moue et je reportais mon regard sur mon poignet qui reprenait son aspect normal. Il avait tellement raison, j'aurais dû l'écouter, toutes les fois où il s'était énervé à cause de cela.  « Oui. C'est rien, je vais survivre. Ça aurait pu être pire ... », tentais-je maladroitement de le rassurer. Puis, je m'interrompis, fixant maintenant ses doigts sur les contours de mon poignet. Ils effleuraient ma peau, comme une plume. J'inspirais doucement, essayant de contenir les émotions que cette sensation faisait naître en moi. J'avais envie de pleurer, mais aussi de fermer les yeux, sans oublier que je souhaitais l'embrasser malgré sa violence d'il y a quelques minutes … Ma main partie une nouvelle fois, échappant de nouveau à mon contrôle. Ce ne fut pas une gifle qui arriva sur sa joue, cette fois. Mais, une caresse. Je caressais à mon tour, du bout des doigts, timidement, la joue que j'avais meurtrie.
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MessageSujet: Re: DALEY & EDEN ❝ world war III❞   Jeu 19 Avr - 10:47


Eden & Daley


La situation avait pris une tournure qu’il n’aurait jamais pu imaginer lorsqu’il avait entendu Eden pénétrer dans son bureau. Elle avait pris de telles proportions qu’il en était profondément troublé. Depuis la naissance de sa fille, depuis qu’on avait tenté de lui apprendre toujours plus de choses sur les mangemorts, depuis qu’il en était devenu un et même en cherchant bien avant tout cela, il n’avait pas le souvenir d’avoir déjà perdu le contrôle de lui-même de manière aussi violente. Etait-ce la gifle en elle-même ou la main qui lui avait infligé ce geste ? Lorsqu’il perçut le mouvement de recul d’Eden au moment où il voulut lui attraper le poignet qu’il avait blessé, il se dit qu’il avait tout fait foirer, qu’il avait réussi à l’effrayer au-delà de l’imaginable et qu’une fois guérie et assez maîtresse de ses mouvements pour reprendre la situation en main, il s’imaginait bien qu’elle partirait en courant le plus vite possible pour ne plus jamais le revoir. Encore sous le choc et probablement trop effrayée pour tenter de se rebeller pour l’instant, il savait que sa docilité ne durerait pourtant qu’un temps. Il restait neutre quant à ce qui allait très certainement se passer dans les minutes qui allaient suivre et c’est bien malgré lui qu’il prit tout son temps pour soigner les marques infligées par ses doigts. Il lui reprocha son geste, comme si elle n’avait pas bien compris ce à quoi elle avait échappé et les conséquences qu’il aurait pu y avoir. « Je … je t'ai dit que j'étais désolé, Daley ... » Il releva la tête vers elle à ces mots et fronça légèrement les sourcils. Elle n’était visiblement pas encore assez calme pour s’offusquer qu’il lui reproche tout ce qui venait de se passer. Il se tut un instant, sachant pertinemment à sa façon d’agir qu’elle n’avait pas fini. « Tu sais que je n'aurais jamais fait une telle chose en temps normal, mais tu m'as poussé à bout. Tout ce que tu m'as dit, c'était la goutte qui a fait déborder le vase ! » Il ne la quittait pas des yeux et pourtant, il mourait d’envie de détourner le regard à cet instant, conscient que c’était lui qui l’avait poussé à le frapper et non elle qui l’avait fait par pur sadisme. « Dans ce cas, assumes-le et ne me dis pas que tu es désolée…. » Il détourna le regard pour s’affairer de nouveau à son poignet sans plus rien ajouter. Elle se contredisait, elle avouait être désolée mais pensait qu’il l’avait bien mérité, l’un n’allait pas avec l’autre, il fallait qu’elle choisisse ce qui correspondait le mieux à la situation, ce qu’elle avait interprété et étonnamment, il la laissait seule juge. Le méritait-il ou non ? En lui disant d’assumer, il avouait peut-être qu’au fond, elle avait raison mais il ne pouvait l’avouer en vue de la façon dont il avait réagi. Il n’avait pas supporté cette gifle et n’en supporterait pas d’autre. « Quoique tu en penses en revanche, c’est quelque chose qui ne doit jamais se reproduire et cela, j’ai besoin de te l’entendre dire. » Il l’exigeait et il entendait bien, cette fois-ci, être entendu. Trop choquée pour lui répondre tout à l’heure, elle n’avait pas relevé mais il fallait qu’elle le lui dise, qu’elle ne lève plus jamais la main sur lui parce qu’il ne l’avait jamais fait sur elle. Pourquoi les femmes croyaient-elles pouvoir frapper un homme sous le seul prétexte qu’il ne pourrait jamais lui rendre la pareille par conviction. Il n’avait jamais frappé une femme, il n’avait fait que la bousculer et le coup qu’il aurait pu lui porter était allé à la porte.

« Oui. C'est rien, je vais survivre. Ça aurait pu être pire ... » Il terminait de guérir sa blessure mais à ses mots, il releva brusquement la tête, l’air cette fois-ci franchement interloqué. Elle allait survivre ? Qu’est-ce que cela voulait dire exactement ? Qu’elle ne lui en voulait pas ? Que cela n’était pas grave. « Tu as parfaitement raison, cela aurait pu être pire et pourtant tu dis que ce n’est rien ? Je ne comprends pas. » Il y avait rarement des situations où tout lui échappait mais la réaction d’Eden le laissait perplexe. Qu’est-ce qu’elle sous entendait ? Qu’elle l’éclaire avant qu’il ne devienne fou. « Peut-être as-tu pris un coup trop violent sur la tête. » Il se voulait froid mais malheureusement, tout son étonnement ne le lui permettait pas de telles extravagances. En revanche, il se rappela qu’il lui avait effectivement cogné la tête contre la porte et s’approcha d’elle. D’un mouvement de genou, il l’incita à écarter les jambes pour qu’il s’y invite et ainsi, être au plus près d’elle. Il passa une main, celle qui ne continuait pas inlassablement de caresser son poignet pour vérifier qu’elle n’ait pas de blessure visible à l’arrière du crâne. Dans cette position, il eut le temps de voir la main d’Eden se lever mais il ne craignit pas un coup supplémentaire, bien au contraire il savait qu’elle n’en ferait rien. Il suivit cependant son mouvement et sentit ses doigts effleurer la peau qu’elle avait giflé si violemment. Il en ressentit des picotements jusqu’aux orteils. Elle ne devrait pas faire cela, il n’arrivait plus à résonner convenablement. Sa main à l’arrière de sa tête retomba doucement le long de son dos, l’effleurant sans qu’il n’en prenne conscience, trop occupé à se noyer dans ses yeux à cet instant. Son regard dévia lentement vers ses lèvres. Il humecta rapidement les siennes, la gorge instantanément sèche d’une envie qu’il ne savait pas réellement naturelle. Qu’est-ce qui pouvait autant l’attirer, le fasciner chez Eden ? Il ne saurait même pas le dire. Il continuait de se laisser aller à sa caresse tout en poursuivant la sienne sur son poignet et retrouva rapidement ses yeux dans lesquels il se plongea, inlassablement. « Qu’est-ce que tu attends de moi Eden ? » Rarement dans sa vie il avait été aussi perdu par les sensations qui l’envahissaient. Cette proximité, il n’en avait pas l’habitude, il n’était même pas sûr d’en avoir le droit, de la mériter après ce qu’il venait de faire. Le pardonner ? Pourquoi le ferait-elle ? Il laissait tomber son masque, c’était trop dur de paraître insensible sous sa caresse, sa bienveillance. Il avait juste besoin qu’elle lui réponde, même s’il doutait qu’elle le fasse, simplement parce qu’elle avait toujours refusé de faire le premier pas, comme lui le faisait sans cesse. Ils étaient si proches qu’il ne lui suffirait que d’un mouvement pour sceller ses lèvres aux siennes et pourtant, il gardait cette distance entre eux, parfaitement conscient du souffle de la jeune femme tout contre le sien.

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MessageSujet: Re: DALEY & EDEN ❝ world war III❞   Jeu 19 Avr - 16:49

Pour le coup, il m'avait vraiment terrifiée. Mais, n'aurais-je pas du m'y attendre ? Après tout, lui qui est un mangemort et qui ne supporte pas qu'on lui désobéisse ? Non, je n'aurais même pas pu l'imaginer. Lui, tellement sûr de lui, froid, odieux et impassible. Je savais qu'il cachait quelque chose aux yeux de tout le monde, mais j'étais loin du compte. Moi et mon imagination ! Je comprenais à présent pourquoi il s'était tant acharner à m'apprendre le 'self control', moi qui avais trouver cela inutile. Je le regrettais amèrement à présent. Encore sous le choc, je me laissais guider par lui. Il semblait s'être repris, être redevenu lui-même. Je ne savais pas si c'était bon signe. Moi, qui voulait une réaction de sa part, j'avais été servie et finalement, je n'étais plus très sûre d'en vouloir d'autre de cette envergure ! Je m'excusais encore une fois, alors qu'il me reprochait de l'avoir giflé. C'était un peu le monde à l'envers, à cet instant précis. Comme la petite Eden, fragile et naïve avait refait surface. « Dans ce cas, assumes-le et ne me dis pas que tu es désolée…. », me dit-il avant de détacher son regard du mien, s'affairant de nouveau sur mon poignet. Je pinçais des lèvres, reprenant peu à peu mes esprits. Il recommençais à me reprocher des choses, comme si nous étions repartis dans ce cercle infernal.  « D'accord, dans ce cas, je ne suis pas désolé. Tu l'as mérité. Ça va mieux comme ça ? », l'attaquais-je, moqueuse, haussant les sourcils. Il valait mieux que je sois ainsi plutôt que de me remettre à crier, ou même lui taper dessus. Non, lui taper dessus, je crois que c'était définitivement pas une bonne idée. « Quoique tu en penses en revanche, c’est quelque chose qui ne doit jamais se reproduire et cela, j’ai besoin de te l’entendre dire. », exigea t-il. Il m'avait déjà menacé tout à l'heure alors qu'il avait perdu tout contrôle sur lui même. Je ne lui avait pas répondu. Mais cette fois, je savais bien qu'il ne lâcherait pas l'affaire de sitôt. Je soupirais, n'ayant pas très envie de lui promettre cela à haute voix. Pourtant, j'avais déjà pris la décision de ne plus recommencer une chose pareille. Dans ma tête. Je plantais de nouveau mon regard dans le sien.  « Je ne recommencerais plus. Je te le promets.  », dis-je avec une petite voix.

Alors que je lui assurais que j'allais survivre à cette blessure. Il releva brusquement la tête, comme étonné. Comme si j'avais dit quelque chose de stupide ou de bizarre. « Tu as parfaitement raison, cela aurait pu être pire et pourtant tu dis que ce n’est rien ? Je ne comprends pas. », me demanda t-il. Je fronçais les sourcils, je ne comprenais pas sa réaction, j'avais juste tenter de le rassurer. Je ne voyais pas tellement, pourquoi il me demandais cela.  « Ce n'est rien, parce que, ce n'est pas comme si tu m'avais lancé un sort impardonnable ou si tu m'avais brisé les os. Ce n'est rien, parce que certes tu l'as mérité, mais c'est aussi de ma faute, voilà. », lançais-je d'un ton plus agacé que je ne l'aurais voulu. Je n'avais pas envie d'étaler le fond de mes pensées ainsi, lui ne se gênait pas pour m'embrouiller et s'en sortir à chaque fois avec des pirouettes. « Peut-être as-tu pris un coup trop violent sur la tête. », s'étonna t-il. J'ouvris la bouche pour répliquer que j'allais bien, mais je me tus lorsqu'il s'approcha de moi, écartant mes jambes d'un coup de genoux puis, se rapprocha de moi. Sur le coup, je crus devenir aussi rouge qu'une écrevisse cuite. Alors qu'il continuait sa douce caresse sur mon poignet, être aussi proche de lui, me fis frissonner. Puis, sa main libre alla inspecter l'arrière de mon crâne. Et après il disait qu'il ne se souciait guère des autres et de moi par la même occasion. Sa douceur et sa sollicitude, étaient déroutantes. Ses gestes contredisaient tous les mots qu'il avait bien pu me jeter à la figure, depuis mon entrée dans son bureau. Je n'eus pas besoin de me forcer à être douce, et je levais ma main vers son visage. Caressant à mon tour sa peau. La joue que j'avais meurtrie. Au même instant, je sentis sa main posée derrière mon crâne, tombée le long de mon dos. Effleurant, ma colonne vertébrale par la même occasion. Jamais aucune personne du sexe masculin ne s'était comporter ainsi avec moi …

Je ne pus détacher mon regard du sien, comme si nous étions connecté. Je vis ses yeux se dirigeaient vers mes lèvres, juste un instant. Allait-il m'embrasser une nouvelle fois ? J'aurais du le repousser, mais mon corps ne répondait plus. Ma respiration commença à se faire irrégulière. Ses yeux toujours dans les miens, je me demandais ce qu'il allait bien pouvoir faire de moi. « Qu’est-ce que tu attends de moi Eden ? » , m'interrogea t-il. Je ne m'attendais pas à une question pareille. Je ne savais même pas quoi répondre. Quand on analysais la situation, rien n'avait un sens. Une élève amoureuse de son professeur – de surcroit mangemort – était complétement irréaliste. Pourtant, je souhaitais plus que tout qu'il m'embrasse, que je sente de nouveau de la tendresse, de la douceur de sa part. « Je … je ne sais pas. Je ... » , soufflais-je. Je me perdis dans ma phrase comme dans ses yeux. Son souffle me faisait perdre le peu de moyen qu'il me restait encore. Je posais alors ma main sur sa joue, arrêtant ma caresse. Là encore, je ne me reconnaissais pas dans mes actes. Je scellais nos lèvres, douce et hésitante. J'avais simplement horreur de faire le premier pas, mais je n'avais pas résister à l'envie et j'avais peur qu'il ne le fasses pas.
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MessageSujet: Re: DALEY & EDEN ❝ world war III❞   Jeu 19 Avr - 17:52


Eden & Daley


« D'accord, dans ce cas, je ne suis pas désolé. Tu l'as mérité. Ça va mieux comme ça ? » Ce ton ironique eut rapidement le don de l’agacer. Il ne releva pourtant pas la tête mais le soupire qui s’échappa pas de ses lèvres parla largement pour ses yeux. « Si c’est ce que tu penses alors oui, c’est mieux ! » Il redressa les yeux un quart de seconde vers elle avant de se concentrer sur sa tâche. Il n’allait pas de nouveau entrer en conflit avec elle, il voulait simplement qu’elle s’affirme et rapporte ses opinions comme elles étaient et pas comme il voulait qu’elles soient. Il ne supporterait pas qu’elle le gifle à nouveau mais au moins assumait-elle de l’avoir fait et pour des raisons qu’elle croyait juste. C’était ce qu’il essayait de lui apprendre même si elle considérait cela comme une énième manifestation de son mécontentement permanent de tout ce qu’elle faisait. Ce qui n’était évidemment pas le cas, peut-être se sentait-elle mieux maintenant qu’elle l’avait giflé, cela avait eu le mérite de couper net leur conversation en tous les cas. Ce n’était en revanche pas pour cela qu’ils n’avaient plus rien à se dire, bien au contraire. En l’entendant soupirer, il crut un instant qu’elle n’accéderait pas à sa requête qui ressemblait plus à un ordre en réalité. Il savait ce qu’il lui demandait mais il ne pourrait pas se maîtriser mieux que cela la fois prochaine, mieux valait-il pour elle de ne jamais recommencer. « Je ne recommencerais plus. Je te le promets. » Il hocha la tête brièvement sans pour autant la regarder ni la remercier pour sa promesse. S’il te plait, merci, de rien, excuses moi, étaient des mots qu’il avait banni de son vocabulaire et qu’il n’avait plus l’habitude de prononcer. Être mangemort, c’était exiger et être aussitôt obéi, il avait souvent à faire avec des teignes mais avec Eden, c’était profondément plus compliqué. Il détestait qu’on lui monte dessus mais il ne supportait pas voir Eden se soumettre à lui aussi aisément, il se délectait de ses piques tout en s’en agaçant. Il ne répondit rien, content de voir que pour une fois, ils tombaient d’accord sur quelque chose bien qu’il soit parfaitement conscient de lui avoir fortement forcé la main.

« Ce n'est rien, parce que, ce n'est pas comme si tu m'avais lancé un sort impardonnable ou si tu m'avais brisé les os. Ce n'est rien, parce que certes tu l'as mérité, mais c'est aussi de ma faute, voilà. » Elle semblait agacé quand il était perdu dans son raisonnement. Il ne comprenait pas ce qu’il y avait de pardonnable dans ce qu’il venait de faire et même si la situation aurait pu empirer, il ne cernait pas les réflexions d’Eden. Il fronça alors les sourcils, laissé perplexe par ses propos vagues. « Je n’aurais pas dû … » Il laissa sa phrase en suspens, bon sang, il s’apprêtait à reconnaître ses torts et à s’en excuser à demi-mots, qu’est ce qui pouvait bien lui passer par la tête à cette seconde ? Il planta son regard dans les yeux d’Eden avant de paraître légèrement plus dur pour finalement conclure « Mais tu as raison et ce qui est fait est fait… » Pas vraiment la conclusion qu’on pourrait imaginer sortir de la bouche de quelqu’un qui venait royalement de brutaliser une innocente mais il faudra s’en contenter. Il se laissait déjà bien trop aller dans ses gestes et sans même se rendre compte qu’il pouvait gêner Eden. Il n’avait pas vraiment l’habitude de traiter avec des élèves timides et innocents, en général il avait à faire avec des mangemorts mûrs et sûrs d’eux. Il ne se tenait pas à proximité de ses étudiants, gardant une distance raisonnable. Ce qui n’était clairement pas le cas entre Daley et Eden à cet instant. Si quelqu’un entrait, leur position était en tout point indécente et suffisamment explicite pour le faire virer sur le champ de son rôle de professeur. Quoique les Carrow l’applaudiraient certainement pour donner des punitions exemplaires et Rogue … il ne savait que penser de Rogue en réalité mais il savait qu’il ne s’en tirerait pas à bon compte. Est-ce que ces réflexions allaient le faire reculer ? Certainement pas. Pas maintenant que sa main caressait sa joue et que son bras à lui descendait le long de son dos avant de croiser ses yeux.

Il sentit sa respiration contre la sienne s’accélérer de manière significative et il attendait presque le moment où elle allait le repousser, le gifler peut-être à nouveau pour son comportement entreprenant et le fait qu’il ne bouge pas d’un pouce quand il avait terminé de la soigner. « Je … je ne sais pas. Je ... » Voilà qui les avançait, elle ne savait pas. Il allait lui répondre, dire quelque chose quand sa main sur sa joue s’arrêta et qu’elle franchit la mince distance qui les séparait. Il sentit le goût de ses lèvres instantanément et resta un instant figé dans le temps face à ce geste. Il ne bougea pas, s’empêcha même de respirer puis au bout de longues secondes et délicatement, il ferma les yeux et lui rendit son baiser. Une erreur, totale, complète et en plus, il persistait à reproduire ce qui les avait conduits à se disputer quelques instants plus tôt. Pourtant, il ne pouvait pas s’en empêcher, tel un papillon attiré par une flamme, ses lèvres cherchaient celles d’Eden comme un assoiffé. Il pressa la main qu’il avait posé dans le bas de son dos contre ses reins et il se rapprocha, approfondissant leur baiser pas la même occasion, entrouvrant les lèvres pour s’inviter de façon suggestive entre les siennes, comme il l’avait fait entre ses jambes. Il la poussait à l’accepter mais savait qu’il n’en avait pas le droit. Son autre main tenait toujours sa main tandis qu’il l’embrassait avec cette tendresse, cette douceur qui ne lui correspondait en rien. Mais il savait qui elle était et l’expérience qu’elle avait et freinait volontairement ses ardeurs. S’il n’avait pas la possibilité de la repousser, autant répartir ses efforts pour tenter de la ménager. Pourtant, il finit par interrompre leur baiser pour les laisser respirer. Il posa immédiatement son front contre le sien, les yeux fermés, la respiration légèrement plus rapidement que d’habitude. « Tu fais une erreur, c’est une grosse erreur.. » Il redressa légèrement la tête, plantant cette fois son regard dans celui d’Eden avant de regarder à nouveau ses lèvres et de fermer les yeux finalement, comme s’il tentait de se reprendre, pour la deuxième fois de la soirée, il perdait le contrôle de lui-même. Comment diable Eden parvenait-elle à le troubler de cette manière ? Il se crispa à cette pensée, l’idée que peut-être elle le manipulait, cherchait quelque chose, attendait un geste. Il n’en savait rien. Il ne lui disait même pas que lui faisait une erreur, c'est elle qui avait tort de s'attacher à lui, elle méritait tellement mieux. Il eut un léger mouvement de recul, comme pour s’enfuir à nouveau mais il ne le fit pas avec autant d’empressement que la dernière fois. « On ne peut pas faire ça… » Il déglutit difficilement, comme si ces mots lui tranchaient la gorge. Il savait qu’il se rétractait à nouveau mais que pouvait-il bien faire d’autre ? Il ne savait même plus. Il était l’adulte responsable, celui qui devait mettre fin à cette folie et pourtant il restait là, posé contre elle, entre ses jambes et il ne partait pas en courant, se contentant de finalement reculer le haut de son corps pour mettre une certaine distance entre eux, incertain comme il ne l’avait pas été depuis trop longtemps.


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MessageSujet: Re: DALEY & EDEN ❝ world war III❞   Jeu 19 Avr - 22:07

Nous recommencions à nous chicaner. Encore un peu. Comme si nous n'étions réduits qu'à cela. Pousser un peu plus l'autre dans ses retranchements. Son soupir répondit à ma pique sarcastique. Je savais bien à ce moment, que je recommençais à l'agacer. « Si c’est ce que tu penses alors oui, c’est mieux ! » , dit-il avant de me regarder une fraction de seconde et baisser les yeux par la suite. Je me tus et me contentais de sourire et de secouer la tête, comme pour m'empêcher de rire. C'était bizarre que j'éprouve le besoin de rire alors que l'homme qui guérissait mes blessures était celui qui les avaient provoqués. De toute manière, rien n'était normal dans cette vie, où Voldemort règne et sème la terreur à chaque coin de rue, jusque dans une école. Je comprenais pas pourquoi Daley était entrain de guérir mon poignet, après tout ce n'était qu'un bleu – certes douloureux – alors que j'aurais pu aller à l'infirmerie ou simplement me réfugier dans le dortoir à moitié vide. Il me fit alors promettre de ne plus recommencer à le gifler, - ni même le frapper en aucune manière. -, j'eus du mal à faire sortir la phrase de ma gorge, car je n'aimais pas céder devant lui. Encore moins, lorsque c'était lui qui me donner des ordres. Il hocha la tête, point barre. Mais là, encore je me contentais de garder le silence pour ne pas provoquer sa colère, une fois de plus. Pourtant, ce fut à mon tour d'être agacé. Être obligée d'expliquer mon raisonnement face à ma blessure était en soi, assez contraignant pour moi. Il fronça les sourcils face à ma réponse – que je ne pouvais pas faire plus claire –. « Je n’aurais pas dû … » , commença t-il avant de suspendre sa phrase. Bien qu'elle ne soit pas terminée, je le regardais étonnée. Mes yeux devaient être rond comme les soucoupes des tasses à thés d'Ombrage. Était-il réellement entrain de s'excuser ? Je n'en croyais pas mes oreilles, avais-je rêver ? Il planta son regard dans le mien, une nouvelle fois. J'essayais de me reprendre, masquant le sourire qui avait naquit sur mes lèvres. « Mais tu as raison et ce qui est fait est fait… », finis t-il. Je ne dis rien, me contentant de savourer cet instant. Une personne extérieure n'aurait pas su que ces phrases étaient des excuses. Pour moi, c'était tout comme. Il ne l'avais pas dit clairement, mais je crois qu'il ne pouvait pas faire mieux et je n'allais pas faire ma difficile après tout. Tout d'abord ses gestes doux, puis ses paroles de 'quasi-excuses' … J'essayais de m'appliquer à rester impassible. Ne pas faire preuve de contentement ou autre, je n'avais pas envie qu'il se rétracte ou même s'énerve une nouvelle fois. Je voulais qu'il continue à être ainsi, sans que je n'ai besoin de l'agacer ou lui faire des reproches.

Alors, qu'il m'interrogeait sur ce que j'attendais de lui, je ne pu lui répondre clairement. Rien n'était clair dans ma tête. Avant même qu'il n'ouvre la bouche face à ma réponse, je l'avais embrassé, coupant court à toute autre chose. Pas brutalement, doucement. Je ne savais pas vraiment ce que je faisais, mais je le faisais. Je le sentis figés avant qu'il me rende mon baiser. Ses mains sur moi, ses lèvres contre les miennes, sa chaleur tout contre moi. Alors qu'il entrouvre les lèvres pour approfondir le baiser, je le laissais faire. Ces sensations que Daley me procure en cet instant étaient indescriptible, je n'avais qu'une envie : qu'il ne me lâche jamais plus. Est-ce que je devais m'en vouloir ? Moi qui m'étais juré que je ne craquerais pas ? Que j'obtiendrais des explications avant toutes autres choses ? Mon professeur, un mangemort. Toutes les étiquettes qu'on avait coller avaient volé en éclats à l'instant où nos lèvres s'étaient effleurées. Pourtant, ici, maintenant, rien d'autre que le corps de Daley contre le mien ne comptait pour moi, sa chaleur et sa douceur était comme une dose d'oxygène pour me sentir vivante. Mon cœur allait bientôt exploser, je le savais, je le sentais, sans compter sur les frissons qui parcouraient mon échine. Je n'avais jamais rien ressenti de tel, pour personne. Alors qu'il se rapprocha de moi, sa main au creux de mes reins, je déplaçais ma main présente sur sa joue pour accrocher son cou, je ne savais pas jusqu'où ce baiser allait nous mener, mais je ne m'en préoccupais pas, du moins pas pour le moment. Il pouvait bien faire de moi ce qu'il souhaitait, je n'étais qu'une poupée de chiffon entre ses mains, désireuse de découvrir de nouvelles sensations, plus entrainante encore que celles-ci. Puis, ce moment de félicité s'interrompit, tout à bien une fin comme on dit. Posant son front contre le mien, les yeux fermés alors que moi je l'observais. Je gardais cependant ma main autour de son cou, ma cage thoracique se soulevant irrégulièrement, légèrement essoufflée. « Tu fais une erreur, c'est une grosse erreur.. », dit-il, avant de me regarder dans les yeux pendant une fraction de seconde. Je fronce alors les sourcils, sentant qu'il me repoussais de nouveau. Moins vivement que la dernière fois, mais il me repoussais quand même.

 « Je m'en fiches.  », dis-je avec détermination. Pour le moment, rien d'autre ne comptait vraiment. Mais allais-je vraiment continuer à m'empêcher de vivre ? Qui pourrait dire si je serais encore vivante à la fin de cette guerre ? Je voulais profiter de ce que l'on m'offrait même si, Daley n'était certainement pas le prince charmant qui débarque sur son cheval blanc pour m'emmener comme dans tout les contes de fées. Il était loin d'être parfait, mais qu'importe, je me sentais bien là, dans ses bras. Il se recula légèrement comme pour s'enfuir de nouveau, je défis alors mon emprise sur son cou à regrets. Accrochant cependant mes doigts à sa chemise, comme si cela aller le retenir. « On ne peut pas faire ça… », continua t-il. C'était vrai, mais pourtant, je n'avais pas envie que cela s'arrête. Il était mon professeur, j'étais son élève, il était un mangemort, je suis une née-moldue, et il était hors de question que je le lui avoue … Presque tout semble nous séparer, mais c'est tellement agréable cette sensation dans ma poitrine … « Je m'en fiches, Daley. », répétais-je, une nouvelle fois. Resserrant mon emprise sur sa chemise alors qu'il éloignait son buste de moi.  « Je suis majeure et je fais ce que je veux, je me fiches de ce qui se passe à coté. », reprenais-je avec aplomb. Je glissais les doigts de ma main libre sur son visage, sur l'arrête de son nez, puis sur ses lèvres. Suivant leur parcours des yeux.  « Je ne te demandes rien. De toute façon, tu ne me dois rien, je ne suis rien d'autre qu'une élève après tout …  », continuais-je.  « Mais je me sens tellement bien. Là, en cet instant …  », finis-je en laissant ma phrase en suspens.
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MessageSujet: Re: DALEY & EDEN ❝ world war III❞   Jeu 19 Avr - 23:12


Eden & Daley


La situation ne pouvait pas plus lui échapper qu’à cet instant. Bien qu’il ne les voit pas, il était parfaitement conscient des sourires qu’Eden avait très certainement laissé échapper après ses pitoyables tentatives d’excuses. Parce qu’il n’y avait qu’elle pour comprendre ce qu’il s’apprêtait à dire et comment il allait s’y prendre. Et c’était probablement ce qui l’inquiétait le plus, qu’elle apprenne ainsi à le connaître et à analyser ses réactions, ses mots. Il ne voulait devenir ni transparent, ni facile à cerner, pas quand ses sentiments étaient engagés. Le fait qu’elle ne lui réponde pas l’aiguillait facilement, elle savait qu’il ne faudrait pas savourer sa victoire à voix haute, il n’apprécierait très certainement pas qu’elle se vante de cette petite victoire pour lui.

Et puis ils avaient bien mieux à faire. Comme s’embrasser passionnément, avec douceur, une tendresse qu’il pensait perdue ou uniquement réservée à sa fille. Sa fille dont Eden ignorait l’existence, toutes ses petites choses qu’ils ne connaissaient pas l’un pour l’autre ne le dérangeait absolument pas quand il s’agissait d’approfondir le baiser, de goûter la saveur de ses lèvres, la douceur et l’innocence de sa réponse. Il n’était plus tombé amoureux depuis qu’il avait dix-huit ans et que la jeune femme qu’il aimait l’avait trahi en lui faisant un enfant. Il avait toujours refusé ce sentiment de s’imiscer dans son cœur et ne s’expliquait pas la chamade qu’il battait à cet instant présent, tandis qu’il sentait la main d’Eden glisser sur sa nuque pour les rapprocher encore plus si c’était possible. Il était un homme et l’une des principales choses à laquelle il pensait était de balayer le bureau où la jeune femme était assise pour l’y allonger et parcourir son corps de baisers et de caresses. Il avait envie de se laisser aller comme il ne l’avait jamais fait avec n’importe qui, pas seulement dans la fougue et la précipitation mais avec douceur. Ce qui ne lui ressemblait absolument pas. Lorsqu’il détacha ses lèvres de celles d’Eden, il ne se reconnaissait plus, ne parvenait pas à mettre de mots sur son comportement. « Je m'en fiches. » Elle se fichait de faire une erreur ? Il cherchait dans son regard quelque chose qui démentirait ses propos, qui allait à l’encontre de ce qu’elle disait, un doute, une gêne, n’importe quoi et pourtant, il n’y trouva que de la détermination. Il insista alors, comme s’il voulait argumenter davantage sur le fait que tout ceci état mal, une erreur, une abomination. « Je m'en fiches, Daley. » Elle s’était accrochée à sa chemise et il suivit son geste des eux, comme si elle voulait le retenir cette fois. La dernière fois, il ne lui avait pas laissé le choix, peut-être devrait-il faire la même chose aujourd’hui. S’enfuir en courant pour l’affronter seulement dans sept jours ? Pas sûr qu’elle se laisserait faire, pas à voir la manière dont elle s’agrippait à lui. « Je suis majeure et je fais ce que je veux, je me fiche de ce qui se passe à côté. » Il releva instantanément les yeux vers elle. Bon sang, elle n’avait que dix-huit ans et il en avait vingt-cinq, quand bien même elle serait majeure, il trouvait cela mal sans pour autant vouloir que ça s’arrête. « Je ne te demandes rien. De toute façon, tu ne me dois rien, je ne suis rien d'autre qu'une élève après tout … Mais je me sens tellement bien. Là, en cet instant … » Bon sang quelle naïveté ! Il ne pouvait pas croire les paroles qui s’échappaient d’elle avec tant d’aisance. Il se pencha de nouveau en avant et dans un geste de faiblesse, il reprit ses lèvres dans un baiser un peu plus bref, le prétexte idéal pour poser à nouveau son front contre le sien et fermer les yeux, assailli par un tas de sentiments contradictoires. « Je n’ai rien de bon à t’apporter… » Et il disait vrai, la dure réalité de ce monde, il n’avait rien pour elle en dehors de poudlard. Elle était jeune et sûrement pleine de rêves, il se détesterait d’avoir à briser tout cela seulement pour assouvir une envie, un caprice, même s’il avait l’impression que tout cela ne se résumait pas qu’à ça. « Tu n’es pas qu’une … » Sa phrase fut interrompue par un tambourinement de l’autre côté de la porte du bureau. « O ‘Donnell, t’es là ? » Comme si le contact d’Eden l’avait brûlé, Daley s’écarta plus vivement que l’éclair et fit trois pas en arrière avant de tourner la tête vers la porte. Son cœur se mit à tambouriner. Il avait été tellement distrait qu’il s’était laissé surprendre. Amycus Carrow était derrière la porte et il serra les dents en cherchant une issue et bien sûr, il n’en voyait qu’une. Il se pencha rapidement pour attraper les affaires d’Eden, lui prit la main pour la faire descendre du bureau et l’entraîna derrière lui, néanmoins plus doucement que précédemment. Il actionna une poignée sur une toile au fond de son bureau qui laissa apparaître une ouverture, un petit couloir sombre. « Au fond, tu trouveras mes appartements, tu restes là tant que je ne viens pas te chercher, il ne faut pas qu’Amycus te voit ici, tu n’as pas remarqué mais le couvre-feu est passé ! » Il venait lui juste de faire le rapprochement avec l’arrivée du frère Carrow. Il l’aida à s’engouffrer dans l’ouverture, prenant garde qu’elle baisse la tête, toujours prévenant sans même le faire consciemment, son ton était redevenu autoritaire et distant.

Puis rapidement, il referma la toile au moment où le mangemort débarquait dans la salle. « Carrow, je t’ai pas dit d’entrer ! » « Tu étais un peu lent, je me suis invité ! » Daley s’éloigna de la toile pour détourner l’attention de Carrow, priant pour qu’Eden n’ai pas la curiosité d’écouter aux portes. « Des élèves rôdent dans les couloirs, il va falloir faire des rondes ! » « Occupes-t-en, j’ai déjà fait ma part hier soir ! » Le mangemort eu un sourire avant de répondre. « Alecto s’occupe de ton étage, apparemment, il y a un petit groupe qui s’amuse à se réunir sous notre nez et ce soir, on met la main dessus ! » Daley se rendit compte qu’il avait retrouvé la maîtrise de son corps en constatant qu’il ne se raidissait pas à cette information. « Faites donc, j’ai des copies à corriger et du sommeil à rattraper ! » « On voulait juste savoir si t’étais partant, tant pis, ça fera plus d’élèves pour nous. Le sadisme du frère Carrow était visible jusque dans ses yeux, ses mouvements, sa stature mais il resta stoïque face à l’information. « Bonne chasse ! » Elle serait vaine, les élèves de poudlard avaient démontré un sacré talent pour ne pas se faire attraper par les Carrow, il avait même parfois l’impression que c’était un jeu entre eux. Après deux autres banalités, la porte se referma sur Amycus et Daley put respirer avant de se rendre compte que l’annonce du mangemort laissait sous-entendre qu’Eden avait peu de chance de regagner son dortoir en toute sécurité à présent que les Carrow étaient sur le coup. Il attrapa rapidement sa baguette et sa cape et tourna les talons pour ouvrir la toile et s’engouffrer dans le passage.

Il appréhendait de retrouver Eden pas après avoir manqué de lui avouer qu’il ne la voyait pas que comme une élève, pas après leur baiser échangé, pas alors qu’elle serait condamnée à passer un peu plus de temps ici. Il rejoignit l’entrée de ses appartements et chercha Eden des yeux en déposant sa cape sur la première chaise qu’il vit. Il glissa sa baguette dans sa ceinture et soupira longuement. « Les Carrow ont lancé une chasse dans Poudlard, tu ne peux pas sortir maintenant, il faudrait que j’explique ta présence et si je me sers du prétexte de t’avoir mis en retenue, cela va attirer l’attention sur toi et je n’en ai pas l’intention. » Il fronça les sourcils avant de la regarder, il s’approcha alors d’elle, faisant quelques pas dans sa direction avant de se stopper net, pensant qu’elle avait sûrement repris ses esprits et regrettait ce qu’il s’était passé. « Si tu préfères tenter ta chance ou attendre dans le bureau, je comprendrais… » Ses mots, il avait du mal à les prononcer mais il n’avait plus le droit de s’imposer à elle. La pièce dans laquelle ils étaient était un petit salon aménagé d’un canapé, d’une cheminée, un tapis avec un corbeau dessus qui changeait en fonction de l’ancienne maison du propriétaire. Mais aucun cadre n’était accroché, quelques livres entassés sur une table, rien de plus. Sa chambre était dans une autre pièce, la salle de bain attenante à cette dernière. C’était chez lui la plupart du temps et Eden s’y trouvait pour un petit moment, quelle situation étrange.



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MessageSujet: Re: DALEY & EDEN ❝ world war III❞   Sam 21 Avr - 21:28

En entrant dans son bureau, je n'aurais jamais cru que nous en arriverions à cela. J'étais bien décidé à me faire entendre, et tout le toutim. L'embrasser n'avait pas fait parti de mes plans, enfin je ne l'avais envisagé. Il semblait que sa peau, son souffle, sa main dans mon dos, me faisaient tout oublier. C'était comme si il n'y avait pas eu de disputes, d'éclats de voix, ou même la gifle que je lui avais infligée. Je n'avais pas envie que ce baiser s'arrête, j'avais bien trop peur qu'il ne se rétracte comme la dernière fois, qu'il me repousse ou même qu'il me reproche quoi que ce soit. J'avais envie qu'il continue à être tout contre moi, qu'il soit encore doux et tendre. Juste un instant encore. Parce que je savais bien que rien ne durerait, que tout cela était éphémère. Je colle mon corps contre le sien, comme si je voulais me fondre en lui. Je voyais bien que ce n'était pas des gestes innocents, et nos envies n'avaient rien de catholiques non plus. Pourtant, je ne me pose pas plus de question que cela. Je lâche un petit soupir de bien être avant qu'il ne cesse de m'embrasser. Il essaie de me résonner, de me dire qu'il n'est pas bon pour moi, que l'on fait une erreur et que nous devrions arrêter. Pourtant, je tiens bon. Je suis déterminée à lui faire comprendre, qu'il peut me dire n'importe quoi, que je ne changerais pas d'avis. Je ne savais pas vraiment à quelle réaction m'attendre, mais tant pis. Et il réagit au contraire de ce que j'avais bien pu échafaudé dans ma petite cervelle. Il se pencha vers moi, et scella nos lèvres dans un nouveau baiser. Plus court, moins passionné, mais tout autant marquant que le précédent. Posant son front sur le mien, fermant ses yeux, je ne peux m'empêcher de l'observer. « Je n’ai rien de bon à t’apporter… », me dit-il. Je soupirais doucement. « Je suis le seul juge de ce que tu peux m'apporter, Daley. Je veux pas m'arrêter de vivre. Qui sais si on sera toujours là après cette guerre ? », rétorquais-je. Oui, je ne voulais pas encore penser à un futur post-Poudlard. Tout est envahi d'espions, de sang pur, de né moldu. Comment penser à un futur si rien n'est sûr ? « Tu n’es pas qu’une … » , commença t-il, avant d'être interrompu par un tambourinement provenant de la porte de son bureau. Pas qu'une … Élève ? Je ne le sus pas car lorsque la voix d'un des frères Carrow retentit de l'autre coté de la porte, Daley se retira vivement, reculant de quelques pas. « O ‘Donnell, t’es là ? ». Je sursautais à mon tour, l'information montant doucement à mon cerveau. Si le frère Carrow me voyait là, j'aurais de sacré ennui, et peut être même Daley ? Je ne voyais pas d'issue à cette impasse. Daley attrapa mes affaires avant de saisir ma main, me faisant ainsi descendre de son bureau. Je le suivis sans demander mon reste. Puis, il actionna une poignée quelques part sur une toile du fond de son bureau. J'aperçus un couloir sombre, je me tournais vers lui étonnée. « Au fond, tu trouveras mes appartements, tu restes là tant que je ne viens pas te chercher, il ne faut pas qu’Amycus te voit ici, tu n’as pas remarqué mais le couvre-feu est passé ! » , m'expliqua t-il rapidement avant de mener vers l'ouverture, attendant que je m'y glisse avant de refermer derrière lui. Je n'eus pas le temps de dire quoi que ce soit. Mes affaires dans les bras, j'avançais doucement vers ses appartements, bien que l'envie d'écouter leur conversation m'ait effleuré l'esprit. Je luttais contre cette envie, et arrivait enfin à destination.

Arrivant à l'entrée, j'observais un instant ses appartements, figée. C'était tellement bizarre de me retrouver, ici, surtout lorsque la phrase de Daley tournait en boucle dans ma tête. Tu n’es pas qu’une …. J'entrais enfin, après quelques instants d'hésitations, m'asseyant sur le canapé et posant mes affaires à mes côtés. Après un petit moment passé assise, je me levais, marchant lentement dans le salon pour observer ce qui pouvait bien m'entourer. Quelques instants plus tard, alors que je contemplais l'âtre de la cheminée, Daley réapparu en soupirant. « Les Carrow ont lancé une chasse dans Poudlard, tu ne peux pas sortir maintenant, il faudrait que j’explique ta présence et si je me sers du prétexte de t’avoir mis en retenue, cela va attirer l’attention sur toi et je n’en ai pas l’intention. », déclara t-il. J'avalais ma salive, surtout moi en retenue, du jamais vu encore. Et je ne préférais pas commencer, surtout pas vu la tête que chaque élève avait en revenant d'une des nombreuses retenues distribuer par les nombreux mangemorts de l'école. Il fronça les sourcils avant d'avancer vers moi. J'espérais pouvoir me blottir de nouveau entre ses bras, mais il s'arrêta, me laissant pantoise. « Si tu préfères tenter ta chance ou attendre dans le bureau, je comprendrais… » . J'eus un rire, avant de croiser le bras sur ma poitrine. « Hors de question que je prenne le risque de sortir d'ici. », répondis-je doucement, faussement boudeuse. « Je crois que tu vas devoir me supporter encore un peu. », terminais-je en m'avançant vers lui. Arrivée à sa hauteur, je me hissais sur la pointe des pieds déposant un léger baiser sur sa joue, puis sur ses lèvres.
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MessageSujet: Re: DALEY & EDEN ❝ world war III❞   Dim 22 Avr - 17:37


Eden & Daley


« Je suis le seul juge de ce que tu peux m'apporter, Daley. Je veux pas m'arrêter de vivre. Qui sait si on sera toujours là après cette guerre ? » C’était la toute la question, Daley s’enivrait beaucoup trop et Eden mettait les mots exactement où il les fallait. Il ne survivrait pas à cette guerre, du moins pas si son clan perdait alors qu’est-ce qu’il avait à offrir à Eden ? Ne méritait-elle pas mieux que des baisers échangés rapidement chaque fois ou pire, d’une unique nuit qui se terminerait par des cris et des pleurs ? Que voulait-elle exactement ? Elle avait dit ne pas le savoir mais était-elle consciente de ce qu’elle faisait ? Elle lui donnait le champ libre, l’autorisation pour faire d’elle ce qu’il avait envie. Après un bref baiser qui venait contrarier tous les plans qu’il se faisait dans sa tête pour la repousser, il reposa son front sur le sien et dans un soupire, il avoua. « Tu es dangereuse.. » Peut-être ne comprendrait-elle pas mais pour lui, c’était limpide. Elle était bien trop tentatrice pour son propre bien et probablement sans même s’en rendre compte. Il la voulait, c’était un fait qu’il ne pouvait même plus nier, pas à la façon dont il agissait avec elle. Il ignorait les rouages et les mécanismes qui l’avaient amené à cette conclusion mais le nier était une perte de temps. Mais alors que ressentait-il ? Était-ce de l’amour, une profonde affection, le besoin de sentir que quelqu’un sera là pour lui quoiqu’il arrive. Il était un mangemort, il était dangereux, il portait cette marque qui condamnait à mort tant d’innocents et pourtant, elle laissait ses mains parcourir son corps comme si elles étaient innocentes, pures. Il n’avait pas le droit de la toucher, de la vouloir, de la réclamer, il n’était pas naïf et il savait que ce serait à lui de stopper tout cela au moment voulu. Mais comment cela pourrait-il être possible lorsqu’elle s’entêtait à lui dire qu’elle était seule juge, qu’elle n’avait pas besoin de son avis ni même de promesses. Il serait fou de refuser ce qu’elle lui offrait et pourtant, il fut soulagé d’entendre Carrow de l’autre côté de la porte. Même si le contact de son corps contre le sien lui manqua à l’instant où il se recula, il savait que c’était la chose à faire pour éviter que l’un ou l’autre ne fasse davantage et pour qu’ils puissent reprendre leurs esprits.

Une fois le mangemort expédié à sa chasse et prenant conscience de ce que cela signifiait, il rejoignit Eden au milieu de son salon pour lui expliquer la situation. L’idée qu’elle lui en voudrait, qu’elle allait regretter et vouloir partir était présente dans sa tête et il s’attendait à pas mal de choses, à commencer par une nouvelle dispute. « Hors de question que je prenne le risque de sortir d'ici. » Il arque légèrement un sourcil, plus surpris qu’il ne l’aurait cru. Pas de cris d’indignation ? De nouvelle tentative de le gifler pour son comportement déplacé ? « Je crois que tu vas devoir me supporter encore un peu. » Elle s’avança et il dut faire un effort sur lui-même pour ne pas se crisper, ne sachant pas vraiment pourquoi il s’attendait à subir ses foudres et à en souffrir par-dessus le marché. Son esprit, son cœur et son corps avaient quelques soucis de coordination quand Eden était dans la même pièce que lui. Ils ne s’envoyaient pas les mêmes informations et ne tombaient jamais d’accord. Pourtant, au moment où elle se hissa sur la pointe des pieds pour déposer un baiser sur sa joue puis sur ses lèvres, toujours avec cette douceur qui la caractérisait pleinement, les trois ne se firent pas prier pour réagir à l’unisson. Son esprit cessa de fonctionner, son corps se détendit et son cœur rata un battement. Dangereuse, il ne s’était absolument pas trompé. « Attends… » Il attrapa les deux bras d’Eden avec ses deux mains pour la faire légèrement reculer. Bon sang, elle venait l’embrasser et c’est lui qui jouait les vierges effarouchées, il avait un comportement complètement illogique. Il baissa les yeux pour croiser le regard d’ Eden et presque aussitôt, il en oublia les objections qu’il allait mettre sur le tapis. Il se plongea dans ses yeux avec la délicieuse impression qu’ici, rien ne pourrait les atteindre. Il retrouva l’usage de la parole quelques longues secondes après, tentant de remettre de l’ordre dans son cerveau et de cesser de se laisser aller de la sorte avec elle. Même s’il n’était qu’un homme, elle n’était pas n’importe quelle jeune femme. Il lui fallait l’avertir. « Tu ne devrais pas faire cela, tu es seule avec moi dans mes appartements et professeur ou pas, je reste un homme ! » Il eut un sourire en coin mais le but premier de la manœuvre était de peut-être la faire reculer, avec un peu de chance elle comprendrait son allusion et se rétracterait. Ce n’était pas ce qu’il voulait, bien loin de là mais c’était nécessaire à tous les deux. Non en réalité, il ne pensait qu’à elle, il ne voulait pas qu’elle fasse quelque chose qu’elle pourrait regretter. Il n’avait aucune promesse à lui faire, il avait été on ne peut plus clair sur ce sujet. Comme dans un réflexe, il jeta un œil sur sa marque tatouée sur le bras tendu entre eux deux. Il avait volontairement utilisé le terme de professeur mais cent autres raisons pouvaient être évoquées.

Pourtant, il ne la repoussa pas complètement puisqu’il gardait ses mains autour de ses bras si fins et qu’il conservait son regard dans le sien, son sourire disparu laissait place à une expression dénuée cette fois de toute indifférence et dureté, ce qui caractérisait généralement son regard. Il n’arrivait plus à remettre le masque qui avait été le sien si longtemps en sa présence, elle avait brisé ses défenses d’une manière qui restait un mystère pour lui. Il l’observa de longues secondes encore avant de lâcher l’un de ses bras pour amener sa main à son visage et replacer une mèche rebelle derrière son oreille avec douceur. Une fois fait, il laissa sa main redescendre le long de sa joue dans une caresse légère. Il passa le long de la courbe délicate de sa mâchoire, puis descendit doucement dans son cou avant de se laisser glisser jusqu’à son épaule où il stoppa ses doigts, ne quittant pas un instant ses yeux. « J’essaierai de voir un peu plus tard dans la nuit s’ils rodent encore dans les couloirs, en attendant si tu veux te reposer, je te laisse mon lit, je resterai sur le canapé… » Sa gorge le serrait en l’entendant prononcer ces mots mais que pouvait-il dire d’autre ? Il lui suggérait donc que si elle en avait envie, son lit l’accueillerait pour la laisser dormir. Demain ne poserait pas de problème, ils étaient vendredi et il n’y aurait pas de cours le lendemain, Eden pourra regagner son dortoir pour se changer sans courir pour assister à sa première heure de cours. Ils avaient donc peut-être toute la nuit devant eux et à cette simple pensée, Daley semblait devoir se restreindre pour ne pas se jeter sur les lèvres si tentantes d’Eden.




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MessageSujet: Re: DALEY & EDEN ❝ world war III❞   Dim 22 Avr - 20:21

La guerre. Celle qui remettait tous les projets de tout le monde en question. Les croyances, les relations, l'avenir. Rien n'est plus sûr. Nous n'avons qu'une vie, mais pourtant, comment puis-je être sûre de ne pas vouloir plus que ce que je disais vouloir. De simples baisers ou plus, cachés à l'abri des regards. Comment savoir si un jour, je ne voudrais pas devenir plus qu'une simple aventure au détour d'un couloir ? Je ne le savais, je ne pouvais pas le prévoir. Lui, non plus, mais il semblait vouloir me refaire descendre sur terre. J'étais consciente de tout cela et pourtant … je l'occultais si simplement, en sa présence ! C'en étais affolant même. Pourtant, je me sentais bien, je me sentais moi-même. En fait, je n'avais même pas besoin de me préoccuper du fait que je pouvais le vexer avec mes paroles, parce qu'il ne s'en souciait pas non plus. « Tu es dangereuse.. », me souffla t-il après qu'il ait dépose un court baiser sur mes lèvres. Je fronçais les sourcils, ne comprenant pas du tout, où il voulait en venir. Moi, dangereuse ? Sur quel sujet ? Pensait-il que je le manipulais, ou que je cherchais à obtenir quelque chose de lui ? Ou alors voulait-il dire qu'en prenant ce que je lui proposais, je mettais son rôle de mangemort en péril ? Perdue, je ne pus m'empêcher de lâcher un  « Quoi ? », interloqué. Je me demandais si je devais prendre cette phrase comme un demi-compliment ou alors m'en vexée. Mais pour le moment, sans réponse de Daley, j'étais toujours autant dans le brouillard. Quelques instant plus tard, un des collègues de Daley, un des frères Carrow, nous fit part de sa présence. Cela va sans dire, que nous n'étions plus dans la possibilité d'être proche l'un de l'autre. Après quoi, je me retrouvais seule dans ses appartements, pendant qu'il expédiait notre cher Amycus. Lorsqu'il me rejoignit, se fut pour m'apprendre que je ne pouvais pas rentrer en toute sécurité dans mon dortoir sous peine de me retrouver nez à nez avec un des jumeaux mangemorts. Mon professeur me proposa alors diverses options, je les repoussais une à une. Je ne savais pas tellement comment prendre la nouvelle, si je devais m'en réjouir à l'idée d'être coincé avec lui ou m'inquiétais du fait, qu'il risquait de se rétracter face à ses actes. Pourtant, il n'en fit rien. Alors que je m'avançais vers lui, l'informant que je ne risquais pas de prendre le risque de sortir, il arqua un sourcils. Je ne comprends pas tellement son attitude. Avais-je fait quelques choses de mal ou de travers ? Bien qu'un tas de questions assaillent mon esprit à cet instant précis, je ne me dégonfles pas et continue sur ma lancée.

Déposant un baiser léger sur sa joue pour sur ses lèvres. Aussi légère qu'un papillon, mais il ne tarda pas à me stopper. Il se saisit de mes bras, me faisant reculer un peu. « Attends… », dit-il avant de baisser le regard vers moi. Je le fixe à mon tour, espérant une raison à son comportement. Pourtant, il n'ajouta rien de plus, pendant quelques instants. Je ne savais pas quoi dire, happée par son regard, mon cerveau ne trouvait rien à objecter. Et avant que je puisse reprendre mes esprits, Daley reprit la parole de nouveau. « Tu ne devrais pas faire cela, tu es seule avec moi dans mes appartements et professeur ou pas, je reste un homme ! », me prévint t-il. Je haussais les sourcils, surprise. Je ne m'attendais définitivement pas à cela. Décidément, il me prenait souvent de cours, ces derniers temps. Il me sourit en coin. Je savais de quoi il parlait. Hors de question, que j'avoue que cette idée ne m'avait pas effleurer, du moins, je n'avais pas pensé qu'elle puisse dépasser ma simple imagination. Ma maigre – et inexistante – expérience dans ce domaine, me laissa muette pendant un instant. Je ne loupais pas au même moment son regard vers la marque. Se voulait-il prévenant ou étais-ce encore une manœuvre de plus pour me repousser ? Utiliser une appréhension pour me faire partir ? Je secouais la tête doucement, rompant le contact avec ses yeux, laissant échapper l'esquisse d'un sourire. Je ne savais pas tellement quoi, lui répondre. Je me hissais de nouveau à sa hauteur, plaçant ma bouche à son oreille. « Je ne suis pas une experte, c'est sûr, mais je n'ai pas peur de ce qui pourrait bien se passer si je recommence à faire ça ... », lui murmurais-je, avant de reprendre possession de ces lèvres, pour illustrer mes propos. Je n'avais pas l'habitude d'agir comme cela, j'avais l'impression que quelqu'un d'autre avait pris possession de mon corps et de mon cerveau. Mais cela m'arranger, il aurait pu croire que j'avais peur que ce que je pourrais bien déclencher. Cependant, je ne voulais en aucun cas, reculer, j'en avais terriblement envie et il fallait bien que cela arrive, un jour. Alors pourquoi pas avec lui ?
Il m'observa alors pendant quelques secondes, avant de replacer une de mes méches derrière mon oreille. Je lui souris, contente de ces gestes doux. Il laissa ensuite sa main redescendre le long de ma joue dans une caresse, passant ensuite le long de la courbe de ma mâchoire, et descendit ensuite dans mon cou avant de laisser glisser ses doigts jusqu’à mon épaule. Je plantais mon regard dans le sien alors qu'il prenait la parole. « J’essaierai de voir un peu plus tard dans la nuit s’ils rodent encore dans les couloirs, en attendant si tu veux te reposer, je te laisse mon lit, je resterai sur le canapé… » , me proposa t-il. « Ne te tracasse pas pour ça, je peux bien passer une nuit avec toi, à moins que ma présence ne te gênes ? », répondit-je.
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MessageSujet: Re: DALEY & EDEN ❝ world war III❞   Dim 22 Avr - 21:09


Eden & Daley


La situation lui échappait encore et pourtant cette fois, il ne faisait rien pour en récupérer le contrôle. Il se laissait aller à ce moment enivrant sans penser aux conséquences, au lendemain, à la suite. Il ne réfléchissait pas assez et cela, il le devait à Eden, sa présence occultait la plupart du temps son bon sens, ce qu’il devait faire, son devoir, son honneur, préserver son innocence à elle, il s’en fichait quand elle l’embrassait, quand elle était tout contre lui. Personne ne lui avait jamais fait cet effet, aucune femme depuis qu’il avait 18 ans n’avait eu de l’emprise sur lui, au point qu’il ne puisse plus mettre en avant toute sa froide logique. S’il parvenait à l’énerver comme il l’avait si souvent fait, si elle se mettait à crier, hurler, insurger, si elle le rejetait elle plutôt que lui le fasse sans cesse. Il pensait l’avoir atteint en la voyant hausser les sourcils, visiblement surprise qu’il puisse insinuer qu’une suite ne se contenterait pas de simples baisers. Elle resta muette et pensa la partie gagnée, elle allait reculer. « Je ne suis pas une experte, c'est sûr, mais je n'ai pas peur de ce qui pourrait bien se passer si je recommence à faire ça ... » C’était peine perdue. Il ferma les yeux un instant tandis qu’elle reprenait possession de ses lèvres. Il répondit à son baiser, l’approfondissant comme il ne s’était pas permis de le faire la fois précédente. Son autre main eut rapidement le temps de glisser le long de son dos, à travers sa cape de sorcière pour de nouveau se blottir au creux de ses reins. Il la rapprocha avant de relâcher suffisamment sa bouche et prononcer quelques mots, son souffle se mêlant délicatement au sien. « Quand je disais que tu étais dangereuse … » Il n’avait pas eu le temps, lorsqu’elle avait paru interloqué par le mot choisi de lui expliquer pourquoi il l’avait sous-entendu. Et pourtant, elle devait se rendre compte de l’effet qu’elle lui faisait, il avait l’impression de redevenir l’adolescent qu’il avait été il y a si longtemps, plus le mangemort froid et inexpressif qu’il s’évertuait à être. « … tu es bien trop tentante pour ton propre bien » Lui glissa-t-il alors à l’oreille avant d’en mordiller légèrement le lobe pour s’amuser, la taquiner mais aussi pour la tester. Il voulait voir ses limites, en paroles cela semblait très clair mais en gestes, en était-il de même ? « Quand tu dis que tu n’es pas une experte, qu'est-ce que je dois comprendre ? » La mettre face à la situation, il continuait de jouer avec son oreille quelques instants avant de nouveau plonger son regard dans le sien. Ils n’en avaient jamais parlé, pourquoi l’auraient-ils fait ? Par son comportement, Daley en avait souvent conclu qu’elle était bien trop timide pour avoir de l’expérience mais le supposer et le savoir étaient deux choses différentes et cela pourrait peut-être la ramener à la réalité de la situation. Elle semblait pourtant savoir ce qu’elle faisait, utiliser les bons mots, les bons gestes et l’embrasser était un délice, la penser inexpérimentée semblait plus étrange tout à coup, elle semblait très douée pour le séduire et lui faire perdre la tête s’il avait été un adolescent de seize ans, boutonneux et impatient.

« Ne te tracasse pas pour ça, je peux bien passer une nuit avec toi, à moins que ma présence ne te gênes ? » Il redressa la tête précipitamment et sans pouvoir s’en empêcher, il se mit à rire. « Tu me demandes vraiment si ça me gêne que tu passes la nuit avec moi ? » Il arqua un sourcil, provocateur. Quel homme cela aurait-il gêné ? Il avait depuis quelques minutes accepté d’avoir perdu le contrôle de la situation, il n’en restait pas moins qu’il savait parfaitement que le lendemain, cette histoire serait toute autre. Il la garda dans ses bras, incapable de la relâcher tout de suite, il la maintenait fermement contre lui pour l’empêcher de reculer et déclara. « Je te prêterai une chemise pour dormir, tu devras partir assez tôt demain matin et faire en sorte qu’on ne te voit pas sortir de mon bureau. » Il était conscient qu’elle devait se douter de cela mais il préférait l’avertir. Il finit par la relâcher légèrement et passa à côté d’elle pour mettre une main dans le milieu de son dos. « Je te montre ma chambre ! » Il la fit légèrement avancer et fit de même, l’incitant à passer devant, non loin derrière et gardant le contact avec son corps. Il la fit grimper trois petites marches et ouvrir une porte de bois pour pouvoir pénétrer dans une chambre avec un lit deux places à baldaquin et une armoire à droite. L’endroit, comme le reste de son appartement privé était sobre et aux couleurs de la maison serdaigle, ce qu’il n’avait pas apprécié au départ, lui rappelant trop sa vie passée mais qu’il avait fini par accepter et apprécier. Il se dirigea vers son armoire, lâchant Eden pour la première fois avant d’ouvrit une porte et en sortir une chemise qui lui serait suffisamment grande pour la couvrir mais pas assez pour que cela ne le tente pas. Déjà qu’elle le tentait en tenue de sorcière, il allait souffrir s’il décidait de passer la nuit avec elle. Il lui envoya la chemise à travers la pièce pour continuer. « Si tu veux te rafraîchir, la salle de bain est juste derrière toi ! » Il la regarda alors et entreprit de déboutonner sa propre chemise, curieux de savoir si elle allait détaler comme un lapin dans la salle de bain. La provoquer encore une fois pour évaluer sa réaction. Daley était joueur, il l’avait toujours été avec les femmes et s’il faisait passer cela pour un jeu, il n’en restait pas moins que c’était un test uniquement destiné à voir ce qu’elle pourrait ou non supporter, jusqu’où elle était prête à aller. Il ne voulait pas croire qu’il avait le feu vert pour tout, cela ne pouvait être possible et il attendait le moment où elle ferait un faux pas. Pourtant, Merlin seul savait combien il souhaitait qu’elle réussisse à mesure ces tests pour à nouveau s’approcher, la toucher, l’embrasser, la caresser. Elle était là, chez lui, ils ne se disputaient pas, il ne voulait plus se mettre en colère face à elle, il ne voulait plus la faire souffrir et pourtant, il cherchait toujours une issue de secours qui pourrait les sauver tous les deux de cette pure folie dans laquelle ils s’enfonçaient à mesure que les secondes s’écoulaient. Parce Daley avait oublié cette part qui faisait de lui un mangemort. Le détachement, le sadisme à l’état pur, ne rien ressentir, ne rien laisser voir, tout cela semblait occulté par la présence d’Eden mais cela était en lui, prêt à ressurgir à l’instant même où il sortirait de ces appartements et qu’il recommencerait à tuer. Un répit, un délai qui ne durerait qu’un instant et quand la réalité les rattraperait, ils seront deux à en être blessé.
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MessageSujet: Re: DALEY & EDEN ❝ world war III❞   Lun 23 Avr - 18:29

L'étrangère qui avait pris place dans mon corps, me plaisait. Pas de peur du ridicule, rien. Pourtant, je savais que ce petit jeu auquel je jouais n'allait pas durer très longtemps. Chasser le naturel, il revient au galop comme on dit. J'étais consciente du fait, qu'à une parole de Daley, une insinuation à laquelle je ne savais pas quoi répondre, je pouvais rebrousser chemin comme j'en avais l'habitude. Alors, pour une fois, c'était moi qui le provoquer, ce qui n'avait l'air de lui déplaire, et ses réactions, ne me déplaisaient pas non plus, d'ailleurs. Pendant, que je prenais possession de ses lèvres pour la énième fois, il me happa dans un tourbillon de sensations aussi agréable les unes que les autres. Approfondissant, le baiser et me rapprochant encore contre lui, la main au creux de mes reins, je n'avais pas envie qu'il s'arrête. Comme à chaque fois que j'avais le droit de gouter à ses lèvres. Et comme à chaque fois, c'est lui qui le rompit. « Quand je disais que tu étais dangereuse … », dit-il en faisant référence à ses précédentes paroles. Celle qu'il avait eu avant qu'un des Carrow ne se pointe. « … tu es bien trop tentante pour ton propre bien », continua t-il en dérivant sur mon oreille, et commençant à en mordiller le lobe. Un frisson me parcouru alors que mon cerveau cessait de fonctionner. Je me laissais doucement aller, dans cette douce torture, laissant un sourire franchir mes lèvres. Cependant, c'était sans compter sur sa détermination à me surprendre et à prendre le contre-pied de mes paroles. J'étais peut être aller trop loin dans les confidences quelques instants plus tôt, et il s'en servait contre moi. Je sursautais, et me figeais lorsque j'entendis un nouveau murmure de sa part. « Quand tu dis que tu n’es pas une experte, qu'est-ce que je dois comprendre ? ». Il continua sa torture sur le lobe de mon oreille, mais je n'en profitais plus. Complétement couper dans mon élan. Que devais-je lui dire ? Que j'étais vierge, que jamais aucun autre garçon arrogant et pressé ne m'avait touché de la sorte ? Que mis à part quelques baisers dans ma période pré-ado, je n'étais qu'une novice ? Mon cerveau s'emballa, ne sachant pas quoi répondre. Et alors qu'il replongea son regard dans le mien, j'essayais de faire bonne figure, être impassible alors que je réfléchissais à une réponse qui ne le ferais pas fuir. Retourner la question, impossible et complétement futile. J'avais peur qu'en étant honnête, il ne me désire plus comme maintenant, qu'il me voit plus que comme une petite pucelle qui fantasme sur un de ses professeurs – ce qui n'est bien évidemment pas le cas –. Je soupirais doucement, ne détournant pas le regard.« Tu peux comprendre ce que tu veux, je ne te dirais rien de plus. », lui répondis-je. Mais je savais qu'il allait encore essayer de me coincer sur le sujet, jusqu'à ce qu'il ait une réponse qui lui convienne. Cela me laisserait peut être une marge de manœuvre pour me dépêtrer de cette situation.

Alors que je lui exposais que je n'étais pas contre passer la nuit avec lui, mes paroles le firent rire. « Tu me demandes vraiment si ça me gêne que tu passes la nuit avec moi ? », s'étonna t-il. Alors qu'il arqua un sourcil provocateur, moi, j'eus un sourire malicieux, de toute façon, il n'avait pas le choix, soit il prenait son lit et moi le canapé, ou bien nous serions tout les deux dans le même lit. « Non pas vraiment. Simple politesse. », rétorquais-je, sans le quitter des yeux. « Je te prêterai une chemise pour dormir, tu devras partir assez tôt demain matin et faire en sorte qu’on ne te voit pas sortir de mon bureau. » , me prévint t-il, sans me relâcher. Ca bien entendu, je m'y étais attendue, après tout, c'était totalement logique, mais je ne me plaignis pas qu'il m'avertisse de ce fait. C'était toujours plus agréable que de se faire jeter du lit, le matin venu ou alors devoir rester coincer dans ses appartements toute la sainte journée. Quoi que la deuxième option n'était pas désagréable, j'avais tout de même du travail à faire. Et oui, Poudlard reste une école …« OK, chef. », souriais-je avant qu'il ne me relâche. « Je te montre ma chambre ! », me dit-il. Le contact entre nos deux personnes ne fut pas rompu bien longtemps. Sa main passant dans mon dos, m'entrainant vers sa chambre, je grimpais ensuite trois marches avant qu'il n'ouvre la porte qui en gardait l'entrée. Une fois, à l'intérieur être dans cette pièce, une sensation étrange m'envahit. Comme un léger doute, quant à mes motivations. Il m'envoya une de ses chemises à travers la pièce, en ajoutant. « Si tu veux te rafraîchir, la salle de bain est juste derrière toi ! » . J'attrapais la chemise avant de me tourner légèrement vers la porte qu'il m'avait indiqué. Je me tournais ensuite vers lui et rencontrais de nouveau son regard, et le voyais entrain de déboutonner sa chemise. Je déglutis, s'attendait t-il à ce que je fasse de même et que je me dévêtisse devant lui ? Après tout, si nous passions le cap des simples baiser, il était clair qu'aucun vêtements ne pourrait venir à ma rescousse. Quand bien même, je me repliais lentement vers la salle de bain, fermant la porte derrière moi.

Une fois, fait je me regardais dans la glace, en soupirant. Idiote, idiote, idiote, pensais-je. Je considérais ensuite sa chemise encore dans mes mains et entrepris de la revêtir. Quelques instants, plus tard, je ressortais de la salle de bain, un fin sourire sur mes lèvres que je voulais convaincant. Mais je ne savais si cela allait être suffisant, après tout c'était comme si j'avais décliné n'importe quelle invitation en m'échappant dans la salle de bain. Je m'avançais vers lui, sans plan de repli rien d'autre que sa chemise faisant office de pyjama et mon envie pressante de sceller à nouveau nos lèvres.
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MessageSujet: Re: DALEY & EDEN ❝ world war III❞   Lun 23 Avr - 19:18


Eden & Daley


Daley sentit précisément le moment où Eden décrocha son attention de ses caresses suite à ses paroles, ne faisant que confirmer ce qu’il pensait déjà. Mais pourquoi se figer ? Parce qu’elle prenait enfin conscience de la réalité ? Que les intentions de Daley n’étaient pas toutes pures et innocentes ou parce qu’elle craignait sa réaction si elle lui répondait ? Il continuait de jouer avec son oreille un petit moment avant de reculer légèrement et la regarder dans les yeux, dans l’attente de sa réponse. Elle restait impassible mais son corps avait parlé pour elle et même s’il ne l’aurait pas remarqué s’il n’avait pas été si proche d’elle, le fait est qu’il l’avait perçu et que maintenant, il s’interrogeait sur ses pensées. Les secondes qui avaient précédé sa question, elle semblait profiter, se laisser aller sans trop réfléchir et voilà qu’elle peinait visiblement à lui répondre. « Tu peux comprendre ce que tu veux, je ne te dirais rien de plus. » Il arqua un sourcil, voilà une réponse qui ne lui convenait absolument pas. Ce n’était même pas une réponse, c’était une manière peu subtile de lui demander de ne pas s’attarder sur le sujet, elle ne dirait rien. Grand bien lui fasse, il était lui-même du genre plutôt têtu et obstiné, pas question de la laisser s’en tirer. Il finit par sourire en coin, comme si une pensée peu catholique avait traversé son esprit et se pencha sur elle une nouvelle fois, feignant de lui rendre les armes et de renoncer à en savoir plus. Il repartit à la conquête de son autre oreille, mordillant légèrement par endroit, caressant de son souffle à d’autres. La main dans le bas de ses reins s’agitant en quelques caresses. Il déposa quelques baisers le long de sa mâchoire avant de descendre dans son cou puis finalement, murmurer, revenant à l’attaque. « Et si je te dis que si tu ne développes pas tout de suite, je m’arrête complètement ? » Il continua intentionnellement sa douce torture, remontant jusqu’à ses lèvres pour s’en emparer à nouveau, l’emportant dans une fièvre de passion qu’il ne parvenait lui-même plus à contrôler. Pourtant, il trouva la force de rompre soudainement le baiser et de la regarder de nouveau dans les yeux, donnant pleinement du poids à ses paroles, sa main s’immobilisant dans son dos. Il n’avait pas l’intention de la laisser réfléchir. Il voulait une réponse et il l’obtiendrait, elle avait commencé, il lui fallait terminer à présent. Il était du genre têtu, elle devrait le savoir et il exigeait une réponse. Dominateur et autoritaire, c’était tout lui et cela ne changerait pas sous prétexte qu’il avait envie d’elle.

La question de savoir s’ils allaient ou non passer la nuit ensemble le chiffonnait plus qu’il ne voudrait l’admettre. Qu’elle en ai envie n’était pas un problème puisqu’il le souhaitait aussi à présent mais qu’il réussisse à passer une nuit auprès d’elle sans pour autant la toucher, c’était déjà bien plus compliqué pour sa santé mentale. « Non pas vraiment. Simple politesse. » Il sourit en coin sans répondre avant de lui donner les indications pour le lendemain. Il n’était même pas question qu’il cherche à la faire partir en pleine nuit en réalité, il n’en avait pas franchement envie. Il ne penserait à demain qu’en se réveillant et c’est bien ce qui l’inquiétait le plus dans son comportement. Il savait qu’il n’était pas à l’abri de reprendre ses esprits d’un seul coup et de la rejeter violemment mais il n’en avait tellement pas envie, il préférait profiter de l’instant parce qu’il savait qu’il ne durerait pas. En sa présence, il n’était pas un mangemort, il était un homme défait devant les charmes d’une femme, aussi inexpérimentée qu’elle puisse être, il s’en fichait. Il la conduisit ensuite à sa chambre pour ensuite lui fournir de quoi se mettre à l’aise pour la nuit et lui indiquer la salle de bain. Le fait qu’il retire sa chemise restait un jeu pour lui et il sourit largement en la voyant prendre la fuite dans la salle de bain. Il aurait presque pu parier sur cette réaction, il avait déjà senti sa première réticence lorsqu’elle était entré dans la chambre. Il n’était ni stupide, ni complètement dupe, d’ailleurs, il ne l’avait jamais été. Il se débarrassa rapidement de sa chemise, pensant un long moment aux nombreuses cicatrices qui couvraient son dos. S’il faisait en sorte de ne pas lui tourner le dos ce soir, elle finirait par les sentir sous ses doigts s’ils allaient plus loin. Il baissa la tête vers la chemise qu’il avait retirée, hésitant sur ce qu’il devait faire. Il n’avait absolument pas l’habitude de dormir autant vêtu mais il n’avait pas non plus envie de la faire fuir, que ce soit par cette intimité ou la laideur de sa peau sur son dos mais aussi sur le haut de ses cuisses. Profitant du fait qu’elle était toujours dans la salle de bain, il se débarrassa de son pantalon pour enfiler un bas de pyjama ample qu’il n’avait pas franchement l’habitude de porter. Il ne se demanda pas s’il devait mettre le haut, Eden sortit à cet instant de la salle de bain et il fit volte-face aussi vite qu’il le put pour croiser son regard et soustraire les douleurs de son passé à ses yeux. Il la vit s’approcher, à la fois confiante mais incertaine et s’il avait pu s’imaginer ce qu’il ressentirait en la voyant simplement vêtue de sa propre chemise, il y aurait surement réfléchi à deux fois avant de la lui donner. Il l’observa tandis qu’elle marchait vers lui, ne cherchant même pas à cacher l’intérêt qu’elle représentait à ses yeux dans cette tenue, la dévorant du regard sans la moindre gêne avant de doucement remonter vers ses yeux. Il n’en oubliait pas pour autant son attitude lorsqu’ils étaient entrés et sa retraite précipitée dans la salle de bain et l’accueillit avec un sourire. « Tu sais que ma proposition de prendre le canapé tient toujours … » Il la regardait, analysant sa réaction, quand il aurait rêvé de se jeter sur elle pour l’embrasser de nouveau, il se contenait. Si elle avait changé d’avis, il le comprendrait parfaitement, ne pas lui forcer la main et pourquoi ne pas reprendre le contrôle de toute cette situation farfelue, bien qu’il n’en ait aucune envie. « J’ai déjà dormi dans bien pire alors ne sois pas gênée de me voir te laisser mon lit et ne te sens pas obligée de le partager. » Ses paroles étaient prévenantes, la main qu’il avança pour venir caresser sa joue dans un effleurement se voulait rassurante, son ton légèrement plus froid, distant, comme s’il s’attendait déjà à ce qu’elle accepte enfin de dormir seule dans son lit. Il était souvent plein de contradiction et ce moment n’y échappait pas, déjà il se détachait comme il le faisait quand il tuait pour s’empêcher de ressentir quoique ce soit. Le souvenir de ses cicatrices et de ses mains qui avaient déjà tué semblaient le ramener à la réalité, il ne méritait pas qu’elle le touche et méritait encore moins de la toucher, ce qu’il se répétait en boucle et pourtant, son pied fit un pas en avant, contredisant tout ce qu’il venait de dire ou de penser.

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MessageSujet: Re: DALEY & EDEN ❝ world war III❞   Lun 23 Avr - 21:18

Alors qu'il arquait un sourcils, je voyais bien que ma réponse à ses interrogations, ne plus guère. Mais il me désarçonna de nouveau, lorsqu'il me sourit d'une manière … subjective. Il se pencha ensuite vers moi, et alors qu'il s'attaqua à mon autre oreille, j'eus – naïvement – l'espoir qu'il abandonne toutes questions sur mon inexpérience en matière de séduction. Cette espoir grandit doucement alors que sa main dans mon dos s'agita et qu'il continua ces douces cajoleries, caresses et autres tortures tendres. Je dois avouer que la fierté m'a traverser un court instant, alors que je m'enfonçais un peu plus dans le bien être. Baisers le long de ma mâchoire, puis dans mon cou, je soupirais. Quelle petite naïve, je fais. Croire qu'il puisse abandonner cet esprit borné pour un simple plaisir de la chair. Oui, j'étais naïve. Il revint à la charge. « Et si je te dis que si tu ne développes pas tout de suite, je m’arrête complètement ? », me murmura t-il avant de continuer ces gestes qui savent me transporter ailleurs. Alors que j'allais rétorquer, mécontente de perdre la partie, il s'attaque à mes lèvres. Contrainte de me taire, mais terriblement consentante, je me laissais aller dans ce baiser d'un autre monde. Un baiser fiévreux, avide et passionné. Un qui vous flanque la chair de poule et qui ne vous donne absolument pas envie de vous arrêter, en manque d'oxygène ou pas. Cependant, c'était bien le but de sa manœuvre et comme si il était doué pour le faire, il se stoppa. Laissant un vide, là où ses lèvres s'étaient posées et là, où sa main s'arrêta. Me regardant dans les yeux, je savais qu'il n'y aurait pas de place pour les pirouettes ni même le marchandage. Même si je jouais le même jeu que lui, même si je le provoquais ? Cependant la timide Eden refit surface, comment faire pour le provoquer alors que je n'avais plus aucunes cartes en main ? Je l'avais déjà déstabilisé en l'embrassant, en lui susurrant quelques mots à l'oreille … Que faire de plus, sans que je me sente ridicule. Je ne pouvais rien faire de plus. Je pinçais des lèvres avant de détourner mon regard, mon ego – quasi inexistant – en prit un coup. C'était personnel et intime, je n'avais jamais eu le don de parler de cela ouvertement, encore moins comme les pauvres cruches qui exposent leur relation sexuelle au yeux du reste du monde. Même en famille, on n'en a jamais parler. Enfin si, lors de mon entrée à Poudlard, ma mère adoptive avait essayer de m'en parler. Une catastrophe inter-sidérale. Je sentais alors un peu claustrophobe entre l'étau de ses bras, mais je savais que si j'essayais de me détacher de lui, pour masquer ma gêne – et surtout ma honte –, Daley me retiendrait. De plus, je n'avais vraiment pas envie de me disputer, une fois de plus, avec lui. Jetant l'éponge et en fixant toujours autre chose que ses yeux, j'avouais, énervée. « Je suis vierge ! Ça te va comme réponse ? ». J'avais l'impression qu'un feu avait été allumé sur mon visage, comme pour dire 'honte, honte, honte'.

Lorsque nous étions arrivé dans sa chambre, et qu'il m'avait donner une de ses chemises en guise de pyjama, avant de commencer à se déshabillé, j'avais pris un ticket simple pour la salle de bain. Je ne me sentais pas encore tellement prête pour soumettre mon corps à son regard. Peur de ne pas être à son goût ou peut être autre chose, je ne m'en étais pas senti l'étoffe de lui montrer ce qu'il désirait sans doute voir. Je ne savais pas ce qui allait m'attendre lorsque je pénétrais une nouvelle fois dans la chambre de Daley. Alors que je franchissais la porte, un spectacle – bien loin d'être immonde – m'attendait. Lui, torse nu, je ne pus m'empêcher de sourire avant de m'avancer vers lui, mi-figue, mi-raisin. Je voyais bien le regard qu'il avait sur moi, sa chemise me couvrait certes, mais c'était sans doute une tenue plus aguicheuse que ma tenue de sorcière. Après qu'il ait – sans doute – examiner toutes les parties de mon corps, je recroisais ses yeux et son sourire. « Tu sais que ma proposition de prendre le canapé tient toujours … », me proposa t-il de nouveau. J'eus un regard déçue, pourtant j'avais senti ce regard, cette envie, ou alors m'étais-je fait des idées sur ses pensées ? Ou bien il essayait de ne pas m'effrayer après ma fuite dans sa salle de bain ? « J’ai déjà dormi dans bien pire alors ne sois pas gênée de me voir te laisser mon lit et ne te sens pas obligée de le partager. », continua t-il avant d'effleurer ma joue, puis faire un pas en avant. Ses paroles et ses gestes étaient de nouveau tellement contradictoire ! J'inspirais doucement avant de m'approcher de lui moi aussi, collant mon corps contre le sien, passant une de mes mains derrière sa nuque pour mêler mes doigts dans ses cheveux, l'autre effleurant sa tempe. Je reprenais mon rôle de séductrice, mais cela marcherait-il ? Je déposais alors un baiser sous son oreille. « Je crois que ce lit est bien assez grand pour nous deux. », murmurais-je, déposant un autre baiser à la commissure de ses lèvres. « Et de toutes façons, je n'ai aucunes intentions de te laisser franchir la porte de cette chambre. », finis-je en plantant mon regard dans le sien.
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DALEY & EDEN ❝ world war III❞

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