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 when the sky turns grey. ◮ (thayer&joshua)

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MessageSujet: when the sky turns grey. ◮ (thayer&joshua)   Dim 9 Juin - 13:54

Assis sur le rebord de la fenêtre de la tour d'astronomie, à l'endroit exact où nous avions parfois l'habitude de nous rendre avec Pansy - bien que ce ne soit pas avec moi qu'elle s'y rendait le plus souvent - je me retrouve cette fois seul. La tête levée vers le ciel, j'observe calmement les nuages qui se profilent à l'horizon pour en venir à passer au dessus de ce Poudlard, autrefois si glorieux, qui n'est plus aujourd'hui qu'un pâle reflet de lui-même. Le château n'est clairement plus ce qu'il était autrefois et je regrette grandement cette ancienne facette de l'école de sorcellerie où je pouvais me promener avec Hester main dans la main dans les couloirs, sans craindre quelconques représailles ; et surtout pas celles de mon paternel, qui a soudainement été pris par l'envie de venir enseigner je ne sais trop quelle matière, dans l'enceinte de l'école de sorcellerie. A côté de lui, même le professeur Ombrage et ses nombreux décrets ajoutés au règlement dans le but d'éviter un maximum la formation de couples, paraît être quelqu'un de sympathique et d'absolument pas nocif pour nous. Et pourtant, il suffit de se souvenir des retenues qu'elle donnait à la pelle, pour grimacer. Retenues n'étant rien par rapport à celles donné aujourd'hui par les mangemorts qui peuplent l'école. Ainsi, cette année, il me faut passer le plus clair de mon temps, séparé de la personne à laquelle je porte le plus d'affection sur toute cette terre. Et il me faut avouer que cela me fend véritablement le cœur, d'où ces quelques instants d'égarement, passés de temps à autre au sommet de la tour d'astronomie, alors que les larmes présentes au coin de mes yeux, menacent de s'écraser d'un instant à l'autre sur le sol. Je m'étais pourtant promis de ne pas pleurer, jugeant que la chose doit encore être plus difficile à supporter par la blonde qui, elle, a également dû subir la malencontreuse disparition de ses parents. Sauf que je ne me montre pas être des plus doués pour tenir mes promesses. La preuve en est qu'à peine quelques semaines plus tôt, au début des vacances scolaires, juste avant les fêtes de noël - ou les fêtes de fin d'année, de façon plus générale -, j'ai promis à la jeune femme de ne plus jamais la laisser tomber, alors même que nous nous trouvions dans son salon. Promesse que j'ai aussitôt été contraint de rompre, lorsqu'il m'a fallu rentrer au château, pour notre bien à tous les deux - du moins, est-ce ce que je me plais à penser, par peur qu'il lui arrive quelque chose en raison de mon père, très certainement. Solution qui m'a plusieurs fois paru très mauvaise, mais à défaut d'avoir mieux, je m'en contenterai bien et ne remercierai sans doute jamais assez Arabella pour m'avoir trouvé cette solution. Peut-être pas la meilleure qui soit, mais je ne peux décemment pas en vouloir à la brune, puisqu'elle se trouve être une gryffondor et non pas une serdaigle. C'est pour son courage qu'elle a été placée dans notre maison commune, pas pour sa réflexion, quand bien même elle n'a pas grand chose à envier aux aigles. Pourtant, c'est sans doute ce pourquoi j'aurais d'abord dû demander l'avis d'Hester. Après tout, il a plusieurs fois été prouvé qu'elle était la plus douée pour ce qui est d'entreprendre les choses, entre nous deux. La plupart du temps, c'est ainsi que les choses se passent pour nous deux, et je n'ai jamais rien eu à redire à cela. Sauf que cette fois, je n'ai pas réellement eu le choix - sans quoi, je l'aurais sans aucun doute laissé prendre les devants, une nouvelle fois -, me retrouvant au pied du mur. Peut-être aurais-je dû prendre plus le temps d'y réfléchir, mais l'adrénaline infiltrait tellement mes veines et le stress s'insufflait à ce point mon esprit, que je n'aurais pas été capable de trouver la moindre solution de toute manière.

Mais si je me trouve ici aujourd'hui, des larmes perlant aux coins des yeux, c'est bien parce que le plan d'Arabella est loin d'être infaillible. Chose que je ne peux pas lui reprocher, encore une fois. Après tout, elle m'a bien aidé jusqu'à présent, alors il serait quelque peu ingrat de ma part, que de lui reprocher le fait que mon paternel ait découvert quoi que ce soit. S'il a commencé à avoir des suspicions, c'est bien parce que je n'ai pas assez bien joué le rôle, que je me suis pourtant moi-même attribué. Peut-être a-t-il commencé à avoir quelques doutes lors de nos entrevues quotidiennes, alors que je partais dans quelques amphigouris que j'avais moi-même du mal à comprendre. Ce n'est pas puisque je passais du temps avec la blonde, qu'il a dû se rendre compte de quoi que ce soit, puisque nous n'avons même pas échangé ne serait-ce qu'un regard, depuis notre retour des vacances de noël. Si bien qu'il a dû retirer quelques informations des réponses sans queue ni tête de ce que je pouvais bien lui répondre, ou de mon air constamment dans la lune. Parce qu'il est vrai que si je ne parviens plus à suivre les cours, c'est sans cesse à Hester que je pense. Ainsi j'espère que mon paternel ne s'avère pas être un légilimens, étant donné toutes les fois où j'ai pensé à la jeune femme en étant dans son bureau. Je déglutis alors que je repense à la façon dont il est venu me chercher ce matin, en plein milieu d'un cours commun avec les poufsouffles. Ordonnant à l'un des blaireaux de me prendre mes affaires et de les ramener à son bureau à la fin du cours, il m'avait agrippé par la manche, afin de me trainer à travers les couloirs déserts. Et durant tout le trajet jusqu'à son dit bureau, je ne suis parvenu qu'à me dire que c'était la première fois qu'il venait me débusquer ainsi en plein cours. Bien sûr, il m'avait déjà intercepté à plusieurs reprises durant des changements de salle, me faisant arriver en retard en cours ; mais jamais il n'était venu me chercher ainsi. C'est pourquoi j'en avais aussitôt déduit que quelque chose de grave se profilait à l'horizon. Et s'il s'est avéré qu'il avait découvert le pot aux roses, au moins n'a-t-il pas trouvé le nom de la jeune femme qui accompagne mes pensées amoureuses. Derrière mes paupières closes, je revois son visage crispé par la rage alors qu'il concluait que si je ne lui avais jamais parlé de la jeune femme auparavant, c'est qu'elle n'était pas d'ascendance sang-pur. Dans le mille, forcément. J'avais en quelque sorte était sauvé par le gong lorsque l'on avait frappé à la porte et que celle-ci avait pivoté sur ses gonds, d'un coup de baguette de mon paternel, pour s'ouvrir sur le poufsouffle. Et alors que mon père m'avait mis dehors comme un malpropre, me jetant pratiquement mes affaires à la figure pour que je m'empresse de faire ce qu'il demandait alors, il avait gardé le jaune et noir en "otage". A présent, je m'en veux également de l'avoir mis dans l'embarras. Un crissement de plancher se fait soudainement entendre derrière moi et je m'empresse de renifler, séchant mes larmes d'un revers de manche, avant de me retourner. Je découvre alors derrière moi, une silhouette masculine se détachant en contre-jour. Mais lorsqu'il fait un pas en avant, s'écartant de l'obscurité, je n'ai aucun mal à le reconnaître. « Vraiment, désolé de t'avoir mis dans l'embarras. » Je pince les lèvres. C'est le minimum de ce que je peux dire au jeune homme qui a été mêlé à toute cette histoire, sans doute sans comprendre le pourquoi du comment. Enfin, je me doute que mon paternel n'a pas dû tarder à lui expliquer, sans quoi je me demande pourquoi il aurait bien pu le garder dans son bureau. Pour se défouler un bon coup ? Le poufsouffle ne semble pas porter la moindre trace de blessure, même magique. Pour admirer encore une fois le genre de fils que je ne suis pas ? J'en doute fortement, il ne me semble pas que le jeune homme soit un sang-pur de toute façon. Ainsi ne peut-il pas s'attirer les grâces de mon père si facilement. Je ne vais toutefois pas lui sauter dessus pour lui demander ce qu'a bien pu lui dire l'aîné Panderman dans ce château. Pas alors qu'il m'a sauvé, en quelque sorte, en venant rapporter mes affaires et en prenant ma place. « Thayer c'est ça ? Si je peux te remercier d'une quelconque façon, n'hésite pas, surtout. Ou te dédommager, dépendant de comment tu vois les choses. » Je passe ma langue sur mes lèvres cette fois, quelque peu embarrassé. Je ne sais même pas comment il a fait pour me retrouver ici ou même ce pourquoi il est venu jusqu'à moi. J'espère cependant que ce n'est pas pour une question de vengeance, après tout, il serait facile de me pousser du haut de la tour d'astronomie et attendre que je meure en m'écrasant sur le sol. Mais une mort semblable à celle du professeur Dumbledore, serait certainement trop honorable. Et puis, je n'ai pas réellement envie de mourir non plus, il faut dire. Je secoue une nouvelle fois la tête, avant de me détourner de lui, fixant une nouvelle fois mon regard sur le ciel gris du dehors.

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MessageSujet: Re: when the sky turns grey. ◮ (thayer&joshua)   Dim 9 Juin - 23:23

 


« When the sky turns grey . »
FEAT. JOSHUA .


Toutes les personnes du monde magique savaient bien que Poudlard avait beaucoup changé cette année, comparé aux autres. Il aurait fallut être aveugle et sourd afin de ne pas s'en rendre compte, ou bien vivre sur une autre planète. Les rumeurs se dispersaient un peu partout dans les rues, les bars, les magasins, ou encore l'école elle-même, non sans une grande discrétion cependant. Après tout, nous ne savons jamais à qui on parle vraiment, et on serait surpris de voir certains de nos proches se tourner d'un seul coup contre nous, sans qu'on sache vraiment pourquoi. Mais étonnamment, bien que je traînais souvent seul dans les couloirs vide le soir, c'était lorsque je me baladais en pleine journée que je me rendais compte de ce qui avait changé. Aujourd'hui, Poudlard était sans aucun doute bien plus noir et bien plus sombre qu'il ne l'avait jamais été auparavant. Cela ne m'étonnait donc pas que certains élèves n'avaient pas voulu revenir à la rentrée, préférant rester auprès de leurs proches avant qu'ils ne leur soient enlevés, afin d'être en sécurité. Mais l'étions-nous vraiment plus ailleurs qu'ici ? Je n'en étais pas si sûr. Au moins, ici, se trouvaient des personnes des deux clan. Si l'un commençait la guerre, il n'y avait pas à douter que l'autre riposterait sans attendre. Mais ce n'était pas cela qui me marquait le plus. O.K, certaines personnes étaient quelques peu en danger à cause du sang qui coulait dans leurs veines – et on pouvait même m'inclure dans le lot. Il y avait des mangemorts dans l'école ? Certes, tout le monde était au courant, ce n'était un secret pour personne ici. Certains étudiants d'ailleurs les avaient même rejoint, y compris quelques uns de mes amis Serpentard, me donnant la pression afin que j'en fasse de même, bien que je n'en avais aucune envie. Comment leur expliquer je ne faisais pas partie de leur monde, ou pas tout a fait ? Il n'y avait pas à réfléchir plus loin : lorsqu'ils apprendront que je suis un Né-Moldu au lieu d'un Sang-Pur comme il l'ont toujours cru, il n'y avait pas à douter que ces amis-là, égoïste au plus haut point, me laisseraient tomber du jour au lendemain, oubliant même qu'ils ont un jour été ami avec moi. Alors pourquoi traînais-je quand même avec eux ? Et pourquoi leur répondais-je toujours : « Oui, je vous rejoindrais bientôt, ne vous en faites pas » telle une cassette pré-enregistrée qu'il me suffisait de remettre au début avant de cliquer sur play une nouvelle fois ? C'était un mensonge qui, je le savais, me coûterait cher un jour, mais je préférais cela à la honte que pourrait subir mon père si on apprenait qu'il avait adopté un Né-Moldu tel que moi, je ne voulais rien faire qui puisse le contrarier. Mais cela non plus n'était pas ce qui m'interpellait le plus, bien que cela occupait fortement mon esprit également. Non, si vous voulez tout savoir, ce qui m'interpellait le plus c'était l'expression inscrite sur la plupart des visages des étudiants : inquiétude, doute, tristesse, stresse également... J'étais prêt à mettre ma main au feu que chacun avait des soucis qui les contrariaient et dont ils préféraient en parler le moins possible. Cela devait concerner leurs familles, leurs amis et leurs connaissances en général. Je me mettais alors à réfléchir à ce qui pouvait bien être la cause de leurs sentiments : des familles séparées et cachées, des amours interdits entre Né-Moldu et Sang-Pur, des proches qui ne donnent plus de nouvelles... Ou comme moi, un père ex-mangemort qui pourrait bien le redevenir. Autant dire que de nombreuses tensions se ressentaient dans les couloirs de cette école. De la froideur, même, flottait dans l'air, et me glaçait le sang tandis que je marchais jusqu'à la classe où se déroulait mon prochain cours avec les Gryffondor. Je m'installais à ma table habituelle, ni trop proche du prof, ni trop lointaine, afin de me fondre au mieux dans la masse des élèves de ce cours. Les places de devant étant principalement consacrées au très bons élèves et les places de derrière aux très mauvais, et ne me sentant pas particulièrement dans un de ces deux camps-là, je m'installais par déduction au milieu de la classe. Effectivement, bien que je puisse être assez extraverti en dehors des cours, j'étais en revanche assez discret quand j'y étais et je suivais les cours de manière attentive.

C'est une fois mes affaires sorties sur la table et le cours commencé que je me décidais à jeter un rapide coup d’œil vers mon voisin que je reconnu sans trop de difficultés. Si ma mémoire ne me jouait pas des tours, il devait s'appeler Joshua. Je n'avais jamais eu l'occasion de parler à ce Gryffondor malgré mes sept années à Poudlard, ou alors de temps en temps lorsqu'on devait travailler en binôme lors d'un cours comme celui-ci, mais cela ne comptait pas vraiment dans le sens où on ne parlait pas de soi dans ces cas-là. Il faut de plus dire que nous deux étions loin d'être du même monde aux premiers abords : pas la même maison, pas le même sang – lui étant un Sang-Pur et moi un Né-Moldu – et pas les mêmes fréquentations du tout. Peut-être avions-nous cependant des points communs mais que nous ne le savions pas puisque nous avions jamais pris la peine de nous parler en dehors des cours. D'ailleurs, il me semblait qu'il était poursuiveur dans l'équipe de quidditch, ce qui nous faisait déjà un. Avec un peu de chance, s'il voulait en faire son métier, cela nous en ferait deux. Mais je savais pourquoi je me rappelais si bien de lui en particulier, et pas d'un autre Gryffondor. Il illustrait tout simplement très bien ce que je pensais dans le couloir quelques minutes auparavant en venant en classe : cette année à Poudlard avait changé beaucoup de vies, en bien comme en mal – mais surtout en mal – et Joshua avait ce visage qui semblait exprimer une grande souffrance, sûrement dû, de près ou de loin, à cela. Bien que je ne connaisse pas la cause de cette tristesse qui semblait l'accabler – et je ne voyais pas comment cela pourrait être autrement puisqu'il n'était pas mon ami – il arrivait plutôt bien à la dissimuler. Je l'avais quant à moi remarqué juste parce que j'y pensais, et que du coup, j'y avais fait attention lorsque je l'avais regardé. Mais sinon, j'étais presque sûr à cent pour cent qu'une personne qui traînerait avec lui ne s'en rendrait même pas compte. Sinon, il était également possible que je me rappelle de Joshua à cause de son père qui était professeur à Poudlard, et qui venait par ailleurs d'entrer dans cette classe de façon assez bruyante, sans prendre la peine de toquer ou de s'excuser auprès de notre professeur qui était en plein dans son cours. Il prit son fils assez violemment par la manche de son pull le forçant à le suive jusqu'en dehors de la classe, non sans m'avoir demandé auparavant de ramener les affaires Joshua dans son bureau une fois que le cours serait terminé. J'avais acquiescé et il était partit l'air satisfait bien que tout de même en colère, je ne sais pourquoi. Il m'avait semblé que Joshua avait besoin de se sortir de ce pétrin, et c'est pourquoi je n'avais pas tarder à la fin du cours de lui rapporter ses affaires au bureau de son père. Prenant soin de toquer à la porte, contrairement à lui, j'attendis que celle-ci s'ouvre. Une fois que ce fut le cas, Monsieur Panderman jeta son fils en dehors de la pièce avec les affaires que j'avais rapporté, et il me fit quant à moi rentrer. Apparemment, il ne s'était pas calmé depuis tout à l'heure. Pensant que j'étais l'ami de son fils, il tenta de me soutirer des informations à propos de ce que Joshua lui cachait. Je ne lui fus cependant guère d'une grande aide puisque je n'étais au courant de rien. Quand bien même cela aurait été le cas, je n'aurais rien dit. Au bout de plusieurs minutes, voyant que je ne savais vraiment rien, il me laissa partir, bien qu'il ne fut guère content de cela. Et je décidais d'aller voir Joshua une fois que mes cours seraient terminés afin de voir comment il allait après la façon dont son père l'avait traité. Ne sachant pas où il trouvait et ne l'ayant plus croisé de la journée, je décidais de commencer par le dernier étage, comme à mon habitude, puisque je commençais toujours par la fin. J'eus d'ailleurs raison de faire cela puisqu'il s'y trouvait, et je lâchai un sourire, fier de cette habitude qui avait l'air de toujours marcher, bien que cela ne soit qu'une coïncidence. Je m'approchais doucement de Joshua afin de ne pas le faire sursauter, bien qu'il serait tout de même surpris quoi que je fasse. C'est pourquoi je fis grincer le parquet pour qu'il sache que j'étais là, et il se retourna. Ses yeux étant gonflés et rouges, j'en déduis sans trop de difficultés qu'il venait de pleurer mais je fis comme si je n'avais rien remarqué. « Vraiment, désolé de t'avoir mis dans l'embarras. » me dit-il avant d’enchaîner : « Thayer c'est ça ? Si je peux te remercier d'une quelconque façon, n'hésite pas, surtout. Ou te dédommager, dépendant de comment tu vois les choses. » Je souris suite à ce qu'il venait de dire et partit m'asseoir à ses côtés, regardant le ciel. Je n'avais pas l'habitude de venir ici le soir, préférant les cuisines, mais je ne pouvais nier que le spectacle était assez beau. Après un petit moment de silence, je pris la parole à mon tour : « Tu ne m'as pas mit dans l'embarras, tu sais. A vrai dire, c'était plutôt marrant de voir ton père si déchaîné, il n'y a pas tout le monde qui aura cette chance-là dans sa vie » dis-je afin de détendre un peu l’atmosphère. « Tu n'as pas à me rendre la pareille, je suis juste venu pour savoir si tu allais bien après la façon dont il t'a traité. ». Il devait sûrement être étonné de ce que je devais lui dire. Je savais bien la réputation que j'avais dans cette école, et bien qu'elle me plu à un moment, je souhaitais désormais m'en débarrasser. Espérons que Joshua n'était pas le genre de garçon à faire attention aux rumeurs. Je n'étais pas du tout comme ce que les gens prétendaient.
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MessageSujet: Re: when the sky turns grey. ◮ (thayer&joshua)   Mer 12 Juin - 14:16

Je me demande s’il ne faut pas que j’envisage de quitter le château, de fuir loin d’ici pour qu’il n’arrive rien à Hester. Si mon paternel commence à avoir des suspicions et qu’il commence à interroger les gens à mon sujet, il finira forcément par trouver une piste. Car même si avec la blonde, nous prétendons que notre relation n’est que passée, il n’en reste pas moins qu’elle a existé aux yeux du monde. Par conséquent, c’est ce qui la rend dangereuse. Je déglutis une nouvelle fois à cette idée, fermant les yeux alors que je me demande comment faire. Je n’ai jamais été doué pour les adieux, ceux-ci me déchirant sans cesse le cœur, quand bien même ceux-ci concerneraient des relations vieilles d’à peine quelques semaines. Certains disent que c’est parce que je m’attache trop vite aux gens, mais moi, je pense que je ne m’attache qu’aux personnes qui en valent la peine. Ce n’est pas pour tout le monde que je verserais quelques larmes, cela est certain. Par exemple, les serpentards avec qui je me contraints à rester depuis ce début d’année, me sont tellement antipathiques, qu’ils ne pourront jamais prétendre à me rendre triste par leur départ – il n’est de toute façon, pas coutume pour un serpentard de pleurer pour des adieux, de ce que j’en ai compris. Mais pour ce qui est d’Hester, la chose se trouve tout de même être relativement différente. Après tout, il m’a déjà été difficile de me défaire d’elle en ce début d’année, la rejetant quelque peu contre mon gré alors que mon cœur continuait de battre pour elle. Alors je n’ose même pas imaginer ce à quoi ressembleraient de vrais adieux, desquels pourraient découler la certitude de ne plus jamais la revoir ou la serrer dans mes bras. Surtout que je lui ai promis, il y a un mois à peine, de ne plus jamais la laisser tomber. De me trouver toujours là pour elle. Après tout, ses parents ont disparu, et si je la fuis, il ne reste plus personne. Mais je suppose que si cela lui permet de rester en vie et de ne pas se faire attaquer par bon nombre de mangemorts – de mon père –, cela peut représenter un sacrifice qui vaut largement le coup. Il n’est pas nouveau que je souhaite qu’il ne lui arrive rien par ma faute. Rouvrant les paupières, j’embrasse le ciel du regard, presque au même moment où le parquet se met à grincer derrière moi. Je passe un revers de manche sur mes yeux, séchant rapidement mes larmes avant de me retourner avec nonchalance. Mes yeux se posent alors sur le poufsouffle, venu s’asseoir à côté de moi en cours, venant combler la paillasse vide, et ayant dû subir les foudres de Papa Panderman, après être venu me ramener mes affaires dans son bureau. Et c’est ainsi que je me rends compte d’à quel point le fait que mon père soit dans ce château et mon manque de prise de précaution, peut mettre les autres en danger. Pas forcément un danger mortel ou physique, mais au moins psychologique. Il n’est jamais agréable de se voir retenu dans le bureau d’un mangemort, surtout lorsque celui-ci est d’humeur exécrable. Car on peut alors craindre le pire en se trouvant face à ce genre de cas, surtout que montrer sa peur au dit mangemort, l’inciterait à frapper encore plus fort, à se sentir plus puissant. Mais alors que j’observe le jeune homme à travers mes yeux humides, je ne perçois pas de quelconques traces de coups sur son visage, ou même une expression particulièrement désespérée, peinte sur ses traits. Je l’observe ainsi pendant quelques instants, sans esquisser le moindre geste, avant de me lever, pour prononcer quelques mots d’excuses à son attention. Il a beau être un grand ami de nombreux serpentards, cela ne change en rien le fait que je doive me montrer respectueux à son égard, surtout que je prétends moi-même nouer une amitié avec quelques uns des verts et argent. Surtout que l’erreur du poufsouffle, n’aura été que de prendre place à côté de moi, parce qu’il n’y avait plus d’autres places dans la salle de cours – à moins que je n’ai pas remarqué ces dernières. Mais peu importe, erreurs ou pas, le jeune homme mérite des excuses, et c’est pour ça que je ne rechigne pas pour lui en fournir, proposant même de me rattraper de je-ne-sais-trop quelle manière.

Il me dévisage pendant un instant, avant de laisser un sourire apparaître sur ses lèvres. Il traverse alors la pièce en quelques enjambées, pour venir s’asseoir à côté de l’endroit où je me tenais moi-même assis, quelques secondes auparavant. J’arque un sourcil, le dévisageant un instant, ne comprenant pas vraiment – en admettant qu’il y ait quelque chose à comprendre. Mais je finis tout de même par me rasseoir bien vite, à côté du poufsouffle. Je l’observe un instant, alors que son regard est perdu vers l’extérieur. Il semble comme déconnecter, jusqu’à ce qu’il se décide enfin à prendre la parole, du moins. « Tu ne m'as pas mis dans l'embarras, tu sais. A vrai dire, c'était plutôt marrant de voir ton père si déchaîné, il n'y a pas tout le monde qui aura cette chance-là dans sa vie. » lance-t-il alors sur le ton de la conversation. Me détournant de lui, je fixe alors le ciel au dehors, fixant mes prunelles dans le lointain. Je sais bien qu’il a dit ça en ironisant, mais cela ne change en rien le fait qu’il n’y a pas grand-chose de drôle là-dedans. Non, personne ne peut parler de chance, en ce qui concerne le fait de se faire torturer mon paternel, c’est simplement impossible. Mais je dois au moins reconnaitre au poufsouffle, qu’il tente de détendre l’atmosphère. Peu de personnes prendraient le temps de faire une chose pareille, la plupart ne se seraient pas donner la peine de venir me voir ou de tenter de passer du temps avec moi. Surtout après que je me sois transformé – plus ou moins – en monstre, depuis ce début d’année. Aussi, derrière son apparence de jeune prétentieux, trainant avec les autres prétentieux de serpentard, le poufsouffle reste tout de même quelqu’un d’agréable. Et je dois avouer m’en trouver quelque peu étonné. « Tu n'as pas à me rendre la pareille, je suis juste venu pour savoir si tu allais bien après la façon dont il t'a traité. » Je fronce les sourcils, ne luttant pas contre mon envie de me tourner de nouveau vers lui, cette fois. C’est une question que je ne m’attendais pas à entendre sortir de sa bouche, il me faut bien l’avouer. Qu’il vienne pour faire la conversation et me changer les idées, j’arrive encore à comprendre, mais qu’il tourne le dos aux principes des vicieux serpentards, correspondant à ne jamais réellement montrer que l’on s’inquiète au sujet de l’autre, m’étonne encore plus. Je le dévisage un instant, sans savoir quoi répondre, me demandant pourquoi il se montre si gentil. Je ne lui ai jamais parlé, n’ai jamais réellement fait attention à lui, mais il me paraissait évident qu’il était exactement comme les autres. Pourtant, depuis ce début d’année, avec ce que je tente de faire croire aux autres, je suis bien placé pour savoir que les apparences se montrent bien souvent trompeuses. Et avec Tracey, c’est la deuxième fois que l’on me montre que les personnes semblant sympathiques, sont celles à qui je n’ai jamais réellement fait attention auparavant. Les rencontrer au mois de février de notre septième année, alors que l’année en question est déjà presque terminée, c’est un peu comme se rendre compte d’être passé à côté de quelque chose de grandiose. Et pour dire, je n’ai jamais remarqué que Tracey fréquentait le château, avant de la croiser dans la forêt interdite le soir d’Halloween. Je suis d’ailleurs presque certains, qu’il y a de nombreuses personnes à qui je n’ai jamais fait attention et qui pourraient me paraître tout aussi sympathiques, voir même devenir de bons amis. Seulement, il est sûrement un peu trop tard pour y penser, et même si je m’en mords les doigts, cela ne m’aidera pas à changer ce fait. « Merci. » j’articule finalement, en hochant la tête. « Cela va mieux, grâce à toi sûrement, vu que tu m’as sorti de pétrin. Encore merci. » Je lui adresse un léger sourire, avant de baisser la tête, pinçant les lèvres. J’essaye de me remémorer où j’ai déjà pu le voir auparavant. En cours, bien évidemment. Les poufsouffles et les gryffondors ont bien souvent des cours en comment après tout, donc ce n’est pas non plus une grande innovation. Sinon, à la table des poufsouffles, dans la grande salle, quelques fois où je tentais de chercher Ainsley du regard, à cette époque où nous étions encore deux amis. A cette époque où l’envie de me gifler, ne lui avait encore jamais traversé l’esprit. Et bizarrement, comme-ci ces informations pouvaient être liées, le nom du jeune poufsouffle, me revient subitement en tête. « Thayer ? C’est ça ? » je le questionne, pour m’assurer que je ne m’apprête pas à faire une nouvelle gaffe, en admettant que le fait de l’avoir laissé s’asseoir à côté de moi en cours, en soit déjà une. « Je crois que je te dois des excuses, vu que je me suis clairement mépris sur la personne que tu étais, ces dernières années. » Je hausse les épaules, en lui adressant un air désolé. C’est toujours la même chose avec les préjugés de toute façon. Ils nous bouffent la vie, à tel point que l’on ne sait plus s’en défaire, finissant sans cesse par les mêler à la réalité. A la fin, on ne sait plus défaire le faux du vrai, finissant par se priver de nouvelles rencontres pouvant être fabuleuses. Surtout que les on-dit, se trouvent généralement basés sur des préjugés. Alors faire des préjugés de préjugés, c’est carrément transformé les choses en un véritable cercle vicieux, du genre de ceux qui n’ont pas de fin. « Mais j’espère bien me rattraper avec des présentations en bonne et due forme. Moi c’est Joshua Panderman. Et le professeur-mangemort fou que tu as croisé dans le bureau, c’était mon père. » je lui souffle, en lui tendant la main. Restant un instant le regard rivé sur ma main tendue, je finis par redresser la tête pour le regarder droit dans les yeux, lui adressant un sourire sincère.
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MessageSujet: Re: when the sky turns grey. ◮ (thayer&joshua)   Dim 16 Juin - 16:12

 


« When the sky turns grey . »
FEAT. JOSHUA .


Tout en montant au septième étage de Poudlard, là où j'avais décidé de commencer mes recherches afin de retrouver Joshua, je repensais à ce qu'il s'était passé en cours ce matin-là. La journée n'avait pas dû être joyeuse pour lui, il n'y avait d'ailleurs pas de doutes à ce sujet. Et, bien que je ne connaissais pas les tenants et les aboutissants de ce qu'il s'était passé, je ne serais pas étonné de le retrouver chamboulé. C'était d'ailleurs pour cette raison que je souhaitais le voir : je voulais m'assurer qu'il allait bien avant de retourner à mes occupations habituelles – c'est-à-dire, à cette heure-ci, faire mes devoirs. Je me doutais bien que beaucoup de personnes dans cette école serait étonné s'ils me voyaient faire ce que j'étais en train de faire, la plupart étant persuadé que j'étais égoïste, superficiel, voir peut-être même un peu méchant et sans cœur. Cela était dû au fait que je traînais en particulier avec des Serpentard qu'ils pensaient ça, je le savais. Moi, m'inquiéter pour quelqu'un d'autre ? Il serait pour eux impossible d'envisager que j'étais différent de mes camarades, je ne pouvais pas leur en vouloir. Après tout, il était probablement vrai dans quatre-vingt dix pour cent des cas que lorsque quelqu'un d'une autre maison avait pour amis des Serpentard, il finissait par être, ne serait-ce qu'un petit peu, influencé par eux. Mais leurs parents ne leurs avaient-ils jamais appris à ne jamais se fier aux apparences ? Nous pourrions être vraiment étonné du caractère qu'a une personne que nous ne connaissons pas si on prenait juste la peine de s'intéresser à elle et de lui parler. D'ailleurs, Joshua  aurait sûrement cette réaction en me voyant débarquer pour lui poser des questions alors que nous ne nous nous connaissions même pas. D'ailleurs, cela ne m'étonnerait pas non plus s'il se méfiait de moi au tout début. Mais je ne venais pas lui parler pour vérifier mes théories ou pour lui prouver que je n'étais pas comme mes amis Serpentard, non. A vrai dire, j'essayais de ne pas faire attention à ce que les autres pensaient de moi, je voulais juste lui parler pour voir comment il allait, rien de plus. J'avais eu l'impression que son père était loin d'être un père exemplaire si on s'attardait sur le comportement qu'il avait eu envers son fils aujourd'hui. Mais disons que je n'étais pas très bien placé pour avoir un avis sur les relations père-fils étant donné que j'avais été adopté. Il me semblait tout de même que je n'aurais pas apprécié si le mien s'était comporté comme cela avec moi. Malgré tout, je ne savais rien à propos de leur relation, et peut-être que Joshua avait fait quelque chose qui méritait cette rage dans laquelle son père s'était retrouvé ce matin. Cependant, j'en doutais fortement. Il n'y avait rien qui me venait à l'esprit de si horrible qui aurait pu faire qu'il aille le chercher en plein cours comme il l'avait fait. Était-ce parce son père était un mangemort – et un ex-Serpentard – qu'il agissait comme cela ? Cela devait jouer, ne serait-ce qu'un petit peu. Et dans ce cas, je ne pouvais m'empêcher de me demander si mon père avait un jour été comme le sien. J'adorais mon père, vraiment. Malgré les quelques écarts que j'avais eu depuis qu'il m'avait adopté suite à quelques laisser-aller de la part de ce dernier qui oubliait parfois que je n'étais qu'un enfant – personne n'est parfait – mon père avait toujours été parfait à mes yeux. C'est pourquoi cela m'avait tellement étonné lorsqu'il m'avait appris qu'il avait été un mangemort par le passé. Il ne m'en avait jamais parlé jusqu'aux dernières vacances de Noël et je lui en voulais de ne pas me l'avoir dit plus tôt, ma réaction aurait sûrement été moins excessive. Effectivement, il me l'avait annoncé la veille  de mon retour à Poudlard, et je ne lui avais pas parlé de la soirée tellement j'étais en colère, ne comprenant pas pourquoi il m'avait adopté s'il avait un jour était contre les né-moldus. Ne sachant quoi répondre à cette annonce qui m'avait surpris au plus haut point, j'étais parti me réfugier dans ma chambre et je ne l'avais plus revu depuis. J'avais malgré tout tenter de le joindre pour me faire pardonner quelques semaines plus tard, le temps que je me calme, mais il ne me répondait pas. Cela était louche dans le sens où nous passions jamais autant de temps sans se parler, et je ne pouvais m'empêcher de me demander s'il était redevenu un mangemort... Cependant, j'essayais d'y penser le moins possible, et ce qui était important à l'heure actuelle, c'était de savoir comment Joshua allait. Ce dernier se trouvant d'ailleurs bien au septième étage, je partis m'asseoir à ses côtés – non sans un regard interrogateur de sa part – et je tentais de détendre l'atmosphère en blaguant sur ce qu'il s'était passé un peu plus tôt.

Détachant mon regard de la superbe vue qu'offrait cet endroit de l'école, je me tournais vers Joshua qui n'arrivait guère à cacher la surprise qu'il avait de me voir assis à côté de lui, et ceci eu la peine de me faire sourire. Fixant à son tour l'horizon, il se mit ensuite à froncer les sourcils après que je lui ai annoncé qu'il n'avait pas besoin de me rendre la pareille après ce qu'il s'était passé ce matin. Effectivement, je ne pensais pas avoir fait quelque chose de si formidable qui méritait qu'il me soit redevable, disons juste que j'étais arrivé au bon endroit au bon moment. Je savais bien qu'il trouvait cela étonnant que ces propos-là sortent de ma bouche, et pourtant, j'étais on ne peut plus sincère. Il était fortement possible que mes amis Serpentard auraient souhaité quelque chose en retour, mais pas moi, pas pour ceci. Et alors que je pensais à la cause de l'étonnement que Joshua avait, je me demandais si cela ne faisait pas trop d'un coup le fait que je le sauve des mains de son père ce matin, que je cherche ensuite à voir s'il allait bien et que je n'attendais absolument rien en retour. Aussi fallait-il ajouter que nous ne nous nous étions jamais parlé avant aujourd'hui, ce n'était pas comme si nous étions amis, et dans ce cas là tout aurait parut plus naturel. En effet, il y avait là un malaise ambiant que j'essayais tant bien que mal d'atténuer avec une ironie assez maladroite, et je voyais bien à la façon qu'il avait eu de se tourner vers moi pour me dévisager qu'il se méfiait. Mon caractère devait être à des années lumières de celui qu'il pensait que j'avais, et ces a prioris sur moi étaient sans aucuns doutes dû aux rumeurs à mon encontre qui se baladaient dans les couloirs de l'école ou tout simplement à mes fréquentations. De plus, il fallait également avouer que ce n'était pas tous les jours qu'une personne que l'on ne connaissait pas cherchait à savoir si on allait bien, et pendant quelques secondes, je me sentis mal à l'aise et pas à ma place. Je regrettais même quelques instants d'être venu, sentant que cela le gênait. Il était possible que je sois en train de le déranger, et peut-être voulait-il que je m'en aille, ce que je comprendrais tout à fait. Mais, alors que j'allais prendre la parole afin de lui demander s'il préférait que je parte, il me répondit. « Merci. » dit-il simplement avant d'ajouter tout de suite après : « Cela va mieux, grâce à toi sûrement, vu que tu m’as sorti de pétrin. Encore merci. ». Me ravisant alors à partir, je lui souris. Il aurait pu se contenter de me remercier, mais il avait rajouté une phrase, sûrement pour engager la conversation. J'avais sentis au ton qu'il avait mis dans celle-ci qu'il pensait vraiment tout ce qu'il venait de dire, ce n'était guère juste de vaines paroles. « De rien. » répondis-je peu avant que Joshua baisse la tête, paraissant réfléchir quelques instants. Je ne pu m'empêcher de me demander à quoi il pouvait bien penser. « Thayer ? C’est ça ? » me questionna-t-il alors, et je compris qu'il avait réfléchis à la dernière fois qu'il avait entendu mon prénom afin de se le remémorer. D'ailleurs, j'avais un peu fait la même chose pour le sien ce matin quand je m'étais assis à côté de lui. Outre le fait que son père était professeur ici, et qu'il était donc difficile de ne pas le connaître, j'étais presque sûr que je le connaissais parce que je l'avais déjà vu traîner avec Ainsley auparavant. C'était certes il y a longtemps, peut-être l'année dernière si je me souvenais bien puisqu'il ne me semblait pas les avoir vu ensemble ces derniers temps. Peut-être qu'ils n'étaient plus amis désormais, après tout, beaucoup d'eau avait coulé sous les ponts depuis. « Oui, c'est ça. » l'informais-je alors, lui adressant un léger sourire. Je ne voulais pas qu'il croit que cela me vexait qu'il ne connaissait pas mon prénom puisqu'en effet, j'avais déjà vu des personnes se vexer pour si peu. « Je crois que je te dois des excuses, vu que je me suis clairement mépris sur la personne que tu étais, ces dernières années. » continua-t-il, provoquant mon haussement d'épaules. Je ne pouvais pas lui en vouloir pour cela. D'ailleurs, si je commençais à en vouloir à tout ceux qui se trompaient sur mon compte à Poudlard, je ne parlerais pas à grand monde. « Ne t'inquiète pas pour cela, tu n'es pas le seul, tu sais. Si tu savais le nombre de personnes qui me croient aussi prétentieux que ceux avec qui je traîne... » Baissant les yeux quelques secondes, je regrettais que tout me monde s'attachaient tellement à ces préjugés et, bien qu'ils me protégeaient d'une certaine façon, j'aimerais d'une autre qu'elles n’existent pas. « Mais j’espère bien me rattraper avec des présentations en bonne et due forme. Moi c’est Joshua Panderman. Et le professeur-mangemort fou que tu as croisé dans le bureau, c’était mon père. » Je ne pus m'empêcher de sourire, relevant doucement les yeux jusqu'à sa main tendue vers moi qu'il attendait que je serre puis jusqu'à son visage qui m'adressait un sourire que je ne tardais pas à rendre. « Thayer Burgess, et ne t'inquiète pas, question père mangemort, je suis assez bien placé pour parler. » lui dis-je avec une gaieté non dissimulée dans ma voix tout en lui serrant la main, afin de ne pas montrer que cela me touchait beaucoup. Et, afin qu'il ne me pose pas de questions à ce sujet, je repris : « Si ce n'est pas indiscret, pourquoi exactement est-il venu te chercher ? » En effet, son père m'avait bien parlé de quelque chose, mais je ne voyais pas en quoi cela méritait cette colère...
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MessageSujet: Re: when the sky turns grey. ◮ (thayer&joshua)   Mar 18 Juin - 19:41

J’aurais dû savoir que cela allait finir par arriver. Quelque part, je l’ai toujours su, mais il a toujours été plus évident de me voiler la face plutôt que de regarder la réalité en face. Cela a pourtant toujours été quelque chose d’inévitable depuis la rentrée, non seulement parce que j’ai toujours mon père dans les pattes, mais aussi parce que je laisse trop d’indices disséminer autour de moi. Comme-ci je cherche justement à ce que mon paternel comprenne de lui-même ce que je refuse de lui dire. Tout est prétexte à lui laisser entendre que je suis amoureux d’une personne qu’il ne juge pas comme étant de bonne famille en raison de sa nature de sang. Déjà parce que j’ai mis de côté les bonnes résolutions prises en début d’année en ce qui concerne Hester, préférant continuer à la voir régulièrement à l’abri des regards, plutôt que de continuer à la voir me détester pour de vrai, me lançant des regards assassins lorsqu’elle ne manque pas de fondre en larmes. C’est pourtant ce que j’ai d’abord cherché à obtenir comme réaction, venant de sa part, mais cela a été trop dur à supporter. Même aujourd’hui, le fait de la voir me lancer quelques insultes au visage, même si j’ai conscience qu’il ne s’agit là que d’une parade pour éloigner les pistes comme je lui ai demandé de le faire, me fait mal au cœur. Au même titre que le fait de ne pouvoir la voir que trop peu souvent d’ailleurs, étant donné que nous n’avons pu nous voir qu’une seule fois dans l’enceinte de Poudlard et que les vacances de noël que nous avons passées ensemble, semblent déjà être un lointain souvenir – vacances que je peux d’ailleurs ajoutées comme étant une énième erreur sur ma liste. J’essaye pourtant bien de tenir ce qu’Arabella – la gryffondor de sixième année – et moi avons mis en place durant les vacances d’été, durant nos interminables correspondances par hiboux. Sûrement ne pourrais-je jamais remercier assez la jeune femme de m’avoir aidé sur ce point alors que nous ne nous connaissons qu’à peine au final. Mais de toute évidence, son plan me paraissant très bien monté aux premiers abords, ne l’est pas si bien que cela. Peut-être parce que je ne peux pas m’empêcher d’être sans cesse dans la lune à force de penser à Hester, ou de laisser mes joues se teindre d’une couleur pourpre lorsque l’on me parle de mariage ou de quelconques relations de couple – c’est d’ailleurs surtout mon paternel qui vient heurter ces sujets sensibles. Et aujourd’hui, cela semble être l’achèvement. Simplement le moment qu’il a jugé adéquate pour laisser exploser ses soupçons, décidant de débarquer en salle de classe en plein cours, pour m’arracher à ma paillasse et me trainer jusque dans son bureau pour me faire subir quelques interrogatoires bien ennuyeux – dans le sens de dérangeant surtout. Et je crois bien que je n’ai jamais autant désiré m’enterrer six pieds sous terre qu’aujourd’hui. Encore, j’ai de la chance qu’il n’ait pas pensé à user de veritaserum sur moi. A moins qu’il ne l’ait pensé mais qu’il ait préféré me laisser une chance, ou plutôt croire en mon honnêteté. Mais c’est une version des choses de laquelle je doute assez fort au final. Parce que mon père n’est clairement pas du genre à laisser de secondes chances et surtout pas à moi, moi qui l’ai tellement déçu en étant envoyé à gryffondor sans pour autant que j’en demande quelque chose. Farce roublarde du choixpeau magique, sans aucun doute. Vieux bout de tissus usé jusqu’à la corde, que j’ai maintes fois voulu déchiqueter pour cela, le réduisant en petit bout de tissus difformes, pour m’avoir fait devenir la plus grande honte de ma famille. Mais c’est une envie qui m’est passée aujourd’hui. Mieux, je le remercie grandement de m’avoir envoyé chez les rouge et or, sans quoi je n’aurais sans doute jamais accepté de continuer à côtoyer Hester après être resté avec elle dans un compartiment du Poudlard Express, alors que nous allions pour la toute première fois en direction du château. Parce que je sais pertinemment que je suis quelqu’un d’assez manipulable, comme l’a souvent prouvé mon enfance. Je me rappelle encore ces trop nombreuses fois où j’ai récité à la manière d’un automate, les choses qu’il s’est longtemps évertué à m’apprendre. Toujours les mêmes questions, toujours les mêmes réponses. Il arrive encore que ces dernières raisonnent dans mon esprit au détour d’un cauchemar, se rappelant à mon souvenir comme un boulet que je suis sûr de trainer toute ma vie. Et je sais pertinemment qu’au même titre que ces vielles rengaines, j’aurais été capable de dénigrer la blonde par simple effet de masse, préférant sans aucun doute me plier à l’avis de la majorité en ce qu’il s’agit de ne pas côtoyer des sang-mêlés comme Hester, sous prétexte qu’un sang-mêlé est un sorcier dont l’une des pourritures de parent a trahi son sang pour faire un gosse avec un moldu. Une honte – toujours cette même rengaine d’enfance. Ou du moins, que dans sa lignée, même si cela se trouve être quelque chose de très lointain, un sorcier s’est accouplé avec un moldu. Pourtant, il est parfois préférable d’être un sang-mêlé plutôt que de naitre à moitié demeuré sous prétexte que, pour garder la pureté de la famille, il faut faire des gosses entre cousins. Chose que je n’aurais sans doute jamais remarqué si j’étais devenu un influençable serpentard.

Cependant, Thayer ne semble pas penser comme moi. Impression qui me vient tout de suite en tête alors que je me fouille dans ma mémoire, ressortant ses traits de vieilles images qui m’encombrent l’esprit. Et dans tous mes souvenirs, ce sont des serpentards qu’il accompagne. Les suivant à la manière d’une ombre et se mêlant à eux comme-ci il est l’un des leurs. Chose que je ne suis jamais parvenu à faire, pas même en première année alors que mon paternel manquait de pleurer toutes les larmes de son corps, en raison de la déception. Pourtant, je ne parviens pas à en vouloir au poufsouffle, pour être parvenu à faire quelque chose que je n’ai jamais su faire – contrairement à ce pauvre Chandler, qui a le droit de récolter toute ma haine en gratitude –, déjà en raison d’Hester, mais aussi et surtout parce qu’il ne semble pas être comme eux. Du moins, pas comme les serpentards avec lesquels je reste depuis le début de l’année. Car même si ceux là ne sont pas les amis du brun, je n’ai aucun doute quant au fait qu’ils ressemblent sensiblement aux siens, en ce qu’il s’agit de la mentalité et de la relation avec les histoires de sang. Au moins, Thayer est assez malin pour ne pas se laisser embobiner par ces histoires et garder la tête froide. Du moins, c’est ce qu’il me semble dans l’immédiat. « De rien. » soupire-t-il, presque comme-ci il sous-entend là que c’est quelque chose de tout naturel. Alors qu’en fait, pas du tout quelque part. Je lui adresse un nouveau signe en guise de remerciements, sûrement pour le fait qu’il se montre si compréhensif. Et je dois dire que je me suis grandement mépris à son sujet, me laissant aller à adopter tous les préjugés que bon nombre de personnes doivent avoir sur lui. Mais si d’autres seraient venus pour me pousser par la fenêtre, à l’instar du professeur Dumbledore, pour avoir eu à subir un tête à tête avec mon paternel ; Thayer, lui, se montre bienveillant. Aussi je me sens quelque peu minable de lui avoir prêté de telles envies macabres qui, de toute évidence, ne lui correspondent pas. « Ne t'inquiète pas pour cela, tu n'es pas le seul, tu sais. Si tu savais le nombre de personnes qui me croient aussi prétentieux que ceux avec qui je traîne... » Le poufsouffle baisse alors les yeux vers le sol, visiblement navré d’avoir à subir ses préjugés. Ces choses qui ne tiennent pas à grand-chose au final et qui peuvent mettre des gens dans l’embarras, personnes n’ayant rien demandé mais se retrouvant projeter au devant de la scène, pour quelques détails et habitudes de leurs vies, ayant été agrémenté l’imagination de quelques imbéciles qui se plaisent ensuite à colporter des rumeurs. Le pire, c’est que la plupart du temps, ils croient que ce qu’ils disent eux-mêmes est vrai, alors qu’ils n’ont fait qu’inventer des choses. Et je me place dans le même panier que ces idiots là – me qualifiant ainsi moi-même d’idiot, certes. Pourtant, je dois avouer que les préjugés m’aident assez bien en ce moment et que c’est uniquement grâce à leur existence que le plan monté avec Arabella a été rendu possible. Sûrement grâce à eux aussi, que mon paternel n’a pas encore deviner pour Hester – enfin, qu’il n’a pas trouvé la non-sang-pur duquel je suis amoureux plutôt – encore assez satisfait du fait que je passe mon temps avec des serpentards. Pourtant, il semble évident que des personnes comme Thayer, ne puissent pas voir les préjugés comme des choses un tant soit peu bénéfiques. « Depuis le début d’année, j’ai souvent le droit au même genre de remarques. Donc je comprends. Même si contrairement à toi, j’entretiens ces rumeurs. » Je balaye la question d’un simple geste de la main. Peu importe quelque part, il ne doit rien en avoir à faire. « Contente-toi d’éviter d’y penser. Du moment que tu sais qui tu es, c’est le plus important. » J’aimerais ajouter que c’est quelque chose que l’on m’a toujours dit, pour apposer plus d’impact sur mes paroles, mais je sais que cela n’est pas vrai et il me parait assez déplacé de lui mentir. Sûrement parce qu’il vient de me sortir d’un pétrin sans nom et que, comme pour Tracey d’un certain côté, je me suis pris pour lui d’une amitié soudaine. Et c’est fou le nombre de personnes respectables à côté desquelles j’ai pu passer ces dernières années. Par préjugés mais aussi pour question de maisons. Ces quatre maisons sont sans aucun doute les choses qui nous divisent le plus dans ce château. Et c’est sans doute ce pourquoi le poufsouffle est si mal vu ; tout simplement parce qu’il est parvenu à passer au-dessus de toutes ces barrières que les gens s’imposent continuellement et ce, depuis des générations. « Thayer Burgess, et ne t'inquiète pas, question père mangemort, je suis assez bien placé pour parler. » Je finis de sécher les vieux résidus de mes larmes d’un revers de manche, avant d’adresser un sourire au poufsouffle. Et c’est tout juste si je ne laisse pas échapper un léger rire. « C’est cool, on va pouvoir fonder un comité. » je lui souffle sans dissimuler mon ironie, avant de répondre vigoureusement à sa poignée de main. Simplement heureux d’avoir fait sa connaissance dans un sens. Triste que ce soit dans ces conditions aussi, quelque part. « Si ce n'est pas indiscret, pourquoi exactement est-il venu te chercher ? » Je détourne le regard, plantant mes prunelles sur le paysage extérieur avant de passer ma langue sur mes lèvres. Si, quelque part c’est une question indiscrète. Mais en même temps, je me demande s’il est vraiment correct de ma part, de lui cacher ce qui s’est réellement passé, étant donné qu’il a été impliqué. Je passe une main sur mon visage, réfléchissant à toute vitesse avant de finalement décider que Thayer est suffisamment digne de confiance pour que je puisse lui confier cela. Je ne suis pas certain qu’Hester soit d’accord, mais elle n’est pas là pour que je puisse lui demander son avis, auquel cas, je n’aurais sans doute certainement pas besoin d’expliquer au brun les raisons de pourquoi il m’a fallu aller dans le bureau de mon paternel et lui avec. « Et bien, pour tout dire, mon père est déjà assez déçu que je n’ai pas été envoyé à serpentard. Il espérait que je me rattrape en me faisant épouser une sang-pure, mais il vient de comprendre que je suis en liaison avec une sang-mêlée, alors même s’il ne sait pas encore qui elle est, c’est un peu la galère quoi. » Je frotte ma nuque, quelque peu mal à l’aise d’avoir à me confier ainsi à un jeune homme étant un parfait étranger pour moi, il y a quelques minutes à peine. Mais de toute évidence, il serait malhonnête de ma part de l’envoyer voir ailleurs, surtout vu comment il se montre complaisant avec moi. Au moins ai-je évité de mentionner le prénom d’Hester, ce qui est sans doute une bonne chose pour la blonde comme pour moi. Mieux vaut-il rester sur ses gardes ces derniers temps. « Si je puis me permettre, il t’a posé quelle question ? » je lui demande alors en pivotant légèrement dans sa direction, lui servant alors un sourire quelque peu gêné.

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MessageSujet: Re: when the sky turns grey. ◮ (thayer&joshua)   Mer 26 Juin - 19:12

 


« When the sky turns grey . »
FEAT. JOSHUA .


« Thayer, c'est ça ? » Le père de Joshua m'avait posé la même question que son fils plusieurs heures auparavant lorsque notre cours commun avec les Gryffondor s'était achevé. J'avais eu pour devoir de ramener les affaires de son fils à son bureau, après que monsieur Panderman avait décidé d'aller le chercher de force en plein milieu d'un cours afin qu'ils aillent régler leurs comptes loin de notre vue à tous, et certainement pour lui crier dessus, par la même occasion. C'était, à mon avis, une dispute pas très importante qui aurait finalement pu attendre que le cours se termine pour éclater, si le père de Joshua n'était pas si... incontrôlable. Du moins, c'était la réputation qu'il avait ici, à Poudlard, et j'avais de temps en temps entendu des rumeurs provenant de mes amis sur les quelques excès qu'il aurait eu envers certains de ses élèves, et qui aurait sûrement été réglés d'une autre manière si un autre professeur s'en était chargé. Mais tout cela n'étaient que des préjugés après tout, et il y en avait sur tout le monde dans cette école, il était donc quasiment impossible de démêler le vrai du faux, et je préférais ne rien croire jusqu'à ce que je constate moi-même les choses, comme ce qu'il venait de se passer aujourd'hui avec Joshua. Il fallait avouer que certains professeurs étaient quelques peu dérangés ici, comme partout d'ailleurs puisque je me rappelais de l'école où j'allais avant de me retrouver à Poudlard, et les professeurs Moldu étaient en définitive pareil qu'ici : certains étaient bien, d'autres beaucoup moins. Il me semblait que monsieur Panderman faisait partie de la deuxième catégorie, pour le peu que j'en ai vu puisque c'était l'une des premières fois aujourd’hui. C'était ce que j'en avais déduis d'après la colère que je pouvais facilement lire sur son visage lorsque j'avais détaché mes yeux du professeur pour les lever vers lui, et il ne tentait d'ailleurs même pas de la dissimuler. Il semblait ne pas s'être rendu compte qu'il était en plein milieu d'une salle de classe, entouré d'élèves qui suivaient attentivement le cours jusqu'à ce qu'il vienne l’interrompre, et c'était à ce moment là qu'il m'avait demandé ce service. Service, d'ailleurs, qui ressemblait plus à un ordre qu'à autre chose, et j'avais hoché la tête afin de lui confirmer que je ramènerais les affaires de Joshua à la fin du cours. Je savais, sans vraiment me mouiller, que beaucoup de personne dans cette pièce ne l'auraient pas fait. Sûrement pour la simple et bonne raison que leur dignité en prendrait un coup s'ils obéissaient si facilement à quelqu'un, vu la façon dont il l'avait demandé et le ton qu'il y avait mis, et je pensais plus particulièrement à ceux qui étaient contre les Mangemort. Son père en était un, tout le monde le savait, c'est pourquoi certains Serpentard cherchaient à obtenir ses faveurs, y compris quelques uns de mes amis, à mon grand désespoir. Pour sûr, eux auraient fait ce que monsieur Panderman demandait sans poser de questions, la plupart considérant les Mangemort comme de vrais modèles, contrairement à d'autres. C'est pourquoi je trouvais cela assez paradoxal que ces deux types personnes se retrouvaient à étudier au même endroit... Tapant sa baguette sur le rebord de son bureau pour attirer mon attention, le père de Joshua cherchait ainsi à me faire sortir de mes songes pour que je lui réponde enfin : « Oui, je m'appelle Thayer Burgess. » Venant de rapporter les affaires de son fils, je ne voyais pas pourquoi il me demandait cela. Joshua avait été violemment éjecté de du bureau de son père, et je ne pouvais pas dire que la relation prof-élève entre monsieur Panderman et moi était développé : je le connaissais à peine. D'ailleurs, c'était même la première fois que je rentrais dans cette pièce – qui n'avait rien de bien particulier puisqu'elle ressemblait à peu de choses près aux autres. Tout ça pour dire que je n'avais rien à faire ici, bien qu'il avait l'air de penser le contraire. Il s'assit d'ailleurs sur la chaise de son bureau avec une expression qui me laissait penser que nous en aurions encore pour quelques temps. Soupirant quelque peu, en espérant que cela le force à se dépêcher, il se mit à déblatérer : « Burgess, tiens, je connaissais ton père : un grand Serpentard. Cela a dû extrêmement le décevoir lorsqu'il a apprit que tu n'y étais pas. Vois-tu, j'ai vécu la même chose avec mon fils, Joshua lorsque j'ai su qu'il était à Gryffondor. » Je me mordis les lèvres suite à ce qu'il venait de dire  afin de ne pas faire quelque chose que je risquerais regretter par la suite. Après tout, il pouvait bien penser ce qu'il voulait de mon père et de moi, cela ne changerait rien à ma vie. Du moins, ça ne changerait rien tant qu'il ne savait pas que je suis un Né-Moldu, si ce n'était pas déjà fait. En tout les cas, monsieur Panderman, à la vu de ma colère qui montait, stoppa son discours pour arriver à l'essentiel : « Bref... Étant donné que tu étais assis à côté de mon fils en cours, j'en ai conclu que tu étais son ami. Alors voilà : j'aurais besoin que tu me dises le nom de la fille avec qui il sort. Je me doute bien que s'il ne me l'a pas présenté, c'est qu'elle n'est pas de sang-pur, mais il faut que je sache qui c'est, tu comprends, n'est-ce pas ? » Je hochais la tête, c'était la seule chose que je pouvais faire étant donné que je ne connaissais pas le nom de sa petite-amie, Joshua n'était qu'un élève qui partageait quelques uns de mes cours. Ceci ne manqua pas d'énerver monsieur Panderman qui se défoula sur moi une bonne dizaine de minutes avant de me laisser partir, me laissant cependant bien comprendre que si je pouvais soutirer quelques informations à son fils, il ne fallait pas que j'hésite à les lui rapporter.

Ce n'était cependant pas mon genre, s'il avait demandé cela à un Serpentard, il l'aurait sûrement fait, mais pas moi. Je me doutais cependant que s'il avait préféré solliciter un Poufsouffle, c'était pour ne pas éveiller les soupçons de son fils : un vert et argent qui deviendrait tout d'un coup ami avec un rouge et or était très rare, surtout à partir de la septième année, la plupart étant des vrais opposés question caractère et convictions. Je trouvais tout de même cela extrêmement bas de la part de son père de vouloir espionner son fils pour avoir la connaissance de quelque chose. Pourquoi monsieur Panderman n'utilisait pas la magie sur son fils s'il souhaitait tant que ça connaître son secret ? Après tout, s'il se servait du véritaserum sur lui, il saurait tout simplement ce que Joshua lui cachait, alors pourquoi ne le faisait-il pas ? Son fils se méfierait-il trop de son père pour tomber dans le piège ? Car si Joshua souhaitait que monsieur Panderman soit au courant de sa relation, il la lui aurait déjà informé depuis longtemps, cela n'était en aucuns cas à moi de le faire. D'ailleurs, si j'avais accepté ce qu'il m'avait demandé, cela ne m'aurait pas surpris que tout se retourne contre moi une fois cette histoire terminée. Par ailleurs, je ne voulais pas m’immiscer dans des affaires qui ne me regardaient pas, et je ne me voyais pas copiner avec Joshua pour ensuite le prendre en traître, ce n'était pas du tout mon genre. De plus, maintenant que je faisais peu à peu connaissance avec lui, il paraissait sympa, et il ne mériterait pas qu'on lui fasse un coup pareil. Je ne serais cependant pas étonné qu'il croit, tout comme son père, que j'allais jouer double-jeu, tout le monde le croyait de toute façon, en particulier à cause des gens avec qui je traînais. Ces préjugés sur mon compte m'agaçaient au plus haut point, et bien que j'évitais d'habitude d'en parler, j'avais décidé d'en faire part à Joshua qui m'informa qu'il subissait la même chose : « Depuis le début d’année, j’ai souvent le droit au même genre de remarques. Donc je comprends. Même si contrairement à toi, j’entretiens ces rumeurs. » Je ne pu m'empêcher d'avoir un sourire un coin face à ce qu'il venait de me dire. Si seulement il savait que moi aussi je faisais tout pour les entretenir... Je ne voulais pas que tout le monde soit au courant que mon père avait adopté un Né-Moldu, et je traînais en particulier avec les vert et argent depuis toute ces années afin de ne pas éveiller les soupçons sur ma véritable identité, ce qui collerait la honte à mon père, et je n'en avais aucunes envies. Cependant, bien que je n'avais rien à reprocher d'habitude quant à la compagnie des Serpentard, je les supportais de moins en moins, tout mes amis se tournant peu à peu vers les Mangemort. Mais alors que j'avais une bonne excuse pour entretenir ces rumeurs, je me demandais bien ce qui poussait Joshua à en faire autant. Et, cherchant dans ma mémoire des ragots à son propos, je ne me souvenais de rien qui pouvait avoir un rapport avec lui... Et, comme s'il lu dans mes pensées, il fit alors un geste de la main pour m'inciter à oublier ce qu'il venait de dire, et il enchaîna : « Contente-toi d’éviter d’y penser. Du moment que tu sais qui tu es, c’est le plus important. » Ceci étaient de sages paroles, certes. Cependant, il ne me semblait pas vraiment si je savais qui j'étais, car si c'était le cas, j'aurais sûrement déjà choisi si oui ou non je me battrais contre Voldemort. Or je restais dans un flou total, ne sachant pas prendre de décisions à ce propos. Mon père comptait extrêmement pour moi, et s'il redevenait un Mangemort comme lorsqu'il était jeune, cela voudrait dire que j'avais des chances de me battre contre lui dans cette guerre, ce que je ne souhaitais pour rien au monde. « Tu as raison. » lui dis-je en tentant de dissimuler mes doutes sur la question en ajoutant : « Mais... Que voulais-tu dire par j'entretiens ces rumeurs ? » C'était une façon de détourner le sujet qui s’installait autour de moi et des préjugés me concernant, et par la même occasion, d'éviter de penser à mon père et au fait que je n'avais plus de nouvelles de lui depuis trop longtemps maintenant. Pourtant, à mon grand étonnement, je lâchais une brève information à Johua sur le fait que mon père était un Mangemort, ou du moins, l'avait été. Cela faisait deux fois que cela arrivait en peu de temps d'intervalle, alors que je prenais grand soin d'habitude de ne pas le faire. Était-ce parce que ce rouge et or avait un visage qui inspirait toute confiance que je ne faisais plus attention à ce que je disais ? Il fallait que je reste sur mes gardes. Après tout, comme on le disait précédemment, l'habit était loin de faire le moine. Pourtant, Joshua ne sembla pas plus que ça étonné par cette révélation sur mon père. Pourquoi le serait-il après tout ? Techniquement, cela me surprenait moi parce que je savais ce qui en découlait, mais lui n'était au courant de rien. « C’est cool, on va pouvoir fonder un comité. » dit-il avec humour à propos de nos deux pères Mangemort, ce qui ne manqua pas de me faire lâcher un léger sourire tout en lui serrant la main qu'il m'avait tendu afin de sceller les présentations. Il y avait cependant rien de drôle là-dedans quand on y réfléchissait, et je voyais bien que cette histoire ne plaisait pas plus à lui qu'à moi. Je donnerais tout pour que mon père n'ait jamais été un Mangemort, tout aurait été tellement plus facile, et j'avais l'impression qu'il pensait de même. Cela me illuminait ma journée d'avoir rencontré Joshua, moins que cela soit dans ces conditions, certes, mais nous avions l'air d'avoir beaucoup en commun. « Si ce n'est pas indiscret, pourquoi exactement est-il venu te chercher ? » tentais-je alors de lui demander avec une grimace, de peur qu'il prenne mal cette question. Ce fut le cas, ou du moins, il se raidit quelques peu suite cela. Il fixa le lointain un petit moment, se demandant sûrement si j'étais digne de sa confiance, chose que j'aurais fait également à sa place. Puis, passant une main sur son visage, il décida que je l'étais. « Et bien, pour tout dire, mon père est déjà assez déçu que je n’ai pas été envoyé à Serpentard. Il espérait que je me rattrape en me faisant épouser une sang-pure, mais il vient de comprendre que je suis en liaison avec une sang-mêlée, alors même s’il ne sait pas encore qui elle est, c’est un peu la galère quoi. » La question que je lui avais posé était une manière de voir s'il allait me mentir ou non puisque son père m'avait presque tout raconté, et ce ne fut pas le cas. Un léger sourire s'installait sur mon visage, heureux qu'il joue la carte de la sincérité. Il paraissait cependant mal à l'aise de ce qu'il venait de m'avouer, je le vis à la manière qu'il avait eu de passer une main sur sa nuque, et je souhaitais calmer ses angoisses, s'il en avait. « Cela aurait pu attendre la fin du cours... Comment l'a-t-il su ? » La curiosité était quand même un de mes vilains défaut, et maintenant que je connaissais une partie de l'histoire, je voulais la connaître en entier. Ce fut seulement à ce moment là que je m'étais mis à me demander qui était cette fameuse Sang-Mêlée... Une Gryffondor ? Une Poufsouffle ? C'était là que je tiquais, et il me semblait que Joshua s'en était rendu compte. Baissant la tête et fronçant les sourcils, je réfléchis si ce à quoi je venais de penser avait du sens : Ainsley pourrait-elle sortir avec lui ? Mais avant que je ne puisse m'étendre sur le sujet, Joshua s'était remis à parler. « Si je puis me permettre, il t’a posé quelle question ? » Je m'attendais tellement à ce qu'il me demande ça que je ne tardais pas à lui répondre, pour ne pas qu'il s'inquiète plus longtemps. « Oh, à vrai dire, il ne m'a pas posé de question... Il m'a juste demandé de te soutirer des informations. » Je lui souriais, et il me fallut un peu de temps avant de me rendre compte qu'il pouvait croire que c'était ce que j'allais faire, ce que je tentais de corriger avec un signe négatif de la tête. « Mais je n'en ai aucunes intentions, hein. Je lui ai quand même dit que j'allais le faire car je pense que ça l'occupera quelques temps. » Je hochais la tête, me convainquant moi-même que ce que j'avais fait était bien, je détournais mon regard de Joshua pour regarder l'horizon à mon tour.
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MessageSujet: Re: when the sky turns grey. ◮ (thayer&joshua)   Ven 28 Juin - 18:30

Au dehors du château, les oiseaux virevoltent à même la brume ; libre mais pas tellement. Au dessus de la forêt interdite, les hypogriffes et autres créatures, n’ont aucun scrupules à voler jusqu’à eux pour les attraper entre leurs serres et les déchiqueter en morceaux. On a beau associé le fait de pouvoir voler à la liberté, ce n’est pas pour autant que l’on se retrouve des plus libres lorsque l’on est capable de le faire. Puisque, somme toute, on a toujours un prédateur plus grand que soit, près à nous mettre en morceau pour pouvoir apaiser son appétit dévastatrice. Pour les oiseaux, les hypogriffes. Pour nous, pauvres idiots perdus dans ce monde, les mangemorts. Eux-mêmes se trouvent soumis à l’autorité du Lord dont tout un chacun évite de prononcer le nom. Auparavant, il était soumis au professeur Dumbledore, lui-même soumis à l’autorité du magenmagot et ainsi de suite. Mais à présent que l’ancien directeur de Poudlard se trouve décédé, tué par le sortilège de la mort avant de tomber de cette même fenêtre sur le rebord de laquelle nous sommes assis tous deux avec Thayer, la chaîne se trouve brisée. Le seigneur des ténèbres n’a plus de prédateur capable de le faire flancher, se trouvant ainsi libre de faire ce qui lui plait. Je ne l’ai compris que très récemment, ce qui fait certainement beaucoup dans le fait que je perds peu à peu la foi en ce qu’il s’agit d’un avenir meilleur. Pourtant, quelques mois plus tôt, c’est moi qui aie assuré à Hester, alors que nous étions dans la salle de bain des préfets, qu’un avenir meilleur n’était pas loin. Mais si j’étais certain de pouvoir retrouver une vie correcte par la suite, il semblerait que le court des choses en ait décidé autrement. A cette pensée, je ne peux m’empêcher de pincer les lèvres, fermant quelque peu les paupières alors que je remémore le visage de la blonde ; presqu’aussitôt supplanté par le visage de mon paternel. Aussi je ne peux m’empêcher de grimacer alors que mon estomac se noue dans mon ventre. C’est surtout en raison de sa présence dans l’enceinte du château, que j’ai prématurément perdu espoir. Parce qu’il ne me laisse voir aucune lueur d’espoir, se plaisant à m’oppresser sans relâche, comme-ci cela est devenu son nouveau passe-temps. Sûrement est-ce cela d’ailleurs, sans quoi je ne vois toujours pas pourquoi il aurait mis les pieds ici. Pourquoi il aurait tenu à me l’annoncer en premier, alors qu’aux dernières nouvelles, je ne suis pas le seul de ses enfants à Poudlard. Enfin, je les croise tellement peu souvent qu’il se peut qu’ils aient quitté les lieux pour rejoindre plus rapidement les rangs des mangemorts, tandis que je reste ici, exclu de cette occupation familiale de laquelle je me passe bien soit dit en passant. Après tout, mieux vaut subir les foudres des mangemorts qui occupent avec fierté les lieux, plutôt que de partager leurs sombres desseins. Depuis que je suis entré à gryffondor, il faut dire que c’est une idée qui m’a bien vite abandonnée. Bien heureusement d’ailleurs, sinon j’imagine que ma vie aurait bien été différente jusqu’alors, et je dois avouer que je ne l’aurais pas voulu différente. Je n’ose même pas imaginer le nombre de choses à côté desquelles je serais passé si j’avais rejoint la maison descendante de Salazar Serpentard. J’en ai déjà eu un bien trop grand aperçu depuis qu’il me faut passer du temps avec certains d’entre eux, laissant mes pensées vagabonder vers ses sombres idées plutôt que d’écouter les mots sortant des bouches de ces imbéciles finis. Le problème résidant surtout dans le fait qu’ils risquent chaque fois de se rendre compte du fait que je ne leur porte aucune attention. Enfin, je crains qu’ils ne prennent pas garde au fait que je puisse ne pas faire attention à leurs discussions et autres centres d’intérêts communs. Ils ne cherchent qu’à s’attirer les faveurs de mon père en s’exhibant avec moi, autrement ils n’ont que faire de qui je peux bien être ou de ce que je peux bien penser. Je ne suis qu’une mascotte à leurs yeux, rien de plus, ce qui explique sans doute ce pourquoi ils ne cherchent jamais à me faire prendre part à leurs conversations. Enfin, sauf l’un d’entre eux, mais il n’est lui-même que trop peu bavard pour essayer de me faire parler trop souvent, ce qui fait que je peux surtout me concentrer sur mes propres pensées, sans que tout un chacun ne m’en porte rigueur, étant donné le peu d’attention que l’on me porte. Jamais je n’oserais m’en prendre cependant, me complaisant dans cette invisibilité que l’on m’offre. Et je crois que par les temps qui courent, je n’aurais pas pu rêver mieux que cela pour m’offrir un peu de sérénité. Aussi maigre soit-elle d’ailleurs. Je ne dois pas être le seul à chercher à me faire oublier, nombreux tentent de devenir invisibles aux yeux des autres, bien que la plupart n’y parviennent pas réellement. Beaucoup finissent d’ailleurs par péter les plombs, à tel point qu’ils se retrouvent en retenue pour avoir eu la mauvaise idée de mettre en rogne quelques mangemorts mal intentionnés. Et je sais qu’Hester n’a pas pour habitude de garder sa langue dans sa poche, si bien que je ne peux m’empêcher de me faire du souci pour elle, alors que je me demande combien de retenues elle est parvenue à accumuler depuis la dernière fois que nous nous sommes vus. J’espère qu’elle n’a pas été trop torturée et qu’elle est parvenue à se préserver, bien que j’avoue craindre qu’elle n’y soit pas parvenue, étant donné qu’elle a tendance à dire ce qu’elle pense sans prendre garde aux conséquences. Et je crains ne pas pouvoir lui venir en aide, étant donné que mon père se doute déjà de quelques choses, d’après ses propres dires. Pour cause, j’en ai suffisamment entendu parler, alors qu’il m’a fallu passer les dernières minutes dans son bureau, le regard baissé vers mes pieds, me contentant de les fixer sans laisser échapper le moindre son, me contentant d’écouter sans commenter, ses remontrances.

Tout comme a dû le faire Thayer, bien que je craigne ne pas être réellement en mesure d’affirmer que le jeune poufsouffle ait tenu sa langue. Après tout, ma relation avec Hester était autrefois publique, jusqu’à ce début d’année du moins. Aussi est-il possible qu’il en ait parlé à mon paternel, et même s’il a précisé que nous ne sommes plus ensemble – du moins est-ce la version officielle – il est fort possible qu’il se trouve avoir des doutes. Il a beau m’avoir rejeté et être un mangemort, il n’en est pas pourtant aussi idiot qu’il veut bien le laisser penser. Au contraire, il sait se montrer malin et comprendra rapidement pour la blonde, si on lui laisse le moindre indice. Et c’est sûrement parce que j’ai osé bafouer son honneur, qu’il n’a pas entendu la fin du cours pour venir me chercher lorsqu’il a compris que je l’ai mené en bateau depuis plus de six mois. Parce qu’il déteste que l’on se moque de lui et que ce n’est pas la première fois que je mets en péril son honneur, par le fait de ma simple existence. « Tu as raison. » laisse enfin échapper le poufsouffle, me tirant ainsi de mes pensées. Battant plusieurs fois des paupières, je finis par redresser la tête, laissant mon regard s’échouer sur le visage du brun, alors que je finis par acquiescer en silence. Simplement heureux qu’il partage mon avis, je suppose. « Mais... Que voulais-tu dire par j'entretiens ces rumeurs ? » Je continue de le fixer sans ciller pendant un instant, me contentant de pincer les lèvres sans dire le moindre mot. Pourtant, je me doute qu’il n’est clairement pas dans mon intérêt de rester éternellement muet, bien au contraire. Je ne veux pas qu’il ait le temps de réfléchir trop longtemps et de se faire de fausses idées qu’il pourrait aisément colporter. A Poudlard comme ailleurs, les rumeurs sont des choses qui font leurs effets et qui n’ont aucun mal à se propager. Surtout lorsque Peeves est dans les parages d’ailleurs. « Des fois, il est utile de se cacher derrière quelques parois pour garder quelques secrets. Et à défaut de véritables murs, il peut être bien utile d’avoir quelques rumeurs derrière lesquelles se cacher. » je plaide alors en direction de Thayer, plantant mes prunelles dans les siennes sans ciller ne serait-ce qu’une seule fois. Mais je finis par tourner la tête, déglutissant alors que je fixe enfin mes chaussures, un peu mal à l’aise. Dis comme cela, il est possible que l’on me prête quelques intentions malsaines, mais peu importe. Le poufsouffle comprendra sûrement. Il doit savoir de souvenirs, que je me suis déjà bien trop fait rejeter par ma famille pour réellement envisager quelconque avenir chez les mangemorts, tout comme mes fréquentations n’ont jamais été enclines à aller dans ce sens. Lui par contre, laisse croire tout l’inverse de par ses fréquentations, mais ses récentes paroles laissent entendre le contraire. Grand bien lui fasse, j’ai un certain mal à communiquer avec les suppôts du seigneur des ténèbres depuis quelques temps. « Cela aurait pu attendre la fin du cours... Comment l'a-t-il su ? » finit par commenter le jeune poufsouffle, après que j’ai répondu à sa question par laquelle il a demandé à savoir pourquoi mon paternel est venu me chercher en plein cours. Je hausse brièvement les épaules, partageant sans aucun doute le même avis. « La patience n’est pas l’une de ses plus grandes vertus je dois dire. » Je sais pourtant que ce n’est pas la réponse à laquelle il s’attend le plus. Bien au contraire, il attend plutôt la réponse à sa véritable question, ce qui est légitime, sans quoi il ne l’aurait pas posée. Je déglutis une nouvelle fois, avant de tourner mon visage vers le dehors pour embrasser le paysage du regard. Le parc de Poudlard parait encore plus magnifique alors qu’il baigne dans la brume, vraiment. Seulement, cela devient un peu plus inquiétant qu’auparavant, étant donné les temps qui courent. Car les détraqueurs sont en liberté, au service du seigneur des ténèbres et que la brume et le brouillard, leur sont bien souvent affiliés. Aussi je ne peux retenir ce frémissement qui parcourt ma colonne vertébrale. « Tête dans les nuages, air rêveur, pensées ailleurs, difficultés à suivre une conversation… Les signes annonciateurs de cette maladie qu’est l’amour, sont nombreux et assez aisés à reconnaître pour un œil averti. » Je hoche doucement la tête, comme pour acquiescer mes propres paroles, avant de me tourner de nouveau vers lui pour lui adresser un sourire faiblard. Après tout, je n’attends pas forcément à ce qu’il comprenne. Tout dépend d’un unique facteur il faut croire. « Es-tu déjà tombé amoureux Thayer ? Auquel cas, tu comprends sans aucun doute ce que je veux dire. » je lui signifie, avant de détourner le regard. Creusant au plus profond de mes pensées et souvenirs, pour voir si je peux en trouver un quelconque, où je me rappelle avoir vu le poufsouffle avec une jeune femme. Mais aucun ne me vient. Certainement parce que je n’ai jamais fait suffisamment attention. Tout simplement parce que je ne l’ai jamais assez bien connu le brun pour faire plus ample attention à ces légers détails. Je fais une légère moue, avant de hausser de nouveau les épaules, jugeant que ce n’est qu’un détail de second plan finalement. « Oh, à vrai dire, il ne m'a pas posé de question... Il m'a juste demandé de te soutirer des informations. » répond-t-il finalement à ma propre question. Aussitôt, je me tourne vers lui, les sens aux aguets, avide de connaître plus amplement sa réponse. Mais je me trouve quelque peu déçu par celle-ci. Cela ne ressemble pas à mon paternel, de retenir quelqu’un aussi longtemps pour ne rien lui demander au final et ne lui infliger aucune punition. Et Thayer ne semble pas avoir subit ne serait-ce qu’un seul châtiment physique. Aussi ai-je surtout parié sur une requête de mon paternel. Mais quelque part, s’il ne l’a pas laissée exposer sous forme de question, il l’a fait autrement. « Mais je n'en ai aucunes intentions, hein. Je lui ai quand même dit que j'allais le faire car je pense que ça l'occupera quelques temps. » Il hoche la tête, comme ayant l’air peu convaincu. Je fronce les sourcils alors que ses paroles me pénètrent, montant jusqu’à mon esprit où ils font leur chemin, se transformant fort rapidement en réflexions. Et aussitôt cela fait, je ne peux m’empêcher de contracter la mâchoire, me levant d’un bond pour faire face au poufsouffle. « Si tu crois qu’il va se contenter de quelques paroles en l’air, tu te fourvoies quelque peu. » Je passe une nouvelle fois une main sur mon visage, alors que je ne tarde pas à me mettre à faire les cent pas à travers la tour d’astronomie. Me saisissant du fer des barrières qui entourent le trou menant vers le rez-de-chaussée de la pièce, je laisse mes phalanges se crisper autour du fer froid, alors que je sens l’énervement poindre en moi. « Il ne te lâchera plus. Il va falloir que tu lui dises des choses si tu ne veux pas t’attirer ses foudres – chose on ne peut moins préférable, sache-le. Il ne te laissera jamais tranquille. J’en suis désolé. » Je déglutis, avant de secouer la tête, les lèvres toujours pincées. C’est une situation fâcheuse dans laquelle je me trouve. Et par conséquent, dans laquelle se trouve Hester à cause de moi. Mais pas seulement, étant donné que Thayer se voit aujourd’hui impliqué. « Je vais t’aider. Il faut que je t’aide à te sortir de là. A nous sortir de là. » Rouvrant les paupières, je me tourne de nouveau vers le poufsouffle, ne lui adressant aucun sourire cette fois, me contentant de réfléchir. Il faut que je trouve une solution, et ce, rapidement. L’avenir de plusieurs personnes en dépend sans aucun doute. Et c’est sans doute ce qui fait que la situation me parait si déplaisante. Je n’aime pas savoir que je mets des personnes en danger. Et c’est pourtant le cas bien trop souvent ces derniers temps.
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