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 (2.1) “ can't pretend, it's time to run w/hester.

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MessageSujet: (2.1) “ can't pretend, it's time to run w/hester.   Sam 4 Mai - 21:10


sound of grave silence
hester i-r. steadworthy & moses fleming
« And now the surfaces ripple
And now we break the dead calm. »

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Les récents événements à Poudlard avaient, pour ainsi dire, bouleversé la vie au château. Certaines personnes avaient mystérieusement disparu (et pas seulement des élèves) s’évanouissant, comme poussière dans la nature aussi vite qu’ils étaient apparus par ici. La tension en ces lieux ne s’était pourtant pas encore évanouie, elle était là, plus palpable que jamais, vibrant dans l’air comme une électricité statique qui faisait se dresser ses cheveux sur sa nuque. L’atmosphère commençait à avoir une saveur d’antan, d’Azkaban – et savoir que l’école de magie du si célèbre Dumbledore revêtait peu à peu l’ambiance infernale de la plus célèbre des prisons du monde des sorciers, était un contentement sans borne. C’était comme… comme abattre le grand sorcier de ses propres mains, encore et encore. Réduire à néant, en fumée, sa vieille carcasse et le réduire à l’état de simple souvenir amer, de ce qui n’avait jamais duré. Les élèves mouraient à Poudlard à présent, sans que leurs parents ne puissent faire quoique ce soit – déjà, le bruit avait tourné dans tout le pays, s’était sûrement étendu plus loin encore que les frontières anglaises. Tant mieux : le monde à présent, s’amorçait sur cette pente descendante et risquée, celle sans fin, cette inéluctable. Il courait à sa perte, à sa déchéance, que ce soit de la main du Seigneur des Ténèbres lui-même ou de qui que ce soit d’autre, ça n’avait aucune importance – Moses se complaisait dans le chaos, il n’y avait qu’en de pareilles circonstances qu’il pouvait vivre ainsi. Soigneusement assis dans un fauteuil pour le moins confortable, accoudé à un bureau de très belle facture ; tel un roi siégeant sur cet infime et minuscule (limité) royaume qu’était cette pièce. C’était toujours plus grand que ce à quoi il avait été habitué ces dernières années. Presque dix-sept années, pour quantifier le tout. On frappa, brisant l’oppressant silence de l’endroit – Moses, jusque-là plongé dans une prise de note très soigneuse leva les yeux vers l’horloge à quelques pas de là. En retard. Sûrement qu’elle pensait trouver un prétexte décent pour excuser cela. Il en doutait fortement, mais il s’escrima à prendre le ton le plus posé qui soit pour inviter sa visiteuse à entrer. Il ne fut pas surpris de reconnaître la fille Steadworthy, un grondement s’éveillant déjà au fond de ses entrailles. Steadworthy, il les tuerait tous jusqu’au dernier. « J’ai commencé à croire que vous ne me feriez pas l’honneur de votre présence. » En un sourire obséquieux et d’un geste de la main, il lui désigna la chaise face à son bureau, l’invitant à s’asseoir. Malheureusement pour lui, il commençait à trouver affolante la liste d’élèves absents à ses cours, il estimait presque excessivement qu’elle était la mieux placée pour lui répondre. Ou juste, celle qui serait plus à même de faire disparaître son insatisfaction.
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MessageSujet: Re: (2.1) “ can't pretend, it's time to run w/hester.   Lun 6 Mai - 17:53


“ can't pretend, it's time to run ”
cause the devil's got you number tonight, they say
we're never leaving this place alive
Moses and Hester
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Moses Fleming. Ce type avait définitivement un problème contre elle. Elle ne savait pas quoi et à vrai dire, elle n’avait pas forcément envie de creuser pour avoir des détails. C’était un mangemort, elle était la fille d’un auror et d’une née-moldue, sans doute que ça suffisait à expliquer bien des choses. Il fallait qu’elle se rende à son bureau. Chose dont elle n’avait pas franchement envie. Déjà d’habitude elle n’avait pas envie de côtoyé de si près un mangemort, mais depuis qu’ils s’étaient octroyé le droit d’assassiner des élèves, elle tait encore moins rassurée. Sa plume entre les doigts, elle se résigna quand même, mieux valait qu’elle aille vers lui plutôt que de lui donner une bonne raison de lui donner une heure de retenue. Elle n’avait pas souvenir de lui avoir donné une bonne raison de la punir récemment. Lentement, elle remballa ses affaires avant de quitter la salle commune des Serdaigles, se dirigeant vers le bureau du professeur, sans se dépêcher, bien entendu. Plusieurs fois, elle hésita même à faire marche arrière, mais, à chaque fois, elle arriva à la conclusion qu’il valait mieux qu’elle y aille de son plein gré plutôt qu’il ne se décide à la chercher dans le château. Arrivée devant la porte, avec quelques minutes de retard, elle hésita une nouvelle fois. Finalement, elle laissa échapper un soupire avant de resserrer sa queue de cheval et de remettre sa cravate bien en place. Tout se passerait bien, ou presque. Il n’allait pas la tuer. Elle n’avait rien fait qui mérite la mort. Samuel McLay non plus. Sa seule erreur avait été de revenir au château malgré son statut de sang. Elle était sang-mêlé. Dans un nouveau soupire, elle toqua à la porte. Une fois rentrée dans le bureau elle s’installa sur la chaise qu’il lui avait désignée. « Désolée, je travaillais, je n’ai pas vu le temps passer. » Excuse bidon, ça aurait pu être possible, si seulement elle avait écrit plus que trois lignes dans sa dissertation, bien trop angoissée par cette rencontre pour travailler sérieusement.
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MessageSujet: Re: (2.1) “ can't pretend, it's time to run w/hester.   Lun 6 Mai - 20:00


sound of grave silence
hester i-r. steadworthy & moses fleming
« And now the surfaces ripple
And now we break the dead calm. »

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A Azkaban, dans une cellule plus petite qu’on ne pourrait le croire, sans la moindre occupation autre que celle de lentement sentir son esprit s’éteindre, son corps pourrir sous l’inaction, Moses avait développé un certain talent pour la patience. La sienne s’avérait à présent extensible à souhait (en apparences, du moins), résistante à toutes les épreuves et toutes les complications : tout vient à point à qui sait attendre. Le credo avait lentement mûri dans l’esprit du sorcier, s’était développé, avait grandi en même temps que ses rageurs sentiments de vengeance : il l’aurait, celle-ci, en temps et en heure. C’est ainsi qu’il parvenait à rester de marbre face à l’apparition de la fille Steadworthy, alors que quelques années auparavant, cette rage rugissant au fond de ses entrailles aurait fini par le trahir. La pauvre petite ne savait pas ce qu’il avait tant, à la mettre en cible principale de toutes ses attentions, même les plus indescriptibles qui soient. Parfois, il était capable de lui faire gagner cent points pour sa précieuse maison, rien que par bonté d’âme (comme si ça avait une quelconque importance à l’heure actuelle), d’autres fois, elle pouvait approcher l’illusion de connaître l’Enfer rien qu’en croisant son regard. Malheureusement pour elle, Fleming voyait beaucoup de son cher paternel en cette gamine : et dire que l’Auror avait eu cette pauvre gosse avec une née-moldue qui, si elle n’était pas déjà morte en tout cas, mourait tôt ou tard : qu’elle se fasse prendre ou tuer par des rafleurs ne changerait pas grand-chose, Moses serait presque assez enclin à lui rendre une visite spéciale, où qu’elle soit, pour lui infliger lui-même le châtiment. A l’heure actuelle cependant, il avait bien plus précieux que Mrs Steadworthy sous la main : il avait leur précieuse fille, à laquelle Abraham devait tenir plus qu’à la prunelle de ses yeux et toutes ces conneries du genre. Tant pis pour lui. Il fallait être sacrément stupide de toute manière pour laisser sa gosse retourner à Poudlard tout en sachant que c’étaient les Mangemorts qui aujourd’hui, régnaient sur les lieux. « Quelle bien belle excuse. » Répondit-il bien assez vite aux paroles de la blonde, sans se départir de son sourire faussement sympathique : les élèves de Poudlard étaient de piètres menteurs ; mais elle, elle n’avait pas fait beaucoup d’efforts pour trouver une excuse digne de ce nom. Au moins était-elle venue, c’était déjà brave en soit. S’adossant au fond de son fauteuil, Moses souffla finalement, attrapant la seule feuille qui traînait au milieu de ce bureau, pour la faire glisser en direction de la sorcière. « J’ai comme le sentiment qu’il me manquait plus d’élèves que d’habitude aujourd’hui. » Non pas qu’il s’en préoccupe vraiment, peut-être étaient-ils crevés quelque part dans un coin du château, en quoi cela le concernait ? Mais mademoiselle Steadworthy devait sûrement avoir besoin d’alléger sa conscience – impérieux, il se pencha légèrement, pour trouver le regard de l’étudiante. « Et, non sans sérieusement questionner votre talent pour être préfète en chef, je suis sûr que je peux m’en remettre à vous pour avoir des réponses à mes questions. » Forcément, une fille d’Auror ne restait pas à Poudlard pour apprendre à pratiquer la magie noire ou pour son rôle de préfète en chef. Elle cachait quelque-chose, elle était comme son père, idéaliste et suicidaire – une mine d’or en somme, et malheureusement pour elle, il avait toutes les raisons du monde pour ne pas se montrer clément s’il fallait qu’il en vienne à lui arracher quelque confidence.
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MessageSujet: Re: (2.1) “ can't pretend, it's time to run w/hester.   Mar 7 Mai - 13:14


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Hester n’avait jamais pu se prétendre particulièrement courageuse, bien au contraire. Elle faisait parti de ses gens qui avaient une peur bleue de monter sur un balai volant, elle tremblait à chaque fois qu’un orage éclatait et elle se souvenait bien d’avoir frôlé l’arrêt cardiaque quand, assise dans les gradins pendant le tournoi des trois sorciers, elle avait vu des dragons. Il lui en fallait peu pour qu’elle prenne peur. Mais, il y avait quelque chose qu’on lui avait toujours appris ou qu’elle avait elle-même compris en voyant ses parents, c’était qu’il était nécessaire de se battre pour ce en quoi on croit, même quand ça fait peur. Il fallait bien l’admettre, la guerre lui faisait peur, Fleming, comme les autres mangemorts lui faisaient peur. Mais elle ne s’écrasait pas face à eux, elle ne faisait pas profil bas et elle continuait de dire tout haut ce qu’elle pensait, ce que bien d’autres se contentaient de penser tout bas. Parce qu’il y avait encore des choses auxquelles elle croyait, des choses qu’elle voulait continuer à défendre, comme le faisait ses parents. Comme ils l’avaient toujours fait. Bien malgré elle, elle s’était déplacée jusqu’au bureau du sorcier, bien souvent rattrapée par la peur, par l’envie de s’enfuir, mais elle avait tenu bon et maintenant qu’elle était en face de lui, elle ne tremblait pas, elle restait droite et fière, ignorant cependant son cœur qui tambourinait trop fort contre sa poitrine, comme pour l’avertir que les choses pouvaient facilement se passer très mal. Elle haussa simplement les épaules à sa réplique. Ça aurait pu être une excuse valable si elle s’était vraiment donné la peine de travailler plutôt que de stresser. En silence, elle posa les yeux sur la feuille qu’il avait faite glisser vers elle, ne s’y attardant que pendant quelques secondes avant de relever les yeux vers le professeur. « Peut-être que c’est vos méthodes d’enseignement qu’il faut remettre en question Monsieur. » Elle croisa les bras sur sa poitrine, sans le lâcher des yeux. « Beaucoup d’élèves choisissent de ne pas venir en cours parce qu’ils ont peur du sort qu’on peut leur réserver. » Elle-même, il lui arrivait de sécher les cours, chose qu’elle n’avait jamais faite avant cette année, d’habitude, elle était le genre d’élève sérieuse, toujours à l’heure en cours, souvent vue comme une véritable intello. « S’il y en a plus aujourd’hui que d’habitude, je pense que c’est parce que vos collègues ont décidé de commencer à tuer des élèves, mauvaise façon de les maintenir en laisse. Ils risquent autant leur vie en subissant vos tortures quotidienne qu’en les fuyants. Leur absence me parait bien logique. » Elle haussa légèrement les épaules. Elle n’avait pas l’impression que cette conclusion puisse demander beaucoup de réflexion, cependant, elle avait tendance à croire que les mangemorts n’arrivaient pas à en arriver à cette dernière parce que leur manque d’empathie les empêchait de voir les choses en face.
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MessageSujet: Re: (2.1) “ can't pretend, it's time to run w/hester.   Mar 7 Mai - 16:55


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Elle savait forcément quelque chose. L’idée s’accrochait à l’esprit de Moses, s’enfonçait lentement dans son cerveau comme un ver dévorant sa pomme – et même si ce n’était pas le cas, il était peut-être temps de se révéler un peu. Steadworthy aurait forcément vent de quelques échos si quoique ce soit arrivait à sa précieuse fille. Unique visiblement, à croire qu’eux deux avaient plus en commun qu’ils ne voudraient bien le croire. A l’inverse que Moses n’en avait strictement rien à faire de sa fille – ou du moins, du potentiel danger qu’elle encourrait dans de telles circonstances : qu’elle ne connaîtrait jamais, avant tout et contre lesquelles elle serait prête à se défendre d’ici peu. Quand bien même il aurait pu ne rien avoir de particulier contre cette pauvre fille et sa misérable famille, la désinvolture avec laquelle elle agissait, était un assez bon prétexte pour dignement sévir, comme un professeur exigeant simplement le respect de son élève. Au lieu de ça cependant, il esquissa un sourire, plus sarcastique qu’autre chose : bouh, les Mangemorts de Poudlard tuaient des élèves – c’était un calcul bien stupide en soit, puisque seulement un élève était mort ici et ce contre… combien exactement parmi les fuyards ? Difficile de quantifier, quand dehors, les Mangemorts pouvaient se défouler sans avoir à rendre de compte à qui que ce soit. Tant pis pour eux, en soit, s’ils étaient assez crétins pour se croire plus en sécurité à l’extérieur du château qu’à l’intérieur de celui-ci – et encore une fois, discuter stratégie et statistique avec cette gamine ne l’intéressait pas. « Pas besoin de connaître la psychologie humaine pour comprendre les instincts de survie et tout leur non-sens. » Remarqua-t-il finalement, d’une voix presque mélancolique et désolée – tous ceux qui avaient quitté Poudlard depuis quelques jours, devaient en tout cas s’arranger pour ne jamais tomber sur le moindre Mangemort. Car dehors, ils avaient à présent des ordres bien moins sympathiques qu’auparavant, et le moindre gamin n’étant pas à sa place finirait plus sûrement six pieds sous terre que retour à la case départ qu’était Poudlard. Soit, Moses pinça les lèvres, avant de souffler d’un air excessivement empathique, avant de se pencher vers son bureau. « La question qui se pose, ce n’est pas tellement où ils sont, mais plutôt comment ils ont réussi à sortir. » Et cette fois-ci c’est un regard infiniment moins patient et plus sévère qu’il posa sur la sorcière face à lui ; puisqu’il avait été désigné pour faire cette petite enquête, il n’y irait pas dans la demi-mesure. Il se leva donc finalement, brûlant d’un geste de la baguette, la liste des élèves qui était devant la préfète en chef, avant de contourner son bureau ainsi que la chaise sur laquelle elle était assise, pour délibérément se poser dans son dos, entre elle et la porte. « Et c’est exactement à ce moment-là que je me dois de remettre en cause ton talent de préfète en chef. A moins que tu ne saches quelque-chose… » Il n’avait pas l’intention de faire preuve de plus de politesse à l’égard de cette gamine, voilà que sa patience avait atteint ses limites.
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MessageSujet: Re: (2.1) “ can't pretend, it's time to run w/hester.   Mar 7 Mai - 19:57


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Fleming était un mangemort terrifiant. Peut-être le pire du château, aux yeux d’Hester en tous cas. Elle ne savait pas ce qu’elle avait pu lui faire à lui plus qu’à un autre, mais elle l’avait toujours trouvé particulièrement bizarre. Ils étaient complètement malades de toute façon les mangemorts. Tous bon à interner, malheureusement tant qu’ils avaient le contrôle du monde, ils resteraient en liberté. Ils faisaient bien ce qu’ils voulaient semant la terreur sur leur passage. Elle les détestait, tout comme elle détestait cette guerre et tout ce qu’elle entrainait. Elle détestait Fleming de tout son être et elle détestait son cœur qui battait bien trop vite, rependant sa propre peur dans ses veines. Elle n’aurait jamais du revenir à Poudlard après les vacances de noël, elle était été tellement idiote. Quoi que puissent en penser bien des gens, quoi qu’en pense le mangemort en face d’elle, dehors était devenu moins risqué que l’enceinte du château. Ils étaient coincés avec des mangemorts, coincés avec des meurtriers qui n’hésitaient plus à tuer, même les plus démunis. Plus rien ne semblait les retenir et fuir était bien plus compliqué à Poudlard que dehors. Elle haussa les épaules suite aux réflexions du mangemort. Elle n’avait pas la moindre envie de l’aider. « Il y a un tas de passages secrets pour quitter le château. » C’était un fait. Il le savait très certainement. Comme, tout comme elle, il devait savoir que les mangemorts les avaient tous verrouillés au début de l’année. « Peut-être que vous et vos collègues en ont oubliés quelques uns. » Il en avait forcément oublié un. Celui qu’utilisait l’armée de Dumbledore, mais ça, elle n’avait pas l’intention de le lui dire. Elle n’avait pas trahis l’armée de Dumbledore en cinquième année et même si Fleming était bien plus terrifiant qu’Ombrage, elle résisterait. « Je ne les connais pas. Ça ne m’a jamais intéressé, je n’ai jamais eu envie de faire le mur. » Avant cette année en tous cas. Maintenant, elle en avait envie, bien entendu. Elle ne savait même pas ce qui la retenait ici. Certainement pas les paroles de son père, lui qui lui avait promis qu’elle serait en sécurité à Poudlard. Pas non plus Joshua puisqu’ils n’avaient pas l’occasion de se voir assez souvent selon elle. Rien ne la retenait, si ce n’est peut-être une légère dose de folie dont elle ferait mieux de se séparer.
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MessageSujet: Re: (2.1) “ can't pretend, it's time to run w/hester.   Mer 8 Mai - 18:40


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C’était triste de constater que malgré les mois qui passaient, certains élèves étaient encore de piètres menteurs. Pourtant, Steadworthy aurait tout eu à apprendre de son père, ce misérable cloporte qui, Auror de son état, avait sûrement toute une quantité de bottes secrètes pour berner n’importe qui. Presque n’importe qui en tout cas, puisque plus cette idiote parlait, plus elle usait le fin filin de la patience du Mangemort : pourtant, la prudence aurait dû lui imposer de balancer ses petits copains plutôt que de risquer quelque sanction que ce soit. Surtout venant de lui, mais ça, elle ne devait pas le savoir encore. Dans le dos de la sorcière, alors qu’elle débitait des paroles qui à la fois la trahissaient et la mettaient à défaut, Moses laissa un léger sourire dessiner le contour de ses lèvres. Certes, certains Mangemorts à Poudlard étaient de parfaits idiots, mais il avait au moins la prétention de ne pas rentrer dans cette caste-là : ce n’est pas au vieux singe qu’on apprend à faire la grimace, dit-on bien. Patiemment encore, il se décolla du mur contre lequel il s’était appuyé, afin de faire quelques pas à nouveau, sans pour autant repasser derrière son bureau. « Cela va peut-être te surprendre, mais tu as déjà fait le mur. Même à certains de mes cours. » Si ça pouvait un tant soit peu se qualifier de cours en tout cas, mais ils n’étaient pas là pour discuter de ça ; qu’elle ait la trouille de se ramasser un Doloris dans la tronche pour montrer l’exemple aux autres élèves était une chose presque acceptable, qu’elle se foute de sa gueule, en était une toute autre. Mais c’est sans trahir l’énervement le gagnant que Moses s’approcha à nouveau, pour finalement se pencher au niveau de l’oreille de la jeune Steadworthy. « Je sais que tu mens. » Lâcha-t-il finalement, presque sur le ton de l’évidence, avant de se redresser, venir s’installer à son bureau. « Et personnellement, ça ne me dérange absolument pas que tu continues de te foutre de ma gueule. Je serai juste obligé de sévir un peu plus. » La pauvre, il avait déjà pour projet de tuer son cher papounet, sans doute sa mère également ; difficile d’imaginer ce qu’il pourrait lui arriver de pire – mais il trouverait bien de quoi faire plus original que quelques doloris.
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MessageSujet: Re: (2.1) “ can't pretend, it's time to run w/hester.   Ven 10 Mai - 10:50


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Poudlard avait bien changé depuis que les mangemorts y avaient élu domicile. Jusqu’à la fin de l’année précédente, Hester avait apprécié le château, elle l’avait admirait, elle y avait trouvé chaleur et réconforts dans les moments où elle en avait eu le plus besoin. Rapidement, Poudlard était devenue sa deuxième maison. Bien loin de la banalité de Londres, bien loin de ses parents qui finissaient par lui manquer, mais c’était Poudlard, ce lieu exceptionnel qu’elle aimait tant. Cette année, ça avait changé, il n’y avait plus que le froid et l’obscurité, des punitions bien douloureuses à chaque écart de conduite, une trop grande discipline était exigée et il n’y avait même plus de quoi s’amuser. Plus récemment, elle avait pu constater que même la mort régnait entre les murs du château. Poudlard avait bien changé, empoisonné par la vermine des mangemorts qui trainaient dans les couloirs et régnaient en maitre dans le château. Si les élèves avaient choisi de fuir, ce n’était de toute évidence pas un grand hasard. Ils avaient eu peur, ils avaient quittés les lieux avant de trop souffrir, avant de mourir. Quitter le château, c’était le seul espoir qui restait à bien des jeunes sorciers. Elle ne pouvait pas leur ôter ça, c’était finalement, un espoir qu’elle gardait aussi, parce qu’elle savait qu’un jour, à être trop provocatrice, elle finirait par risquer de le payer très cher. Ce jour là, il serait plus sage qu’elle s’enfuie rapidement plutôt qu’elle attende gentiment qu’on lui tombe dessus pour lui faire payer son comportement. La réplique du mangemort la fit hausser les épaules. « C’est fort possible. J’aurais du préciser que je n’avais jamais envisagé de le faire avant que les cours deviennent particulièrement inutiles. » Si c’était pour apprendre à lancer des sortilèges tels que doloris et compagnie, ça ne servait selon elle pas à grand-chose. Elle n’avait pas besoin de faire ça pour réussir sa vie. « Je ne mens pas. Si je savais comment ces élèves s’étaient enfuis de Poudlard, je serais partie avec eux. » Elle aurait du le faire depuis longtemps déjà, mais sa folie l’avait poussé à rester au château. Elle savait qu’elle finirait par le regretter et elle avait l’impression qu’elle commencerait ce soir, dans ce maudit bureau.
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MessageSujet: Re: (2.1) “ can't pretend, it's time to run w/hester.   Lun 13 Mai - 4:11


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L’orgueilleuse prétention dont certains savaient faire preuve avait le don de vite mettre à mal les volontés de Moses. Et dire qu’il s’essayait à se montrer calme et presque diplomatique (en apparences, du moins), il fallait que la gamine Steadworthy se montre particulièrement revêche. Si elle voulait que son séjour à Poudlard se passe de la manière la plus agréable qui soit, il fallait quand même qu’elle fasse preuve d’un peu plus de tenu. Ou de talent pour mentir. C’était comme un don chez les Mangemorts, ou du moins, chez ceux qui étaient restés pourrir dans une cellule à ressasser encore et encore la nature humaine : il voyait parfaitement bien quand elle mentait, tout son corps, chaque fibre de son visage, de ses attitudes la trahissaient ouvertement. C’était pathétique, alors qu’elle faisait preuve de la même arrogance imprudente que son père. Père qu’il réduirait à néant, tôt ou tard, en commençant par exterminer sa chère petite fille… un jour, bientôt. Pas encore, alors qu’elle était si loin de lui, et qu’il n’aurait vent de l’événement que trop longtemps après. Ce n’était pourtant pas faute d’être sans cesse provoqué, et à nouveau assis à son bureau, Fleming dut longuement se faire bataille pour ne pas laisser ce rugissement colérique au fond de ses entrailles, complètement le dominer. La toisant d’un regard noir et glacial un instant, il finit par froncer légèrement les sourcils, comme si son esprit se retrouvait concentré sur un questionnement enivrant. Il finit par se pencher vers la jeune demoiselle, s’accoudant à son bureau avec ce qui semblait être le plus grand sérieux qui soit. « Si je te brise chaque os qui part de ta nuque jusqu’au bas de ton dos, tu crois que tu pourras continuer de hausser les épaules ? » C’était de la désinvolture pure et dure, dont elle abusait un peu trop souvent. Il n’avait pourtant pas encore sorti sa baguette, et s’était fait jusque-là, particulièrement obséquieux, ça ne le gênerait pas de passer à la phase supérieure de l’entrevue – si ça avait eu un quelconque intérêt, il l’aurait sans doute renvoyée en mille petits morceaux à son cher père. Moses se releva donc, faisant quelques pas pour contourner la sorcière, et aller se servir un verre de whisky-pur-feu (il en aurait bien besoin), avalant le contenu de ce dernier en une gorgée. Il s’en servit un à nouveau, et posa à nouveau son attention sur la sorcière. « Je connais assez bien les sorciers dans ton genre. Steadworthy. Tu sais parfaitement comment ils font pour sortir, et si tu ne t’en vas pas… tu as tes raisons. Elles ne te sauveront pas la vie lorsque tu en auras besoin, mais bon. » Peut-être que comme son papa, elle avait affreusement besoin de jouer les héroïnes. Il s’approcha à nouveau de son élève, se postant à quelques pas d’elle, dans son dos avant de tendre la main dans sa direction. « Maintenant, je vais prendre ta baguette. Si la mémoire te revient, sans doute qu’elle s’avérera plus utile – et tu pourras revenir à mes cours. » Un sourire faussement sympathique passa sur ses lèvres, avant qu’il ne reprenne cette allure quelque peu lugubre, bien moins mielleuse que celle qu’il avait eue jusque-là. Ils n’allaient pas continuer cette mascarade de fausse politesse plus longtemps, elle avait fait assez de sous-entendus comme ça.
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MessageSujet: Re: (2.1) “ can't pretend, it's time to run w/hester.   Mar 14 Mai - 12:51


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Cette année à Poudlard avait très mal débuté. En plus de sa rupture violente avec Joshua, Hester était obligée de subir bien malgré elle, cette horrible ambiance qui régnait au château. Elle n’était pas toute seule dans cette galère, tous les élèves – ou presque – du château y étaient également. Pourtant, le fait été qu’à l’heure actuelle, elle se sentait incroyablement seule. Elle n’était. Personne ne savait qu’elle était coincée dans ce bureau, en face d’un mangemort, qui de toute évidence, ne lui voulait aucun bien. Elle aurait voulu s’enfuir à toute jambe afin de sauver sa vie, mais elle ne pouvait pas, quoi qu’elle fasse, il l’a rattraperait. Elle était définitivement coincée ici. Très mauvaise menteuse, elle avait beaucoup de mal à gérer la situation. Pour une fois, elle en voulait presque à ses parents de lui avoir toujours appris à ne pas mentir. C’était une très bonne idée en soi, sauf dans l’immédiat. Là elle aurait bien besoin de savoir mentir, histoire de s’en sortir entière suite à cette entrevue. Elle avait malheureusement l’impression que c’était assez mal parti, mais elle n’avait toujours pas l’intention de parler, même si c’était, de toute évidence, à ses risques et périls. « Si vous faites ça, je suppose que je ne pourrais plus bouger grand-chose. » Chaque os, de la nuque jusqu’au bas du dos, ça comprenait également la colonne vertébrale, qui brisée pouvait conduire à la paralysie, ou pire encore. Alors non, s’il faisait ça, elle ne pourrait plus hausser les épaules, ni le reste de son corps. Elle suivit les mouvements du sorcier du coin de l’œil, attentive à ses faits et gestes. « Les passages secrets, c’est la seule solution pour quitter le château. Hormis en période de vacances. Ils ont été bloqués au début de l’année, mais peut-être qu’ils sont moins difficile à créer qu’on pourrait le penser, j’en sais rien moi. » De toute évidence, celui de la salle sur demande était nouveau. Elle ne savait pas comment il avait été créé. Mais le fait été que les élèves en étaient sûrement à l’origine. Il devrait se contenter de cette réponse, de toute évidence elle n’en dirait pas plus, à lui de les chercher ces passages secrets s’il y tenait tant. Elle crispa la mâchoire alors qu’il lui réclamait sa baguette, elle aurait mieux fait de la laisser dans son dortoir, ce qu’elle n’avait pas fait bien évidemment. Elle récupéra sa baguette dans sa cape avant de la déposer dans la main du mangemort, avant de croiser les bras sur sa poitrine, quelque peu agacée.
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MessageSujet: Re: (2.1) “ can't pretend, it's time to run w/hester.   Dim 19 Mai - 14:05


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And now we break the dead calm. »

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Elle pouvait jouer la comédie autant qu’elle voulait, tenter de se contenter de hausser les épaules à tout va pour répondre à chacune de ses questions, se faire aussi évasive que possible, le fait était que Hester Steadworthy était un être d’une grande limpidité. Quelque peu idéaliste, de croire qu’elle se taisait pour la bonne cause, là où bien des gens qu’elle protégeait auraient déjà craché le morceau comme les pauvres lâches qu’ils étaient ; imprudente également, quand bien même elle confondait ça avec une potentielle bravoure. Pourtant ça se sentait comme le doux parfum de fleurs au milieu d’un champ, cette peur vivace que chacun de ses actes, chacune de ses paroles éveillaient chez la jeune élève qu’elle était. Si seule, si vulnérable ici, à Poudlard, si loin de ses parents (qui eux, avaient préféré fuir comme des lâches), loin de tout si ce n’est de l’Enfer que représentait ce château à l’heure actuelle. Sa lèvre frémit devant la réponse de la sorcière, mais il s’escrima au silence et au calme, une colère sourde résonnant pourtant au fond de ses entrailles. Au moins était elle assez coopérative pour lui donner sa baguette ; qu’il déposa de son côté du bureau, juste sous le nez de la jeune Hester avant de la toiser à nouveau. Il aurait bien voulu lui arracher la langue pour qu’elle arrête de parler inutilement, mais il haussa simplement les épaules, dans un profond soupir, l’air indifférent. « Si tu ne sais rien, il vaudrait mieux que je te rappelle clairement quel est ton rôle de préfète en chef. » Croisant les doigts de ses deux mains sur son bureau, Moses finit par se pencher légèrement vers elle, cherchant son regard. « Mais tu es définitivement la menteuse la plus pitoyable que j’ai rencontré dans ma vie. » Il avait plus eu l’habitude de côtoyer des Mangemorts, certes, beaucoup plus habiles pour manipuler les esprits de chacun, mais elle... elle, elle transpirait la bonne intention tout autant que la peur. Il sortit donc sa baguette à lui, se levant à nouveau. « Maintenant, est-ce que tu crois que les mains peuvent se compter comme étant entre les épaules et le bas du dos ? » Question existentielle en soit, puisque les épaules, elles, avaient une place très nette dans ce qu’il avait prévu, et irrémédiablement les bras de la jeune femme dépendaient de ces épaules, quand bien même ses mains passaient sous le bas de son dos. Mathématiquement parlant, la question méritait débat, mais sans doute que pour lui, il serait vite résolu.
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MessageSujet: Re: (2.1) “ can't pretend, it's time to run w/hester.   Lun 20 Mai - 0:37


“ can't pretend, it's time to run ”
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Moses and Hester
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C’était un fait, Hester était une piètre menteuse. Elle le savait et c’était bien ce qui lui avait causé de longs moments d’angoisse quand, dans un accord commun avec Joshua, ils avaient décidé de faire comme s’ils se détestaient au grand jour pour ne s’aimer qu’en secret. Bien souvent elle avait eu l’impression d’être à deux doigts de tout foutre en l’air et pourtant, elle s’était assez bien rattrapée. Avec Moses, c’était différent. Il était plus simple de cacher au reste du monde sa relation avec Joshua que de cacher une vérité bien plus lourde de conséquences à un sorcier comme Moses. C’était un monstre de la pire espèce. Elle le détestait. Il ne l’appréciait pas non plus. En définitive, elle sentait au plus profond de ses tripes que lui mentir, c’était comme signer son arrêt de mort. Mais elle ne parlerait pas. Ses convictions l’en empêchait. Elle avait compris que le meurtre n’était plus interdit entre les murs du château, ainsi, elle préférait mourir en protégeant ses amis plutôt que mourir sans raison juste parce qu’elle serait au mauvais endroit au mauvais moment. D’un geste lent, elle détacha son insigne de préfète en chef accrochée à sa cape. « Le rôle à l’air bien différent de ce qu’il était avant. Si c’est pour vous aider à faire du mal à des personnes ne le méritant pas, je préfère encore renoncer à mon poste. » Elle déposa l’insigne sur le bureau, juste devant elle. Elle avait été préfète de la maison Serdaigle avant d’être nommée préfète en chef au début de l’année, un poste prestigieux sans doute, à une autre époque. Elle était une mauvaise menteuse, elle n’essaya même pas de contredire le mangemort, c’était inutile, elle le savait, il le savait, pas la peine de continuer d’en parler pendant quinze ans. Elle fronça légèrement les sourcils suite à la question du mangemort. Elle y répondit particulièrement lentement, quelque peu hésitante. « Je ne crois pas. Je suppose qu’on peut considérer que les épaules permettent de relier les bras au reste du corps mais que ces derniers restent biens distincts des épaules. Je pense que ça peut être sujet à controverse. » Elle n’en savait rien finalement, tout était une question de point de vu et du sien, s’il voulait vraiment lui casser tous les os, des épaules au bas du dos, elle préférait que ses mains n’en fassent pas parti. Ça lui laissait suffisamment d’os comme ça.
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MessageSujet: Re: (2.1) “ can't pretend, it's time to run w/hester.   Mar 21 Mai - 3:00


sound of grave silence
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And now we break the dead calm. »

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Qu’importe si elle parlait. Qu’importe son rôle de préfète en chef ou les trois clampins qui ne venaient plus à son cour - qu’elle garde donc ses secrets, ça ne lui donnerait que plus d’occasions de faire durer cet entretien. Elle le provoquait, lui tenait tête avec tout ce qui pouvait s’apparenter à de la bravoure. De la bêtise. Si elle savait, si elle savait cette pauvre gamine pitoyable qu’elle lui présentait là le parfait prétexte pour faire un infime pas dans la longue et périlleuse vengeance qu’il dressait contre l’homme qui avait détruit sa vie, peut-être bien qu’elle opterait pour dénoncer ses camarades. Peut-être ; ou peut-être pas. Mais depuis l’instant où il avait posé le regard sur elle, la fraction de seconde où il avait deviné des airs d’Abraham dans les traits innocents et juvéniles du visage de la douce Hester, il avait eu toutes les occasions du monde d’imaginer ce qu’il pouvait lui faire subir. A Azkaban, son sens pour les désirs sadiques et violents à souhait n’avait fait que s’accroitre, animer chaque parcelle de son esprit - un jour, il arracherait à Steadworthy chaque parcelle de bonheur comme le ferait un Détraqueur, seulement plus profondément encore, plus lentement, histoire que son agonie dure dix-sept longues années. Ou plus encore. La vengeance, c’était bien le dernier feu, l’infime flammèche qui continuait d’alimenter l’être qu’il était devenu, le spectre, la coquille vide qui se pavanait à travers les couloirs de ce château. Lentement, comme une brûlure qui aurait pu se répandre sur chaque parcelle de peau de la jeune fille qui lui faisait face, le regard de Moses lécha cette petite silhouette devant lui, de haut en bas, de bas en haut - avant qu’il ne se penche à nouveau, histoire d’être près d’elle, si près d’elle que son omniprésence, son omniscience en deviendrait étouffante. « Il est temps de découvrir ce que je pense de ça. » Lâcha-t-il, non sans un grondement dans la voix - les bras, les jambes, selon son opinion chaque coin, recoin du corps et de l’être de cette fille était bon à être brisé ; car elle aussi, il la réduirait en cendres, en un tas d’existence fait de tourments incessants - un jour, bientôt. Sans crier gare, d’un vif mouvement du pied, il repoussa la chaise sur laquelle elle était assise, de sorte à ce que la chute soit violente, si elle ne saisissait pas le réflexe de se redresser sur ses jambes. S’écartant d’un pas lent et calculé, il contourna son bureau, attrapant la baguette de l’élève entre ses mains. « Debout Steadworthy. Prends ta baguette. » D’un mouvement nonchalant, il envoya celle-ci aux pieds de la sorcière, l’invitant à la ramasser, si elle ne le faisait pas, il pouvait toujours lui envoyer un impero pour lui imposer de le faire, mais ce serait plus honorable de faire mine de se défendre, quand même. « Je n’attaque pas les élèves désarmés. » Son sourire vira du faussement sympathique au carnassier, une fraction de seconde durant avant d’être effacé par un air dur - ce n’était qu’à moitié un mensonge, car elle savait que lancer le moindre sortilège sur un professeur lui coûterait cher, très cher ; mais soit, il pouvait toujours faire semblant d’être un tant soit peu honorable.
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MessageSujet: Re: (2.1) “ can't pretend, it's time to run w/hester.   Mar 21 Mai - 12:28


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Hester n’était pas bien courageuse, au contraire, elle était juste une gamine parmi tant d’autres. Sa force ne lui venait que de ses convictions, de la façon dont ses parents l’avait éduquée. Elle n’avait pas la bravoure des gryffondor, elle était juste une fille comme une autre qui devait payer les conséquences de la guerre. Elle aurait préféré être n’importe où ailleurs que dans le bureau du mangemort. Elle pouvait faire ce qu’elle voulait pour masquer sa peur, ça ne la ferait pas disparaitre pour autant. Sans doute que c’était normal d’avoir peur, après tout elle ne savait pas de qu’il allait faire d’elle et elle n’avait pas envie de mourir ici, elle n’avait pas non plus de se faire torturer, il fallait bien avouer qu’elle n’était pas une grande amatrice de torture, elle n’était pas masochiste de toute évidence. Elle serra la mâchoire alors qu’il lui indiqua qu’il tait temps qu’il cherche une réponse à sa question. Elle n’avait pas envie qu’il s’amuse à lui casser les os. Ce qui selon elle, n’avait absolument rien d’amusant, mais bon, c’était un délire de mangemort, quelque chose qu’elle ne pourrait sans doute jamais comprendre. Elle se leva rapidement de sa chaise alors qu’il lui en avait donné l’ordre attrapa sa baguette en même temps. Peut-être qu’elle pouvait s’estimer heureuse, avec sa baguette en main, elle pourrait toujours se défendre. Elle serra fermement sa baguette entre ses doigts, elle avait beau avoir beaucoup appris grâce à l’armée de Dumbledore elle savait qu’elle n’était pas en mesure de résister bien longtemps face à un mangemort comme lui. Sans doute qu’une petite partie d’elle espérait qu’elle ait suffisamment de force pour le déstabiliser le temps de s’enfuir à toutes jambes. Bon plan, mais pour aller où ? Si elle restait dans le château, il l’a retrouverait et ce serait bien pire. Finalement, il n’y avait sans doute rien qu’elle puisse faire pour lui échapper. Elle leva les yeux vers le sorcier, sourcils froncés ne sachant pas quoi faire ni même ce que lui comptait faire. Elle sentait son cœur tambouriner avec force contre sa poitrine. La peur semblait prendre la pas sur tout le reste. Elle laissa pourtant échapper un petit soupire tremblant, ce n’était pas le moment de se laisser abattre, si elle devait défendre sa vie, elle le ferait.
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MessageSujet: Re: (2.1) “ can't pretend, it's time to run w/hester.   Mer 22 Mai - 20:57


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Patience n’était pas spécialement un mot qui faisait partie du vocabulaire de Moses ; tout dépendait des situations en tout cas, il y avait des jours, des circonstances où il pouvait se montrer d’un calme à toute épreuve, d’une froideur implacable, glaçant toute personne se trouvant face à lui. Mais il y avait ces petites choses de la vie, bien rares, qui poussaient le sorcier à bien vite monter sur ses grands chevaux, quitte à brûler les étapes et perdre les pédales. Steadowrthy et son air de bêcheuse n’aidait en rien - elle ressemblait à son père, tant d’ailleurs, qu’il avait presque le sentiment de perdre ses yeux sombres dans le regard d’Abraham à chaque fois qu’il soutenait son regard. Un jour, un jour, il arracherait la moindre petite lueur des prunelles de ce type, et les réduirait à néant - quel idiot, étant Auror, laissait sa pauvre fille à Poudlard tout en sachant que l’endroit grouillait de Mangemorts à présent ? Peut-être bien que la petite Steadworthy bénéficiait d’une protection quelconque, mais alors que la jeune adolescente se trouvait en bien mauvaise posture, rien ne semblait pointer à l’horizon. Personne ne viendrait à son secours, ni les circonstances, ni le gong frappant cet instant de plein fouet - pas même son cher papa, qui avait pris la poudre d’escampettes depuis bien longtemps déjà. Un sourire dédaigneux fractura le visage de Moses à cette idée, alors qu’il la voyait, petit pantin des circonstances, ramasser sa baguette pour tenter de se donner bonne figure. Au moins, il n’aurait pas besoin de la forcer à le faire, c’était déjà ça ; elle était assez brave pour se prétendre être une digne Serdaigle. Lentement, il contourna finalement son bureau, pour se retrouver face à la jeune femme. La sondant, la toisant, de la tête jusqu’aux pieds, Moses trouva son regard une nouvelle fois. « On va faire passer le protocole une dernière fois avant le reste. » Ajouta-t-il finalement, d’une voix qui trahissait son impatience, et toute la fausseté qu’il y avait derrière la sympathie qu’il pouvait avoir à son égard - elle avait assez prétendu ne rien savoir, n’être responsable de rien et être simplement une pauvre imbécile incapable de voir qu’il y avait des fuites à Poudlard. « Par où est-ce que les élèves quittent le château ? » Peut-être avait-elle eu besoin qu’il précise ouvertement ce qu’il cherchait, voilà qui était chose faite. Qu’elle mente, élude encore la question par un stupide haussement d’épaules et il en arriverait sans doute à atteindre la limite de la bonne volonté du Mangemort : certes, entasser les cadavres ici ferait vraiment mauvais genre, mais Steadworthy était un cas à part, il était temps qu’elle le découvre, et qu’elle mise un peu plus sur l’instinct de survie que sur la loyauté. Il se demandait bien en tout cas, tout ce qui se jouait déjà dans l’esprit de la jeune femme, si elle calculait ses chances d’échapper à l’irrémédiable, si elle s’avouait déjà vaincue, prête à mourir pour la bonne cause ou si elle pensait n’importe quoi d’autre - quelque chose de stupide forcément, puisque tenir tête aux Mangemorts qui grouillaient dans ce château n’était définitivement pas une bonne idée.
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MessageSujet: Re: (2.1) “ can't pretend, it's time to run w/hester.   Ven 24 Mai - 23:54


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Elle était dans la merde. Ça semblait assez bien résumer la situation d’Hester à cet instant précis. Elle n’allait pas livrer ses camarades, mais elle n’était pas sûre non plus qu’elle allait survivre à ça. Les mangemorts avaient décrété que maintenant, tuer les élèves n’était plus franchement un crime, alors forcément, elle pouvait mourir dans ce bureau, ça ne gênerait personne. Enfin, comme elle n’avait dit précédemment à Ainsley elle préférait mourir pour quelque chose plutôt que sans la moindre raison. C’était ce qui était arrivé à Samuel. Il n’avait rien fait, il s’était juste trouvé au mauvais endroit au mauvais moment finalement. On lui avait fait payé une faute qu’il n’avait pas commis, son seul crime avait été d’oser revenir à Poudlard alors qu’il était né-moldu. Et encore, ça n’avait rien d’un crime aux yeux d’Hester. La folie s’était définitivement emparée du château. Elle maudissait ses parents en cet instant présent, ils n’auraient jamais du la renvoyer ici. Elle maudissait Joshua, lui qui avait passé tant de temps à essayer de la convaincre d’écouter ses parents. Elle se maudissait elle-même pour avoir commis l’erreur de les écouter tous les trois. Elle avait trop souvent tendance à penser qu’ils avaient toujours raison, parce qu’ils étaient ses parents, parce qu’il était l’homme qu’elle aimait. Elle se devait d’avoir confiance en eux, de croire en leurs paroles, même si ça semblait complètement fou. C’était complètement fou. Elle en avait la preuve maintenant. Elle aurait sans doute du trembler et pourtant sa main enserrait sa baguette avec force, son bras de tremblait pas. Elle ne savait pas où elle allait, elle avait peur, c’était indéniable, mais elle restait assez forte pour rester droite et fière. Pour combien de temps, c’était une question à laquelle elle ne saurait répondre. Elle ne baissa pas les yeux face au regard du mangemort, elle le soutenait avec toute la détermination qu’elle était encore capable de trouver au plus profond d’elle-même, elle avait l’impression de puiser dans des ressources insoupçonnées. « Je n’ai pas plus l’intention de vous le dire qu’il y a à peine cinq minutes. » Elle aurait pu se contenter de dire qu’elle ne savait pas, mais elle aurait menti et elle avait bien compris que mentir était loin d’être un talent chez elle. Cette fois, c’était la vérité, celle qu’il avait bien comprise quelques instant plus tard, celle qu’elle n’avait pas formulé jusqu’à présent, celle grâce à laquelle elle venait probablement de signer son arrêt de mort.
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MessageSujet: Re: (2.1) “ can't pretend, it's time to run w/hester.   Sam 25 Mai - 1:23


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Elle ne dirait rien. Et il le savait très bien. Ca ne l’empêchait pas de se montrer excessivement patient avec la jeune étudiante, rien que pour faire durer le suspens. Ou le plaisir. Car après tout, si elle le considérait déjà comme un Mangemort dont les us et coutumes n’étaient pas différentes de celles de ses collègues, elle ne savait encore rien du lien invisible qui les reliait. Et il aurait aimé, ô il aurait aimé pouvoir annoncer en personne à Steadworthy que sa chère et tendre petite fille n’était qu’une victime entre ses doigts, attendant patiemment de lui servir sur un plateau d’argent n’importe quel prétexte digne de lui servir de raison à tout ce qu’il lui ferait subir. Et la pauvre gamine avait non seulement décidé de faire partie des préfets en chef de l’école, mais avait certainement rejoint le mouvement de rébellion (dont beaucoup de Mangemorts, dont Rogue soupçonnaient l’existence) qui hantaient ces couloirs. Sans doute que si elle venait à mourir ici, dans ce bureau, personne ne le blâmerait de quoique ce soit : mais ce n’était pas dans ses envies premières. Non, ce qu’il voulait c’était la réduire à néant, la faire assez souffrir pour qu’elle n’ait qu’un réflexe, courir dans les jupes de sa mère, les bras de son père - ce pitoyable auror qui découvrirait bien vite son incapacité à protéger son propre sang. Un rictus mauvais, d’ailleurs, marqua les lèvres du sorcier à la réponse de la jeune femme. C’était courageux. Téméraire. Mais vraiment stupide. Par définition, tout ce qui était téméraire était stupide, de toute manière. D’un mouvement souple de la baguette, en un sortilège silencieux, la réponse de Moses envoya la blonde s’écraser contre le mur, quelques mètres derrière elle, avant qu’un autre mouvement ne l’écrase vivement contre le sol. Sans doute s’était-elle pris un choc à la tête, ou autre chose, mais elle n’avait pas eu le temps de riposter et de toute manière, ce n’était sans doute pas le genre de choses qui s’apprenait à Poudlard. Cette école pour merdeux prétentieux n’avait jamais rien appris à Moses, il avait tout appris par des voies détournées, des accords silencieux avec des sorciers bien plus puissants que ne le seraient jamais les pitoyables professeurs de cette école. D’un pas lent, il s’approcha de la jeune fille, la désarmer aurait été bien facile, mais il préférait qu’elle fasse preuve d’assez de docilité pour qu’ils n’aient pas à sombrer dans de tels excès. Elle était encore au sol, qu’il la toisa, la poussant doucement à ramper au sol d’un mouvement du pied. Là, il s’accroupit à côté d’elle, l’observant longuement, intensément. « Si tu comptes être une si piètre adversaire, tu peux me rendre ta baguette, elle ne te servira à rien. » Malgré l’amusement palpable dans sa voix, celle-ci resta aussi glaciale qu’une lame de rasoir glissant contre la peau de la sorcière. D’ailleurs dans la même idée, il leva à nouveau sa baguette, la dirigeant vers la main qui retenait celle de la sorcière - d’un mouvement, un sortilège sifflant entre ses lèvres, Moses fit courir une électricité désagréable le long du bras de la sorcière, aussi désagréable que si des centaines de petites fourmis coulaient dans ses veines, remontant jusqu’à sa main, là où ses muscles se crispèrent, ses os crissèrent, geignirent comme s’ils allaient se briser au moindre mouvement qu’il ferait. C’était infiniment désagréable, plus désagréable que douloureux d’ailleurs, effrayant au possible alors qu’on ne se sentait plus maître de rien, il le savait, ô il le savait bien, longtemps ; dix-sept années durant il avait pu goûter à ce sortilège là, à d’autres du même acabit dont elle ne soupçonnait même pas l’existence. « Celui-là vient d’Azkaban, c’est plutôt impressionnant le nombre de choses qu’on apprend en restant en captivité. » S’il devait lui trancher la main pour qu’elle finisse par lâcher sa précieuse arme, il le ferait sûrement - elle n’aurait pas besoin de celle-ci pour retrouver son père et au pire des cas, il la lui mettrait dans la poche pour qu’ils puissent essayer de la recoudre. Quelle importance ? Il ne faisait que commencer, là et elle le savait bien.
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MessageSujet: Re: (2.1) “ can't pretend, it's time to run w/hester.   Jeu 30 Mai - 19:01


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Finalement, Hester ne savait même pas ce qu’elle devait faire. Répliquer ou accepter les coups qu’il allait lui asséner sans broncher parce que répliquer la conduirait vers pire encore. Elle aurait préféré ne même pas avoir sa baguette dans les mains, au moins elle aurait été sûre de n’avoir pas le reflexe de tenter quoi que ce soit contre le mangemort. Dans ce cas là, elle n’aurait pas eu d’autre choix que de supporter la douleur, mais là, il lui avait techniquement laissé le choix. Un choix qui ne pouvait être que mauvais, l’attaquer ou même juste essayer, ce serait lui donner une bonne raison de la tuer. Il aurait presque une bonne excuse, bidon certes, mais bon il pouvait toujours l’accuser de s’en être pris à lui. Quoi qu’en fait, les mangemorts n’avaient plus besoin de s’inventer des raisons pour achever les élèves. Le jeune Samuel l’avait appris à ses dépends très récemment. Elle avait l’impression qu’elle allait mourir entre les quatre murs de cette pièce. Au moins elle ne serait pas morte en vain, mais en aidant ses camarades, c’était déjà ça. Samuel lui, il était définitivement mort sans la moindre raison. Elle n’eut de toute façon pas le temps de faire quoi que ce soit, bien trop perdue dans ses songes, qu’elle se retrouva plaquée avec violence contre le mur, un léger cri s’échappant de sa gorge, puis un second quand elle se sentit rejoindre le sol. Les paroles du mangemort parvinrent à elle comme une voix étouffée, presque lointaine, pourtant il était juste à côté d’elle, la douleur qu’elle ressentait à la tête la laissait aisément comprendre d’où venait cette sensation. Sans qu’elle n’ait eu le temps de dire ouf (ce qu’elle n’aurait pas fait de toute façon) quand un nouveau sortilège se fit sentir, dans son bras cette fois, électrisant et dérangeant, elle finit par lâcher sa baguette, de toute façon rester agripper à cette dernière de lui était d’aucune utilité, toujours parce que riposter était une mauvaise idée, mais en plus parce qu’il n’avait pas l’occasion de la laisser riposter. Il ne lui avait confié sa baguette que pour qu’elle ait un vain espoir, quelque chose qui lui permettrait de penser pendant quelques secondes qu’elle allait s’en sortir, histoire de bien extirper cet espoir de son être pour le briser juste devant ses yeux. C’était bien un truc de mangemort tout ça. « Ne dites pas ça, je regretterai presque de n’être jamais allée à Azkaban maintenant. » Ironie bien-sûr, elle n’avait pas la moindre envie d’aller apprendre ce genre de sortilèges au fin fond d’Azkaban, elle ne voulait définitivement pas connaitre ce genre de sortilège, il n’y avait que les pourris de toute évidence qui les employaient.
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MessageSujet: Re: (2.1) “ can't pretend, it's time to run w/hester.   Sam 8 Juin - 20:30


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Azkaban s’était apparenté dans l’esprit de Moses à un puits sans fond, duquel rien ne pouvait sortir. Dans lequel, aucune lumière ne pouvait descendre, tant celui-ci était sinueux. C’était à peu près ça, sûrement, pour tous les esprits tourmentés qui se retrouvaient échoués dans les geôles de la prison sorcière : sûrement qu’être un Mangemort sanguinaire, sadique et impitoyable était un crime assez répréhensible pour justifier toute la moitié d’existence qu’il avait passé dans ce silence lourd et pesant, ce brouillard d’existence qui n’appartenait même plus au domaine du vivant. Mais c’était, en tout cas, un châtiment plus qu’acceptable, plaisant à vrai dire, à l’humble opinion de Moses lorsqu’il pensait aux mille façons de faire payer à ses ennemis leur traitrise : dix-sept années, dix-sept longues années avaient réussi à faire germer en lui bien des desseins complexes et déplaisants, mille et une façons de réduire en charpies la vie que Abraham Steadworthy, l’honorable Auror, s’était construite pendant que lui, il croupissait dans la moisissure. Au milieu de cela, la blonde Steadworthy, pauvre petite étudiante idiote et bien trop rebelle était une aubaine qu’il n’avait que pu saisir – pourquoi cette gamine n’avait pas fui le château de la même manière que ses lâches de parents s’étaient volatilisés de la surface de la terre ? Il n’en avait aucune idée, il n’en avait rien à faire à vrai dire, baguette pointée sur sa cible, alors qu’il la voyait défaire la prise de ses doigts autour de sa baguette à elle. Un sourire pinça ses lèvres, alors que d’un pied, il faisait glisser la baguette vers lui, sans prêter la moindre attention au risque potentiel de la briser ou de l’abimer : elle n’en aurait plus besoin dans l’existence misérable de fuyarde qui s’offrait à elle. Ce serait l’unique option qu’il lui laisserait, si tant est qu’elle ne préfère pas mourir dans ce même bureau – si elle sentait une quelconque bravoure du genre la prendre, il l’en dissuaderait vite. « C’est bien dommage, si tu t’étais donnée la peine de suivre mes cours, tu aurais su que le plus important reste quand même de s’accrocher à sa baguette. » A tout prix, coûte que coûte, ramassant celle de l’élève, il l’observa à nouveau de son regard noir. « Parce que maintenant, si jamais l’envie m’en prends, je peux te tuer en un claquement de doigt, ce qui indubitablement, ne serait pas du tout amusant. » Pour lui et pour elle, sûrement – mais il y avait tellement de manières plus plaisantes de tuer qu’un Avada Kedavra bien trop rapide. Reposant finalement la baguette de la jeune fille sur son bureau, Moses eut un léger sourire dénué de sympathie, Azkaban était bien la pensée parasite qui revenait le plus souvent à son esprit, déplaisante, tortionnaire. Une vague électricité lui crispa la mâchoire, cette rage qu’il avait si longtemps, si bien alimentée. « Je peux très bien m’arranger pour t’y envoyer. Tous les traîtres à leur sang y finiront un jour. Sans oublier ta sang-de-bourbe de mère. » Il savait tout d’elle, surtout parce qu’il savait tout de la si belle existence de l’Auror qui l’avait foutu en prison : épouser une sang-de-bourbe, ça ne l’étonnait même pas de celui-là. Mais Moses ne laissa pas la moindre occasion à son élève de répondre, agitant sa baguette dans un sortilège silencieux, qui lui entailla profondément la chair de l’épaule jusque dans son dos – il n’était pas friand des habituels Doloris et autres sortilèges habituellement infligés : il aurait pu, la torturer jusqu’à la rendre folle, mais la torturer jusqu’à la vider de son sang semblait presque préférable, il était sale de toute manière, terni par la mixité du monde sorcier et de ces parasites inférieurs que représentaient les moldus ; ce n’était pas une grande perte, en somme.
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MessageSujet: Re: (2.1) “ can't pretend, it's time to run w/hester.   Sam 15 Juin - 23:52


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Moses and Hester
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Elle n’aurait jamais du mettre les pieds dans le bureau du mangemort. Elle l’avait su, mais elle avait bien trop de fierté pour simplement s’enfuir au lieu de courir jusqu’à sa perte. Elle était surement stupide, trop naïve pour comprendre les conséquences de cette fichue guerre. En même temps, elle n’avait que dix-sept ans et elle s’était retrouvée plongée dans l’enfer de la guerre sans que personne ne prenne le temps de la préparer. Elle serait plus en sécurité à l’intérieur du château que dehors à crapahuter dans les bois. C’est ce que ses parents avaient pensé, c’était une erreur de leur part. Elles les avaient cru et tout ça pour quoi ? Se retrouver là, ce soir à subir les tortures d’un mangemort. Soyons franc, le silence dont elle faisait preuve vis-à-vis de la question qu’il lui avait posée ne méritait pas une telle punition. En d’autre temps, on l’aurait simplement collée à une tâche chiante mais pas risquée, ou alors, on lui aurait donné des lignes à recopier. Même les punitions selon Dolores Ombrage avaient été plus supportables. Logique, elle était folle, mais elle n’était pas un mangemort assoiffé de sang. Elle avait rapidement lâché sa baguette, ne supportant pas la sensation qu’il avait fait naitre dans son bras. Ça baguette n’avait plus vraiment d’importance au point où elle en était. Il n’avait pas l’intention d’en finir vite, d’après ses propres propos. Elle l’aurait pourtant souhaité, mais les mangemorts n’étaient de toute évidence pas assez généreux pour ça. Elle n’eut pas le temps de répliquer qu’une cruelle douleur lui parcouru l’épaule et le dos, elle laissa échapper un cri de douleur alors qu’elle sentait sa peau se déchirer. Elle ramena sa main à son épaule comme si ça pouvait faire la moindre différence, la douleur était bien là, elle la ressentait avec force et finalement la seule chose que son geste lui apportait, c’était la désagréable sensation du sang chauffant la paume de sa main. « Peut-être qu’elle finira à Azkaban. » Sa mère à Azkaban, l’idée ne l’enchantait absolument pas. « Ou peut-être que ce sera vous qui y retournerez. » Elle leva les yeux vers le mangemort, tentant de laisser sa colère effacer la douleur qui lui déchirait le dos, elle savait qu’elle devait se concentrer sur ce sentiment pour supporter la douleur et regarder le mangemort ne faisait que le raviver.
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MessageSujet: Re: (2.1) “ can't pretend, it's time to run w/hester.   Lun 24 Juin - 1:53


sound of grave silence
hester i-r. steadworthy & moses fleming
« And now the surfaces ripple
And now we break the dead calm. »

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Hester Steadworthy avait la folle bravoure de son père. Si elle devait mourir ici, à même le sol dans ce misérable bureau, ignorée par le reste du monde et abandonnée par ses parents, au moins aurait-elle cette pensée pour dernier souffle. Ou quelque chose dans le genre. Mais dans un monde rempli de Mangemorts et où Lord Voldemort était le maître incontesté, ce n’était que folie d’opposer quelque résistance que ce soit. Harry Potter finirait écrasé aussi aisément qu’une mouche sur une vitre, et l’Ordre du Phénix tomberait irrémédiablement en lambeaux à la chute de l’Elu. Tels étaient les desseins du monde, offerts par les circonstances – patience, patience, s’était-il dit aux tréfonds de sa cellule à Azkaban. Son heure arriverait. Son heure avait fini par arriver. Patiemment, affichant une insensibilité de glace, Moses toisa la sorcière à ses pieds, alors qu’il s’était approché d’elle de quelques pas. Un fin sourire glissa sur ses lèvres, furtif ; jamais il ne retournerait à Azkaban, s’il devait sombrer dans la mort, il le ferait en emportant le maximum de personnes avec lui – ce n’était pas un problème ça. Mais Azkaban - ses lèvres frémirent, sans peser ses gestes, oubliant sa baguette et toutes les possibilités qu’elle faisait naître au bout de ses doigts, Moses appliqua son pied contre la profonde plaie béante à l’épaule de la sorcière, pressant contre celle-ci afin que la jeune élève se retrouve à nouveau écrasée contre le sol, vivement rappelée à l’ordre par la brûlure lancinante de son épaule. De longues secondes durant, il exerça une pression de plus en plus fortes, sentant les muscles de la jeune femme de crisper sous sa force, le sang glisser par cette plaie qui, définitivement, sans des soins magiques rapides, ferait mal bien longtemps. « A ta place, je ne me ferais pas trop d’illusions. Je me demanderais presque où est ta sang-de-bourbe de mère à l’instant précis. » Il lâcha un ricanement, relâchant sa prise pour vaguement essuyer son pied sur les vêtements de la Steadworthy, faisant quelques pas en arrière. « Visiblement, elle avait trop peur d’Azkaban pour penser à sa précieuse fille. Ou alors, elle était trop contente de s’en débarrasser. » Merlin seul savait quels beaux prétextes ils avaient servi à la jeune Hester pour qu’elle reste à Poudlard tandis qu’ils se terraient comme des rats – quelle proie facile elle faisait. Lui, au moins, il avait la décence d’être là où sa fille était, de toujours garder un œil sur elle, aussi bienveillant qu’il pouvait l’être. Judith était une part de son sang, une Fleming et jamais il ne l’abandonnerait à quelque sort semblable à celui-ci. « On dirait bien que tes parents t’aient laissée en pâture pour occuper des sorciers comme moi. » Ce n’était pas très brave de la part d’Abraham Steadworthy de se planquer pendant que sa fille traversait seule l’Enfer de ce nouveau Poudlard. Et Moses allait se charger de le lui faire amèrement regretter.
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MessageSujet: Re: (2.1) “ can't pretend, it's time to run w/hester.   Lun 24 Juin - 14:06


“  can't pretend, it's time to run ”

cause the devil's got you number tonight, they say
we're never leaving this place alive
Moses and Hester
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Depuis le début de l’année, elle n’avait pas douté une seule seconde de l’horreur que l’année allait représenter maintenant que le château était envahit par les mangemorts. Plus que jamais, dans le bureau de Fleming, elle en avait conscience. Elle en arrivait même à se demander si elle sortirait vivante de ce bureau. Quand bien même ce serait le cas, elle ne savait pas ce qu’elle ferait après ça. Elle ne pourrait pas rester dans le château à attendre que le mangemort trouve une nouvelle bonne raison de la torturer de la sorte. Il en trouverait toujours une, elle en était persuadée. Elle devrait s’enfuir, quitter le château sans même prendre le temps de dire au revoir à ses amis, sans même avoir l’occasion de prévenir Joshua. Qu’est-ce qu’il allait penser en apprenant qu’une nouvelle fois elle était partie sans même lui dire au revoir ? Elle préférait ne pas y penser. S’il fallait qu’elle s’accroche à quelque chose en cet instant, elle préférait autant que ce soit aux bons souvenirs qu’ils avaient ensemble plutôt qu’à la nouvelle séparation qui allait s’imposer à eux, qu’elle survive ou non, elle ne le reverrait plus. Si elle mourrait, elle ne le reverrait clairement plus. Si elle survivait elle pourrait au moins nourrir l’espoir de le retrouver un jour, après cette maudite guerre. Il était là en train de piétiner la plaie béante dans son dos, rendant la douleur encore plus intense, plus insupportable qu’auparavant. Une nouvelle fois, elle ne pu retenir un cri qui aurait pu abimer ses propre tympans tant elle avait l’impression de l’entendre résonner dans sa propre tête. « Mes parents sont quelque part en train de se battre pour mettre un terme à cette guerre. » Elle en était convaincu malgré le sa voix tremblante et presque étouffée. « Vous ce que vous faites, c’est torturer des adolescents au fin fond du château. Vous ne vous sentez pas un peu sur la touche ? » Elle était sûre qu’il y avait plus intéressant à faire pour un mangemort comme lui que de torturer les élèves de l’école de magie. Ça manquait clairement de classe et d’importance. Dans cette guerre, ils ne servaient à rien les soldats rétrogradés à un tel poste. Lui, il n’était pas dehors en train de se battre pour ses stupides convictions. Il pouvait bien la tuer elle, ça ne ferait certainement pas avancer la guerre.
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MessageSujet: Re: (2.1) “ can't pretend, it's time to run w/hester.   Jeu 27 Juin - 2:45


sound of grave silence
hester i-r. steadworthy & moses fleming
« And now the surfaces ripple
And now we break the dead calm. »

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Les vieilles habitudes avaient tendance à revenir au grand galop ; et la guerre ne faisait que toutes les exacerber. Pour tous les Mangemorts relativement sains d’esprit qui avaient quitté Azkaban la même nuit que Moses, il avait été très aisé, au moment de retrouver sa baguette, de ressentir la magie couler dans ses veines. Maintenant que Lord Voldemort était à l’épiphanie de sa puissance, Moses la ressentait plus puissante que jamais, l’adrénaline battant dans ses veines dans un vacarme assourdissant : avec le Seigneur des Ténèbres aux commandes de ce vaste monde lugubre, il tenait sa vengeance, il l’aurait, et quand bien même le Mage Noir devait tomber (ce qui restait, encore, une possibilité totalement improbable), ce serait jusqu’à son dernier souffle qu’il arracherait les derniers lambeaux de vie d’Abraham Steadworthy. Ce nom, les dix-sept années qu’il avait passées à Azkaban, replié sur lui-même et déchiré de toute part par les Détraqueurs, l’avaient gravé comme au fer rouge dans son esprit ; une irascible fixation de laquelle il ne décrocherait qu’une fois son point atteint. Au milieu du tumulte bruyant de ses songes, Hester, la pauvre Hester abandonnée par ses parents, n’était qu’un exutoire de choix, une proie autour de laquelle il refermait la prise de son piège – un jour, il la tuerait sans doute, rien que parce qu’elle était née dans la mauvaise famille, mais il faudrait qu’il atteigne ce but juste sous le nez de l’Auror Steadworthy, rien que pour voir s’éteindre chaque parcelle de son âme au fond de ses yeux. Un jour. A côté de ces farouches volontés qu’il s’était si longtemps construites, les pitoyables paroles tremblantes de l’élève ne résonnaient qu’à peine à l’esprit du Mangemort, qui sourit à nouveau, sans se départir de son air carnassier – il pouvait presque sentir l’odeur du sang envahir la pièce, les cris de douleur de sa victime résonner contre chaque mur. « Peut-être bien, que je suis sur la touche. C’est tout ce que je voulais… je ne vais certainement pas perdre mon temps pour crapahuter après une bande de sang-de-bourbe ! » Pour ça, il était définitivement mieux à Poudlard, quitte à ce que les journées soient d’un ennui épuisant. « Et puis tu sais, tu es plutôt… amusante à torturer. » S’il avait pu vouloir faire preuve d’une certaine retenue, ce n’en fut pas le cas ; puisque sa voix laissait transparaître une légère euphorie – et chaque sort qu’il lancerait, chaque parcelle de chair qu’il déferait de ce corps si frêle ne serait qu’un pas vers la justice qu’il devait rendre à l’existence de Steadworthy. Avec Abraham, s’éteindrait tous les espoirs de cette misérable lignée de sorciers ; sa fille, sa femme, chacune des personnes qu’il avait un jour côtoyées, regardées – qu’importe, si cette quête devait lui prendre toute sa vie. « Dis-moi donc, Hester Steadworthy, est-ce que tu as peur de la mort ? Peut-être que tu voudrais aller courir à travers le pays dans l’espoir de revoir ton cher papa avant de crever comme une moins que rien ? » Et, comme pour la presser de répondre, Moses agita une nouvelle fois sa baguette, brisant quelques-uns des doigts d’une des mains de la blonde, comme une irrémédiable occupation le temps qu’elle lui formule une réponse quelconque – il avait tout son temps, et elle avait assez de parcelles de corps pour qu’il s’occupe longtemps, quitte à lui arracher les mots du fond de la gorge ; il y avait définitivement des techniques bien plus amusantes que les habituels Doloris pour pousser quelqu’un à bout.
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MessageSujet: Re: (2.1) “ can't pretend, it's time to run w/hester.   Jeu 27 Juin - 17:36


“  can't pretend, it's time to run ”

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Moses and Hester
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La jeune femme sentait son corps trembler sous la douleur, le sang continuait de couler le long de son dos, laissant la plaie ouverte et particulièrement lancinante. Elle avait presque l’impression qu’avec chacune des gouttes de sang qui coulaient de sa plaie béante, c’était un peu de la force dont elle était dotée qui la quittait. Elle aurait voulu s’évanouir, une bonne fois pour toute afin de ne plus ressentir aucune douleur, au moins pendant quelques instants. Son esprit cependant, semblait ne pas être décidé à la laisser profiter du repos bien mérité que l’inconscience aurait pu lui apporter. Elle était toujours éveillée, toujours contre le sol du bureau du professeur de sortilèges, toujours là à souffrir bien plus qu’elle ne devait le mériter. Elle ne savait pas ce qu’elle avait pu lui faire – à part refusé de répondre à sa question – mais d’une façon ou d’une autre, elle avait du lui causer beaucoup de tord pour qu’il s’en prenne à elle de la sorte. Ou alors, ce n’était que parce qu’il était un monstre dépourvu de toute humanité. Ça se sentait qu’il se réjouissait de la situation, lui faire du mal l’amuser et ses paroles ne faisaient que confirmer ça. Pauvre homme condamné à s’amuser en torturant une gamine de dix-sept ans, ça ne pouvait que témoigner de sa santé mentale complètement détraquée. Elle ne savait pas si c’était Azkaban qui l’avait rendu aussi fou, mais pour être timbré à ce point, il avait du être mentalement dérangé avant même de se faire enfermer. Elle releva légèrement le regard vers lui alors qu’il la questionnait, elle ne savait même pas quel réponse lui apporter et elle n’eut même pas le temps d’ouvrir la bouche que dans un craquement désagréable, elle sentit les os de ses doigts de briser dans une intense douleur qui, une nouvelle fois lui arracha un cri. « Je suppose que je devrais … je serais probablement mieux traitée qu’ici. » Sa voix était faible, tout comme elle avait l’impression de l’être elle, sans doute que ce n’était pas qu’une impression. Elle serait mieux dehors, elle en était persuadée depuis longtemps déjà, elle avait souvent voulu prendre la fuite et il n’y avait que Joshua pour la convaincre de rester. Il avait eu tord, ses parents avaient eu tord et elle avait eu tord de les écouter, voilà à quoi ça l’avait menée. Une chose était sûre, pour cet enfer qu’elle traversait, elle ne les remerciait pas le moins du monde.
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MessageSujet: Re: (2.1) “ can't pretend, it's time to run w/hester.   Ven 26 Juil - 0:16


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La bêtise humaine, infâme créatrice de situations bien déplorables. D’une tristesse affligeante ; elle l’avait eu, lui aussi, il y a de cela des années, une autre vie s’il comptait correctement – quelques bons sentiments avaient suffi à lui faire baisser sa garde, à le rendre aveugle plus qu’il ne l’aurait dû. En dix-sept longues années d’emprisonnement en ce lieu miteux qu’est Azkaban, Moses avait eu toutes les occasions du monde de réfléchir à sa triste situation, à chacun des échelons qui l’avaient mené jusqu’ici, au fin fond de sa cellule. Moira, son nom si délicat comme une caresse en d’autres temps, avait résonné inlassablement dans son esprit, comme un toc insaisissable qui avait fini par le rendre fou : d’elle, il obtenait chaque jour sa revanche, alors qu’il la détruisait de l’intérieur et la réduisait à néant à chaque occasion qui se présentait à lui. Elle, et sa charmante progéniture : plus le temps passait, plus il était indéniable qu’une présence masculine avait terriblement manqué à l’équilibre précaire de Judith – à l’image des murmures dans les couloirs de Poudlard, vibrait en Judith un instinct de rébellion que Moses comptait bien tanner avec une poigne de fer. Progressivement, non sans une indéniable dose de patience, quand bien même il était le seul à la voir : sûrement que s’il s’était écouté, sa propre fille se serait déjà souvent retrouvée dans la même situation – peu désirable – que la jeune Hester Steadworthy. Mais jusque-là, jusque-là pour la chair de sa chair, le sang de son sang, Fleming avait toujours paru plus patient que pour n’importe quel autre misérable élève de cette pitoyable école. Steadworthy, elle, c’était encore une autre histoire ; à chaque parole pleine de défiance qu’elle prononçait, elle amenuisait la fine feuille de décence qui séparait la jeune fille de son père. Car jamais Moses, même dans ses jours les plus sombres à Azkaban, ne se serait cru assez chanceux pour se retrouver au château de Poudlard pile en même temps qu’une des progénitures de ses bourreaux – si souvent il avait dû résister à l’idée de profiter de l’occasion, ce soir n’était qu’enfin l’épiphanie de toutes ses attentes et la pauvre Hester, avec ses pitoyables résistances ne faisait que lui donner encore plus de raison de l’écraser sans vergogne. Personne ne la pleurerait à Poudlard – enfin, aucun professeur ne daignerait lever le petit doigt pour elle, aucun Mangemort même, ne le blâmerait pour l’achever ici, contre le sol froid de son bureau : cette gamine faisait ouvertement partie des résistants de Poudlard, et si Moses nourrissait pour Abraham Steadworthy, une haine à nulle pareille, il était à parier que d’autres Mangemorts ayant croupi à Azkaban devaient connaître ce nom.

Tous ces calculs, pourtant d’une logique implacable, semblaient avoir échappé à la jeune Serdaigle : il était pourtant de rumeur commune de dire que les Serdaigle étaient des élèves intelligents et clairvoyants. Manifestement, le Choixpeau s’était bien trompé à la répartition de cette pauvre fille – là n’était pas la question, alors qu’encore une fois, d’une réponse elle arrachait un sourire mauvais à son tortionnaire. Peut-être devrait-elle partir… En effet, encore fallait-il que Fleming soit assez généreux pour lui laisser la moindre chance de revenir sur ces erreurs. La sondant intensément, la toisant du haut de toute sa stature relevée, le Mangemort ne fit rien, comme pour lui laisser le temps d’apprécier la nette entaille qui creusait son épaule, ou la douleur cuisante qui s’étendait dans chacun de ses membres. « Tu devrais savoir que jusque-là, tu as surtout été traitée avec bien trop de clémence, si on évalue toutes les fautes que tu as commises, rien qu’en tant que préfète en chef. » Son ton, malgré tout, laissait filtrer son inintérêt pour la question : il n’obéissait pas au résultat d’une énième punition à l’encontre d’un élève, commandée par un tel ou un tel ; il avait juste pris, quelques libertés. Et depuis Azkaban, disons que ses notions de liberté avaient largement évolué. Finalement, dans un léger rire, Moses contourna la sorcière, sans la lâcher des yeux, comme s’il attendait qu’elle fasse le moindre mouvement pour le lui faire payer cher. « Les adolescents ne devraient pas écouter leurs parents, en temps normal… Je me demande bien ce qui peut te faire rester ici. » A nouveau, un rire passa ses lèvres, tandis qu’en ayant saisi le dossier de la chaise la plus proche, il la fit glisser à côté de la jeune fille, pour s’asseoir sur celle-ci et attendre patiemment une réponse, comme l’aurait fait un psychiatre qui attendait une réponse. Il attendait une réponse, bien évidemment : ce n’était pas le sentiment de sécurité d’un cocon réconfortant qui avait laissé Hester ici, ni même l’impression de protéger quelque chose – ce serait sinon, stupide au plus haut point. C’était autre chose, un mélange de bêtise humaine et de sentiments tous plus dégueulasses les uns que les autres. Cette gamine avait quelque chose, forcément, à Poudlard. Si elle avait un minimum d’instinct de survie, elle abandonnerait ce quelque chose à la vitesse de l’éclair une fois sortie de ce bureau – encore fallait-il qu’elle en ressorte. « Est-ce que c’est un garçon ? Une fille ? Ce ne sont certainement pas les cours, tu en évites beaucoup trop en ce moment. » Son passage en prison n’avait pas complètement bousillé son cerveau, il avait encore la prétention de se souvenir de ses misérables années en ces lieux, cette époque où n’importe qui s’accrochait à n’importe qui sous des promesses stupides. Forcément, Hester Steadworthy était le genre de bêta idéaliste qui aimait les promesses murmurées au creux de son oreille et les idéalismes criards et épuisants. « Manifestement, cette personne n’en a rien à foutre, pour le moment, que tu aies disparu depuis quelques dizaines de minutes. » C’était la dure réalité de la vie : à la moindre complication, les promesses volaient en éclat – la guerre était une complication de taille, sans conteste. Et Hester était seule, définitivement seule dans ce bureau, prostrée au sol à endurer ses propres tortures ; elle serait seule, à courir dans la nature à la recherche d’un quelconque réconfort, d’une quelconque chance de survie. C’était la loi de la jungle, définitivement la plus amusante des lois qui régissaient le monde humain.
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