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 The stars, the moon, they have all been blown out

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MessageSujet: The stars, the moon, they have all been blown out   Ven 5 Avr - 20:47



You left me in the dark
And in the dark i can hear you heartbeat, i tried to find the sound but then it stopped and i was in the darkness, so darkness i became.






Les jours ne passaient plus depuis longtemps. Plongé dans la pénombre glacée de la terreur perpétuel, ton âme était soufflée en morceau, ta chair hurlait la douleur que tu n’étais plus capable d’exprimer. Tout s’en va vite. On dit qu’il faut quelques mois de solitude, de ténèbres pour t’engloutir tout à fait. Quelques semaines pour les plus faibles, une année pour les plus robustes. Mais il n’y a pas de salut à Azkaban, personne ne s’en sort. Sinon pourquoi tout le monde ne chercherait-il pas à y rentrer ? Les légendes étaient gentilles, presque charmante comparée à la réalité. Tes doigts finissent par glisser sur la pierre dur, sèche et coupante incapable de sentir les rugosités sous la peau. Les yeux finissent pas ne plus voir, par ne distinguer que quelques tâches flous de lumière agressante. Si nos cordes vocales gémissent dans un premier temps, suffoquent sous l’air glaciale qui se frayent malgré tout un chemin dans nos poumons, elles finissent elle aussi par abdiquer. Votre ouïe n’entend plus que vos battements de coeurs faibles et peu convainquant.Combien de silhouette meurtrie a-t-on retrouver recroqueviller sur eux même, cherchant un peu de chaleur, un peu de tendresse, les yeux clos sur un avenir qui ne souris plus, mort peut être depuis longtemps. A l’aile des condamnés à perpétuité, à l’aile des meurtriers qu’on ne visite pas, à l’aile des mangemorts qu’on craint, même affaiblit, même brisé derrière les barreaux. Parce que si jamais ils lèvent le regard sur vous, vous seriez pétrifier d’y voir autant de noirceur, à l’infini, un néant inimaginable, le trou laissé par une âme disséminée.

Et soudainement le bruit, la lumière, le déchirement d’une paix perpétuel brisé par la vie. La vie que l’on ne connait plus, la vie que l’on a détruite, la liberté que l’on nous a prise. Amadeus ne réagit pas à l’effondrement du mur, incapable de ce mouvoir, ayant été incapable de se nourrir depuis longtemps. Il n’avait plus la notion de rien, ni de la faim, ni de l’envie, ni de sa propre respiration, ou de ses battements de coeur. Il avait simplement conscience de vivre, et encore, tout juste, parfois il se disait que ça serait plus simple de partir. Et encore comment attenter à sa vie dans un endroit ou tout est fait pour que vous y passiez l’éternité ? L’éternité d’absence, de vide, et froid. Mais le mur s’était effondré, une pierre s’affaissant directement sur son dos lui coupant la respiration, le réveillant brutalement d’une stupeur qui durait depuis trop longtemps. Comme si son corps s’était mis en veille, ne plus rien ressentir pour survivre. Le bruit des vagues du vent arrivèrent bientôt à ses oreilles, puis le son d’un rire, machiavélique, tonitruant, libre. Amadeus retrouva péniblement sa respiration, les yeux toujours clos il se releva difficilement, chacun de ses muscles criaient à l’agonie. Il ouvrit les yeux, la lumière le pénétra, le déchira, le brûla vif. Il vit la femme de la cellule d’à coté marché sur les pierres effondrées, riant toujours. Il ne reconnu pas tout de suite son visage, un visage qu’il avait vu il y a quinze, ou seize ans de ça dans les journaux. Il avait néanmoins peut changé, elle avait gardé sa beauté démoniaque, en plus froide, plus folle, plus déchiré probablement. Un pas de plus et elle s’évapora laissant Amadeus face au vide, face à une liberté dont il ne savait pas quoi faire. Depuis combien de temps était-il la ? Que c’était-il passé entre temps ? Etait-il seulement reconnaissable ? Il avança vers le vide estimant que les quelques secondes qui le séparait d’une chute certainement mortelle lui suffirait bien à déterminer ou aller. Il avança pas à pas, douloureusement, grimpa un tas de pierre, regarda un instant la vide, et se laissa basculer. Il sentit un détraqueur venir le chercher, le froid l’empara, lui glaça les membres, l’esprit, il chutait, chutait, se rapprochant des roches coupantes. Et il disparu.

Il s’écrasa contre le sol sentant encore ses poumons se comprimer dans sa poitrine qui ne devait plus compter les os brisés. Il se retourna pour se retrouver sur le dos et essayer de reprendre sa respiration. Il passa sa main sur le sol pour y sentir l’herbe. L’herbe fraiche. Le ciel bleu, le soleil qui lui brûlait la peau, réchauffait chaque parcelle de son corps. Ou pouvait-il bien avoir atterrit ? Il ne se souvenait plus de ce qu’il avait demandé. Les roches, et maintenant ici. Mais il se sentit incapable de bouger. La faim le tenaillait, l’air sifflait à travers sa gorge et parvenait difficilement au poumons, il brûlait, suait. Il entendit à nouveau le rire. Machiavélique, tonitruant, puissant. Il se releva en sursaut se tenant sur ses gardes, incapable de savoir comment il avait fait pour se remettre debout. Mais tout était désert, rien ni personne ne pouvait avoir émis se bruit autours de lui. Le ciel bleu s’évanouit subitement, le soleil avec, le vent se leva, glaciale, destructeur, l’eau envahit l’herbe sous le coup d’épaisse vague qui s’écrasèrent sur Amadeus, lui faisait perdre pied, il bu la tasse, sa tête pénétra sous l’eau, il eu le sentiment de se noyer. Il ne pouvait plus remonter, la mer s’agitait contre son corps, brisant peu à peu tous les os qui ne l’était pas déjà. Soudain deux bras puissant le sortir de l’eau, mais il n’y avait qu’une ombre au bout des bras, qu’une silhouette diabolique, noir, encapuchonnée, froide et affamée. Il se sentit partir, fermer les yeux en quelques secondes, s’évanouir, et chuter. Il retomba sur le sol dur, sentit l’herbe sous ses doigts, il chercha à ouvrir les yeux, mais un voile bleu et trop lumineux l’empêcha de distinguer les formes. Il ferma les yeux.

Lorsqu’il les rouvrit il faisait nuit, les ténèbres étaient retombé, et lui paraissait légèrement plus accueillante que le jour. Ou alors il délirait encore. Il chercha à se lever. Il lui fallait marcher. Aller je ne sais ou, mais trouver quelques parts, ou juste prévenir quelqu’un, quelqu’un qui pourrait l’aider. Quelqu’un qui voudrait l’aider. Qu’est-ce que les gens savaient de lui exactement ? Qu’est ce qu’on avait dit ? Est-ce que sa famille le reniait pour avoir entaché leur rang ? Et que diable pouvait-il faire sans baguette ? Il marcha un certain temps ne trouvant rien à l’horizon, il finit par s’évanouir, face contre terre, assoiffé, affamé. Il ferma les yeux.

Le vent souffla dans ses oreilles et le réveilla. Ca ne finirait jamais, la douleur, les absences, le froid, le vide. A quoi bon être libre si c’était pour être dans cet état. En réalité il connaissait quelqu’un. Quelqu’un qui se devait de l’aider. Enfin, il espérait. Elle lui devait bien ça. Quoiqu’après ce qu’il avait fait, que ça est un rapport avec elle ou non, elle avait toutes ces raisons de ne plus jamais vouloir le voir, jamais. Mais qu’avait-il comme chance sinon elle. Il y avait longtemps qu’on ne pouvait plus transplaner pour rentrer chez lui, et il ne pouvait pas se pointer en pleine ville. Il transplana dans l’allée des embrumes. C’était à la fois le premier endroit ou l’on viendrait cherché un fugitif en son genre, et le premier endroit ou il pourrait passer inaperçu parmi tant de loque humaine. Il garda la tête baissé rasant les murs, il arracha une affiche qui lançait un avis de recherche sur plusieurs noms bien connu, et enfermé à Azkaban, dont le sien. Ainsi l’évasion était déjà parvenu jusqu’au ministère. En même temps il ne savait pas réellement combien de jour il avait erré dans la campagne. Il siffla faiblement appelant aux hasards le premier hiboux qui passerait et oserait se poser sur son épaule. Il transplana. Et s’écroula à nouveau dans l’herbe affiche en main, hiboux dans l’autre qui piaillait et gesticulait. Il réalisa qu’il n’avait ni plume ni bec envisagea un instant d’y retourné avant de se résoudre à utiliser les griffes de l’oiseau et son sang, il n’était plus franchement à ça près, et son corps ne supporterait probablement pas un autre transplanage.

Béa. j’ai besoin de toi. je ne te veux aucun mal. je ne peux te faire aucun mal. suis l’hiboux. sauve moi. s’il te plait.

Pas d’effusion, que pouvait-il lui dire, son cerveau restait au abonné absent depuis... il ne savait même plus, son coeur battait si doucement qu’il doutait parfois entendre seulement ses battements. Ses poumons sifflaient atrocement. Il n’avait mangé ni bu depuis... Il ne savait plus. Et il n’avait accès à aucune sorte de magie si ce n’est le transplanage qui le tuerait s’il recommençait. Il entendit à nouveau le rire. Il ferma les yeux. Il ne voulait plus délirer.


Dernière édition par S. Amadeus Wheedon le Mer 10 Avr - 18:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: The stars, the moon, they have all been blown out   Sam 6 Avr - 2:57



You left me in the dark
I took the stars from our eyes, and then I made a map and knew that somehow I could find my way back then I heard your heart beating, you were in the darkness too so I stayed in the darkness with you.






Ste. Mangouste n’était plus que l’unique quotidien de Béatrice ces-derniers temps. La belle n’avait plus que son travail pour la faire tenir face à une atmosphère de plus en plus pesante dans le monde magique, et elle savait très bien que sans son poste de médicomage, elle ne pourrait se sentir qu’absolument inutile, vide, telle une ombre errant de droite à gauche sans aucun but précis. Soigner, trouver de nouveaux sortilèges et de nouvelles potions s’étaient vite imposés dans l’esprit de la demoiselle quand elle dut faire le point sur ses ambitions post-Poudlard. Pour quelles raisons ? Sûrement son côté princesse qui ressortait. Sa tante faisait bien la même chose dans le monde moldu alors pourquoi ne ferait-elle pas la même chose de son côté ? Après tout, se préoccuper des autres était une façon efficace pour se sentir utile et de faire partager un tant soit peu la chance qu’elle avait eu toute sa vie par sa simple naissance. Dans le monde magique, tout était différent mais la base était bien là, c’était l’altruisme qui la guidait dans ses moindres faits et gestes. De petites habitudes s’étaient vite installées dans la vie de la jeune femme, sans pour autant tomber dans la monotonie du quotidien. En même, cette dernière option était presque inenvisageable avec une fille telle que Béa : l’étrangeté lui faisait faire des choses que même elle ne pourrait pas forcément expliquer, mais bon ça faisait tout son charme, non ? Quoi qu’il en soit, la belle avait beau se plaire dans son travail, elle sentait bien que son avenir était compromis tant l’atmosphère devenait tendue. Il ne fallait pas s’appeler Merlin pour comprendre que le Ministère de la Magie et la Gazette du sorcier divaguaient : qu’on puisse douter de la parole d’un adolescent, ça pouvait encore passer, mais alors douter de Dumbledore en le faisant passer pour un vieux sénile, certainement pas. Depuis toujours, la jeune femme avait une confiance presque aveugle en Dumbledore. Certes il était fou – tout comme elle pouvait elle-même l’être – mais cet homme était brillant et il s’avait forcément ce qu’il faisait. Rien que cette raison justifiait son envie de rejoindre l’Ordre du Phénix en plus du fait que sa sœur en faisait déjà partie. Et puis, elle savait aussi très bien que le retour du célèbre mage noir remettrait forcément en cause sa condition de sorcière étant donné qu’elle était une née-moldue et que Voldemort n’était pas vraiment connu pour sa tendresse envers les sorciers issus de parents moldus. Rentrer dans l’Ordre était donc pour elle un moyen de lutter avant même que Voldemort ne soit officiellement de retour. Pourtant, la politique menée par le mage noir était de plus en plus en vogue : on n’avait beau ne pas la citer, mais tout était assez clair pour qu’on puisse comprendre que les nés-moldus étaient de plus en plus regardés comme des parias, des monstres abjects qui ne devraient même pas faire partie du monde magique. Soit, ça ne devait pas empêcher la belle de continuer à faire son travail à l’hôpital.

« 1996 – EVASION MASSIVE A AZKABAN, DE NOMBREUX MANGEMORTS SONT RECHERCHES »

Le gros titre de la Gazette fit frémir Béa. Elle avait l’impression que tout était en train de recommencer. Deux ans plus tôt, l’évasion du célèbre Sirius Black avait permis aux Détraqueurs de se balader tranquillement en liberté pour « retrouver » l’échappé. Cette fois-ci, des dizaines de mangemorts se retrouvaient gentiment dans la nature et il était donc plausible que l’on retrouve un Détraqueur à chaque coin de rue… Cette perspective n’était pas vraiment réjouissante, et puis, la libération des sbires du Lord ne faisait que renforcer l’hypothèse du retour éminent de ce-dernier. L’heure était grave, et Béa le savait très bien. La belle continua à parcourir l’article avec intérêt. Si on oubliait le fait que la faute était entièrement rejetée à Sirius Black – que la rousse connaissait maintenant via l’Ordre – l’article permettait de savoir qui s’était échappé. Bellatrix Lestrange – ça sentait le roussi – Rabastan Lestrange, Rodolphus Lestrange, Yaxley, Nott,… WHEEDON. Le cœur de la jeune femme faillit lâcher à la seconde où elle lut ce nom. Amadeus… C’était beaucoup trop douloureux de penser à lui. Son ex-petit-ami devenu ensuite mangemort avait tué un sorcier né-moldu juste après leur rupture… Au fond d’elle, Béa ne pouvait s’empêcher de se sentir coupable. Si seulement elle ne s’était pas autant dévouée dans son travail, peut-être n’aurait-elle jamais rompu et donc peut-il qu’il ne se serait jamais transformé en mangemort ignoble tuant des « sangs-de-bourbes ». Elle avait peine à croire qu’il avait pu se changer de la sorte et pourtant, tous les faits l’accablaient et ce n’est pas comme si elle avait eu l’occasion d’avoir une explication de sa part. Ce qui lui faisait le plus mal, c’était qu’après toutes ces années, elle n’avait toujours pas réussi à l’oublier. Il était là, à chaque seconde dans son esprit, l’accompagnant partout dans ses moindres faits et gestes. Elle était totalement hantée par son fantôme, et ça lui faisait carrément peur de ressentir encore des sentiments pour lui maintenant qu’il était un mangemort avéré aux yeux de tous et qu’elle était membre de l’organisation secrète ayant pour but de lutter contre les forces du mal. Situation plutôt inédite qui lui crevait le cœur quand elle se laissait un seul instant pour y penser. Alors maintenant qu’Amadeus était en liberté, ça allait être encore plus difficile de ne pas y penser.

Une larme vint s’écraser sans même qu’elle n’eut le temps de protester. Elle ne pleurait jamais, se protégeant constamment derrière son masque et sa réputation de fille bizarre pour ne jamais à devoir parler de ce qui la touchait vraiment. Mais là, c’était différent, elle était seule chez elle et n’avait personne à convaincre sur la nature de ses sentiments.

Ce n’est pas une raison.

D’un geste brusque, elle vint essuyer cette larme rebelle qui l’empêchait d’agir comme elle le faisait toujours. Elle ne devait pas craquer, si elle le faisait maintenant elle n’aurait jamais la force de se lancer dans une chasse aux sorcières dans laquelle Deus était impliquée… Et pourtant elle le devait bien… BANG ! Un bruit sourd la fit sursauter. Quelque chose venait évidement de s’écraser contre la fenêtre de la cuisine.

Un hibou dans la cuisine…, se dit-elle avant d’aller chercher l’oiseau quelque peu… amoché.

Béa. J’ai besoin de toi. Je ne te veux aucun mal. Je ne peux te faire aucun mal. Suis le hibou. Sauve-moi. S’il te plait.

Décidément, il avait décidé d’envahir son esprit histoire de la hanter encore plus qu’il ne pouvait le faire d’accoutumée ! Ce message inscrit par du sang inquiéta fortement la demoiselle. C’était l’écriture de son ancien petit-ami mais pourtant, ça pouvait très bien être un piège. S’il était vraiment un mangemort pure souche désormais, elle pouvait s’attendre à tout de sa part. En même temps, l’Amadeus qu’elle connaissait ne lui toucherait jamais un seul cheveu et s’il lui écrivait de la sorte c’est qu’il avait vraiment besoin d’aide… Sans réfléchir, elle attrapa sa baguette et son sac rempli de potions en tout genre avant de suivre l’oiseau. Venir permettrait à Béa d’obtenir des explications sur tous les points qui restaient encore confus dans son esprit.

Elle suivit l'oiseau, encore et encore jusqu'au moment où elle se retrouva enfin en tête-à-tête avec l'homme qu'elle recherchait. Il était vraiment mal en point...

- Deus ?

Aïe, les vieux surnoms refaisaient surface, ce n'était pas bon... En même temps, c'était tout ce qui lui était venu à l'esprit en le voyant de la sorte.

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MessageSujet: Re: The stars, the moon, they have all been blown out   Sam 6 Avr - 10:25



You left me in the dark
And in the dark i can hear you heartbeat, i tried to find the sound but then it stopped and i was in the darkness, so darkness i became.






Le temps ne passait plus. Le bruit des vagues avaient envahis son esprit, se cognait, encore et encore contre chacune des parois de son cerveau. Et puis se rire. Tonitruant, libre qui raisonnait encore à ses oreilles. C’était inhumain. La douleur ressentie. Il ne s’en souvenait pas. Pourtant il avait du la ressentir. Il avait du ressentir la faim ronger ses os, la soif dessécher sa bouche. Il avait du ressentir ses muscles l’abandonner un à un dans l’absence d’utilisation. Ses muscles qui avaient du se rétracter, s’essouffler, s’éteindre. Il avait du sentir ses os se briser sous le poids des pierres, et de chacune de ses chutes. Mais pire encore il avait du sentir son esprit se vider de toute substance, son âme lutté contre un sentiment qu’il ne connaissait pas. Toute sa vie il avait lutté contre une âme défaillante, un esprit fragile qui ne savait pas ce qu’il voulait. Il avait toujours été partagé entre deux mondes, deux gouffres, sa famille et Béatrice. La tradition des sangs-purs et les nés-moldus, la lumière et les ténèbres, Serpentard et Gryffondor... Rien ne faisait jamais de sens dans son esprit. Rien si ce n’est l’idée de vaincre l'adversaire sur un terrain de Quidditch. Mais même ça il l’avait perdu. Il ne savait plus exactement. Ca ne faisait pas grand sens. Tout avait disparu dans son esprit, avalé par une vague de fumée noire l’empêchant de réfléchir. Depuis trop longtemps il n’avait plus pensé, plus réfléchit.

On se dit souvent que le plus difficile dans l’enfermement c’est la solitude. L’obligation d’être seul avec soit même à longueur de journée. S’entendre réfléchir, respirer, entendre chacun de ses battements de coeur, sentir la culpabilité l’envahir. Mais Amadeus n’avait rien sentit. Il avait passé Azkaban comme dans un coma, incapable de ressentir l’extérieur, se sentant disparaître progressivement. Ce n’était même pas douloureux. Il n’y avait simplement plus rien à sentir, plus rien à être. Il n’était plus rien. La liberté l’avait ramené à la conscience. La liberté l’avait achevé. Pour la première fois depuis... Il ne savait plus. Il avait ressentit. Il s’était fait submergé par le bruit, la lumière, le touché, et l’odorat, il s’était fait écrasé par le poids de la culpabilité dont il ignorait la provenance. Il s’était sentit comme un mourant donc chacun des organes lâches, un à un, dans d’atroce souffrance. Il ne savait même pas ce qui l’avait poussé à réagir. Il aurait pu chuter, se laisser tomber, s’écraser en bas des roches, ne plus jamais revenir. Ca aurait été tellement plus simple. Il n’était déjà plus. Ce n’était pas un grand pas à franchir. Mais il avait sentit le froid des détraqueurs. Le froid l’avait atteint quand bien même il n’y avait plus rien à brûler. Il s’était sentit en danger. Il avait pu ressentir la notion de danger, il avait disparu, il s’était sauvé. Ou condamné. Il ne savait pas bien. Les choses s’étaient enchaînée comme dans un rêve, comme dans une lente agonie qui ne voyait pas de fin. D’ailleurs la fin. Comment ressentir une fin lorsqu’on ne sait plus réellement quand tout à commencé. Se serait-il épargné s’il n’était jamais tombé amoureux de Béatrice ? N’était-ce pas ça qui avait dans un premier lieu partagé son âme en deux ? A moins que ça soit le faite d’avoir choisit Serpentard plutôt que Gryffondor. Ou peut être pas. Il aurait choisit Gryffondor il aurait été partagé, la honte de sa famille l’aurait frappé de plein fouet... Mais il aurait été presque normal de sortir avec Béatrice. Il ne savait pas. C’était bien trop compliqué. Peut était-ce la rupture, tout simplement. Il ne savait plus. Il ne savait pas depuis combien de temps. C’était ridicule.

De toute façon il n’était plus le temps de penser. Le Hiboux était partit. Il la trouverait probablement. Elle serait chez elle... Ou il ne savait pas. Il n’avait aucune idée de l’heure et du jour. Elle était peut être à Sainte Mangouste. Il espérait simplement que le hiboux aurait la bonne idée de lui donner en main propre. Sinon il venait lui même de se jeter dans la gueule du ministère qui se chargerait vite fait de le renvoyé d’ou il vient, ou même de lui infligé le baiser du détraqueur, le dernier. En même temps il en avait que faire. Le détraqueur n’avait plus qu’une âme fêlée à lui prendre, il lui la donnait volontiers. Alors pourquoi espérer qu’elle vienne seule ? Qu’elle ne le livre pas ? Elle en avait le droit. Il avait lu, dans l’allée des embrumes, on les cherchait. C’était probablement le lot d’avoir une dizaine de mangemorts catégorisé comme fou dangereux subitement en liberté. Oui elle avait le droit de le vendre, de le haïr aussi. Il n’avait aucune excuse. Enfin pour l’attrapeur il en avait. L’attrapeur allait attraper le vif d’or, ce qui était son rôle, mais qui aurait fait perdre les Canons de Chudley. Il avait le cognard sous la main, il n’avait eu qu’à viser juste, et le cognard avait frappé l’attrapeur de plein fouet. Le problème étant qu’il l’avait frappé à l’arrière du crâne, qu’il avait perdu l’équilibre et qu’il avait fait une chute de plusieurs dizaine de mètre. Avait-il pu prévoir que le cognard frapperait de la sorte ? On disait que oui, qu’il était suffisamment doué, et fort pour pouvoir prévoir. On avait même dit qu’il l’avait ensorcelé. Avec quelle preuve ? Tout ça était plutôt ridicule. On ne pouvait pas lui imputer un accident de Quidditch, comme il en arrive régulièrement et le faire passer subitement pour un mangemort. Simplement parce que le pauvre gars était un né-moldu. Ce n’était pas marqué sur son front non plus. S’il avait du tué quelqu’un il aurait surement été plus discret. Enfin peut être pas. Si ça se trouve elle savait même pour le juge du Mangenmagot. Là il n’avait plus franchement d’excuse. Mais il ne savait pas. Il n’avait pas de réponse.

Mais elle devait venir. Il avait besoin qu’elle vienne. Pour le guérir d’abord. Enfin il savait pas. On ne pouvait peut être pas le guérir. Il y a des blessures qui ne cicatrise jamais. Béatrice était de loin la plus béante. Pourtant tout semblait avoir disparu. Mais elle devait venir. Il avait besoin de voir son visage, la pureté de son regard, sentir sa peau sur la sienne, ne serait-ce que pour une gifle qu’elle aurait la bonté de ne pas lui donné au vu de son état. Il avait besoin de voir le soleil à travers sa chevelure flamboyante. Il avait besoin de s’excuser. Pour le mal qu’il avait du lui faire. Malgré lui. Tant pis pour le mal qu’elle lui avait fait.

Soudainement il sentit une présence près de lui. Dans un premier temps il n’osa pas bouger. De peur de voir quelqu’un d’indésirable. Une armée ministériel, un Auror ou même une Béatrice méconnaissable.

Deus ?

Son coeur explosa dans sa poitrine, et il se surprit d’être capable de le sentir battre de la sorte, lui qui semblait être entrain de s’affaisser dans sa poitrine pour ne plus jamais battre. Il n’avait pas franchement coeur à se faire appeler dieu. Même si c’était le diminutif de son prénom. Même si c’était de la bouche de Béatrice. Qu’elle était là. Seule à priori. Il releva la tête, se tournant du coté -position qu’il avait adopté pour le cas ou il s’évanouirait- sur le dos, pouvant enfin lever les yeux aux ciels, vers elle.

Tu es venue...

Dit-il dans un souffle, utilisant tout l’air qui avait pu pénétrer dans ses poumons. Ses yeux avaient du mal à rester ouvert tellement la lumière lui brulait les rétines. Mais voir par intermittence sa chevelure brune le rassurait.

Tu m’excuserais de ne pas me lever pour t’embrasser...

Dit-il dans une tentative d’humour foireuse qui lui déclencha une quinte de toux lui donnant l’impression de s’arracher les poumons. Son corps se souleva, agité par la toux, dans des convulsions douloureuse provoqué par les probables côtes brisés à cause de l’effondrement du mur d’Azkaban.

Je suis désolé

Désolé pour quoi ? Il ne savait pas bien. Pour tout probablement. Pour l’avoir dérangé dans sa journée, pour s’imposer à sa vie, pour faire d’elle quelqu’un qui aurait protégé un fugitif. Pour l’obliger à voir quelqu’un qu’elle devait haïr.

Merci... Et ne t’en fait pas je ne peux rien te faire, je n’ai même pas de baguette.

Et puis baguette ou non dans son état Béatrice n’avait qu’à donné un coup de pied pour le mettre KO, qu’un appel à faire pour le renvoyé d’ou il vient, qu’un minuscule sort à jeté pour lui faire rendre l’âme. Elle ne risquait franchement rien.
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MessageSujet: Re: The stars, the moon, they have all been blown out   Sam 6 Avr - 21:07



You left me in the dark
I took the stars from our eyes, and then I made a map and knew that somehow I could find my way back then I heard your heart beating, you were in the darkness too so I stayed in the darkness with you.






Suivre le hibou. Cette simple action pouvait paraitre d’une facilité enfantine et pourtant, Béatrice avait hésité un long instant avant de se décider sur ce qu’elle devait faire. Suivre le hibou, et pour quoi faire ? Pour se retrouver en tête-à-tête avec la personne du sexe opposé qu’elle aimait probablement le plus sur cette foutue planète ? Elle n’était pas sûre d’en avoir tellement envie. Après un peu plus de deux ans de séparation, la page Amadeus n’était toujours pas fermée et la jeune femme n’était pas sûre d’être capable de passer à autre chose un jour. Ce n’était pas vraiment la confrontation avec lui qui l’effrayait – elle avait appris à ne plus se préoccuper de ses sentiments – c’était surtout qu’elle ne se sentait pas vraiment capable d’en assumer pleinement les conséquences une fois de nouveau loin de lui. Suivre le hibou, l’envoyer directement au Ministère ou alors ne rien faire, autant de possibilités et pourtant aucune qui ne la satisfaisait. Le Ministère était tellement obnubilé par sa volonté de nier le retour de Voldemort que vendre Amadeus à Fudge ne semblait pas vraiment une bonne idée et ne rien faire serait probablement pire que tout. Béa n’avait donc pas trop le choix, pour son propre bien elle se devait de suivre l’oiseau qui l’emmènerait jusqu’à lui. C’était une fois de plus son dévouement presque totalement aveugle pour les autres qui lui forçait la main : c’était soit s’infliger une souffrance intense à la limite du supportable mais temporaire ou soit vivre avec des remords jusqu’aux restants de ses jours.

Béatrice avait donc fini par se rapprocher de l’oiseau qui n’avait pas hésité à descendre sur son épaule. Bien, maintenant il suffisait juste de transplaner et de se laisser guider. Sur le chemin le temps semblait s’être totalement arrêté. Il n’y avait pas une seule personne dehors, sûrement à cause de l’heure tardive qu’il pouvait être et du froid presque insoutenable pour cette période de l’année. Béatrice était donc seule avec elle-même, avec uniquement les battements d’ailes du hibou pour l’accompagner dans son périple vers l’inattendu. Au bout d’un long moment, l’oiseau s’arrêta enfin dans un lieu qui lui était totalement inconnu. Entre le bruit des vagues au loin et le semblant de forêt, Béa aurait été incapable de dire où elle était. Le hibou finit par lâcher son épaule pour se dégourdir les ailes tout en lui montrant le chemin qui l’amènerait jusqu’à Amadeus, ça ne devait plus être très loin.

Son cœur s’arrêta. La simple vision d’Amadeus avait eu pour effet de retourner son cœur dans tous les sens possibles. Il était dans un état des plus déplorables et pendant un instant la rousse crut qu’il était bien mort. Non, ce n’était pas possible, elle était arrivée assez rapidement pourtant…

- Deus ?

Elle n’avait pas pu s’empêcher de l’apostropher, rien que pour voir s’il était encore en mesure de réagir. Sur l’instant elle n’avait même pas remarqué l’usage de ce surnom, mais comment dire, après plus de sept ans à l’avoir appelé de la sorte, il était difficile de ne pas changer ses bonnes vieilles habitudes. De toute façon il était tellement dans un état inquiétant qu’il n’avait probablement pas remarquer comment elle l’avait appelé. A son plus grand soulagement, le corps inerte de son ancien petit-ami commença à bouger doucement pour se mettre dans une position à la fois plus décente et un minimum confortable pour parler.

- Tu es venue…

Qu’est-ce qu’il était perspicace ! Elle était bien là mais plus ou moins malgré elle. C’était son altruisme qui l’avait forcé à venir, jamais ô grand jamais elle ne serait venue si la vie d’Amadeus n’en dépendait pas.

- Je serais tentée de te dire que je suis l’incarnation de ta conscience mais je suis sûre que même dans ton état tu ne me croirais pas.

Béa, ou l’exemple typique de son côté totalement décalé. Elle aurait pu tout simplement le réconforter, mais non. Après tout elle n’était pas là pour jouer la petite-amie angélique et totalement dévouée à son homme, ce temps-là était définitivement révolu.

- Tu m’excuserais de ne pas me lever pour t’embrasser..., continua-t-il dans une tentative d’user d’un humour douteux.

Cette simple phrase eut pour effet de lui embrouiller le cerveau une seconde fois. D’un côté, elle avait l’étrange envie de lui mettre une bonne grosse claque et de l’autre ce n’était à peine si elle réussissait à se contrôler pour ne pas se jeter sur ses lèvres écorchées. Il ne fallait mieux pas qu’elle lui réponde au risque de lui lancer une pique qu’elle risquerait de regretter l’instant d’après. Si elle resta muette un instant, ça ne l’empêcha pas de détailler les blessures du jeune homme. Son métier de médicomage reprenait toujours le dessus et c’était d’ailleurs bien l’unique chose qui ne la quittait jamais.

- Je suis désolé.

La rousse releva les yeux vers lui. Désolé de quoi ? De l’avoir dérangé, de lui faire du mal en faisait revivre des sentiments plus que douloureux ou bien de lui montrer à quel point il lui faisait encore autant d’effet ? Aucune idée et il ne valait mieux pas qu’elle le sache d’ailleurs, ça risquerait de l’embrouiller une fois de plus.

- Ce n’est rien, se contenta simplement de répondre de la manière la plus neutre et détachée possible.

Cette réplique n’était pas vraiment digne d’elle, d’ordinaire elle aurait trouvé un million de moyens pour rendre la phrase dérisoire au possible, mais là, rien. La pauvre était tellement à fleur de peau qu’elle n’arrivait même plus à agir correctement…

- Merci... Et ne t’en fait pas je ne peux rien te faire, je n’ai même pas de baguette.

Il fallait qu’il se taise, vraiment. Sa voix la troublait à un point qu’il ne pouvait même pas imaginer. Il n’avait pas de baguette, et alors, ce n’est pas comme s’il aurait fait quelque chose dans le cas contraire de toute manière. Elle le connaissait aussi bien qu’il pouvait la connaitre et même si ses récentes actions en tant que mangemort changeaient pas mal la donne, Béa savait très bien qu’il ne lui ferait absolument rien au risque de le regretter jusqu’au restant de ses jours.
Allez ma grande, concentre-toi sur ce que tu dois faire. Si elle continuait à ressasser le passé en sa compagnie elle allait finir pas craquer pour de bon.

- Je te fais confiance. Maintenant arrête de bouger ou tu risques de finir par ressembler définitivement à un troll.

Ce n’était pas encore ça niveau réplique mais ça s’apparentait déjà beaucoup plus à son caractère habituel. Venait maintenant la difficile étape du diagnostic. Pour se rendre compte de l’étendue de ses blessures, la belle était obligée de se rapprocher au minimum de lui, génial. Doucement, elle se pencha donc sur son buste pour lui enlever son haut made in Azkaban. La plastique n’avait pas changé, c’était déjà ça. Par contre on ne pouvait en dire autant de sa chaire et de ses os. Bien, il n’avait rien d’incurable, il serait vite rétabli. Rapidement, la rousse commença à chercher dans son sac pour en ressortir deux fioles. La première, de l’essence de dictame pour les paies ; la seconde : du Poussoss.

- Bois ça, lui ordonna-t-elle en lui tendant la potion. Tu risques d’avoir un peu mal mais quand tu te réveilleras demain matin tu seras aussi frais qu’un gardon.

Expression moldue bonsoir. Si elle était considérée comme une vraie folle, c’était également pour son abus d’expressions moldues peu utilisées par ces-derniers. Soit, Amadeus devait être habitué depuis le temps. Maintenant qu’elle avait accompli son devoir, elle n’avait plus rien à faire là. Seulement… Etre venue sans obtenir aucune explication se résumait à s’infliger une souffrance inutile.

- Tiens, prends ça, lui dit-elle en lui tendant une nouvelle potion ayant pour but de le plonger dans un long sommeil sans rêve. Il faut que tu dormes. Ne croit pas que j’en ai fini avec toi pour autant.

Sa dernière phrase était suffisamment claire pour qu’il comprenne où elle venait en venir. Elle voulait savoir, absolument tout savoir. En attendant, la belle sortit sa baguette et en fit sortir deux sacs de couchage moelleux à souhait. Demain serait le bon moment pour avoir la réponse à toutes ses questions. Enfin du moins elle l’espérait.




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MessageSujet: Re: The stars, the moon, they have all been blown out   Mar 9 Avr - 11:44



You left me in the dark
And in the dark i can hear you heartbeat, i tried to find the sound but then it stopped and i was in the darkness, so darkness i became.






On ne peut pas savoir. On ne peut pas deviner la vie. Ceux possédant le «troisième oeil» vous dirons surement le contraire, mais Amadeus n’y croyait pas. Premièrement il avait toujours été absolument pitoyable dans l’art de la divination, incapable d’aligner plus de deux mots sans exploser de rire, et paraître absolument ridicule. Deuxièmement lorsqu’on nage dans un océan d’abîme tel que le sien, imaginer que certain puisse prédire ce qui viendra, ce qui sera est impensable. Surtout lorsqu’on n’est pas fichu de savoir ce qui se passera dans l’heure d’après. Alors non. On ne peut pas savoir. On peu pressentir à la limite. Mais un sentiment ne tient qu’à un fils. Un mot et tout peut basculer. Un sortilège et l’homme devient poussière. On ne peut rien prévoir. Ce n’est que prétention. Amadeus avançait dans une vague brume depuis sa naissance. Chacun de ses gestes indiquaient au cerveau quel serait la futur marcher à suivre, et même à poudlard il avait du mal à vous dire quel cour suivait lequel. Il n’avait pas prévu qu’il tomberait amoureux. Il n’avait d’ailleurs pas prévu posséder un coeur. Chez les Wheedon le coeur est la faiblesse. Si l’on pouvait s’en débarrasser et continuer à vivre on le ferait. La tête se doit d’être le coeur et la force de l’homme. L’homme tire sa légitimité dans la pureté de son sang et non dans sa pureté de coeur. Et puis au détours de Poudlard il l’avait croisé. Elle jouait seule auprès du lac, faisant virevolté les fleurs autours d’elle, les transformant en oiseau, les faisant siffler. Le soleil pénétrait sa chevelure et l’avait aveuglé. Il s’était fait foudroyé par tant de candeur, par un sourire aussi pur. Il était resté muet incapable de réagir aux actions puérils de ses amis. Fasciné son coeur avait battu à tout rompre dans sa poitrine à lui faire explosé le cerveau soudainement sur-alimenté. Et il s’était rendu compte que ces parents avaient eu tord. L’amour ne l’avait pas pétrifié. L’amour l’avait révélé. Il s’était un instant reconnu dans les yeux de Béatrice, avait aimé le reflet qu’il y trouvait, s’y était accroché, lui avait renvoyé le meilleur reflet d’elle qu’elle pourrait avoir.

Sept ans. C’est un semblant d’éternité. On se souvient à la perfection des débuts, des cours qui se finissait en contemplation si peu discrète. Du premier baisé, de la première caresse... On se souvient de tout et la fin nous paraît si loin, si inconcevable. En sept ans on relativise les problèmes, l’amour s’est tissée de tendresse, la passion, la fascination s’est remplie de dévotion, d’adoration. Pour la première fois de toute une vie Amadeus avait prévu. Il avait eu un plan. Un matin il s’était réveillé contre Béatrice, encerclant son corps pâle et frai entre ses bras, embrassant son épaule douce et nue. Il était tard et le soleil avait pénétré par la fenêtre pour éclairé les amants. Il avait vu la lumière. Elle avait glissé sa main dans la sienne, s’était collé contre lui pour que la forme de son corps épouse à la perfection la sienne. Il avait su. Qu’il la voulait pour l’éternité. Que de toute façon il n’avait jamais vu personne d’autre qu’elle. Il y avait dans le monde mille femme plus belle qu’elle, mille femme plus envoutante, mille créature magique plus fascinante auxquels on peut difficilement dire non, mais aucune d’entre elle n’avait ce que Béa avait, ce que Béa avait su lui donner. Elle avait su lui donner un avenir, su lui révéler un espoir, su lui donner une identité.

Et tout c’était brisé. On ne pouvait pas dire qu’il ne l’avait pas vu venir. Mais si finalement. Pour lui aucune difficulté ne parviendrait à l’abattre. Et son travail les avait séparé. Il avait rit, il s’était tu. N’avait plus pu la regarder. Il n’avait pas pu. Il se serait effondré devant elle. Il s’était réfugié dans la seule chose qu’il savait faire. Le Quidditch. Et son avenir avait été plongé dans les ténèbres. Il n’avait plus rien prévu. Ni d’heure de lever, ni de priorité à réaliser. Les choses viendraient ou ne viendraient pas. Il ferait, ce qu’il avait envie.

La suite on la connaît. Les ténèbres avaient laissé sa place aux enfers, l’enfer l’avait poussé dans le chaos, et il creusait toujours. Il était incapable de dire ce qu’il pourrait faire dans l’heure. Il était incapable de savoir s’il serait vivant ou même encore libre dans l’heure. Après tout il était là, étendu contre le sol, remettant son sort entre ses mains. Il avait beau lui faire confiance après toutes ses années, la réciproque était moins sûr.

Je serais tentée de te dire que je suis l’incarnation de ta conscience mais je suis sûre que même dans ton état tu ne me croirais pas.

L’incarnation de sa conscience ? Si elle savait à quel point elle avait raison. Elle était sa conscience, son coeur, sa lumière. Il déraillait complètement sans elle. Ou en tout cas il avait déraillé. Il ne l’avouerait pas. Il n’était de toute façon plus sûr de rien, et faire une déclaration d’amour et s’abaisser à ces nouvelles bassesses là lui était intolérable. Et elle ne retrouvait pas se regard. Bien que le sien soit fortement altéré, il était incapable de se sentir vivant dans son regard. Il ne sentait que la mort et la destruction.

Comme j’en ai pas moi-même je veux bien te croire. Répondit-il faiblement essayant de fixé ses yeux d’un regard convulsif et sombre.

Ce n’est rien,

Rien ? Si la douleur ne l’assassinait pas autant il aurait probablement trouvé la force de répondre. Si elle lui pardonnerait plus jamais il ne pourrait se regarder dans le miroir. Il préférait encore la voir le haïr... Au moins c’était sain comme réaction. Il toussa, son corps se convulsant sous les quintes de tout qui marquait en partie sa désapprobation. Elle ne pouvait pas dire de tel chose. D’un coté elle était là pour le soigner alors peut être qu’elle avait tout les droits. Après tout elle avait à cet instant le droit de vie ou de mort sur lui. Enfin le choix en tout cas.

Je te fais confiance. Maintenant arrête de bouger ou tu risques de finir par ressembler définitivement à un troll.

Et maintenant elle lui faisait confiance. Cela dit elle pouvait. Il ne lui ferait jamais rien. Il ne pourrait jamais. Elle était son premier amour. Probablement le dernier aussi d’ailleurs. Pas qu’il ne l’oublierait jamais. Ou peut être que si. Mais de toute façon il ne voulait pas. Aimer n’était plus dans ses cordes et il était persuadé que personne ne serait le faire changer d’avis. Bien sûr on ne pouvait rien prévoir. Mais rien ne l’empêcherait de coller un Avada Kedavra dans la tête de celle qui s’aventurera à le faire chuter. Par principe.

Bois ça, lui ordonna-t-elle en lui tendant la potion. Tu risques d’avoir un peu mal mais quand tu te réveilleras demain matin tu seras aussi frais qu’un gardon.

Amadeus se releva péniblement pour boire ce qu’elle lui tendait, sa main effleurant la sienne lorsqu’il chercha à boire la potion. Il grimaça sous le goût du plus mauvais effet, et tira la langue comme un enfant. Il ne dit cependant rien. Il n’avait pas intérêt, après tout elle était probablement entrain de lui sauver la vie. Quand à la manière qu’elle avait de dire les choses, il en aurait probablement sourit s’il n’était pas si mal en point, elle avait toujours été charmante avec ces expressions étranges qu’ils ne comprenaient pas toujours.

Tiens, prends ça, Il faut que tu dormes. Ne croit pas que j’en ai fini avec toi pour autant.

Il hocha doucement la tête avant d’avaler la potion jusqu’à la dernière goutte comme un enfant qui suivait assidument les ordres qu’on lui donnait. Il se rallongea et ne tarda pas à s’enfoncer dans le sommeil. Un sommeil vide et agaçant, ou seul quelques douleurs pénétraient. Tout était noir, profond, et la douleur ne parvenait pas à le réveiller, pourtant il souffrait il le sentait. Il sentait chacun de ses organes de ses os repousser correctement, de ses plaies qui se ferment. Il sentait tout, tout en dormant profondément et en ne pouvant pas se réveiller. C’était étrange, agréable et insupportable. Au bout d’un moment il s’accrocha à quelque chose qui sembla le calmer. La douleur s’affaiblit, il parvint à reposer complètement son esprit, s’accrochant à ce qui l’empêchait visiblement de tomber dans un sommeil de fou.

Il se réveilla au bout d’un certain temps. Visiblement plus fraie. Il ouvrit les yeux tout de même péniblement. Encore incapable de dire combien de temps il avait dormit. Il se rendit compte que cette «chose» qu’il avait serré pour se garder de la douleur n’était autre que Béatrice et il fit un bon loin d’elle, se rendant compte par la même occasion que la douleur n’était presque plus. Qu’elle n’était qu’un échos lointain, qu’il était sauf. Il se retrouva donc assis à quelques mètres de Béatrice, mal à l’aise de l’avoir utilisé de la sorte. Elle se réveilla visiblement au vu de l’agitation d’Amadeus.

Je suis désolé... Tu aurais du me pousser... Je m’en étais pas rendu compte... La faute de ta potion...

Ah c’était probablement malin de remettre sur elle la faute de son attachement. Après tout elle avait été la seule chose qui avait réellement rendu sa nuit ou journée il ne savait plus bien supportable. Le reste lui avait seulement donné envie de se pendre encore plus.

Tu es restée ?

Sans blague ? Il ne rêvait pas, il était bien réveillé, et elle était bien là, devant lui, elle avait peut être les traits un peu tiré mais elle n’en était pas moins belle.

Merci... Pour m’avoir sauvé. Je ne le méritais probablement pas.

Maintenant qu’il était réveillé et sauf il pouvait s’en rendre compte. Se rendre compte qu’il ne savait même plus pourquoi il avait demandé de l’aide. Pourquoi il n’avait pas mis fin à tout ces âneries ?
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MessageSujet: Re: The stars, the moon, they have all been blown out   Jeu 11 Avr - 0:59



You left me in the dark
I took the stars from our eyes, and then I made a map and knew that somehow I could find my way back then I heard your heart beating, you were in the darkness too so I stayed in the darkness with you.






Rien que la simple présence d’Amadeus la mettait dans un état qu’il était le seul à pouvoir provoquer en elle. Son visage, son regard, sa peau, son sourire… Son cœur explosait à chaque fois qu’elle osait croiser la trajectoire de son regard ou qu’elle frôlait malencontreusement sa peau. Pourquoi avait-il fallu qu’elle vienne le voir ? Pourquoi avait-il fallu qu’il s’échappe d’Azkaban ? Au moins là-bas elle était un minimum sereine et apte à l’oublier : une née-moldue et un mangemort, quelle idée saugrenue… Des millions de questions dans ce genre-là ne cessaient de tourmenter l’esprit de la pauvre Béatrice. A chaque fois qu’il s’agissait d’Amadeus elle avait une désagréable impression d’être emprisonnée, comme coincée entre quatre murs tant elle était incapable d’échapper à une telle nervosité. Son cerveau aussi brillant que loufoque ne répondait plus correctement, et la cause de ce dysfonctionnement n’était pas bien difficile à trouver. Rien que pour ça, la rousse le détestait autant qu’elle détestait être l’esclave de ses propres émotions alors que d’ordinaire c’était la dernière des filles à se prendre la tête. C’était d’ailleurs bien pour cela qu’elle trouvait autant de plaisir à ne se consacrer uniquement à son travail et à sa sœur. Ça fonctionnait suffisamment bien d’ordinaire, du moins assez pour ne pas laisser son esprit divaguer...

- Comme j’en ai pas moi-même je veux bien te croire.

Il fallait vraiment qu’il arrête. Son cœur n’allait plus supporter encore longtemps les aléas provoqués par les paroles du brun. Cette simple phrase eut le don de lui faire remonter sa culpabilité au grand jour de manière violente et douloureuse. Il lui aurait dit « je n’ai plus de conscience par ta faute, tu m’as totalement détruit et réduit au néant », l’effet aurait été le même. Elle s’en voulait tellement de l’avoir laissé tomber, d’avoir préféré sa carrière plutôt que l’amour alors qu’elle allait sûrement perdre les deux si ce cher Lord Voldemort décidait de refaire surface.

- J’ai le cœur fragile.

Réponse stupide et totalement hors contexte étant donné qu’elle se refusa d’apporter plus d’explications. De toute façon la rousse se fichait éperdument de comment ses paroles pouvaient être interprétées, ce n’était pas la première fois qu’elle passait pour une fille étrange, et encore moins devant Amadeus.

Puis elle se ressaisit du mieux qu’elle put pour ne montrer qu’un visage impassible où ses sentiments étaient impossibles à deviner. Elle n’était là que pour le soigner de toute façon, le moment émotion, elle le laissait pour après. Alors, comme avec n’importe quel autre patient, la rousse redevint la médicomage parfaitement attentive et à l’écoute. Elle hochait la tête, répondait aux questions de la manière la plus neutre possible, et ne se gênait aucunement à donner des ordres concernant les soins apportés. Heureusement pour elle, Amadeus s’avérait être un parfait malade qu’on n’avait nullement besoin de forcer à prendre ses potions. Cette confiance presque aveugle en elle était d’ailleurs impressionnante et plutôt flatteuse… Après tout, elle aurait très bien pu lui donner du poison histoire de le réduire en poussière d’une manière des plus efficaces… Il ne fallait pas se mentir, cette idée lui avait bien frôlé l’esprit. Ne serait-ce pas plus simple ? Non, pas vraiment. Ce n’était pas en tuant l’être aimé que les sentiments allaient disparaitre à leur tour, bien au contraire. Et puis Roméo et Juliette commençaient à être passés de mode.



La nuit les avait maintenant totalement engloutis, les laissant dans un froid insupportable. Amadeus avait fini par s’endormir une fois que la rousse lui eut donné tous les soins nécessaires à sa guérison. Elle était donc seule dans l’obscurité et la fraîcheur de la nuit, n’ayant uniquement son duvet comme source potentielle de chaleur. Super, rien de tel qu’un tête-à-tête avec soi-même pour se remémorer le passé. Comme pour vérifier que le jeune homme était bien dans l’incapacité de lire ses pensées, Béatrice ne pouvait s’empêcher de jeter des regards furtifs en direction de son malade. Des regards qui l’obligeaient contre son gré à se souvenir de comment elle était tombée sous le charme d’un garçon pareil dès lors que tout était contre eux. La née-moldue brillante vivant dans son propre monde et le sang-pur rationnel rattaché malgré lui à la politique du plus célèbre des mages noirs… La plupart des gens avaient d’abord cru à une mauvaise blague en voyant la passion commune qui animait leurs deux corps. Une blague qui avait vite tourné en insulte, voire en dégoût. Pourtant ils s’étaient battus, pensant que ce qu’ils vivaient était beaucoup plus fort et que ça en valait définitivement le coup. Sept ans de lutte pour quoi au final ? Rien si ce n’était une situation encore plus complexe que la précédente. GE-NIAL. Béatrice secoua la tête. Il fallait vraiment qu’elle passe à autre chose au risque de définitivement s’achever. Dormir l’aiderait probablement d’ailleurs mais impossible de trouver le sommeil. Allongée non loin du fauteur de trouble, la rousse essayait tant bien que mal de se persuader qu’après tout, Amadeus n’avait peut-être été qu’une erreur de jeunesse. Bien essayé ma grande, mais ce n’est pas en se disant des mensonges qu’on arrive à mieux dormir la nuit…
Si Amadeus ne pouvait définitivement pas avoir été une erreur, le réveil du lendemain matin était bel et bien basé sur un geste pouvant s’en apparenter. La nuit avait été paradoxalement à la fois courte et longue pour Béa. Longue compte tenu du temps qu’elle avait mis à s’endormir, et courte par rapport à la durée de son sommeil. Alors qu’elle avait enfin trouvé une place douillette dans les bras de Morphée, quelque chose s’était mise à l’agripper avec une force déconcertante. Le genre de douleur qui nous réveille sur le coup avant de s’amoindrir quand le corps commence à s’habituer à la sensation infligée. Trop surprise et ensommeillée pour seulement tenter de trouver la source de son mal, Béatrice abandonna bien vite pour retomber dans un sommeil aussi profond que court.

Le sommeil, c’est sacré. Il n’y avait juste rien de pire que de se faire réveiller par quelqu’un d’autre alors que notre seule et unique volonté réside en quelques heures de sommeil en plus. C’était d’ailleurs dans de telle situation que le proverbe prenait tout son sens. La soudaine agitation autour de la rousse eut le don de la faire réveiller avec une certaine peur au ventre. Pendant un court instant, elle crut que soit l’apocalypse était arrivée accompagnée de ses millions de détraqueurs soit que son ancien petit-ami était en train de filer en douce une fois soigné, voire un mélange des deux. Que voulez-vous, être réveillée en sursaut ne donne pas les idées claires.

- Je suis désolé... Tu aurais dû me pousser... Je m’en étais pas rendu compte... La faute de ta potion..., annonça Amadeus avec une certaine nervosité dans la voix.

A peine sortie de son sommeil, la belle n’avait pas encore eut le temps de brancher son cerveau pour le faire fonctionner correctement. De quoi était-il désolé ? De l’avoir réveillé ?

- Par Merlin, de quoi parles-tu ? Rendu compte de quoi ?

Tout en prononçant ses mots, Béa essayait de se remémorer les derniers événements pour voir de quoi le brun était en train de faire allusion. Les ‘retrouvailles’, puis les soins, et…ce sommeil si agité à la limite du désagréable à cause de cette force qui l’avait saisie en pleine nuit.

- Oh, fit-elle lorsqu’elle comprit enfin où il voulait en venir. Alors comme ça c’est toi qui m’a torturé pendant toute la nuit ?

Oups, ce n’était pas très fin comme remarque et c’était un petit peu exagéré. Bien sûr qu’il lui avait torturé l’esprit mais au point de lui faire croire que c’était de la faute de son…geste. D’ailleurs maintenant qu’elle commençait à retrouver les fonctionnalités de son cerveau, le rouge lui monta aux joues. Alors comme ça, ils avaient dormi à moitié enlacés, super.

- La potion ne provoque pas d’effets d’élan affectif démesuré, désolée.

Elle était mal à l’aise et dans de telle situation elle ne contrôlait plus aucune de ses paroles. Comment avait-elle pu le laisser faire pendant toute la nuit, qu’est-ce qu’il allait penser d’elle maintenant ! Elle était venue pour avoir des réponses claires à ses questions et non pour aller batifoler avec lui.

- Tu es restée ?

Il en avait d’autres des questions comme ça ? Non mais vraiment.

- Il semblerait. A moins de mettre fait remplacée par un clone pendant la nuit ou d’être un épouvantard prenant la forme de la princesse Beatrice of York, c’est toi qui vois.

Réponse stupide à une question stupide, sûrement la réplique préférée de sa mère quand Béa lui posait des questions relatives à son imagination débordante. Il fallait croire que cette philosophie avait déteint sur elle sans oublier que le matin ne la réussissait vraiment pas niveau bonne humeur.

- Merci... Pour m’avoir sauvé. Je ne le méritais probablement pas.

Elle n’en pouvait plus, elle était en train de craquer. Son cœur se reprit à faire des ratés mais cette fois c’était plus parce qu’elle ne s’attendait pas vraiment à ça. L’avoir sauvé ? Elle s’était juste contentée de faire son travail de médicomage dévouée. Quant à la question de savoir s’il le méritait ou non, c’était une question qui allait être sur le point d’être débattue.

- J’aurais probablement regretté toute ma vie de t’avoir laissé mourir. Et d’une façon égoïste je n’avais pas envie que tu meurs avant d’avoir des réponses claires à mes questions. J’ai un droit de réponse avant le baiser des détraqueurs.

Rectification, elle n’avait pas envie de le voir mourir du tout mais ça elle ne pourrait jamais lui admettre, enfin du moins pas maintenant. Et maintenant, qu’allait-il bien pouvoir se passer ?

- Tu peux m’expliquer toute cette histoire d’Azkaban, de Mangemort ! Je croyais que t’étais bien un des seuls sang-purs à ne pas s’intéresser à la pureté du sang des autres.

Dire qu’elle pensait le connaitre… Ses pensées sur le sujet étaient vraiment confuses et elle avait vraiment besoin de réponses claires et déterminées. Après tout, peut-être était-ce entièrement de sa faute…



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MessageSujet: Re: The stars, the moon, they have all been blown out   Ven 12 Avr - 14:27



You left me in the dark
And in the dark i can hear you heartbeat, i tried to find the sound but then it stopped and i was in the darkness, so darkness i became.






Il n’aurait peut être pas du lui demander de venir. Sa présence n’était pas si agréable. Il ne l’avait pas revu depuis... Il ne savait plus. Mais longtemps. Il le sentait. Son coeur se faisait lourd en sa présence, à moins que ça ne soit seulement à cause des plaies que son corps subissait, mais il en doutait. C’était con à dire, mais il était clair qu’il l’avait aimé comme personne, et que le jour ou elle lui avait dit que ça ne pouvait plus durer il avait cru que son monde s’effondrait. Que son monde s’effondrait et qu’il ne pourrait jamais se pourrait se relever. Il se fichait pas mal de ne pas pouvoir la voir tous les jours, du moment qu’il savait qu’à un moment ou un à autre il pourrait la voir. Désormais il n’avait même plus voulu la voir. Parce que elle n’avait plus voulu et que son regard était subitement devenu froid et distant, que son regard l’avait refroidit subitement et l’avait assassiné. Il n’allait pas lui dire. Elle n’avait pas envie d’entendre ce genre de chose. Ou peut être que si. Il n’en savait rien. Mais dans sa tête elle était toujours cette chose étrange et innocente qu’il allait forcément faire souffrir. Et même si elle lui en avait fait baver, il avait du lui rendre l’appareil au centuple avec ces conneries d’Azkaban. Enfin il ne savait pas. Enfin peut être.

C’était assez insupportable de ne pas avoir de notion de temps. Azkaban ne possédait pas d’horloge, il ne recevait pas la gazette du sorcier tout les matins, et avait vite perdu le décompte des jours. Surtout que le jour et la nuit avait vite fait de défiler devant ces yeux. La dernière date dont il se souvenait était celle de son entrée. Et encore. Et maintenant il ne savait plus quel jour il était. Depuis combien de temps il était rentré. Ni même depuis combien de temps il était sortit. Ainsi comment savoir depuis combien de temps elle l’avait quitté ? Depuis combien de temps il était diplômé ou autre chose dans le style ? Bien sûr ce n’était probablement pas important, mais tout de même. C’était désagréable d’avancer dans le flou. Même si pour le moment le plus important c’était soigner les bleus, les plaies, les os.

J’ai le cœur fragile.

Amadeus resta muet, surpris, les yeux ronds comme des soucoupes. Il avait raison. Il n’avait aucun reproche à lui faire. Il ne pensait pas lui en avoir fait d’ailleurs. Elle était sa conscience. Elle l’avait toujours été. Avant elle il était un petit con de Serpentard qui semait le trouble dans Poudlard. Pas le méchant trouble, pas le chaos, mais le trouble stupide, celui ridicule, et débile qui ne sert à rien. Il cautionnait que ces amis traitent les gens de sang-de bourbe, séchait les cours, réalisait quelques sorts interdits en dehors des heures de classes et punissait les élèves parfois de manière un petit peu drastique quand bien même ce n’était pas du tout son rôle. Amadeus n’était pas quelqu’un de très moral. Il était un Serpentard dans toute sa splendeur. Un pourtant qui se détestait bel et bien de ce qu’il était, et qui avait sauté sur la première occasion de se tirer de ce fantôme puissant qui le ramenait vers ses vieux démon. Cette occasion c’était Béatrice. Elle était sa conscience. Qu’elle apprécie la chose ou pas. Avec elle il s’était découvert un coeur, une âme, une lumière quelques part en lui qui voulait bien briller et faire autre chose que du mal. Bien sûr la perdre avait mis en fuite ce semblant de conscience avec. Et elle devait le savoir. Mais était-ce réellement de sa faute ? Devait-elle réellement rester à vie à ces cotés parce que sans elle il était un malade ? Une sorte de psychopathe branché Seigneurs des Ténèbres ? Peut être que oui. Mais probablement que non. C’était une extrêmement mauvaise raison de rester avec quelqu’un.

Comme un con, faute de savoir quoi dire il tendit son bras extrêmement douloureux pour venir poser sa main au dessus de la poitrine de Béatrice, à l’emplacement de son coeur, pour le sentir battre dans la paume de sa main. Il ne se rendait probablement pas compte de la connerie de ce qu’il venait de faire. Son propre rythme cardiaque se brisant littéralement au contact de sa main et de la peau de la jeune femme, même à travers les vêtements.

La suite se déroula, vite. Amadeus était un malade parfait et appliqué, il buvait et voulait en finir. Il en pouvait plus d’avoir mal, et souhaitait avoir quelque réponse, puisqu’elle était là. Des réponses débiles. Quels jours on était. Quel heure même. Qu’est qu’on avait dit de lui. Peut être avait-elle eu des nouvelles de sa famille de Sutton.. Combien de temps avait-il était enfermé. Qu’avait-on dit de l’évasion ? Est-ce qu’on les recherchait ? Que ce passait-il dans le monde magique ? Enfin qu’avait-il manqué d’essentiel ? C’était peut être rien. C’était peut être énorme. Il ne savait pas.

Il ne tarda pas à s’endormir, terrassé par la fatigue et par les médicaments. Il s’endormit d’un sommeil sans rêve mais non sans douleur. Seul la présence de Béatrice qu’il s’octroya de force parvint à la réconforter, à le rassurer, à le guérir de ses mots. C’était pitoyable. L’effet qu’elle lui faisait encore. Le bien être que ce petit corps frêle pouvait lui apporté après toutes ces supposés années. Après toutes ces années, ou simplement mois il ne savait pas ou tout avait été détruit, petit à petit, souvenir par souvenir, bonheur par bonheur.

Et puis il s’était réveillé. A peu près guérit. Enfin il n’avait plus trop mal. La magie était une chose suffisamment étonnante qu’on puisse passé d’un état de quasi mort vivant à un état de jeune homme presque normal en une nuit particulièrement agité. Bon il exagérait. Mais au moins il avait pu se réveiller en sursaut et bondir de plusieurs mètres sans hurler au martyre et c’était plutôt utile. Enfin utile. Ca ne l’aurait pas été s’il ne s’était pas agité toute la nuit jusqu’à aller chercher Béatrice pour la serrer fort dans ses bras. Si ça se trouve il lui avait même fait mal. Il n’avait pas du gérer sa force. Il avait eu si mal et puis plus rien. Il s’excusa platement, se sentant parfaitement ridicule.

Par Merlin, de quoi parles-tu ? Rendu compte de quoi ?

Hein ? Elle n’avait rien sentit ? Pourtant il était plutôt carrément proche d’elle. Dans le genre bien enlacé, je te serre contre moi et tu ne peux pas me louper. Ou si elle ne l’avait même pas sentit c’est que son sommeil avait été si profond que même lui ne pouvait lui faire aucun effet. Mais lui pourrait la sentir à des kilomètres. Sa peau frissonnait encore de leur contact improvisé et étrange. Elle ne pouvait pas ne pas s’en être rendu compte. Amadeus la regardait sans comprendre, les yeux ronds comme des soucoupes. Décidément les extraterrestres cherchaient à percer ses iris. Il comprenait si peu le faite qu’elle puisse ne rien avoir remarqué qu’il ne se rendit même pas compte qu’il n’avait strictement aucune idée de qui était Merlin. Les sorciers n’ayant pas l’habitude d’invoqué de légendaire sorcier moldu. Il restait muet, incapable de dire quoique ce soit, ne sachant même pas s’il devait lui expliquer se qu’il avait fait. Puisqu’elle n’avait rien sentit. Ou faire comme si ce n’était qu’un mauvais rêve.

Oh, Alors comme ça c’est toi qui m’a torturé pendant toute la nuit ?

Oh... Elle s’en était rendu compte... Et ce n’était clairement pas la vie de sa nuit visiblement. Il baissa brutalement son regard, ne sachant soudainement plus ou se mettre. Torturé. A ce point. A plusieurs mètre d’elle il fixait l’herbe comme un enfant, triturant les petits brins. Alors qu’il allait bien mieux son coeur se serrait dans sa poitrine à étouffer, il se sentait mal dans son corps et dans ses vêtements sales, lâches, et hideux. Tout le dérangeait. A commencer par son attitude stupide.

Je suis vraiment désolé...

Comme si ça pourrait vraiment changer quelque chose. Elle venait à son secours. Au passage lui sauvait la vie. Et il faisait de sa nuit la pire de sa vie. Le genre de mec à qui on peut octroyé la palme de l’enflure.

La potion ne provoque pas d’effets d’élan affectif démesuré, désolée.

Amadeus étouffa un rire jaune gêné. Ca va. Si elle pouvait arrêté de l’enfoncé. C’était ridicule. Ils avaient mille fois dormis ensemble. De manière mille fois moins chaste, mille fois plus improvisé, moins habillé, plus proche enlacé. Et là une pauvre accolade d’un mec souffrant à son ex parce que c’était la seule chose qui le soulageait les mettait dans des états pas possible ? Ils avaient quoi ? Deux ans ? Fallait pas déconner. Et elle savait qu’il avait toujours eu des élan d’affection démesuré pour elle. Alors certes il sortait d’Azkaban pour avoir tué des nés-moldus, se qu’elle était, et ça changeait probablement un peu la donne, mais tout de même. Il ne fallait pas pousser.

Il semblerait. A moins de mettre fait remplacée par un clone pendant la nuit ou d’être un épouvantard prenant la forme de la princesse Beatrice of York, c’est toi qui vois.

Mais elle était hilarante !! Et lui était vraiment désolé d’avoir perdu son sens de l’humour. Il chercha des poches absolument inexistante pour faire quelques choses de ses mains qui restaient la ballante à jouer dans l’herbe comme un demeuré.

Si mon épouvantard devait te ressembler tu serais pas dans cet état !

Lança-t-il de manière scabreuse sans trop savoir ce que ça voulait dire. C’était simplement la première chose qui lui était venu à l’esprit. Dans l’idée de la moucher. Ce qui en soit était une idée assez nulle au départ. Donc il était assez peu étonnant que le résultat soit tout aussi nul.

J’aurais probablement regretté toute ma vie de t’avoir laissé mourir. Et d’une façon égoïste je n’avais pas envie que tu meurs avant d’avoir des réponses claires à mes questions. J’ai un droit de réponse avant le baiser des détraqueurs.

Face à l’évocation du baiser des détraqueurs un éclair de terreur passa dans les yeux d’Amadeus accompagné d’un tremblement incontrôlable. Pourtant durant tout le temps de son enfermement dans les prisons d’Azkaban il n’avait jamais vraiment eu peur des détraqueurs. Il n’avait même pas eu l’impression que ceux si est un véritable effet sur lui. Enfin bien sûr il y avait le froid. Le sentiment de ténèbres. Mais rien de bien pire que ce qu’il y avait avant. Quand on a oublié le bonheur avant de connaître les détraqueurs qu’est ce qu’ils peuvent réellement te faire ? Pourtant le faite de se retrouver face à elle. D’avoir passer la nuit contre elle.... Il ne s’attendait pourtant à rien. Il n’espérait rien. Il ne voulait rien même. Mais il ne savait pas. Elle avait évoqué le baiser des détraqueurs, et il était été terrifié. Terrifié comme personne. Il avait même reculé de plusieurs mètre envisageant une solution de replis, un lieu ou il pourrait transplaner si réellement elle tentait de prévenir les autorités. Suspicieux il finit par répondre.

Demande... Je répondrais... Je te dois bien ça...

A peine avait-il donné la permission que la question était arrivé cassante, et violente, l’assassinant.

- Tu peux m’expliquer toute cette histoire d’Azkaban, de Mangemort ! Je croyais que t’étais bien un des seuls sang-purs à ne pas s’intéresser à la pureté du sang des autres.

Son ton était si froid, si cassant, si méprisant, ou je ne sais quoi. Son sang rentrant en ébullition et il se sentit perdre le contrôle. Exactement comme la dernière fois au tribunal. Lorsque tous les juges l’accusaient à tord de mille chose dont il n’avait aucune idée. A commencé par un sortilège de l’imperium qu’il aurait lancé. D’un cognard qu’il aurait donc ensorcelé et qu’il aurait nettoyé de l’ensorcellement. Et autre ineptie sans preuve dont pourtant on était sur qu’il était le coupable et qu’elle avait été réalisée dans le but de plaire aux Seigneurs des Ténèbres et peut être même de le ramené à la vie.

Pour avoir des Mangemort il faut un Seigneur des Ténèbres et tout n’était que des accidents !

Explosa-t-il soudainement, hurlant de rage, s’étant redressé, mais restant assis, les bras tendus, les mains fichés dans la terre. Ses yeux pourtant d’ordinaire très bleu était d’un noir particulièrement sombre et pénétrant de rage. Bien sûr il ne savait rien de ce que la gazette des sorciers avait dit de lui. Il ne savait pas que le public n’avait la connaissance que d’un soit-disant meurtres alors qu’il venait d’employer le pluriel. Bien sûr il ne savait pas que les rumeurs sur le retour de Voldemort se faisait de plus de plus en plus présente et que c’était surement la raison de l’évasion massive d’Azkaban. Il s’était soudainement jeté sur elle, ses mains avaient encerclés ses poignets, ses yeux s’étaient figés dans les siens.

C’était que des accidents ! Comment tu peux croire que j’aurais tué pour ça ? Que j’aurais tué tout cours ragea-t-il une seconde fois, fou de colère, de douleur.

Sans se rendre compte que sa main avait glissé du poignet de Béatrice jusqu’à la baguette de la jeune femme et qu’un éclair avait déjà jaillit du bout de la baguette carbonisant la pelouse et le réveillant brutalement de sa colère. Il regarda sa main sur la baguette. La pelouse carbonisé. Les yeux de Béatrice. Lâcha la baguette. Se releva et fit plusieurs pas en arrière pour se reculer.

- Je.. Je suis désolé... Je ne sais pas ce qu’il m’a pris.
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MessageSujet: Re: The stars, the moon, they have all been blown out   Sam 13 Avr - 14:37



You left me in the dark
I took the stars from our eyes, and then I made a map and knew that somehow I could find my way back then I heard your heart beating, you were in the darkness too so I stayed in the darkness with you.






Finalement, peut-être que continuer tranquillement une vie de princesse aurait été beaucoup plus simple. Mises à part les coutumes à perpétuer, les règles à suivre et les apparences à sauvegarder, il n’y avait pas tellement de quoi se plaindre d’une telle vie. La richesse et l’adulation étaient assurées, et de nombreux problèmes tels que le chômage et les factures à payer étaient écartés rien que par la simple naissance. Rien de compliqué, après tout ce n’était même pas à l’enfant de faire l’effort de s’extirper du ventre de sa mère. Béatrice aurait donc pu mener une grande vie sans se préoccuper de rien, mais non, il avait fallu que la magie fasse surface dans cette minuscule branche de la famille pour faire changer les choses. Elle n’allait pas s’en plaindre, être une sorcière était juste l’accomplissement de tous ses rêves d’enfant et cela expliquait des millions de situations irrationnelles qui s’étaient présentées à elle. Vraiment, elle aimait être ce qu’elle était, seulement des fois elle ne pouvait s’empêcher de penser qu’elle aurait préféré rester enfermée au fin fond du château royal de sa grand-mère. Au moins en restant une moldue elle n’aurait jamais rencontré Amadeus et donc elle ne serait pas en train de se tourmenter à son sujet. Soit, c’était bien facile d’imaginer des millions d’hypothèses, mais aucunes ne pouvaient avoir de répercussions sur le présent alors fonctionner au conditionnel était tout à fait futile. Et puis les alternatives n’étaient qu’un pauvre moyen de refuser les confrontations avec la réalité. Il fallait être honnête deux minutes, sans Amadeus, la vie poudlarienne de la rousse aurait été beaucoup plus fade. Bien sûr, il y avait eu Eugénie et ses quelques rares amis, mais un amour de jeunesse sincère et passionné, ça ne se refuse pas, ça ne se refuse jamais. Et puis en soi la relation entre eux n’avait posé aucun problème – les deux s’en étaient même plutôt bien sortis – c’était le après qui était difficile à gérer et pour cela, on pouvait compter sur eux pour faire dans le compliqué. La complexité avait toujours régné en maitre quand on prenait un peu de recul. Trop de différences peut-être, à moins que ce ne soit les tentatives d’échec des autres personnes qui avaient primé. Qui sait, la seule chose de sûre c’était que la petite princesse née-moldue et le futur mangemort pro-Voldemort n’avait pas choisi de faire dans la simplicité et qu’ils devaient maintenant en payer le coût.


La journée avait fini par s’achever au plus grand bonheur de Béatrice. Maintenant qu’elle était en règle avec sa conscience en ayant secouru son ancien petit-ami, elle pouvait laisser son esprit vagabonder dans tous les sens. Elle le préférait de loin endormi, ça lui évitait d’être aussi troublée qu’une pauvre adolescente pré pubère découvrant à peine les joies et les désespoirs de l’amour. Pour autant, c’était trop d’optimisme que de croire qu’elle serait débarrassée de ses vieux sentiments qui venaient sans cesse la frapper de plein fouet dès lors qu’elle osait jeter un regard vers lui. Pauvre Béa, elle était belle et bien prisonnière de son affection pour le brun…
La nuit avait donc était très longue en réflexions et très courte en sommeil puisque une sensation désagréable provoquée par une force étrangère l’avait éprise en plein milieu de la nuit pour mieux l’empêcher de dormir. Il n’y avait vraiment rien de pire qu’un sommeil saccadé et douloureux pour se réveiller de mauvaise humeur, alors si en plus de cela vous ajoutez un réveil brutal provoqué par une source étrangère, vous êtes sûrs de partir de mauvais pied avec la personne concernée. Pas de chance pour Amadeus, Béatrice allait être d’une humeur massacrante à cause de l’agitation matinale du jeune homme qui eut le don de sortir la rousse de son précieux sommeil.

A peine eut-elle ouvert les yeux que son regard se posa presque automatiquement sur le jeune homme, qui lui s’empressa de s’excuser pour le désagrément subi. Par Merlin, pourquoi fallait-il qu’il s’excuse à chaque fois, ça en devenait agaçant ! Le cerveau à moitié endormi, Béatrice avait d’abord eu du mal à comprendre de quoi il s’excusait avant de se souvenir distinctement de son affreuse nuit. Alors comme ça, même inconscient il trouvait le moyen de venir la hanter, de la « blesser » contre son gré.

- Je suis vraiment désolé...

Il fallait qu’il arrête d’être désolé, ce n’était même pas humain de s’excuser autant. Désolé pour ci, désolé pour cela ! En plus ce n’était même pas pour ces gestes-là qu’elle aurait voulu qu’il s’excuse, à la limite se faire enlacer en plein milieu de la nuit elle s’en fichait un peu, c’était moins important que sa conversion en mangemort.

- Je crois que ça doit faire une bonne dizaine de fois que tu me l’as dit depuis mon réveil. Je ne savais pas qu’Azkaban transformait les gens en gnome, répondit-elle à moitié rêveuse.

La comparaison n’était pas vraiment des plus pertinentes, mais elle était plutôt simple lorsqu’on réfléchissait comme la rousse : les gnomes ne savaient dire que ‘fichemoilapaix’ donc ils radotaient, et donc le ‘jesuisvraimentdésolé d’Amadeus s’en approchait pas mal. Evident n’est-ce pas ? Pas pour tout le monde apparemment. En plus de cela, sa remarque se révéla bien vite inefficace puisque Amadeus s’excusa une fois de plus avant de rabattre la faute sur la potion que Béa lui avait donnée la veille pour qu’il s’endorme.

- La potion ne provoque pas d’effets d’élan affectif démesuré, désolée.

Oups, sa réplique avait était plutôt cinglante, peu maitrisée. Tant pis, il fallait s’y attendre avec un tel réveil. Et puis, démesuré, démesuré… Elle avait connu pire, ce n’était pas comme s’il s’était jeté sur elle en plein milieu de la nuit pour avoir des rapports plus intimes avec elle – le temps des relations charnelles était bien révolu d’ailleurs –, mais tout de même… Après plus de deux ans de séparation, c’était un geste plutôt déplacé surtout compte tenu des circonstances qui ne l’avantageaient pas vraiment. Amadeus sembla le comprendre puisqu’il étouffa ce qui semblait être une sorte de rire plus que gêné. Puis vint ensuite le temps des phrases perspicaces d’Amadeus. Comme si « tu es restée » allait vraiment faire évoluer la situation, non mais vraiment c’était parler pour ne rien dire.

- Si mon épouvantard devait te ressembler tu serais pas dans cet état !

Euh, qu’est-ce que c’était censé vouloir dire ? Comment ça elle ne serait pas dans cet état, c’était du charabia son histoire.

- Oh et pourquoi donc, je ressemble à quoi en épouvantard ?, demanda-t-elle curieuse de l’entendre se prononcer sur ce point.

Rien que la simple idée de savoir qu’un épouvantard pouvait prendre sa forme l’intriguait quelque peu. Elle n’était pas du genre effrayante comme fille, bizarre à la limite mais effrayante… Au contraire elle était plutôt avenante, elle n’était vraiment menaçante qu’en cas de nécessité extrême. Quoi qu’il en soit, qu’elle soit effrayante ou non au point de se transformer en épouvantard, ils étaient bonnement et simplement en train de contourner le sujet auquel Béa aspirait à arriver. Tout ce qu’elle voulait savoir, c’était pourquoi la personne qu’elle avait aimé de tout son être pendant plus de sept ans s’était subitement transformée en tueur aux victimes étrangement semblables à sa petite personne.

- Demande... Je répondrais... Je te dois bien ça...

Il ne fallait pas lui dire deux fois. A peine reçut-elle sa bénédiction – dont elle se serait bien passée pour quand même lui poser des questions –, que Béa lui posa la question qui lui brûlait les lèvres depuis un moment déjà : pourquoi Azkaban, pourquoi des nés-moldus, pourquoi toutes ces accusations. La jeune femme avait attendu depuis tellement longtemps déjà qu’elle n’avait à peine remarqué son ton cassant, voire agressif. Pourtant son but n’était pas de l’accuser, elle était la première à savoir que la Gazette divaguait depuis un bon moment, tout ce qu’elle voulait c’était comprendre. Il ne pouvait pas imaginer dans quel état elle pouvait être. Il lui avait fait des promesses, avait réussi à la persuader qu’il était sincère dans tout ce qu’il faisait la concernant, qu’il la protégerait des menaces extérieures, et une fois que tout était fini entre eux il n’avait pas mis plus de deux mois pour se faire envoyer à Azkaban pour meurtre et utilisation de sortilèges impardonnables sur un né-moldu. Ce geste ne faisait que revenir sur ses paroles et Béatrice en était plus meurtrie qu’autre chose. Dans son monde, revenir sur des promesses était un des pires affronts possibles.

- Pour avoir des Mangemort il faut un Seigneur des Ténèbres et tout n’était que des accidents !, commença-t-il à s’énerver.

Ah, il semblerait qu’elle ait touché un point sensible. Des accidents, vraiment ? D’après la Gazette il aurait ensorcelé le cognard lui-même pour le diriger exprès vers l’attrapeur de l’équipe adverse. Les faits ne parlaient pas vraiment d’accidents, mais soit. S’il le disait elle pouvait potentiellement le croire. Mais en concernant son adhésion aux mangemorts… La rousse voulut ouvrir la bouche pour lui répondre mais Amadeus l’en empêcha. Il était rentré dans une transe contrôlée par la colère qui faisait assez froid dans le dos. Béa ne l’avait jamais vu dans cet état et elle n’était pas sûre de vouloir connaître l’Amadeus rempli de noirceur qu’il semblait être devenu pendant son emprisonnement avec les détraqueurs. Il se retourna soudainement vers elle pour encercler ses poignets fermement. Il serrait tellement fort que la pauvre sentait la circulation de son sang se couper sur le coup.

- C’était que des accidents ! Comment tu peux croire que j’aurais tué pour ça ? Que j’aurais tué tout court !

Une fois de plus, Béa n’eut pas le temps de répondre. Comme animé par un démon, Amadeus avait réussi à lui arracher sa baguette des mains. SA baguette. Pour la première fois depuis qu’ils se connaissaient la rousse avait peur de l’homme qui se trouvait en face de lui. Comment voulait-il être un minimum convainquant s’il agissait comme la pire des enflures ? Vraiment, c’était plus que paradoxal comme comportement ! Et puis SA baguette, personne ne pouvait lui arracher des mains comme ça ! Complètement déboussolée, elle le regarda avec un regard à moitié apeuré à moitié en colère.

- Je.. Je suis désolé... Je ne sais pas ce qu’il m’a pris.

Heu, c’était quoi ces vieilles sautes d’humeur dignes de femmes enceintes ? Il avait vraiment un problème et ça faisait vraiment mal au cœur de le voir comme ça. Soit. Maintenant qu’il était calmé, la belle était apte de lui dire tout ce qu’elle avait sur le cœur. Elle se rapprocha de lui et sans vraiment se contrôler, sa main vint s’écraser sur la joue du brun avec une force assez improbable compte tenu de son gabarit.

- C’est bon, t’es calmé ?, demanda-t-elle soulagée par la claque qu’elle venait de lui donner.

Amadeus resta silencieux sur le moment sûrement étonné de la perte de contrôle de Béa. Sans attendre son approbation, elle profita de son étonnement passager pour récupérer sa baguette.

- Je ne t’ai jamais dit que je croyais la Gazette, alors les accusations ça va bien cinq minutes, nom d’un gnome ! Tout ce qui m’importe c’est de comprendre pourquoi l’homme qui se trouve en face de moi se trouve aux antipodes de celui que je connaissais avant.

Elle fit une pause. Elle avait désespérément besoin de retrouver ses esprits au risque d’exploser totalement. Après quelques secondes de silence, elle reprit plus calmement.

- Je veux bien te croire pour l’accident, après tout au Quidditch c’est assez courant, commença-t-elle pensive. Mais par contre, tu ne vas pas me dire que ton adhésion aux pantins de ce pseudo Lord à deux noises n’est qu’un accident. Je n’ai pas envie de passer pour une pauvre cruche digne des pires soap opera moldus alors si tu décides de me dire ne serait-ce qu’un seul mensonge je te promets de te le faire regretter, le prévint-elle en pointant sa baguette sur lui.

Pour le coup elle pouvait être effrayante, elle était prête à mettre ses menaces à exécution si Amadeus décidait de jouer au con avec elle.

- En plus ça doit grouiller de détraqueurs à ta recherche dans le coin donc fais gaffe.

Comme si elle pouvait vraiment le livrer aux détraqueurs... Elle n'en serait jamais capable mais elle devait être un minimum convaincante. Quoi qu'il en soit la suite de leur conversation promettait d'être musclée...


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MessageSujet: Re: The stars, the moon, they have all been blown out   Sam 13 Avr - 22:16



You left me in the dark
And in the dark i can hear you heartbeat, i tried to find the sound but then it stopped and i was in the darkness, so darkness i became.






Amadeus ne savait plus se contrôler. Ses sentiments prenaient des couleurs démesurés dans sa poitrine. C’était absolument insupportable. La petite colère devenait une rage épouvantable. Finalement peut être que ça avait toujours été le cas. L’amour fraternel évident et logique qu’il éprouvait pour Sutton s’était transformé au fil du temps en amour inconditionnel que rien ne pourrait venir flétrir, pas même leurs différents. Son béguin d’adolescence c’était transformé en une passion dévorante et loin d’être subtile. Alors que peut être qu’il n’avait jamais été vraiment doué pour dissimulé ses sentiments. On l’avait toujours trouvé excessif. Excessif dans sa manière de ne pas faire ses devoirs s’il ne le voulait pas. Excessif dans sa manière de jouer au Quidditch, quoiqu’il soit excellent. Excessif dans sa manière d’aimer Béatrice, de réagir au blague. Excessif en tout. Loin de s’être améliorer dans ce domaine là tout s’était empirer, et sa rupture avec Béatrice l’avait en quelque sorte plongé dans des abîmes étranges de violence. Soudainement plus lunatique, il s’était mis à être violent et à grogner -bien qu’il ne soit pas un ours. Il ne s’était certes pas morfondu, mais en avait voulu à la terre entier, en quelques mois en avait envoyé un nombre records de gens à l’hôpital pour la plus grande réussite des matchs de l’équipe, mais il fallait avouer que c’était légèrement terrifiant, surtout comme on voyait par quoi cela c’était soldé.

D’ailleurs parlons en. De ce fameux jour. Ce jour pourtant normal ou il s’était levé de piètre humeur parce qu’il ne parvenait pas à faire autrement, mais que l’hypothèse du match de Quidditch dans la soirée l’avait rassuré. Quiconque l’aurait croisé ce matin là aurait pu affirmer qu’Amadeus n’avait pas l’intention de tuer qui que ce soit. Et pourtant pour prévoir de lancer un sortilège d’Imperium, d’ensorcelé un cognard, de frapper le bon cognard et de nettoyer ses traces derrières soient il fallait un minimum avoir prémédité la chose. D’ailleurs beaucoup de gens vous répondront que dans tous les cas Amadeus n’était pas capable de préméditer une tel chose. Non pas qu’il soit complètement stupide. Il avait eu un certain de buse et d’aspic avait effort exceptionnel voir même optimal dans certaine matière. Et certes il n’avait jamais atteint le niveau intellectuel de Béatrice mais il n’était pas à ranger dans la catégorie - sportif idiot. Pourtant Amadeus n’aimait pas la stratégie. A part lorsqu’il s’agissait de Quidditch. Parce que lorsqu’il s’agissait de Quidditch Amadeus faisait des efforts sur toute la ligne. Mais en règle général tout le monde le savait, Amadeus n’aimait pas prévoir, il n’aimait pas réfléchir, il était quelqu’un d'irréfléchi et d’impulsif qui t’envoyait un cognard à la tronche s’il avait un problème. Clairement pas le genre de mec à ensorcelé un autre sorcier avec le sortilège de l’imperium. On ne reviendra pas au chiffre, au pourcentage d’accident au Quidditch, qui bien qu’il est fortement diminué arrivait tout de même assez régulièrement dans des proportions peut être un peu moins radicale. Oui quand on y pensait, Amadeus avait tout le droit d’être le plus énervé du monde quand à ce procès injuste dont il avait été la victime. Privé d’avocat avant même le début du procès, il s’était senti jugé avant que la partie soit jugé, pourtant les preuves étaient absences et il avait beau clamé son innocence il sentait un étaux invisible se refermer contre lui. Il ne l’avait pas supporté. Pouvait-on lui en vouloir ?

Enfin nous n’étions pas là pour ressassez de vieux souvenir. Ou peut être que si finalement. Mais pas ceux là à priori. Amadeus s’était réveillé à l’instant collé serré avec Béatrice son ex-grand amour, et avait probablement les joues rouges vifs et le coeur qui battait une chamade irrégulière et particulièrement désagréable. Quitte à choisir il préférait encore le battement irrégulier et faible de la veille à celui diablement rapide, gêné et insupportable d’aujourd’hui. Il s’excusa pour la je ne sais combientième fois. En même temps il ne savait pas trop comment agir avec elle. Elle avait rompu. Elle ne voulait plus le voir. Aux yeux du monde il avait tué des nés-moldus, enfin un, mais ça il ne le savait pas, des gens comme elle en somme, elle devait le détester. Il était vraiment désolé. Désolé de s’imposer, désolé de lui faire subir ça. Et surtout il ne savait vraiment pas comment se comporter. Sans oublier qu’il avait passé je ne sais combien de temps à Azkaban et qu’il ne savait probablement plus tout simplement se comporter en société.

Je crois que ça doit faire une bonne dizaine de fois que tu me l’as dit depuis mon réveil. Je ne savais pas qu’Azkaban transformait les gens en gnome

Il avait le droit de la tuer ? Du genre sur le champ ? C’était un acte plutôt sensé pour un mec qui sort d’Azkaban pour avoir tuer déjà deux nés-moldus ? Et puis maintenant en soit il n’avait plus franchement besoin d’elle. Et si elle était morte peut être que son coeur cesserait de faire ce genre de connerie dans sa poitrine.

Azkaban à probablement détruit chaque parcelle de mon esprit ! Alors ton gnome s’apparente à de la poussière à l’heure qu’il est ! Alors vas te faire voir Béatrice. Si tu ne veux pas de mes excuses est le respect de la fermer !

Il avait probablement été un peu sec, mais c’était sortit du coeur. Son cerveau était en bouillit, son coeur en charpie. Certes ces os, ses muscles, et sa chair allait mieux grâce à elle, mais ça ne changeait rien au faite qu’il était un espèce de mort vivant en bonne santé. Maintenant qu’il était dehors il était assaillit de sentiment qu’il semblait avoir réussit à contrôler et à éviter à l’intérieur et il était absolument insupportable de devoir y refaire face maintenant. Alors oui il s’excusait. Il s’excusait encore. Encore et toujours. Peut être jusqu’à ce que ça imprime, jusqu’à ce qu’il voit dans son regard qu’elle soit entrain de lui pardonner.

Oh et pourquoi donc, je ressemble à quoi en épouvantard ?

Oh shit ! Il n’y avait pas vraiment réfléchit en faite. Il ne savait même plus pourquoi il avait dit ça. Un mauvais coup de son cerveau miteux en poussière de gnome probablement. Enfin poussière de gnome qui essayait de dire autre chose que jesuisdésolé ou plutôt fichemoilapaix. Il se retourna subitement vers elle et lui lança, le regard mauvais et sarcastique.

Toi qui me plaque ! BAM dans tes dents ! Mais ça ne devrait plus me faire peur c’est déjà arrivé. continua-t-il rêveur et visiblement frustré.

Ok, il l’avait clairement mal vécu. S’il ne l’avait jamais dit avant, au moins là il ne l’a manquait pas. En même temps elle aurait du s’en douté. Il était fou amoureux d’elle, n’avait d’yeux que pour elle, et se fichait bien de tout le reste, et elle l’avait lâché pour un boulot de médicomage. Pour quelqu’un qui comprenait pourtant l’importance que pouvait avoir une carrière dans la vie il avait du mal à comprendre qu’il puisse ainsi passer au second plan. Enfin au second plan. Au dernier plan... A aucun plan tout cours même. Toute cette histoire allait réellement finir par tourner au vinaigre. Enfin elle avait tourné au vinaigre au moment ou il était soit disait passé du «mauvais coté de la force» et qu’il avait fait de leur couple une pire blague que ça l’était déjà. Peut être d’ailleurs que c’était tout de sa faute à lui, et non à elle. Elle voulait même des réponses. Cela dit ce n’était pas étonnant. Béatrice être venue gentiment à sa rescousse pour après repartir bien comme si de rien était, comme si elle n’avait rien vu et comme si elle ne venait pas de sauver un échapper d’Azkaban activement rechercher ? Probablement pas. Il n’y avait pas plus intègre que Béatrice. Et si elle avait fait tout ça ce n’était probablement pas parce qu’elle l’aimait encore, ou peut être que si.. Bah quoi il avait toujours le droit de fantasmer. Mais plus probablement parce qu’elle voulait quelque chose en échange. Et de toute évidence cette chose était des réponses. Des réponses qu’il était à priori tout disposé à lui donné. Après tout elle méritait bien ça. Il respira bien fort pour écouté son ex petite amie et lui donner les réponses les plus précises et plus honnête. Seulement à peine eut-elle finit sa question qu’Amadeus entra dans une colère noire aveuglante et qu’il perdit tout contrôle de lui même. Quand on parlait plus tôt de ses problèmes de comportement on était pas tellement à coté de la plaque finalement. Elle avait osé l’accuser ? Alors ainsi pour elle il était ce que la gazette du sorcier avait fait de lui ? Ce que le mangenmagot avait fait de lui ? Un mangemort ? Un mec comme son père ? Un sang-pur répugnant qui avait faillit à toutes ses promesses et qui s’était mis à abattre des nés-moldus avec en plus aucune subtilité. Blessé dans son amour propre par la femme qui comptait le plus au monde il n’avait pas su réagir autrement qu’en clamant son innocence de la manière la plus étrange possible (la même qu’il avait utilisé au procès et qui avait d’ailleurs extrêmement mal finit pour l’un des membres du mangenmagot.)

Il se réveilla de sa torpeur de fureur quelques instants plus tard, absolument horrifier par ce qu’il venait de faire, par son acte, par la baguette de Béatrice qu’il tenait dans sa main et par le regard apeuré et choqué qu’elle lui lançait. Il lâcha la baguette et eu un mouvement de recul avant de recevoir une claque magistrale de la part de Béatrice. Il ne broncha pas. Il l’avait très honnêtement mérité. Il lui avait promis quand elle était arrivé de ne pas lui faire de mal et il avait déjà faillit à sa promesse en lui volant sa baguette et en manquant de la blesser en faisant je ne sais quoi avec qui avait carbonisé un bon carré d’herbe à coté d’elle.

C’est bon, t’es calmé ?

Il déglutit péniblement n’osant à peine la regarder. Il se dégoutait. Comment avait-il pu en arriver là. Comment avait-il perdre le contrôle. Il se releva tremblant et recula de plusieurs mètre de Béatrice visiblement plus terrifié par lui même qu’elle ne pouvait l’être elle même. Il ne savait plus ce qu’il tournait.

Je ne t’ai jamais dit que je croyais la Gazette, alors les accusations ça va bien cinq minutes, nom d’un gnome ! Tout ce qui m’importe c’est de comprendre pourquoi l’homme qui se trouve en face de moi se trouve aux antipodes de celui que je connaissais avant.

Comprendre ! C’était bien le truc de Béatrice ça, comprendre. Elles étaient chiantes les femmes à tout vouloir comprendre. Il était fort probable que si Amadeus avait tout compris il n’en serait pas arrivé là. Quand aux accusations elle pouvait parlé, il ne se souvenait plus exactement de ce qu’elle avait dit, mais il aurait juré que ça n’épargnait pas le faite qu’il puisse être coupable. Bon il était vrai qu’elle n’avait peut être pas dit non plus qu’il l’était. Mais puisqu’elle n’avait pas dit qu’il était innocent elle le pensait donc coupable, non ? Ou alors c’était clairement lui qui délirait.

Mais réveille toi Béa, ces yeux sortait de ses orbites et il avait fait un pas en avant avant de s’arrêter là, J’ai passé je ne sais combien de temps à Azkaban, comment espérais-tu que je sois le même ?

Il fallait pas déconner ! Elle n’avait jamais mis les pieds là bas, elle ne pouvait pas savoir. Mais elle était brillante, elle savait ce qu’était un détraqueur, elle pouvait essayer d’imaginer. Après il était clair qu’il avait commencé à changer avant son passage à Azkaban puisque c’est ce qui l’avait entraîné là bas, mais elle n’avait pas demandé ça, enfin pas vraiment, et il se contentait de donner les réponses qu’il avait avant de s’hasarder dans des réponses sans fin et peu claire.

Je veux bien te croire pour l’accident, après tout au Quidditch c’est assez courant, Mais par contre, tu ne vas pas me dire que ton adhésion aux pantins de ce pseudo Lord à deux noises n’est qu’un accident. Je n’ai pas envie de passer pour une pauvre cruche digne des pires soap opera moldus alors si tu décides de me dire ne serait-ce qu’un seul mensonge je te promets de te le faire regretter,

Heureusement que les paroles étaient légèrement moins menaçante que le geste de la baguette sinon on en serait probablement revenu au point de départ avec un Amadeus fou de rage et incontrôlable qui se serait donc fait je ne sais quoi par Béatrice soudainement bien plus en contrôle de la situation. S’il avait été un instant soulagé qu’elle soit d’accord que l’attrapeur n’était qu’un accident, il hallucina en l’entendant parlé du faite qu’il était chez les mangemorts. Pourquoi diable cela sortait sur le tapis d’ailleurs ? On passait d’un meurtre en plein match de quidditch à une appartenance au mangemort. Il sentit son sang ne faire qu’un tour, et si la baguette pointé sur sa poitrine ne l’avait pas refroidit il aurait probablement exulté de rage. Il fit un pas en avant, remontant ses manches jusqu’au coude violemment et tendant ses avants bras parfaitement normaux à Béatrice.

Ca ne t’a pas marqué en me soignant l’absence de marque sur mon avant bras ? Il faut peut être que je me déshabille entièrement pour te prouver qu’ils ont pas décidé de le mettre ailleurs ?

Il avait tellement avancé que la baguette de Béatrice toujours tendue devant elle avait commencé à lui rentrer dans la chair.

En plus ça doit grouiller de détraqueurs à ta recherche dans le coin donc fais gaffe.

Son visage pâli encore plus à l’évocation des détraqueurs, il recula un instant, regardant autours de lui pour vérifié bêtement qu’il n’y en avait aucun. En soit il l’auraient sentit s’ils étaient vraiment proche.

Et arrête de me menacer j’ai l’impression d’être un meurtrier en cavale !

Hum. En soit c’est ce qu’il était. Il ne se considérait peut être pas comme tel. Mais aux yeux de tous il avait bel et bien tué un. Enfin deux sorciers de sang froid.

Recommence une fois et je transplane, tu ne me revois plus jamais, et tu n’auras pas tes réponses.

Fit-il fier de lui, étant visiblement capable de la menacer bien que n’ayant pas de baguette. Cependant il se laissa tomber au sol, mettant la tête dans ses mains.

Je ne comprend pas. Comment tu as pu... Tu sais qui n’est même pas vivant... Comment je... Tu me connais Béa... Je... Pourquoi diable penserais-tu que je suis l’un d’eux ?

Il n’en revenait toujours pas. Le plus dur n’était pas le mangenmagot, ni même tous les regards extérieur qu’il n’avait pas affronté encore, mais le sien. Le sien qui autrefois brillait d’admiration, d’amour et de joie, et qui un instant avait reflété que du dégout et de l’incompréhension. Il la dégoutait.
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MessageSujet: Re: The stars, the moon, they have all been blown out   Mar 16 Avr - 20:56



You left me in the dark
I took the stars from our eyes, and then I made a map and knew that somehow I could find my way back then I heard your heart beating, you were in the darkness too so I stayed in the darkness with you.





Il fallait croire que Béatrice avait un don pour faire changer les choses du jour au lendemain rien que par le biais de sa volonté ou de ses paroles. Enfant, elle avait réussi à rendre son désir de magie réelle et accessible ; adolescente elle avait réussi à se faire comprendre par quelqu’un visiblement enclin à la reconnaitre pour ce qu’elle était ; tout juste adulte elle avait mis fin à une passion réciproque pour se consacrer à une passion unilatérale dans laquelle elle excellait, et maintenant elle était reconnue dans son métier malgré les temps de plus en plus obscures. Le problème était que pour arriver à ce stade, elle n’avait pas forcément fait les bons choix et ce n’était que maintenant qu’elle commençait à le comprendre. Si jusque-là tout ce qu’elle touchait se transformait en or, cet or à l’instar du roi Midas la rendait maintenant prisonnière d’une sorte de lassitude et de désarroi dans laquelle elle désirait s’échapper. Après tout peut-être que cette excessivité dans la réussite n’était juste qu’un revers de la médaille mérité. A force d’avoir tout ce qu’on voulait il fallait bien que ça se retourne à son désavantage au risque de défier, voire insulter, Merlin et autre instance suprême… Comme quoi être princesse n’immunisait absolument pas contre les désagréments de la vie. Avec un peu de recul, Béatrice commençait à ouvrir les yeux, à sortir de son monde qui jusque-là avait eu comme objectif de la protéger de l’extérieur et il fallait avouer que ça l’effrayait d’autant plus que les ténèbres commençaient peu à peu à prendre le dessus sur la vie quotidienne depuis la mort de Dumbledore. Tout était beaucoup plus complexe à présent, et dans une telle situation voilà qu’elle se retrouvait maintenant face à la personne qui lui tourmentait le plus l’esprit. Elle l’avait aimé, elle l’aimait encore et elle n’était absolument pas sûre de pouvoir aimer quelqu’un d’autre avec autant de passion un jour. Le plus dur était de s’imaginer que s’ils s’étaient quittés, ce n’était qu’à cause d’elle et de sa peur de rentrer dans un schéma encore plus complexe qu’il ne pouvait déjà connaitre.

Encore à moitié ensommeillée, Béatrice tentait de refouler ses vieux sentiments au fin fond d’elle-même. Elle ne devait rien laisser paraitre au risque de se faire encore plus de mal et de risquer de le blesser lui. C’était fou, presque risible de savoir que ce n’était qu’en le revoyant après deux longues années sans nouvelle – si ce n’étaient les articles de la Gazette qui ne le mettaient pas à son avantage – que ses sentiments pour lui refaisaient surface comme si rien ne s’était passé depuis l’époque de Poudlard. Beaucoup trop risible pour être vrai. Tellement risible qu’elle avait l’impression d’être le protagoniste d’un poème ronsardien.

« Un Prométhée en passions je suis,
Et pour aimer perdant toute puissance,
Ne pouvant rien je fais ce que je puis
»

Peut-être qu’après tout elle méritait le même sort que Prométhée, se faire manger le foie inlassablement par un aigle sans pouvoir mourir pour autant – rien de mieux qu’une une torture éternelle – ressemblait assez bien à son châtiment, à savoir des sentiments douloureux, presque destructeurs envers Amadeus. Dire que d’ordinaire elle aimait les aigles pour être l’emblème des bleus et bronzes… Ces moldus n’avaient parfois aucun respect, ils n’hésitaient pas à tout désacraliser ! Elle irait bien faire un tour du côté de la tombe de l’inventeur de la légende de Prométhée pour lui faire écrire le nom d’un autre rapace à la place, un vautour par exemple.

- Foutus oiseaux, maugréa-t-elle à demi-mots se fichant totalement de savoir si Amadeus l’avait entendue.

Elle secoua la tête. Il était absolument inutile de se torturer encore plus avec de la vieille littérature moldue française du XVIème siècle. Au diable Pétrarque, Ronsard et Du Bellay, ils ne faisaient que l’enfoncer dans cet état d’amour destructeur irréversible qui ne pouvait cesser que si elle décidait de s’arracher le cœur à main nue. Béatrice releva la tête furtivement vers lui dès qu’il s’excusa à nouveau. Il avait vraiment le don de tester la fiabilité de son cœur, il devait cesser avec ses excuses à tout va ça ne l’aidait absolument pas au contraire. La pauvre était tellement sur les crans et sur la défensive qu’elle ne contrôlait presque plus les sons qui sortaient de sa bouche, comme si le comparer à un gnome allait faire avancer la situation entre eux…

- Azkaban a probablement détruit chaque parcelle de mon esprit ! Alors ton gnome s’apparente à de la poussière à l’heure qu’il est ! Alors vas te faire voir Béatrice. Si tu ne veux pas de mes excuses est le respect de la fermer !

Evidemment, sa réaction quoique légèrement démesurée était prévisible. Après tout, ce n’était pas comme si elle savait ce que ça faisait d’aller à Azkaban… Rien que l’idée d’être entourée de détraqueurs lui donnait froid dans le dos, ces créatures étaient tellement immondes que l’état végétatif ou la folie pure des prisonniers n’étonnait presque personne.

- Désolée, c’est juste que-, commença-t-elle avant de se stopper nette dans sa phrases.

Juste que quoi ? Qu’elle ne contrôlait plus rien ? Qu’elle préférait qu’il se taise avec ses excuses plutôt que de la tourmenter encore plus ? Oh et voilà que c’était à son tour de s’excuser, comme quoi elle ne valait pas mieux que lui…

- Oh et ne me parle pas comme ça je te prie !

La politesse était quelque chose d’assez sacrée chez la demoiselle, sûrement encore un truc de princesse. C’était simple, pour elle, les bonnes manières devaient être respectées au mieux dans n’importe quelle situation, alors certes tout cela tournait au vinaigre entre eux mais ça ne lui donnait pas le droit de lui parler comme à une moins que rien. Rien que l’entendre lui parler comme il venait de le faire lui donnait envie de lui jeter un sort pour le défigurer. Pour autant elle n’en fit rien, se contentant simplement de se rabattre sur un nouveau sujet. Alors comme ça il l’imaginait bien en épouvantard, intéressant…

- Toi qui me plaque ! Mais ça ne devrait plus me faire peur c’est déjà arrivé. continua-t-il rêveur et visiblement frustré.

Allez super, prends-en-toi plein la tête ! Béatrice déglutit péniblement. Vraiment, il était sérieux là ? Il n’aurait pas pu lui faire plus de mal qu’en prononçant ces malheureuses paroles pour la simple et bonne raison qu’elles signifiaient qu’il était toujours attaché à elle… Comment était-elle censée le prendre, vraiment ? Son ex n’était toujours pas passé à autre chose, elle non plus, et pourtant ils ne pouvaient pas se remettre ensemble… A la limite elle aurait préféré ne pas le savoir pour ne pas se mettre à imaginer un futur alternatif qui n’arriverait probablement jamais.

- Pour te plaquer encore faudrait-il qu’on soit encore ensemble, répondit-elle sur la défensive. Alors ne t’inquiète pas tu n’as rien à craindre.

Il ne fallait pas croire comme ça mais la demoiselle avait sa fierté ! C’était d’ailleurs pour cela que le Choixpeau avait hésité à l’envoyer chez les verts et argents le jour de la répartition. Elle détestait par-dessus tout se sentir faible et assujettie à ses sentiments alors pour le moins du monde elle allait laisser montrer ce qu’elle ressentait, même devant Amadeus.

- Et puis tu sais, je ne l’ai pas fait pour te blesser, finit-elle par ajouter histoire d’adoucir un peu ses paroles.

Si elle avait rompu, c’était parce qu’elle n’avait vu absolument aucune autre solution. Leurs carrières respectives prenaient de plus en plus de place dans leur relation et concilier les deux avait juste semblé impossible. Et puis une chose en entrainant une autre, ils n’avaient pas vraiment eu le temps de se donner une autre chance. A qui la faute ? Les deux avaient probablement un point de vue divergeant sur la question. Mais peut-être qu’après tout ils auraient pu y arriver, peut-être que non et alors la rupture avait été la meilleure des choses… Peut-être, peut-être ! Elle devait arrêter avec ses hypothèses à deux noises, ça ne servait pas à grand-chose de refaire le passé, et quand bien même de toute façon ils ne pouvaient plus revenir sur ce qui avait déjà été fait. Elle n’était là que pour avoir des réponses précises à ses questions, ni plus ni moins. Le problème c’était qu’elle ne savait plus du tout où se mettre et cette situation commençait vraiment à l’énerver. Elle ne reconnaissait plus du tout l’homme qu’elle avait aimé et c’était sûrement la sensation la plus désagréable au monde. Il était lunatique, totalement paumé et une certaine noirceur semblait s’être emparée de son être. Une noirceur qu’elle ne lui connaissait pas et qui lui faisait peur. Amadeus était rentré dans une espèce de transe dominée par une colère exagérée que la rousse ne comprenait absolument pas. Il se mettait à agir comme le pire des trolls en interprétant ses dires de la pire des manières qui soit et ô sacrilège en osant lui arracher la baguette des mains. Il devait vraiment cessé tout cela et la seule manière que Beatrice avait trouvée n’était d’autre que lui mettre une claque.

Totalement abasourdi, Amadeus s’était finalement calmé pour retourner dans un état à peu près normal. Enfin, dès lors jusqu’au moment où il se décida de rouvrir la bouche.

- Mais réveille-toi Béa. J’ai passé je ne sais combien de temps à Azkaban, comment espérais-tu que je sois le même ?

Excellente question à laquelle la belle ne pouvait visiblement pas répondre. Elle avait beau réfléchir, elle avait l’impression d’être la seule responsable dans cette histoire et ça lui faisait vraiment mal au cœur.

- Tu m’énerves bougre d’idiot. Ne va pas me dire que c’est de ma faute si je ne sais pas ce que ça fait d’être enfermée à Azkaban.

Il ne fallait pas pousser non plus, dans ce qu’il disait elle avait l’impression de passer pour la dernière des imbéciles ! Or s’il ne s’était pas fait influencer par les idéaux de ses parents, il n’aurait sûrement jamais été coincé au beau milieu des détraqueurs. Pour autant elle sentait bien que ce n’était pas la meilleure des choses à lui faire remarquer, ça ne ferait qu’envenimer la situation et la belle n’avait pas vraiment envie de le voir de nouveau dans une colère noire sans aucune raison, elle tenait un minimum à sa vie. Alors, calmement, elle tenta de lui exposer son état d’esprit. Elle ne le pensait pas vraiment coupable mais cette question d’adhésion aux mangemorts la déstabilisait plus qu’autre chose.

- Ca ne t’a pas marqué en me soignant l’absence de marque sur mon avant bras ? Il faut peut être que je me déshabille entièrement pour te prouver qu’ils ont pas décidé de le mettre ailleurs ?, répondit-il amèrement.

Comment dire… Elle avait été concentrée sur autre chose pendant les soins – et encore plus lorsqu’elle dut lui retirer son haut –, comme par exemple trouver le moyen de se contrôler pour ne pas lui sauter dessus comme une sauvage. Alors ses avant-bras, elle n’avait même pas pensé y prêter attention. Quant à sa proposition de se mettre nu devant elle, ce n’était pas vraiment le moment.

- Roh comme si j’y connaissais quelque chose aux rites d’initiation des mangemorts, maugréa-t-elle. Et il y a quand même un truc que je ne comprends pas. Pourquoi ce cher Voldemort se serait-il amusé à te faire sortir en même temps que les Lestrange et compagnie si tu étais aussi blanc que tu me le dis.

Ses paroles étaient sèches mais ce n’était vraiment pas le but escompté, elle voulait juste comprendre dans les moindres détails une bonne fois pour toute.

- Et arrête de me menacer j’ai l’impression d’être un meurtrier en cavale ! Je ne comprends pas. Comment tu as pu... Tu sais qui n’est même pas vivant... Comment je... Tu me connais Béa... Je... Pourquoi diable penserais-tu que je suis l’un d’eux ?

Un meurtrier en cavale, vraiment ? C’était un peu ce qu’il était, du moins aux yeux du Ministère et donc des détraqueurs. Il pouvait dire tout ce qu’il voulait, il pouvait être aussi innocent qu’un enfant moldu, maintenant qu’il était hors d’Azkaban ça ne changeait plus rien : s’il se faisait rattraper il subirait le baiser des détraqueurs. Quant à Voldemort…

- Je pense que c’est à ton tour d’ouvrir les yeux. Tu es un meurtrier en cavale, peu importe ce que tu as pu faire ou non. Va donc l’expliquer à Fudge, il ne t’écoutera pas. Il n’a pas mis plus de deux minutes à se décider pour qu’un détraquer ne donne son baiser à Croupton Junior. Et tu te souviens à l’évasion de Black, il voulait lui faire subir le même sort.

En disant cela, elle se rendit compte qu’il devait probablement n’être au courant de rien, contrairement à elle qui était aux premières loges depuis son adhésion à l'Ordre. Après tout, comment aurait-il pu le savoir, Azkaban n’était pas vraiment le meilleur des endroits pour rester en contact avec ce qu’il se passait avec l’extérieur.

- Fudge peut dire ce qu’il veut mais Voldemort est revenu, seul un idiot contesterait Dumbledore, lui exposa-t-elle calmement sans même s’apercevoir qu’elle avait prononcé le nom du mage noir comme si de rien n’était. Tu pensais vraiment que l’évasion n’était due que par la grâce des Dieux ? La moitié de ses partisans ont été libérés, ça porte légèrement à confusion… Et quand je dis la moitié, je suis optimiste.

Après son annonce elle vint se mettre à genoux en face de lui pour se retrouver à sa hauteur.

- Je ne sais plus quoi penser, j’aimerais juste pouvoir te croire aussi facilement qu’avant, conclut-elle doucement.

Au moins maintenant Amadeus était enclin à comprendre pourquoi elle le prenait pour l’un des patins du mage noir… Entre la Gazette et les faits qui parlaient d’eux-mêmes, le contraire aurait été simplement de la pure folie, de la naïveté.
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MessageSujet: Re: The stars, the moon, they have all been blown out   Mer 17 Avr - 10:10



You left me in the dark
And in the dark i can hear you heartbeat, i tried to find the sound but then it stopped and i was in the darkness, so darkness i became.






Amadeus n’avait jamais pensé à devenir un mangemort. Pour la simple raison qu’il s’était mis très tôt à détester ses parents. Voldemort était mort il avait onze ans, et sa famille avait sombré dans une succession d’échec minable et d’hypocrisie sans borne pour garder son statut du à son sang, et se cacher de la culpabilité d’être un soit disant mangemort, qui consistait d’une part à ne jamais mettre de débardeur -ce qui pour des sorciers n’était pas bien terrible. Alors peut être que durant les onze premières années de sa vie il avait fantasmé sur le Lord qui les rendait si riche, qui créait leur prison dorée et qui avait permis à lui et à Sutton de s’amuser comme des petits fous. Mais on ne devient pas mangemort sur les onze premières années de sa vie. Ensuite il était rentré à Poudlard, il avait fait l’erreur de choisir l’héritage familiale à ce que voulait son coeur, s’était retrouvé à Serpentard, s’était haït pour ça, avait haït ses parents, avait haït tout le monde autours de lui. Il s’était accroché à être le meilleur Serpentard possible et à détruire les Gryffondor par simple esprit de contradiction, et justement puisqu’il n’était pas à Gryffondor cette dernière maison ne pouvait pas décemment marcher correctement, et ne pouvait clairement pas gagner un seul match de Quidditch. Peut être à Poudlard c’était-il laissé parfois entraîné par ses camarades et les avaient-il laissés dire des atrocités à propos des nés-moldus. Mais ce n’était pas lui, c’était les autres, et c’était pour se fondre dans la masse, et tout avait cessé. Un beau matin, lorsque son regard avait croisé la tignasse rousse d’une Serdaigle époustouflante. Serdaigle n’était jamais rentré dans son champ de vision, et pourtant subitement il n’avait vu que cette maison, cet écrin qui l’accueillait. Après cela, comment s’imaginer qu’il est pu, ne serait-ce qu’une seconde envisager de devenir un mangemort, il était tombé amoureux -et encore avec Amadeus c’était un euphémisme- de la plus sang-de-bourbe des nées-moldues, de la princesse d’Angleterre Moldue. Une de celle qui avait toutes les raisons d’être parfaitement fière de son sang et qui n’avait clairement pas à s’en cacher, surtout au vue de ses capacités magiques exceptionnel et bien supérieur au sienne. De plus pas une seule fois depuis ses onze ans Amadeus n’avait pensé que Voldemort reviendrait. Il était mort, c’était finit. Pourquoi relaté ce genre d’époque sombre lorsqu’on savait que la lumière avait gagné ? Béatrice l’avait abandonné, la lumière s’était ternis, mais tout de même, on ne vire pas d’opinion pour un chagrin d’amour. Même si soudainement la balance qui permettait à Amadeus de se tenir en équilibre et d’avancer droit venait de misérablement se casser la figure il pouvait toujours faire quelque chose de sa vie. Il avait toujours le Quidditch. Il faisait toujours partis des meilleurs, il était encore jeune et avec un peu de chance s’il excellait aux prochains matchs il irait dans l’équipe national. Seulement un accident regrettable et il avait perdu le contrôle. Il s’était perdu lui même. Il s’était retrouvé dans un cellule d’Azkaban. Mais il n’avait jamais voulu être un mangemort. Il n’avait jamais voulu tué deux nés-moldus, c’était un coup du sort. Ca aurait pu être deux sangs-purs. En aurait-on fait une aussi grosse histoire ?

Foutus oiseaux,

Un instant Amadeus regarda autours de leur tête pour voir si aucun volatile de volait pas dans les parages et n’emmerdait pas Béatrice, ou même si ce n’était pas des hiboux qui pouvait aller prévenir je ne sais qui, mais le ministère par exemple. Mais le ciel était gris. Et rien ne venait l’entaché. Il ne releva pas. Se disant que ça devait être une de ses remarques muettes qui avaient vibrés dans le monde réel. Il en avait eu l’habitude. Il avait aimé ça.

Désolée, c’est juste que

Juste que quoi ? Juste que rien. Il ne savait pas exactement depuis combien de jour il était sortit mais entre temps il avait eu l’impression d’être pris dans une tornade, un ouragan, de s’être fait écrasé la tête contre un mur - ce qui pour le coup n’était pas très loin de la réalité - de s’être fait piétiné par des géants, des hypoggrif et autres créatures franchement sympathique quand on en prend pas soin.
Oh et ne me parle pas comme ça je te prie !

Il parlait comme il veut. Il avait jamais fait partit des gars particulièrement polis. Il était probable qu’avec Béatrice il est toujours fait un effort, ou alors ça venait tout seul. On disait qu’il ne fallait pas changer pour quelqu’un. Mais Amadeus avait changé en compagnie de Béatrice, il avait aimé ce changement, il en avait redemandé. Alors peut être que oui. Peut être qu’il ne devait pas lui parler comme ça. Peut être que c’était extrêmement impoli, et qu’elle ne le méritait pas. Pas de sa part dans tous les cas. De la part de personne d’ailleurs. Il avait bien suffisamment remis à leur place des personnes qui avait osé lui manquer de respect. Et pas des manières les plus agréables.

Désolé... Mais parfois la politesse ne rend pas les choses compréhensible.

Il ne savait pas si ce qu’il disait était vrai. Mais c’était clairement comme ça qu’il le ressentait. Et même s’il l’avait dit d’un ai penaud, il ne s’était pas écrasé, répondant simplement un bidon désolé auxquels il n’aurait pas cru et qui aurait mis Béatrice hors d’elle. Il pensait celui-ci, comme tout ceux dit avant et qui l’avait pourtant énervé. Mais il ne regrettait aucun de ses mots un peu trop vif et mal placé. Il n’aurait pas su faire autrement. Ca ne serait pas venu autrement. Son cerveau lui hurlait des horreurs encore mille fois pire qu’il essayait de trier tant bien que mal, alors simplement si elle l’avait aimé, ne serait-ce que le tiers de ce qu’il l’avait aimé elle, elle pouvait bien comprendre et accepter ses écarts, elle devait même les accepter, pour comprendre. Peut être même pour lui pardonner, si elle voulait bien.

Pour te plaquer encore faudrait-il qu’on soit encore ensemble, Alors ne t’inquiète pas tu n’as rien à craindre.

Amadeus cru halluciné. Elle était réellement entrain de faire ça ? D’être aussi sec et cassante sur le sujet ? Alors qu’il s’ouvrait après des années de silence. D’accord ce n’était peut être pas le bon moment, mais il n’y pouvait rien si son coeur lui explosait à la poitrine, le prenait au tripe et lui saignait la gorge. Il avait l’impression d’étouffer s’il ne lui disait rien. Et après tout, il lui en voulait. Il ne pouvait pas le cacher. Elle l’avait fait souffrir. Tout n’était pas de sa faute. Mais il aurait été avec elle, rien de tout ça ne serait arrivé.

Merci de me le faire remarquer surtout ! Je ne m’en étais pas rendu compte !

Lança-t-il cassant et froid, reculant d’un pas, comme une bête blessé. Ainsi elle ne voulait vraiment plus rien avoir à faire avec lui. Elle avait décidément une drôle de façon de le montrer étant donné qu’elle était tout de même venu à son secours lorsqu’il l’avait demandé. Ce qui n’était pas rien tout de même.

Et puis tu sais, je ne l’ai pas fait pour te blesser,

Là il s’attrapa carrément les côtes pour éclater de rire. Mais pas un rire sympathique et cristallin. Le rire était affreux, douloureux, et jaune. Bien qu’il ne ressemblait pas du tout à sa, il sonnait dans sa tête, comme celui de Bellatrix qu’il avait entendu plus tôt à Azkaban. Elle ne l’avait pas fait pour le blesser ! Bah putain. Pour une sorcière d’exception, elle avait franchement mal calculer son coup.

Les apparences étaient franchement trompeuses.

Il faut dire que sur le coup Amadeus n’avait rien demandé. Elle était venu, lui avait fait un discours auquel il n’avait rien compris si ce n’est les mots fatidiques que personne ne veut entendre. Ces mots qui avaient résonné à ses oreilles comme une sorte d’Avada Kedavra sentimental. Et il n’avait rien dit. Il avait hoché la tête à toute ses questions, faisant probablement mine qu’il comprenait, qu’il acceptait, qu’il ne l’embêterait pas dans sa décision. Mais il n’avait pas compris, il n’avait pas accepté, mais il ne l’avait jamais embêté dans sa décision. Jusqu’à maintenant s’entend.

Tu veux pas non plus dire que tu l’as fait pour moi ? Non parce que comme ça on atteindra des summums d’absurdités...

Pas malin de faire ça. De dire ça. Le mec sortait d’Azkaban. Pour des activités qui avaient, plutôt de près, un rapport avec les mangemorts, et accusait de toute part son ex-petite amie, sang de bourbe, sur la fin de leur relation qui l’avait blessé lui. Si ça continuait, il était probablement capable de dire que c’était de sa faute à elle s’il était comme ça.

Je suis désolé, j’arrive mille ans trop tard et je devrais pas faire ça. Mais si j’avais eu le cran à l’époque, je ne t’aurais dis qu’une chose. Donne moi une seule bonne raison de me quitter. La seule bonne raison qui existe étant que tu ne m’aimes plus et que tu ne veux plus de moi dans ta vie. C’était peut être déjà le cas. Mais ça m’aurait fait du bien de le savoir.

Ou pas d’ailleurs. Il l’aurait probablement encore plus mal pris si elle lui avait dit qu’elle ne l’aimait plus. Il n’aurait pas conçut. Pas conçut que l’amour puisse partir de la sorte. Heureusement pour elle, il y avait un autre sujet bien plus épineux pour lui cette fois, bien plus brûlant, qui méritait d’être traiter avec les plus grandes pincettes tellement Amadeus semblait être une bombe à retardement sur le sujet.

Tu m’énerves bougre d’idiot. Ne va pas me dire que c’est de ma faute si je ne sais pas ce que ça fait d’être enfermée à Azkaban.

Bougre d’idiot ? Pour peu il aurait sourit. C’était mignon. Et elle avait du l’appeler de la sorte un bon milliard de fois à l’époque. Petit con qu’il était. C’était même probablement le premier surnom qu’elle avait du lui donner lorsqu’elle lui faisait du tutorat, seul moyen potable qu’il avait trouvé pour l’approcher. Elle n’avait pas tord. Enfin en partie.

Ne te fais pas plus bêtes que tu ne l’es Béa... Tu n’as qu’à me regarder. Deviner. Et tu pourrais lire en moi comme dans un livre ouvert si tu le voulais.

Elle n’était pas Legimens, il n’était pas Occulmens. Mais au niveau d’intimité qu’ils avaient partagés il n’y avait vraiment pas besoin d’avoir ce genre de don pour pouvoir comprendre ce que pensait l’autre, et il lui était d’ailleurs impossible de lui cacher quoique ce soit.

Roh comme si j’y connaissais quelque chose aux rites d’initiation des mangemorts, Et il y a quand même un truc que je ne comprends pas. Pourquoi ce cher Voldemort se serait-il amusé à te faire sortir en même temps que les Lestrange et compagnie si tu étais aussi blanc que tu me le dis.

Un truc à retenir de Béatrice, c’était qu’elle était de mauvaise fois. Intelligente, très intelligente, elle avait rarement tord. Alors forcément lorsqu’elle sortait une connerie elle faisait semblant. Voldemort ? Mais qu’est ce qu’il venait encore faire là celui là ? Elle en avait pas encore finit avec lui ? Il avait pas été suffisamment convainquant ? Il était mort, il reviendrait pas. Et il n’était pas un mangemort !

MAIS LA PAROIS C’EST EFFONDRÉ SUR MA TETE BORDEL ! Qu’est ce que tu voulais que je fasses ? Que j’attende sagement le baiser du détraqueur ? Qu’on vienne me foutre dans une nouvelle cellule, je me suis tiré, j’ai à peine vu les autres, seulement Bellatrix qui était à coté, et elle s’est barré sans m’accordé un regard. ET NE PRONONCE PAS SON NOM, il n’a pas lieu d’être.

C’était hallucinant. Il était certes le plus noir des hommes blancs comme neige, mais tout de même. il ne fallait pas pousser le bouchon de Maurice trop loin. Comme si Voldemort serait venu -s’il était vivant - venu le délivrer lui. C’était une blague. Si vraiment il y avait eu une évasion du genre il en avait juste profité parce que ces cons du ministère l’avait justement mis dans l’ailes mangemort en le condamnant comme tel.

Je pense que c’est à ton tour d’ouvrir les yeux. Tu es un meurtrier en cavale, peu importe ce que tu as pu faire ou non. Va donc l’expliquer à Fudge, il ne t’écoutera pas. Il n’a pas mis plus de deux minutes à se décider pour qu’un détraquer ne donne son baiser à Croupton Junior. Et tu te souviens à l’évasion de Black, il voulait lui faire subir le même sort.

Elle n’avait pas tord. Fudge n’était clairement pas réputé pour être clément et intelligent. C’était parfois à ce demander comment il avait fait pour être ministre de la magie. Enfin il était pas mauvais. Lorsqu’il ne s’agissait pas de justice en faite. Ou la il était tout bonnement pitoyable.

Mais Black et Croupton Junior était des mangemorts qui ont tué un paquet de personne...

Je veux dire... Elle a pas tord pour Fudge mais les exemple choisis son peut être pas les bons non plus, non ?

Fudge peut dire ce qu’il veut mais Voldemort est revenu, seul un idiot contesterait Dumbledore,

Amadeus pâlit brusquement. Son visage se figea dans l’infini.

n.e p.r.o.n.o.n.c.e p.a.s s.o.n n.o.m.

Articula-t-il presque silencieusement perdu à l’intérieur de lui même. Ce n’était pas possible. Il ne pouvait pas. Ca ne pourrait pas recommencé. Il leva les yeux vers Béatrice, ses trait fins, ses cheveux rougeoyant, son coeur implosa dans sa poitrine, à lui en faire mal, il en presque les larmes aux yeux.

Tu pensais vraiment que l’évasion n’était due que par la grâce des Dieux ? La moitié de ses partisans ont été libérés, ça porte légèrement à confusion… Et quand je dis la moitié, je suis optimiste.

Il baissa la tête sur ses avants bras toujours découvert, toujours pâle et vierge. Il ne voulait pas y croire, il ne pouvait pas y croire. S’il était de retour combien de temps avant qu’il n’est plus le choix ? Il était un sang-pur, fils de mangemort, qui sortait d’Azkaban justement pour avoir été taxé de tels actes. Jamais il ne se sortirait de cet étiquette. Personne ne le croirait jamais. Le Seigneur des Ténèbres de retour, jamais ses parents ne le laisserait faire. Il releva son regard vers Béatrice, son coeur explosé fondant au bord de ses iris.

Quel jour est-on ?

C’était con à demandé mais il ne savait toujours pas combien de temps il était resté enfermé. En combien de temps tout c’était renversé. Elle tomba à genoux juste devant lui.

Je ne sais plus quoi penser, j’aimerais juste pouvoir te croire aussi facilement qu’avant,

Elle était là, à porter de main, comme elle ne serait jamais plus. D’un geste vif il captura son visage entre ses mains et ses lèvres avec les siennes. Ses lèvres devaient être rêche, pourtant chacun de ses gestes étaient d’une douceur... Il se décolla péniblement de ses lèvres, colla un instant son front contre le sien et murmura.

Tu es ma lumière

Puis il se recula franchement s’attendant -entre autre- à se prendre une baffe. Son geste était débile, inconsidéré, et allait dans le néant, mais il en avait eu besoin, comme si ce qu’elle venait d’annoncé était si sombre qu’elle devait trouver son pesant de lumière de l’autre coté.
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MessageSujet: Re: The stars, the moon, they have all been blown out   Lun 17 Juin - 1:40



You left me in the dark

I took the stars from our eyes, and then I made a map and knew that somehow I could find my way back then I heard your heart beating, you were in the darkness too so I stayed in the darkness with you.






Il n’y a qu’un pas entre l’amour et la haine. L’adage prend bien tout son sens au moment des ruptures ou bien, comme dans le cas présent, lors de rencontres inopportunes entre deux anciens amants. Ce sentiment que ressentait Beatrice en voyant Amadeus, il n’y avait rien de pire. Elle se sentait affreusement faible lorsqu’il posait le regard sur elle, comme si elle perdait toute la force qu’elle pouvait avoir habituellement. Ce n’était pas humain, voilà tout. Elle se sentait tout simplement prisonnière d’une force qui la dépassait, une force qui dépassait tout le monde lorsqu’il s’agissait de sentiments amoureux. Prométhée pouvait bien aller se rhabiller, il ne faisait pas le poids face à Beatrice. Le pire dans toute cette tristesse amoureuse était sûrement leur rupture. Se séparer alors que les deux sont fous amoureux l’un de l’autre, quelle belle connerie. C’était d’un masochisme poussé totalement dénué de sens qui n’amenait à rien si ce n’était de la souffrance en plus. Elle l’aimait, il l’aimait. Ils s’aimeraient sûrement à jamais. C’était d’une logique implacable et pourtant c’était loin d’être aussi facile que ça pouvait en avoir l’air. C’était d’une banalité à dire, mais la vie demandait à faire des choix. Et en l’occurrence, Beatrice avait dû choisir entre l’amour et sa carrière de médicomage. C’était triste, cruel, impensable, mais elle avait choisi d’avoir une chance de réussir professionnellement plutôt que de souffrir dans une relation aussi passionnelle qu’impossible. Elle ne doutait pas d’Amadeus, loin de là, elle avait juste réfléchit avec son cerveau – comme elle le faisait toujours – et non avec son cœur. Pourquoi se donner autant de mal dans une relation alors qu’ils ne seraient jamais accepter totalement par leur entourage ? Ce n’était en rien une bonne raison, Beatrice le savait très bien. Surtout que la rousse se fichait pas mal de ce que les autres pouvaient penser, et ce n’était pas après sept ans de relation que le regard des autres allait changer quoi que ce soit… Autant dire que tout était confus dans sa tête comme dans son cœur, et que le revoir après deux ans sans nouvelle était…perturbant. Dire qu’elle pensait avoir réussi à l’oublier, il n’avait fallu que trente secondes pour que la réalité ne vienne la frapper de plein fouet. Ça faisait mal. Encore plus mal que dans ses souvenirs. Son regard, son sourire, sa voix… Absolument tout en lui se transformait en véritable tentation pour son corps et son pauvre petit cœur. Stop, traite de sottises ! Elle devait être forte, l’amour était mauvais. Du moins c’était ce qu’elle se disait en son for intérieur. Sauf que… c’était peut-être le contraire justement : l’amour était plus fort et elle n’était qu’une mauvaise personne. Après tout, elle ne voulait pas être malhonnête avec elle-même…c’était juste qu’elle détestait la réalité de la situation et qu’ainsi se dire que l’amour n’était qu’une sorte de perversion était beaucoup plus facile que d’admettre la vérité. Plus le temps passait, et plus Beatrice avait l’impression que tout allait de mal en pis. S’il continuait vraiment à lui retourner le cerveau, elle allait craquer. Or, elle n’avait pas le droit de s’autoriser une seule faiblesse devant lui si elle ne voulait pas pousser le masochisme jusqu’au bout.  Du coup, elle était froide et ne contrôlait pas forcément tout ce qui sortait de sa bouche de peur d’être beaucoup trop atteignable. Ce n’était que de l’autodéfense plus ou moins efficace.

- Désolé... Mais parfois la politesse ne rend pas les choses compréhensibles.

Beatrice fixa ses yeux clairs dans ceux d’Amadeus. Il n’avait pas forcément tort dans ce qu’il racontait même si c’était plus du charabia qu’autre chose. La politesse n’était peut-être pas toujours efficace mais la violence ne l’était pas forcément plus alors aucunement besoin de lui crier dessus, elle n’était pas stupide. S’il voulait s’excuser, qu’il s’excuse. Ce n’était juste pas le meilleur moyen pour elle de rester zen.

- Les choses n’ont jamais été compréhensibles entre nous de toute façon.

Réponse encore plus sibylline que les autres qu’elle avait pu formuler depuis le début. En y regardant de plus près, elle était presque dénuée de tout contexte, mais soit. Maintenant c’était sorti et on ne pouvait qu’être d’accord avec ce qu’elle venait de dire. Entre eux, tout avait toujours été étrange et pour le moins inattendu. Tentant de reprendre ses esprits une bonne fois pour toute, Beatrice inspira profondément avant de replonger son regard dans le sien.

- Tu es désolé, bien. Je le suis également pour rien comprendre à ce qui se passe.

Effectivement, elle ne comprenait plus rien. Elle ne savait pas ce que ça faisait que d’être enfermé dans cette prison entourée de détraqueurs prêts à donner leur baiser à n’importe quel moment. Elle ne savait pas ce que ça faisait de sentir son âme s’échapper de son corps peu à peu à force. Elle était désolée de préférer être froide pour conserver une certaine distance avec lui. C’était déjà pas mal, mais en quoi ça pourrait changer les choses de toute manière ? Ce qui était fait était fait et plus à faire. La situation détraquait totalement le cerveau de la pauvre jeune femme, ce qui commençait à la mettre hors d’elle. Ce n’était pas son genre, vraiment. Beatrice savait très bien qu’Amadeus n’avait pas très bien vécu leur rupture – tout comme elle d’ailleurs, mais là n’était pas la question – et elle l’enfonçait encore plus par rapport à ça. Génial, super. Elle s’y prenait vraiment comme un pied avec lui.

- Merci de me le faire remarquer surtout ! Je ne m’en étais pas rendu compte !, répondit-il d’un ton cassant et désagréable.  

La réaction du brun n’était pas vraiment étonnante, et la remarque de Beatrice…méchante. Elle s’en voulait maintenant, c’était malin. Elle n’avait simplement jamais eu envie de lui faire du mal, du moins pas directement. D’accord, ce n’était pas très logique, voire pas du tout, mais c’était pourtant vrai. En rompant, Beatrice pensait que c’était le meilleur moyen de lui rendre sa liberté ou une connerie du genre. Elle n’avait plus de temps à lui accorder et elle s’en était énormément voulu, c’est tout. Argh, tout était paradoxal dans sa tête, ça la rendait folle !

- Les apparences étaient franchement trompeuses. Tu veux pas non plus dire que tu l’as fait pour moi ? Non parce que comme ça on atteindra des summums d’absurdités...

Les paroles d’Amadeus frappèrent la rousse de plein fouet. Il ne pouvait pas lui dire ça, il ne se rendait pas compte de ce qu’il pouvait bien lui dire ! En quelque sorte elle l’avait fait pour lui, oui. Ce n’était pas vraiment la chose la plus facile à expliquer mais dans la tête de Beatrice il fallait croire que ça avait été logique pendant un temps.

- Je l’ai fait parce que je passais mon temps à Ste. Mangouste et toi entouré de ces vélanes aux allures de sirène ! On n’y arrivait plus, tu ne peux pas dire le contraire. Tu m’as laissé faire, tu es autant fautif que moi !

Rectification : elle n’y était plus arrivée, pas lui. Elle avait juste pris la première perche tendue vers elle par peur de le perdre autrement qu’en rompant avec lui… Et puis ce n’était pas comme s’il l’avait retenu. Si vraiment il avait tenu à elle, il ne l’aurait pas laissé partir. Il aurait dû se battre pour elle, non ?

- Je suis désolé, j’arrive mille ans trop tard et je ne devrais pas faire ça. Mais si j’avais eu le cran à l’époque, je ne t’aurais dit qu’une chose. Donne-moi une seule bonne raison de me quitter. La seule bonne raison qui existe étant que tu ne m’aimes plus et que tu ne veux plus de moi dans ta vie. C’était peut-être déjà le cas. Mais ça m’aurait fait du bien de le savoir.

Son cœur se compressa encore un peu plus. C’était trop facile de lui dire ça maintenant, comme ça, deux ans après. Il n’avait pas le droit de la faire culpabiliser à ce point. Elle ne savait plus quoi faire, plus quoi dire. Peut-être avait-il raison, peut-être aurait-il dû lui dire ce qu’il avait ressenti lorsqu’elle lui avait balancé qu’il était mieux pour eux qu’ils se séparent.

- Je t’aimais encore Deus.

Et elle l’aimait toujours. C’était juste beaucoup trop difficile à l’admettre pour elle-même alors devant lui... Elle ne le ferait pas. Du moins, pas encore. Pas maintenant.

- Et quand bien même. Nous n’avons pas vraiment eu l’occasion de retenter quelque chose.

Sous-entendus : une relation avec un prisonnier d’Azkaban n’était vraiment un très bon moyen pour établir une relation de couple stable. A qui la faute ? Peut-être la sienne, peut-être celle d’Amadeus, difficile à dire. Cette situation la rendait totalement folle, elle n’arrivait plus à dire quoi que ce soit de sensé sans pour autant se faire du mal ou en lui en faire à lui. D’ailleurs, en parlant de son emprisonnement à Azkaban, elle avait bien besoin d’explications pour faire taire la voix à l’intérieur d’elle lui disant que l’homme qu’elle aimait n’était qu’un meurtrier s’attaquant uniquement aux nés-moldus. Elle désirait bien évidemment croire le contraire mais toutes les preuves étaient contre lui pour le moment…

- Ne te fais pas plus bêtes que tu ne l’es Béa... Tu n’as qu’à me regarder. Deviner. Et tu pourrais lire en moi comme dans un livre ouvert si tu le voulais.

Il l’énervait, vraiment. Elle n’avait pas envie de lire en lui comme dans un livre par peur de découvrir ce qu’il s’y trouvait à l’intérieur. Elle n’avait aucune envie de voir qu’il ne lui restait plus qu’une coquille vide, que l’homme qu’elle avait aimé n’existait plus que dans ses souvenirs.

- MAIS LA PAROIS S’EST EFFONDRÉE SUR MA TETE BORDEL ! Qu’est-ce que tu voulais que je fasse ? Que j’attende sagement le baiser du détraqueur ? Qu’on vienne me foutre dans une nouvelle cellule, je me suis tiré, j’ai à peine vu les autres, seulement Bellatrix qui était à coté, et elle s’est barrée sans m’accorder un regard. ET NE PRONONCE PAS SON NOM, il n’a pas lieu d’être, lui hurla-t-il à moitié dessus.

Bon d’accord, ce qu’il lui disait tenait la route. Il fallait vraiment être stupide pour ne pas profiter d’une occasion pareille pour s’enfuir des détraqueurs. Mais tout de même c’était étrange… Pourquoi se trouvait-il dans l’allée des mangemorts ? Beatrice avait bien du mal à lui accorder toute sa confiance à cause de tous les articles qu’elle avait bien pu lire sur l’évasion dans la Gazette avant d’être venue à la rescousse d’Amadeus.

- Mais… Mais pourquoi ?! Par Merlin, Jésus, Marie, Joseph, pourquoi ? , lança-t-elle plus pour elle-même que pour lui.

S’il y avait bien une chose que Beatrice ne supportait pas, c’était bien de ne pas comprendre quelque chose ! Elle était brillante, vraiment, alors quand on venait contrarier son esprit et sa logique, ça ne lui plaisait pas le moins du monde. En l’occurrence, elle voulait juste s’assurer qu’elle pouvait toujours faire pleinement confiance à Amadeus quand bien même il avait bel et bien commis ces meurtres. Cette situation allait finir par la tuer. Tous les sentiments qui venaient se manifester dans son esprit lui donnaient envie de s’arracher le cœur. En soi ça ne changeait rien qu’il soit un véritable mangemort ou non, le fait est qu’il serait forcément recherché par les autorités quoi qu’il ait bien pu avoir fait. Fudge n’avait pas hésité dans le passé, chose que Beatrice ne manqua pas de lui faire remarquer.

- Mais Black et Croupton Junior était des mangemorts qui ont tué un paquet de personne...

Certes il n’avait pas tort, mais faisait-ce seulement une différence aux yeux des Aurors et de Fudge ?  Avec les temps qui ne s’annonçaient pas des plus cléments, il ne leur fallait pas grand-chose pour prononcer de telles sentences.

- Va donc l’expliquer à notre cher Ministre de la Magie… Tu restes un criminel aux yeux de la loi et de tous les autres. Il n’hésitera pas à t’enlever ton âme, répondit-elle d’un ton aussi lucide que triste.

Et puis, avec le retour de Voldemort qui était plus qu’évident, l’exécution d’un condamné ne ferait pas vraiment scandale dans le monde magique, les gens avaient d’autres chats à fouetter.

- n.e p.r.o.n.o.n.c.e p.a.s s.o.n n.o.m.

Oups. C’était le manque d’habitude, sûrement. En tant que née-moldue, Beatrice n’avait pas grandi avec la peur de ce nom. Et puis son côté royal l’avait rendue bien trop intrépide, elle ne connaissait pas tellement la peur du danger n’ayant jamais eu rien à craindre avec un tel rang.  

- Je ne comprendrais jamais cette lubie qu’ont les gens à l’appeler avec des surnoms plus ridicules les uns que les autres ! Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom si tu préfères !

Comment combattre quelqu’un si on avait peur de le nommer…C’était tellement stupide et en contradiction avec l’esprit royal de Beatrice…
Une fois encore, Beatrice planta ses yeux dans ceux de son ancien petit-ami. Quelque chose avait changé dans son regard…De la peur ? De l’appréhension peut-être ? La rousse savait très bien qu’il avait toujours combattu les idéaux de ses parents, mais avec le retour du plus célèbre des mages noirs, ça changeait sûrement la donne… Il serait comme coincé entre ce qu’il pensait être juste et sa propre survie appuyée par les pensées de ses parents… Surtout que maintenant qu’il avait fait un merveilleux séjour à Azkaban, avait-il vraiment le choix ? Ce n’était pas comme si l’Ordre allait l’accueillir les bras ouverts…

- Quel jour est-on ? , demanda le jeune homme au bout d’un long instant de silence.

En guise de réponse, la rousse arqua un sourcil légèrement surprise par la question. Qu’est-ce que ça pouvait bien lui faire ? Ce n’était pas comme si ça allait avoir un impact majeur sur le déroulement des événements !

- Vendredi 16 février 1996. Au vu de l’angle du soleil, il est sûrement près de neuf heures du matin.

Oui, Beatrice aimait légèrement la précision.

- En quoi ça peut t’intéresser ? , demanda-t-elle d’une voix qui se voulait douce.

Puis il s’était agenouillé, complètement dépassé par la situation. Elle l’avait rejoint pour se remettre à sa hauteur, toute aussi éberluée par les événements. Ils étaient là, sans savoir ce qui allait se passer maintenant. La situation entre eux semblait être bien compliquée pour qu’ils ne puissent se remettre ensemble malgré tous les sentiments évidents qu’ils se portaient mutuellement.  Ils étaient dans un beau statu quo et ce n’était pas beau à voir. Alors qu’elle s’apprêtait à lui poser la question, Amadeus attrapa son visage pour ensuite capturer ses lèvres. Oh, oh… Ce n’était pas bien du tout, vraiment pas. Dire qu’elle avait réussi à minimiser les contacts physiques avec lui, voilà qu’il réduisait tous ses efforts à néant ! Néanmoins le contact de ses lèvres sur les siennes n’avait jamais semblé aussi agréable et passionnel. Combien de fois s’étaient-ils embrassés ? Un nombre incalculable de fois et pourtant…leur échange s’apparentait à un premier baiser auquel tout son corps en redemandait. Elle l’aimait tellement.

- Tu es ma lumière, lui murmura-t-il après avoir réussi à rompre leur baiser.

Il n’avait pas le droit de lui faire ça, de la faire craquer alors qu’elle avait réussi à tenir plus ou moins le coup jusqu’à présent. C’était d’une cruauté sans nom et pourtant…ça faisait un bien fou de savoir que l’homme qu’elle avait toujours aimé existait toujours.

- Tu es la mienne aussi, confessa-t-elle à voix basse avant de détourner le regard, trop gênée pour voir sa réaction.

Elle avait fini par succomber. Ils s’étaient plus ou moins avoué leurs sentiments mais ça ne changeait absolument rien à la situation, au contraire ça la rendait dix mille fois pire. Ils s’aimaient et ne pouvaient pas être ensemble au risque de se perdre de façon beaucoup plus définitive.

- Qu’est-ce qu’on va faire maintenant ? , demanda-t-elle en ayant une idée de la réponse.

Disparaître de la vie de l’autre pour tenter de survivre chacun de son côté semblait la seule et unique option qui s’offrait à eux. Autant dire que c’était d’une tristesse digne des plus grandes tragédies. Après tout, peut-être que c’était ce qu’ils étaient, des héros de tragédie.
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MessageSujet: Re: The stars, the moon, they have all been blown out   Dim 30 Juin - 13:10



You left me in the dark

And in the dark i can hear you heartbeat, i tried to find the sound but then it stopped and i was in the darkness, so darkness i became.







Amadeus n’était, quand on y pensait, qu’un pitoyable romantique. Bien sûr pas dans le sens ou il offrait des fleurs, des boites de chocolat, ou comblait sa petite amie - qu’il n’avait plus- d’un milliard de petite attention trop mignonne. Amadeus n’était pas mignon. Amadeus était seulement amoureux. Amoureux à en perdre la raison, à se plier en quatre, à la défendre coûte que coûte. Il avait tout tiré de l’amour sans borne qu’il portait pour Béatrice. Amoureux il était courageux et fort, téméraire aux grands coeurs. Amoureux il était un lion flamboyant. Pourtant l’amour n’avait jamais vraiment eu sa place dans sa famille. Il doutait que ses parents se soient un jour aimé. C’était peut être un mariage arrangé, ou il ne savait pas trop. C’était une colocation, qui avait été sexuelle à un moment dans l’unique but de faire des enfants. Aujourd’hui ils n’étaient plus que des colocataires fantomatique qui parle sur la pureté du sang. C’était ridicule. Quand à la génération qui venait ensuite. Sa génération. Personne ne semblait accorder de l’importance à l’amour. Il fallait dire qu’ils avaient tous une passion malsaine pour la magie noir et pour la force que ça pouvait leur procurer. Ils étaient cynique et mauvais. L’amour n’avait pas de place dans leur vie, tout comme Amadeus l’avait lui même pensé pendant les quinze premières année de sa vie. Et puis il s’était pris un mur en pleine tronche. Pas littéralement. Enfin si... Mais des années après... Lorsqu’il avait été enfermé à Azkaban... Mais c’était une longue histoire. Mais à quinze ans, au détour d’un couloir qu’il dominait de sa puissance stupide et mauvaise il avait croisé son regard et il s’était pris un mur. C’était aussi fort que ça. Il avait arrêté de faire le con, et il avait sauté sur l’occasion. Il avait finit par ne vouloir qu’elle. Elle le rendait malade, fort, meilleur. Il avait le tournis lorsqu’il pensait à elle. Il était un malade qui n’avait aucune envie de guérir. Elle était sa plus belle maladie. Une peste qui le ronge petit à petit et qui le rend esclave des médicaments qu’elle pouvait lui donner. On avait souvent pu avoir envie de le frapper. Il avait admirablement changé depuis qu’elle était entré dans sa vie. Bien sûr il n’avait pas perdu en violence, et en problème. Il les avait simplement occulté ou avait retourné sa violence pour des causes bien meilleures qu’emmerder son monde, et abîmer des premiers années sang de bourbe... Amadeus n’était qu’un pitoyable romantique, qui vivait pour sentir son coeur battre, qui avait besoin de cette sensation d’infini pour avancer. Pour survivre. Dans son esprit malade et incohérent l’amour avait été son garde fou. Sans cette dévotion qui coulait dans ses veines il était sans but et totalement perdu. Mais l’amour n’était pas suffisant. Il ne voulait pas aimer pour aimer. Il ne pouvait pas. Il n’y avait personne d’autre qu’elle. Il n’avait jamais eu personne d’autre qu’elle. Il n’y aurait jamais personne d’autre qu’elle. C’était une réponse évidente qui lui détruisait le cerveau jour après jour. Il était un pitoyable romantique au point qu’il ne pourrait jamais trouver mieux qu’elle. Qu’elle était son âme, son coeur, son sang, sa lumière.

Mais aujourd’hui que restait-il ? Combien de temps avait-il passé depuis qu’elle l’avait quitté ? Dans qu’elle mesure l’avait-elle oublié ? Avait-elle pu l’oublier ? Il était là, devant elle, depuis la première fois en X années, l’esprit fêlé, l’âme absente, le coeur déchiré, et pourtant ses battements irréguliers ne battaient que pour elle. Sans elle il serait réduit à néant depuis longtemps.

Les choses n’ont jamais été compréhensibles entre nous de toute façon.

Ah.... C’était embêtant qu’elle voit ça de la sorte. Lui qui n’avait jamais trouvé leur histoire compliqué. Pour lui tout avait toujours couler de source. Il n’avait jamais eu besoin de réfléchir. Il l’avait trouvé un jour, il ne l’avait plus lâcher. Il était juste venu la voir par curiosité, parce que son visage l’avait frappé en pleine poitrine, et il était tombé con, fichtrement amoureux d’elle. Il avait lutté vaguement. Parce que les sentiments ne pouvaient pas être réciproque, parce que personne autours de lui ne verrait bien cet amour adolescent. Et puis il avait emmerdé le monde. Il l’avait embrassé, dans l’ombre, stupidement, à la fin d’une séance de tutorat. Elle avait répondu à son baiser et tout s’était emballé, tout s’était simplifié pour lui. Il l’aimait. Rien d’autre n’avait pu compter. Les choses n’avaient finalement peut être jamais été simple. Mais entre eux tout l’était. Il ne voyait rien d’autre qu’elle, et avait appris en envoyer en enfer les autres.

-Il n’y avait rien à comprendre... On s’aimait.

Là était probablement toute la différence entre Béatrice et Amadeus. Béatrice cherchait toujours la petite bête. Béatrice voulait comprendre, voulait savoir. Amadeus s’en fichait éperdument. Amadeus ne réfléchissait pas. Amadeus fonçait - batte à la main- et démontait tout ceux qui se trouvait sur son chemin. Amadeus n’avait pas besoin de réfléchir il sentait, ressentait. Il était à fleur de peau. Il ne savait pas gérer ses émotions ou mal. Il aimait à la folie, s’enrageait pour un rien te perdait littéralement le contrôle. Puisqu’il refusait de réfléchir il avait souvent l’impression que les sentiments occupait toutes la part réflexive de son cerveau et l’assassinait lentement.

Tu es désolé, bien. Je le suis également pour rien comprendre à ce qui se passe.

Oh ce qu’elle l’énervait à vouloir comprendre. Si elle mettait deux minutes son cerveau sur off, si elle fermait les yeux et qu’elle se laissait ressentir elle comprendrait. C’était clair. Tout était limpide. Elle n’avait qu’à le regarder dans les yeux et tout saisir ce qui lui échappait. Elle ne mettrait peut être pas de mot sur ce qui lui viendrait mais elle comprendrait tout... D’une manière flou et peut être un brun incompréhensible... Mais elle aurait l’impression de savoir.

Mais arrête ! Il n’y a rien à comprendre. Regarde moi !

Il s’énervait aussi. Il perdait le contrôle de ses sentiments de son calme, et de sa santé mentale. Amadeus pouvait être la boule de cristal de Béatrice si elle le souhaitait. Elle était peut être la seule à pouvoir lire dans ses yeux de la sorte, mais lorsqu’il regardait dans ses iris tout flottait au bord de ses prunelles.

D’ailleurs comment se permettait-elle de l’assommer de la sorte. Pourquoi était-elle si froid et distante. N’était-elle pas heureuse de le revoir... Probablement que non... Il était con... Qui voudrait revoir son ex ? D’autant plus lorsqu’il sortait d’Azkaban et que ce n’était pas l’endroit le plus sexy de la terre. Amadeus s’effondrait sous toutes les pics que Béatrice lui lançait, volontairement ou pas, mais il avait l’impression qu’elle l’assassinait encore plus que tous les détraqueurs avaient pu le faire. Elle ne s’en rendait probablement pas compte... Sinon elle n’agirait pas de la sorte.

Je l’ai fait parce que je passais mon temps à Ste. Mangouste et toi entouré de ces vélanes aux allures de sirène ! On n’y arrivait plus, tu ne peux pas dire le contraire. Tu m’as laissé faire, tu es autant fautif que moi !

Vélanes aux allures de sirène ? De qui parlait-elle que diable ? Depuis son passage à Azkaban il était possible qu’il est une mémoire ultra sélective, mais dans ses souvenirs il n’existait que Béatrice. Il ne se rappelait pas avoir vu une autre fille qu’elle... Encore moins des vélanes aux allures de sirène. Il était possible qu’en temps que joueur de Quidditch il était été bien entouré... Mais qui s’en foutait, puisqu’il ne voyait que Béatrice, et qu’elle était la seule à n’avoir jamais compter. Si ses filles avaient voulu quelque chose de lui il s’en était probablement pas aperçu...

Entouré de vélanes ? Tu savais que je ne voyais que toi... Ne va pas me dire que tu étais jalouse... J’étais probablement l’abrutit le plus fidèle et le plus amoureux de l’univers.

Ca ne faisait même aucun doute. Amadeus aurait été incapable d’aller voir ailleurs... Il ne pouvait même pas l’imaginer tant ça l’importait peu... Même une fois rendu célibataire il n’avait rien fait... Enfin mise à part tuer deux hommes par inadvertance s’entend et finir à Azkaban. Quand au faite qu’il n’y arrivait plus... Encore quelque chose qu’il avait du manquer... Certes ils se voyaient moins souvent, et Béatrice passait sa vie à Sainte Mangouste, et il arrivait souvent que ses rares jours de congés corresponde avec ses matchs... Mais ça ne les empêchaient pas de s’aimer, de passer du temps ensemble quand ils trouvaient le temps... Et Amadeus passait régulièrement en coup de vent à Sainte Mangouste pour lui voler un baiser. Il s’était même arranger de se faire blesser en fin de match pour gagner un retour gratuit dans les bras de sa douce guérisseuse. Il se fichait d’être tout le temps physiquement avec elle... Elle était déjà bien assez présente dans sa tête, dans ses veines, et partout ailleurs pour qu’il puisse supporter de la laisser travailler d’arrache pied.

Et on y arrivait très bien... Tu aurais finit par être diplômé... Par me revenir. Je t’aurais attendu...

A ce qu’il était niais tout de même parfois... Surtout en parlant d’un amour passé... Il faut dire qu’à l’époque il envoyait sévèrement bouler ses parents à propos de Béatrice et qu’il avait penser l’épouser un jour... Et évidement qu’il l’avait laissé faire... Elle avait pas vraiment laissé entendre qu’elle voulait qu’il la retienne. Je veux dire... Evidement elle rompait avec lui, elle n’allait pas dire un mot de toi et je restes.... Elle savait sans doute que si elle avait dit ça elle n’aurait jamais pu partir... Parce qu’Amadeus, aussi peu loquace était-il il aurait trouver les mots.

Et tu ne donnais pas l’impression de vouloir être contredit... Si tu voulais rompre ça aurait été égoïste de te retenir... J’ai rien compris de tout ce que tu m’as dit mais ça avait l’air plutôt sévère et important...

Il ne savait pas si c’était malin de dire qu’il n’avait rien compris à tout ce qu’il s’était passer... En même temps il ne lui mentait jamais... Alors peut importe les sentiments que ça procurait chez elle...

Je t’aimais encore Deus.

Et VLAN ! Un nouveau mur sur la tronche. Pour la première fois de sa vie il ne comprenait pas quelque chose et en ressentait le besoin de comprendre. Son coeur sifflait dans tous les sens, cherchant de l’aide venant de n’importe ou. Elle l’avait quitté et elle l’aimait toujours... Mais ça n’avait aucun sens... Il resta perplexe, la bouche entre ouverte, son coeur, son âme qui s’écoulait le long de ses paupières.

Tu... Mais pourquoi ?

Pas pourquoi elle l’aimait encore bien sûr... Il n’avait jamais compris pourquoi elle ne l’aimait plus... Plus pourquoi avait-elle rompu si elle l’aimait toujours. S’ils avaient des problèmes - ce dont il ne s’était jamais vraiment rendu compte - elle aurait pu simplement lui en parler... C’était ce que faisait un couple normal... Et à l’époque ils étaient presque normal...

Et quand bien même. Nous n’avons pas vraiment eu l’occasion de retenter quelque chose

Ah ça... Qu’on ne lui en parle pas.. Il avait très sûrement merdé sur toute la ligne une fois qu’elle avait rompu avec elle... Mais il s’était sentit exploser, et avait perdu tout contrôle. Plus rien n’avait eu de sens, et ses sens en ébullition le dirigeaient soit vers une explosion certaine, soit vers un regain de violence. Sa famille s’était foutu de sa gueule... Lui rappelant - dans une optique encore inconnu qui devait être celle de le ramener du «bon» coté de la force - que les né-moldus étaient tous de vil créature destiner à rendre fou les sangs purs et à les détruire de la manière la plus perverse qui soit... Si eux avait trouver leur petite farce marrante, lui avait eu envie de tous les assassiner... Comme si Béatrice avait besoin de le séduire pour le détruire... Elle était nettement supérieur à lui en ce qui concernait la pratique de la magie... Un coup de baguette et s’était finit... Et pourquoi les né-moldus voudraient-il détruire les sangs-purs ? Pourquoi un sorcier normalement constitué voulait-il détruire un autre sorcier ? C’était aberrant. Ou peut être pas tant que ça... Lui voulait bien tuer ses parents...

Parce que tu comptais revenir ?

Là encore il en doutait... Il n’avait jamais cessé de l’observer... Elle ne s’en était peut être pas rendu compte, mais sur son temps libre il avait été un stalker excellent, et peut être un peu malsain... Mais il n’avait pas pu s’en empêcher... Et pourtant elle n’avait jamais eu l’air de manquer de lui... Logiquement avec cette idée qu’ils n’avaient pas pu se remettre ensemble avec sa connerie qui l’avait amené à Azkaban on était retombé sur le sujet... Sujet sensible qui mettait littéralement Amadeus hors de lui... Il en avait marre d’être pris pour le coupable qu’il n’était pas. Pour un mec sans coeur qui s’amusait à détruire des vies... C’était un ACCIDENT ! Etait-ce si compliqué que ça à comprendre ?

Mais… Mais pourquoi ?! Par Merlin, Jésus, Marie, Joseph, pourquoi ?

Il n’était pas sur que ça s’adresse à lui... Mais surtout il ne comprenait pas ce qu’elle voulait savoir... Ce n’était pas vraiment une question clair qu’elle adressait peut être plus à la lune et aux étoiles qu’à lui d’ailleurs...

-Pourquoi quoi ?

Répondit-il bêtement, ayant promis de répondre - le plus sincèrement et calmement possible - à toutes les questions qu’elle pouvait avoir. Après tout il n’avait rien à cacher... il était innocent.

Va donc l’expliquer à notre cher Ministre de la Magie… Tu restes un criminel aux yeux de la loi et de tous les autres. Il n’hésitera pas à t’enlever ton âme,

Il déglutit péniblement... Elle n’avait pas tord. Et il avait suffisamment subit les détraqueurs pour ne plus jamais avoir à faire à eux... Il se sentait déjà bien vidé sans leur présence pour imaginer ce que serait le baiser fatal du détraqueur. Il ne trouva rien à répondre.. Que pouvait-il dire... Il n’y avait personne pour clamer son innocent... Personne pour le croire... Il ne serait jamais libre...

Je ne comprendrais jamais cette lubie qu’ont les gens à l’appeler avec des surnoms plus ridicules les uns que les autres ! Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom si tu préfères !

Il préférait légèrement... Mais même pas en faite... Il admirait son courage, et sa folie... C’était même l’une des choses qu’il aimait le plus chez elle... Lui n’était pas comme ça... En ce qui concernait le Seigneur des Ténèbres il était un lâche sans nom... Et un froussards... Il ne voulait pas avoir affaire à lui de peur de se retrouver dans ses filets.

Je préfèrerais ne pas parler de lui...

Dit-il comme si c’était une évidence... Il comprenait bien que si Voldemort était de retour son nom... Ou plutôt ses surnoms seraient sur toutes les bouches et qu’on ne parlerait que de ça... Et lui ne voulait pas savoir.... Peut être que s’il vivait dans l’ignorance de son retour on le laisserait tranquille... Non ? Bêtement il sentit le besoin de lui demander la date... Il n’en pouvait plus d’essayer d’imaginer le temps qu’ils avaient passé l’un sans l’autre. D’essayer de dater la période ou il avait croupis dans une cellule putride... Ca devait pouvoir se comprendre... Non ?

Vendredi 16 février 1996. Au vu de l’angle du soleil, il est sûrement près de neuf heures du matin.

Instinctivement il leva la tête pour observer l’angle du soleil, avant de véritablement comprendre ce qu’elle venait de dire... 1996... Il était en 1996... Deux ans... Deux ans qu’il avait passé à Azkaban... Il n’arrivait pas dire si c’était insupportablement long, ou si au contraire ça avait été très court... Il avait été enfermé sans aucune notion du temps dans un état léthargique des plus abrutissant, ou seul ses discussions avec Sohan avait pu le sauver légèrement... En soit il avait été condamné... Comme tous les mangemorts... A perpétuité... Il pouvait donc se dire que deux ans sur une éternité ce n’était rien... Mais ses souvenirs avaient tellement été aboli par l’absence qu’il avait l’impression de revenir comme si son enfermement datait d’un hier extensible...

En quoi ça peut t’intéresser ?

Il n’entendit pas réellement dans question, perdu dans son choc post traumatique... Comptant mentalement les jours qu’il avait passé à Azkaban...

-Deux ans... répètent-il bêtement à voix haute cette fois...

Tout était finit depuis longtemps... En trois ans d’absence elle avait du l’oublier.... Elle avait peut être même quelqu’un... Il s’était effondré au sol sous le poids de ses pensées... Fatigué d’avance de ce qu’il allait devoir accomplir... Même libre il était toujours prisonnier. Béatrice vint s’appuyer près de lui et le sang d’Amadeus ne fit qu’un tour. Il ne savait pas à quoi sa vie avait ressembler en trois ans mais il s’en fichait. Il avait besoin de la sentir contre elle, de sentir ses lèvres. Il avait besoin de se sentir vivant l’espace d’un instant... Sinon il allait devenir fou... D’un geste vif et doux il captura son visage et ses lèvres et eut son coeur qui lui remonta dans la gorge, son estomac qui se retourna contre lui. Il ne voulait qu’elle. A un point incalculable... Ca le rendait fou. Tenant fermement son visage entre ses mains il laissait jouer ses lèvres jouer avec les siennes comme si c’était une évidence même. Il finit par se reculer frapper par l’absurdité de son geste... S’il méritait bien une chose c’était de se prendre une gifle... Mais il n’en fut rien... Il ne vit pas de main glaciale s’exploser sur son visage... Juste le profil de Béatrice qui avait détourné le regard avant de lâcher une bombe atomique.

Tu es la mienne aussi

Son coeur explosa dans sa poitrine, ses yeux s’agrandir comme des soucoupes et pour la première fois depuis des lustres ses yeux brillaient. Il avait beau avoir du mal à imaginer qu’il pouvait être la lumière de quelqu’un, le fait d’être la sienne l’assassinait de bonheur. Il refit glisser sa main contre sa joue ramenant son regard en face du sien, pouvant ainsi la dévorer d’un regard fou d’amour, fou de bonheur et de désir. Il ne voyait plus que ses yeux, ses lèvres aussi désirable qu’il pourrait embrasser à l’infini, la pureté de sa peau, l’élégance de son cou... Il pouvait presque sentir son coeur battre dans sa tempe. Il passa d’ailleurs une main dans ses cheveux pour les dégager le cou, et en effleurant sa peau il ne sut résister à se pencher à nouveau pour déposer ses lèvres contre cette peau si fine et si délicate, si sensible. Il perdrait le contrôle de lui même s’il se laissait aller. Sa main jouait avec son corps à elle, l’effleurant par moment, n’osant réellement prendre possession de ses formes avant qu’elle lui ai donné un consentement clair... Ses lèvres venaient effleurer les siennes dans un souffle douloureux. Il la voulait.

-Je t’aime tellement.

Il fallait qu’elle le sache... Même si elle avait du le comprendre... Il n’était pas délicat pour cacher ses sentiments...

Qu’est-ce qu’on va faire maintenant ?

Sa question frappa à peine les oreilles du jeune homme qui était tout bonnement incapable de réfléchir... Il oubliait qu’il était un prisonnier en cavale, que le Seigneur des ténèbres était de retour, et qu’elle était une né-moldue... Elle était devant elle, si fragile, et si belle, si désirable, et là seule chose qui s’imposait à son esprit c’était qu’il la voulait. Jouant toujours autours d’elle, de caresse dessinée sans réellement s’accomplir, il perdait la tête, son coeur battant dans la coquille vide qu’était son cerveau...

Ne me laisse pas.

Il avait mille raison de demander ça... Notamment parce que l’amour qu’il avait pour elle avait logiquement besoin d’elle, mais aussi parce qu’il ne savait pas ce qu’il pourrait advenir de lui si elle le laissait encore...
 
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MessageSujet: Re: The stars, the moon, they have all been blown out   Ven 5 Juil - 4:05



You left me in the dark

I took the stars from our eyes, and then I made a map and knew that somehow I could find my way back then I heard your heart beating, you were in the darkness too so I stayed in the darkness with you.






S’il y avait bien quelque chose de complexe chez l’Homme, c’était très certainement la diversité des sentiments qu’il pouvait ressentir dans une même situation. Amour, haine, passion, tristesse. Il n’y avait aucunement besoin d’appartenir à une classe sociale supérieure pour en connaitre les vertus.  En tant que princesse, Beatrice avait reçu une éducation assez particulière sur la question pour la simple et bonne raison que l’honneur, la transmission, les valeurs devaient obligatoirement passer avant les sentiments. Il n’y avait vraiment rien de compliqué, l’image de la couronne britannique devait être intacte, il fallait donner l’exemple au peuple en lui présentant un couple stable, idyllique, idolâtré. Peut-être que cette conception était beaucoup trop…traditionnelle aux yeux de la plupart des gens – après tout, les mariages royaux arrangés n’étaient-ils pas à laisser aux siècles passés ? – mais pouvaient-ils seulement s’imaginer ce que ça pouvait faire ? Comprenaient-ils qu’il était impossible de gouverner sans encombre si la Cour s’apparentait au monde bien incertain des people ou de la jet set ? La tradition et les unions dénuées d’amour semblaient être le meilleur moyen d’apporter satisfaction à tout le monde, au diable les sentiments ce n’était pas digne d’un bon monarque. Si Beatrice avait grandi dans cette optique que l’amour n’était réservé qu’aux autres, au bas peuple, son point de vue sur le sujet en avait pris un sacré coup après sa rencontre avec Amadeus.  Elle qui était si fière de ses origines et de son éducation royale…un baiser à la volée après une séance intensive de tutorat avait suffi à lui faire ouvrir les yeux sur les autres possibilités qui s’offraient à elle. Elle n’était pas comme sa grand-mère ou ses milliards d’autres ancêtres : elle pouvait avoir le choix si simplement elle s’y en autorisait. Après tout, aimer de la façon la plus pure qui soit valait toute les couronnes du monde, non ? De toute façon, ce n’était pas comme si elle avait une directe chance d’accéder au trône un jour… Et quand bien même, les récents évènements qui faisaient la une de tous les quotidiens moldus – à savoir la relation plus que déplorable entre Lady Diana et le Prince Charles – venaient en parfaite contradiction avec tout ce que Bea avait bien pu apprendre de la bouche de sa grand-mère étant enfant. Conclusion ? Le véritable amour valait définitivement la peine d’être vécu. Et dans le cas de Beatrice cet amour en question n’était d’autre que Amadeus, peu importe ce que les autres pouvaient penser. A l’époque de Poudlard, leur union avait eu l’effet d’une vraie bombe entrainant incompréhension et insultes. Une née-moldue avec un sang-pur de Serpentard, quelle idée saugrenue ! Par Merlin, que pouvait-il bien se passer dans leurs têtes ? Personne n’avait compris, c’était certain. Pourtant, tout était aussi clair que de l’eau de roche, il n’y avait rien à expliquer : ils s’aimaient d’une passion enivrante, d’un amour pur, puissant et probablement indestructible. Jamais ô grand jamais ils n’avaient pensé aux conséquences de cet amour apparemment défendu entre une princesse née-moldue et un sang-pur d’une famille plus que conservatrice. Pourquoi diable l’auraient-ils fait, pour quelle raison valable ? Ils s’aimaient. Malheureusement pour eux, la raison – à moins que ce ne soit de la peur mêlée à une certaine lâcheté – de la rousse avait finalement repris le dessus, ramenant de plein fouet tous ces problèmes jusqu’à présent magnifiquement écartés d’un revers de la main.

- -Il n’y avait rien à comprendre... On s’aimait, répondit Amadeus absolument sûr de sa réponse.

Beatrice ne pouvait pas le contredire sur ce point, c’était absolument certain. Elle l’avait aimé d’une passion dévorante et sincère, Deus le savait bien, c’était juste que les deux n’avaient pas du tout le même point de vue sur la question. Beatrice avait une fâcheuse manie de vouloir avoir réponse à tout, de comprendre tout ce qui pouvait bien échapper à son brillant esprit tandis que Amadeus se contentait de prendre les choses comme elles venaient. Problématique. La phrase que la rouquine venait de lui balancer était encore un parfait exemple de leur divergence sur ce point. Quand elle disait que rien n’avait jamais été compréhensible entre eux, elle voulait simplement dire qu’ils avaient été constamment été entourés d’incompréhension, qu’ils étaient typiquement le couple le plus improbable de cette planète. Le reste était parfaitement clair, aucun doute là-dessus.

- Ce n’est pas ce que j’ai voulu dire, répondit-elle beaucoup plus froidement qu’elle ne l’aurait voulu. Bien évidemment que tout était facile entre nous, c’est juste que notre entourage ne nous a pas vraiment rendu la tâche facile. C’était eux qui rendaient notre couple incompréhensible aux yeux du reste du monde.

En fin de compte, elle n’était pas vraiment sûre d’avoir beaucoup mieux expliqué le fond de sa pensée mais il fallait dire qu’elle était pas mal troublée et que ses pensées n’étaient plus aussi claires et limpides qu’à l’accoutumée.  Elle était là, devant lui après deux longues années de séparation, et son esprit ne semblait pas vouloir le comprendre. Pourquoi était-elle venue après tout ? Elle était totalement perdue et plus le temps passait et rien ne s’arrangeait…Deus avait un total contrôle sur ses émotions, ses actions, et Beatrice n’était pas vraiment persuadée d’apprécier qu’il lui fasse autant d’effet… Elle voulait juste comprendre ce que diable il se passait dans son pauvre cœur, elle voulait savoir pourquoi l’homme qu’elle avait toujours aimé s’était retrouvé à Azkaban s’il était aussi innocent qu’il le prétendait ! C’était plus une nécessité qu’autre chose si elle ne voulait pas finir totalement folle, était-ce seulement trop de demander ?

- Mais arrête ! Il n’y a rien à comprendre. Regarde-moi ! , ragea-t-il.

D’un geste furtif, la jeune femme vint placer son regard dans le sien. Par moment elle avait vraiment envie de le frapper ! Il ne pouvait vraiment pas s’imaginer ce que ça faisait d’être à sa place cinq minutes ! Ce n’était pas anodin comme situation tout de même, c’était naturel de chercher des réponses à des interrogations qui la tourmentaient depuis le jour de son emprisonnement à Azkaban ! Sans pour autant répliquer quoi que ce soit, Beatrice se laissa plonger une seconde fois dans ses iris, ayant pour effet de la calmer aussitôt. Peut-être qu’il n’avait pas tort après tout, il lui suffisait de le regarder pour pouvoir déchiffrer toutes ses pensées, c’était plutôt troublant.

- Tu m’énerves, avorton, maugréa-t-elle entre ses dents en guise de réponse.

C’était bien vrai, elle commençait réellement perdre patience la pauvre. Elle ne voulait vraiment pas être aussi froide avec lui, mais c’était plus fort qu’elle, elle ne pouvait tout simplement pas se permettre d’être courtoise au risque de se faire piéger une nouvelle fois par le contrôle exercé par Amadeus sur elle. Alors bien évidemment, c’était loin de rendre la conversation agréable, surtout quand la nature de leur séparation lui revenait comme un boomerang. Ce n’était pourtant pas si compliqué, s ? Elle l’aimait tellement que ça avait fini par lui faire terriblement peur. Elle avait totalement paniquée, Ste. Mangouste était devenue sa principale occupation alors que lui avait été relégué au second plan… Il méritait mieux que ça, mieux qu’une faible attention de sa part.

- Entouré de vélanes ? Tu savais que je ne voyais que toi... Ne va pas me dire que tu étais jalouse... J’étais probablement l’abruti le plus fidèle et le plus amoureux de l’univers.  

Allez, bam, c’est reparti ! Le cœur de la jeune femme se serra encore plus. Ne pouvait-il pas la laisser tranquille avec cette histoire de rupture ? Ça lui faisait terriblement mal d’en parler ! C’était comme si toutes les bonnes raisons du monde qu’elle s’était trouvées pour lui annoncer sa décision étaient revenues de nulle part pour venir la hanter jusqu’à la fin de ses jours. Amadeus n’avait absolument à ne se reprocher dans cette rupture, il avait fait absolument tout ce qui fallait dans cette relation, le parfait petit-ami absolument fou amoureux que toutes les filles se donneraient d’avoir !

- Arrête de me torturer.

Car oui, c’était exactement ce qu’il était en train de lui faire. Ça avait été la décision la plus difficile à prendre de toute sa vie, il n’avait pas le droit de revenir lui planter un nouveau couteau dans le cœur, c’était d’une cruauté sans nom digne d’un millier d’endoloris. Tout ce qu’elle avait voulu avec cette rupture, c’était un peu de temps pour tout remettre en place dans son esprit, rien de plus…

- Et on y arrivait très bien... Tu aurais finit par être diplômé... Par me revenir. Je t’aurais attendu...

Une fois encore, c’était un parfait exemple de différence de point de vue entre les deux jeunes gens. Si Beatrice avait rompu, c’était justement parce qu’elle n’avait plus eu l’impression d’y arriver… Passer des heures à l’hôpital pour ensuite continuer à étudier chez soi jusqu’à ne plus tenir sur ses jambes, elle n’appelait pas ça y arriver. Si en plus elle devait trouver du temps à consacrer à son petit-ami alors qu’elle n’en trouvait déjà pas pour elle… C’était juste aux antipodes de ce qu’elle appelait « y arriver ». Quant à la seconde partie de sa phrase, il était préférable de l’ignorer.

- Et tu ne donnais pas l’impression de vouloir être contredit... Si tu voulais rompre ça aurait été égoïste de te retenir... J’ai rien compris de tout ce que tu m’as dit mais ça avait l’air plutôt sévère et important...

Elle grimaça. Le pauvre, elle lui avait vraiment brisé le cœur... Si seulement il pouvait savoir à quel point elle s’était brisée aussi en décidant de mettre fin à leur relation ! Peut-être qu’avec un peu plus de réaction de sa part, ils auraient pu finir par trouver une solution ensemble… Mais non, il n’avait rien dit, il l’avait laissé partir sans rien dire.

- C’était justement bien ça le problème, je n’y arrivais plus. Tu le voyais bien, les rares moments où se voyaient je ne pensais juste qu’à dormir ou à réviser encore plus ! Je n’avais pas envie de te voir comme un fardeau, je t’aimais trop pour ça. Et le fait que tu n’aies pratiquement pas réagi ne m’a pas franchement aidé… J’aurais choisi n’importe qu’elle autre solution, crois-moi.

Ouch, les mots n’étaient peut-être pas les mieux choisis et il y avait un manque de tact évident, mais l’idée principale était là et à l’époque elle avait tout fait pour essayer de se persuader qu’elle avait agi au mieux. Se quitter pour mieux se retrouver, voilà ce qui lui avait principalement traversé l’esprit.

- Parce que tu comptais revenir ?

La rousse releva instinctivement la tête. C’était comme s’il avait été en train de lire dans ses pensées, c’était vraiment effrayant. Si elle comptait revenir ? C’était plutôt l’idée…Enfin, c’était assez égoïste en y réfléchissant bien, mais aurait-elle seulement pu réussir à vivre plus longtemps sans sa présence quotidienne ? Rien n’est moins sûr, elle avait déjà affreusement mal vécu la période post-rupture.

- Sincèrement, je n’en sais rien, balança-t-elle sans oser le regarder dans les yeux de peur de se trahir.

C’était une réponse typique de quelqu’un d’affreusement de mauvaise foi qui n’arrivait pas à admettre la vérité au grand jour. Le simple fait de l’admettre signifiait reconnaitre qu’elle avait fait une terrible erreur et pour un esprit et un ego comme celui de Bea, c’était assez compliqué.

- La question ne se pose pas de toute façon, je n’ai pas pu revenir plus tôt.

Ce n’était pas totalement vrai… Elle était bien là maintenant, elle était revenue pour lui, parce qu’il lui avait demandé de venir. Alors certes, ça se faisait avec deux ans de retard, mais ce n’était pas non plus à prendre à la légère. Peut-être était-ce encore plus significatif. Après tout, elle était venue à lui quand tout le monde le disait dangereux. Elle était venue à lui alors que ce n’était plus qu’un criminel en cavale aux yeux du Ministère. N’était-ce pas là une preuve d’amour ? C’était bien beau de se savoir encore amoureuse, mais en l’occurrence ça ne l’aidait pas vraiment, au contraire.

- Pourquoi quoi ? , répondit-il, déboussolé face aux apostrophes aux saints de Beatrice.

En guise de réponse, la rousse se prit le visage entre les mains. Elle allait craquer, vraiment. Pourquoi est-ce que ça tombait sur elle ? Elle était juste amoureuse de son ancien petit-ami qui n’était d’autre qu’un mangemort – qu’il n’était pas – aux yeux de la loi. Ce n’était plus qu’un collaborateur de Voldemort, à l’instar de Bellatrix et tous les autres évadés. Super, elle ne pouvait pas rêver mieux, c’était le pied pour commencer une nouvelle relation ! Surtout qui si ça venait à s’apprendre qu’elle l’avait aidé, elle était bonne pour Azkaban aussi, rien que ça !

- Par tous les saints, pourquoi est-ce que ça tombe sur nous ? Je ne sais pas quoi faire…, avait-elle fini par lui répondre, totalement désemparée.

Oh oui, la pauvre était totalement dépourvue de tout moyen. Pour une fois il n’y avait absolument rien qu’elle ne pouvait faire et elle détestait ce sentiment d’impuissance absolue… Quand le karma décidait de s’acharner, il ne le faisait pas de main morte. Comment diable était-elle censée trouver une solution ? Le Ministère ne tarderait pas à tomber, c’était triste à dire mais ça se sentait, et Deus n’aurait peut-être plus le choix… Après tout, il était considéré comme un Mangemort et rien qu’il ne puisse dire ne pourrait faire changer l’Ordre de position, ce qui était plutôt embêtant étant donné que Bea en faisait partie. Non, vraiment, plus elle essayait de voir ce qu’ils pourraient faire, et plus elle désespérait. Surtout que Voldemort ne tarderait plus à pointer le bout de son nez, ce que Bea ne manqua pas de faire remarquer à son interlocuteur…

- Je préfèrerais ne pas parler de lui...

Bien sûr, c’était trop facile de ne pas en parler, de nier l’évidence en faisant comme si de rien n’était ! Pour autant, la rousse ne dit rien. Après tout, il venait de vivre deux ans de sa vie enfermé pour avoir été soupçonné d’agir conformément aux idées du Seigneur des Ténèbres, il ne fallait peut-être pas trop insister pour l’instant.

- Il faudra pourtant bien le faire un jour ou l’autre, il rentre dans notre problématique ce lord à deux noises qui n’a jamais été adoubé ni d’Eve ni d’Adam !

Tout de même… Quelle idée de s’autoproclamer lord, c’était d’un narcissisme… Beatrice aurait pu continuer à pester longtemps sur le sujet – que voulez-vous, les nobles ne prennent pas ces provocations à la légère – mais la question d’Amadeus la sortie de sa transe. Quel jour était-ce ? C’était une question bien anodine pour la rouquine mais visiblement, la réponse qu’elle allait lui donner l’intéressait beaucoup… Soit, elle lui répondrait avec le plus de précision possible.

- Deux ans…

La jeune femme releva une nouvelle fois la tête vers lui. Le pauvre, ça ne devait pas être facile de se rendre compte de tout le temps qu’il avait pu passer coincé entre quatre murs… Mais en même temps, il était plutôt chanceux dans sa malchance, il aurait pu passer le restant de ses jours en compagnie des Détraqueurs… Rien que cette idée lui fit froid dans le dos, deux ans c’était déjà plus que suffisant.

Puis vint le moment où Deus apporta un nouveau souffle à la conversation. Puisque les mots n’étaient pas toujours très efficaces, il avait simplement décidé de prendre les choses en main en capturant ses lèvres pour l’embrasser avec une passion dévorante que ne fit que faire monter le désir que Beatrice pouvait ressentir pour lui. Elle l’aimait tellement…

- Tu es la mienne aussi.

Si seulement il savait à quel point elle le pensait, ce n’était juste pas humain ce qu’il pouvait lui faire. En presque trois ans de séparation, elle n’avait pensé pratiquement qu’à lui. Oh bien sûr elle avait bien essayé de l’oublier, mais rien à faire… Elle avait été incapable de passer à autre chose, incapable de l’abandonner une seconde fois. Elle l’aimait d’une manière cosmique, elle avait fini par le comprendre à ses dépens.

- Je t’aime tellement.

Beatrice laissa échapper un petit sourire gêné. Elle l’avait bien compris qu’il l’aimait, ça ne faisait pas l’ombre d’un doute. C’était tout aussi évident qu’un et un font deux.

- Moi aussi Deus, répondit-elle avant de venir se coller sur son torse.

C’était peut-être ce qui rendait la situation encore plus triste… Ils s’aimaient et étaient pourtant condamner à se séparer à cause de ce foutu Lord à deux noises qui avaient décidé de faire des siennes. La jeune femme lui fit part de ses inquiétudes, mais Amadeus ne sembla pas entendre ce qu’elle lui disait tant il était occupé à mettre en émoi toutes les parties de son corps. Non… Il ne pouvait pas lui faire ça, elle allait complètement craquer s’il continuait à faire monter le désir en elle. Ils devaient trouver une solution avant…, non ?

- Ne me laisse pas.

Pour le moment elle n’en avait définitivement pas l’intention, elle était totalement captive de ses caresses et de son incroyable désir d’aller plus loin. Ce n’est pas le tout mais elle avait presque oublié ce que ça faisait de se sentir aussi aimée, aussi désirée… Mais en même temps, ne serait-ce pas encore plus cruel de passer à l’acte pour ensuite prendre une décision qui viendrait une fois de plus les briser encore plus tous les deux ?

- Je ne peux aller nulle part pour l’instant tu vois, si tu continues je ne vais jamais pouvoir m’arrêter, lui souffla-t-elle.

Dans sa tête, c’était plus un appel pour qu’il cesse tout ce qu’il était en train de faire mais pour autant elle était incapable de faire un seul mouvement pour l’empêcher de faire ce qu’il avait à faire… Ce n’était pas bien de lui faire ça, mais en même temps…

- Non, vraiment. Il faut… qu’on…réfléchisse…, des idées ? , tenta-t-elle de nouveau sans grande conviction.

Après tout, ça pouvait bien attendre encore un peu… Ils trouveraient bien quelque chose une fois l’esprit plus enclin à la réflexion…

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MessageSujet: Re: The stars, the moon, they have all been blown out   Dim 14 Juil - 12:00



You left me in the dark

And in the dark i can hear you heartbeat, i tried to find the sound but then it stopped and i was in the darkness, so darkness i became.







Peut être que l’amour ne suffisait pas. Qu’aimer ne suffisait pas. Ne suffisait plus. N’avait peut être jamais suffit. Amadeus n’était pas particulièrement un simple d’esprit. Il préférait simplement réfléchir avec son coeur plutôt que son cerveau qui le tiraillait généralement dans tous les sens. Un coeur vrai n’est pas partagé. Il sait ou il doit aller. Il sait ce qu’il veut. Sans aucun compromis, sans aucune inquiétude. Il veut, il aime, il désir, ardemment, complètement, à en mourir s’il le faut. Le cerveau lui se laisse influencer, il dénigre le coeur et préfère la raison. Mais la raison n’est que ce qu’on nous a appris de raisonnable. La raison n’est pas le droit chemin. Pas toujours. Les valeurs qui te guides pourraient toute être fausse que la raison les suivrait tout de même. Parce que la raison suit ce qu’elle connait, ce qu’elle croit juste. Mais de nos jours, combien de coeur vraiment juste ? La raison n’est pas habitué à suivre le coeur. Le coeur n’est pas raisonnable. Le coeur peut être juste, mais rarement raisonnable. La famille est ce qu’il y a de plus raisonnable. C’est ce à quoi vous appartenez. Pour toujours. Inconditionnellement. Avec la famille on ne peut se tromper. On ne peut demander mieux. Mais de nos jours, combien de famille sont-elle vraiment raisonnable ?

Toujours Amadeus avait été partagé. Né dans une famille de sang-pur à l’élégance malsaine, à la noirceur de coeur et d’esprit, au doigter maléfique. Il ne comprenait rien à sa famille, et y était pourtant attaché comme un esclave. S’il détestait ses parents, s’il les avait, au fond, toujours détesté, il idolâtrait sa soeur. Sa jeune soeur. Malgré tous les choix qu’il ne comprenait pas. Qu’il ne cherchait pas à comprendre. Il admirait sa beauté, sa ténacité, la puissance de ces choix. Cette manière qu’elle avait de rester derrière lui malgré tout. Il appréciait sa cousine. Malgré leurs chamailleries, leurs évidentes compétitions. La famille avait chez lui quelque chose de fatal et de terriblement attirant. On ne peut pas renier complètement sa famille. On ne peut pas l’oublier. Faire sans. On ne peut pas la garder tel qu’elle. On ne peut pas se faire dominer. Mais ce n’était pas la question. Amadeus avait toujours laissé la famille au cerveau. Le reste au coeur. Et le coeur avait un jour pris le dessus. Oubliant tout ce que la famille pouvait dire. Et il avait pensé que ça serait suffisant. Pourquoi ça ne le serait pas ? Il avait oublié que tout le monde ne pensait pas forcément comme ça. Que Béatrice ne pensait pas nécessairement comme ça. Qu’elle s’attendait peut être à plus que son coeur, qu’une dévotion totale. Il aurait pourtant probablement fait preuve de tout le courage qu’il possédait pour la garder. Si elle lui en avait laissé l’occasion. Il n’en manquait pas. De courage.

Ce n’est pas ce que j’ai voulu dire, répondit-elle beaucoup plus froidement qu’elle ne l’aurait voulu. Bien évidemment que tout était facile entre nous, c’est juste que notre entourage ne nous a pas vraiment rendu la tâche facile. C’était eux qui rendaient notre couple incompréhensible aux yeux du reste du monde.

Amadeus fronça les sourcils. Les autres ? Et alors ? Depuis quand elle faisait attention aux regards des autres ? Ce n’était pas elle qui était réellement attacher à ce regard extérieur, à ce qu’on pourrait dire de lui. Dans le monde des sorciers elle n’était personne. Peut être une élève brillante, une folle furieuse parfois aussi. Mais on se fichait qu’elle soit la Windsor, la princesse d’Angleterre. On s’en fichait, ça ne voulait rien dire chez nous. Elle n’était personne. Et pour une élite, elle était même une moins que rien. Lui était tout. L’aîné d’une famille de sang-pur, l’avenir de la population des sorciers bien éduqué. Et lui avait tout foutu par terre pour tomber amoureux d’une moins que rien. Et il n’avait pas bronché. Il n’avait pas cillé du regard. Il avait mis du temps à se décider, mais une fois que la machine avait démarré il n’avait jamais regardé en arrière.

Et alors ? Qu’est ce qu’on s’en fichait du reste du monde ? On était tous les deux !

Amadeus s’énervait. Il n’y pouvait rien. Son coeur était étroitement relié à un sang trop flamboyant, qui bouillonnait dans ses veines. Il était téméraire, impulsif, et peut être un peu trop violent. Et ses années à Azkaban ne l’avait pas arrangé.

J’aurais brulé tout ceux qui ne comprenait pas s’il avait fallu.

Dans sa tête ceux qui ne comprenait pas était principalement des sangs-purs rattachés aux idées du seigneur des ténèbres, des malades en sommes, qui l’appelait traitre à son sang. Il aurait épuisé chaque goutte de leur sang, pour prouver que leur sang n’était pas mieux que celui d’un autre. S’il l’avait fallu. Elle n’avait bien sûr jamais demandé. Heureusement peut être. Il avait déjà punis assez violemment certain de ses anciens amis.

Tu m’énerves, avorton.

Avorton ? Amadeus la regarda à demi amusé, à demi choqué. Il l’énervait. Ils étaient deux dans ce cas là surement. A la différence que lui n’avait pas - plus- le droit de s’énerver. Cette conversation ils auraient du l’avoir il y a trois ans, lorsqu’elle était venu pour rompre. Il aurait du se battre. Il aurait du hurler, la supplier peut être, l’embrasser. Oui l’embrasser; jusqu’à perdre la raison, jusqu’à étouffer son propre souffle sur ses lèvres. Ne se rendait-elle pas compte qu’il ne voulait qu’elle, que rien d’autre ne comptait, et que sa seul présence faisait battre son muscle cardiaque ? Rien que pour elle. Que le reste du temps il demeurait silencieux, au fond de sa poitrine, presque éteint. Il baissa les yeux, incapable de répondre. De toute façon qu’aurait-il pu dire. Il avait trois ans de retard. Pour une raison qui n’arrangerait certainement pas leur couple. Bien que lui se considérait comme innocent, il avait bel et bien tuer deux personnes, accidentellement ou pas. Que ça soit des né-moldu ce n’était pas prévu, ce n’avait pas d’importance, c’était même hors contexte. Mais il avait tué deux personnes. Il s’en voulait quelque part. Il était trop tard, il avait probablement tout gâché. Il aurait voulu savoir se taire plus longtemps. En encaissé comme la première fois tout ce que Béatrice lui disait au sujet de leur rupture. Mais son âme était fêlé, son coeur avait besoin d’elle. Son corps entier la réclamait au plus haut point. Se taire s’était sombrer.

Arrête de me torturer.

Il avala difficilement sa salive. Alors ils en étaient arrivé à là ? A ce faire souffrir par quelques phrases sensé la rassurer sur ce qu’elle était pour lui. A savoir tout. Elle avait été son bourreau bien avant qu’il ne le soit. Mais était-ce une raison? Devait-il lui renvoyé l’ascenseur ? Il baissait à nouveau les yeux, penaud, Sa main chercha à attraper la sienne, à la réconforter. Mais rien était moins sur que l’effet que ça pourrait produire sur Béatrice. Pourtant pour lui il n’y avait rien de plus efficace que sa présence.

C’était justement bien ça le problème, je n’y arrivais plus. Tu le voyais bien, les rares moments où se voyaient je ne pensais juste qu’à dormir ou à réviser encore plus ! Je n’avais pas envie de te voir comme un fardeau, je t’aimais trop pour ça. Et le fait que tu n’aies pratiquement pas réagi ne m’a pas franchement aidé… J’aurais choisi n’importe qu’elle autre solution, crois-moi.

Amadeus fut frappé par la dureté de la phrase. Comment avait-il pu autant s’aimer, et aussi peu se comprendre. S’il avait sentit un seul moment que ce qu’ils avaient de lui convenait plus, il aurait fait un mouvement. Il aurait sauvé la situation. Elle aurait du le savoir. Elle savait qu’il faisait n’importe quoi pour elle. Il donnerait sa vie sans hésité pour un aussi beau visage. Mais ils n’avaient rien fait. Ils s’étaient muré dans des gestes de tendresse, a parler de la pluie et du beau temps en oubliant l’important. Il pensait que ce qu’ils avaient était immortel. Elle les avait tué. Ils auraient pu tout arrangé. Mais ils avaient oublié de se parler. Oublié que parfois tout ce qu’il faut c’est un compromis. Ils avaient oublié que l’amour ne suffisait plus si l’on était plus sur la même longueur d’onde. Mais qu’il suffisait de changer de chaîne pour se retrouver. Ils avaient oublié qu’il possédait la télécommande.

Je t’aurais pris dans mes bras pour que tu dormes mieux... je t’aurais aidé à révisé... J’aurais tout fait pour toi... Je pensais que c’était évident.

Dit-il d’une voix baisse, presque éteinte. Le regard baissé, les épaules affaissées. Peut être que ça l’était. Peut être que c’était elle qui l’avait oublié. Peut être que c’était lui qui avait oublié de le dire une fois de plus. On ne pouvait plus savoir. On ne pouvait plus dire. C’était trop tard. C’état stupide.

Sincèrement, je n’en sais rien,La question ne se pose pas de toute façon, je n’ai pas pu revenir plus tôt.

Il était clair que la question ne se posait plus. A quoi bon refaire le passé ? Elle avait rompu avec lui. Il n’avait pas bronché. Il lui avait donné l’air qu’elle voulait, et quelque part il en était mort. Il ne savait plus si c’était elle qui l’avait tué ou Azkaban, mais une chose était sûr c’est qu’il n’était plus. Plus tout à fait. Il se sentait comme un fantôme au coeur terriblement lourd. Et puis il sentit l’agitement de Béatrice. Lui qui n’avait plus la force de rien, si ce n’est peut être de s’énerver. Et encore. La rage chez Amadeus ce n’était qu’un coup de sang. Ca pouvait redescendre aussi vite que s’était monté. Comme une explosion. Aussitôt après revenait le calme. Plombant et douloureux comme après une tempête.

Par tous les saints, pourquoi est-ce que ça tombe sur nous ? Je ne sais pas quoi faire…

Amadeus resta silencieux. Qu’elle étrange manière tout d’abord... Invoquer les saints... Que pouvait-il faire. Qu’est ce que c’était au juste. La magie ne nécessitait pas de religion. Jamais entendu parlé, jamais trop connu. Après il connaissait, ou avait commencé à connaître certain automatisme de Béatrice. Bien qu’il n’est rencontré de sa famille qu’Eugénie. Ensuite il n’avait tout simplement pas de réponse. Il n’avait jamais de réponse à rien tout d’abord. Il était absurde de lui demander de réfléchir à une solution. Il voulait répondre que c’était le destin. Après tout il ne voyait pas ce que ça pouvait être d’autre. Sa situation il la devait à sa famille. A la réputation qu’elle avait - à raison. Il n’était qu’un produit de la première guerre et des préjugés qui en redescendait. On se fichait bien de la vérité. Il fallait bruler les mangemorts, et leur idéaux. Amadeus y était surement passé pour l’exemple. Parce que d’après le ministère les preuves étaient accablantes... Et comme Amadeus avait souvent accablé de fausse preuve ses ennemis à Poudlard, il savait bien que quelques choses de trop accablant était nécessairement faux. Mais on allait jusque là. Trop compliqué. Il attrapa les mains de Béatrice et les serra fort dans les siennes, les yeux clos, à respirer lentement.

Il faudra pourtant bien le faire un jour ou l’autre, il rentre dans notre problématique ce lord à deux noises qui n’a jamais été adoubé ni d’Eve ni d’Adam !

La voilà qu’elle recommençait à parler étrangement. Il ne comprenait rien. Pourquoi adoubé ? Qu’est ce que c’était ? Et Eve et Adam ? Qui était-ce ? Il grimaça comprenant simplement qu’elle voulait en parler, et qu’elle ne l’aimait pas. Qui l’aimait ? A part quelque cramé du ciboulo. Quand au faite qu’il faudrait en parler, Amadeus n’était pas d’accord. On pouvait ignorer la chose encore longtemps et... Vivre d’amour et d’eau fraiche par exemple... il ne savait pas encore comment, mais il voulait supposé que maintenant il aurait le choix. Il était libre. enfin de ce qu’il croyait.

Je choisis l’autre jour alors...

Dit-il faiblement. Lâche qu’il était. Mais il fallait le comprendre. Comment voulez vous qu’il parle de choses aussi affreuse alors qu’elle était devant lui, et que son cerveau s’enrayait tout seul sous la coupe d’un coeur paniqué et bondissant. Il s’étouffait sous la vérité, sous le temps qu’il avait passé sans elle. Ses yeux vrillaient sur sa peau, ses formes, et son coeur se creusait d’un désir épouvantable. Ranimer la discussion autours de leur rupture n’était probablement pas une si bonne idée que cela, et avoir compris qu’elle l’aimait ne lui faisait pas le plus grand bien. Ou peut être que si... Mais en matière d’amour, Amadeus restait un idéaliste qui ne comprenait toujours pas que seul l’amour puisse suffire. Il voulait aimer Béatrice au delà de la raison. Raison qu’il n’avait plus. Ame qui avait été carbonisé. Dans un geste probablement inconsidéré qui aurait du lui valoir une baffe, il l’embrassa. Comme si c’était la première fois, comme si ses lèvres étaient la seule chose qu’il voulait, qui pouvait le sauver. Et si son cerveau à peu près été allumé jusque là, il s’éteignit dans la brume de son désir. Sa tête commença à lui tourner, il avait chaud, terriblement chaud, ses mains semblaient s’aimanter au corps de Béatrice dont il voulait redécouvrir chaque parcelle. Son coeur implosait dans sa poitrine. Il l’aimait tellement. Il n’y avait jamais eu qu’elle, il n’y aurait jamais qu’elle, c’était l’évidence de sa vie.

Moi aussi Deus,

Son coeur s’emballa plus que de raison en sentant son corps se blottir contre le sien. La chaleur de son corps s'immisça dans le sien, brûlant tout sur son passage. Il l’aimait, elle l’aimait, qu’attendaient-ils au juste ? Que le monde leur tombe sur la tête ? Qu’il ne reste plus rien d’eux ? S’éloignant un peu plus d’elle pour pouvoir l’admirer, il ne se rendit pas compte qu’il n’était qu’un pantin de son propre désir et que ses mains jouaient avec le corps de Béatrice, dans un respect indécent. Bien sûr il ne la forçait à rien, il la touchait à peine. Il animait seulement chaque lumière de son désir, attendant patiemment qu’elle lui réponde pour s’emparer d’elle. Il ne voulait qu’elle. Il avait tellement besoin d’elle. C’était... C’était étouffant. Brûlant. Si elle le laissait maintenant, tous les soins qu’elle lui avait prodigué n’aurait servit à rien... Il ne survivrait pas à la douleur que ça lui causerait. Il en était sûr.

Je ne peux aller nulle part pour l’instant tu vois, si tu continues je ne vais jamais pouvoir m’arrêter,

Et il ne voulait pas qu’elle s’arrête. Il voulait qu’elle fasse de son corps l’esclave de ses désirs. Il voulait qu’elle s’empare de lui comme il rêvait de s’emparer d’elle. Se rapprochant encore légèrement d’elle, il finit par coller ses lèvres dans le creux de son cou, déposant une multitude de petit baiser sur sa peau fine et si réactive. Sa main effleurant la peau de l’autre coté, ses doigts parcourant sa nuque, son épaule, son bras...

Je ne veux que toi.

Souffla-t-il dans un râle roque. Sa voix se perdait dans son désir, autant que son cerveau était submergé par la fièvre qui l’envahissait. Il était plutôt inutile de le dire, elle devait l’avoir remarqué. Sa peau brûlante, son souffle qui se faisait plus faible, son coeur qui s’emballait sous les caresses qu’il faisait. Même s’il l’aurait voulu il n’aurait su s’arrêter. Seul un immenses sceaux d’eau froide, un claque monumentale avec un gourdin ou un détraqueur pouvait le sortir de son obsession.

Non, vraiment. Il faut… qu’on…réfléchisse…, des idées ?

Quel était la question déjà ? Enfin oui des idées ? Mais pourquoi ? Ah oui. Pour eux... Là tout de suite il y en avait un paquet qui lui traversait l’esprit, mais il supposait que si elle posait la question c’est que ces réponses n’était pas convaincante. Pourtant lui ne pouvait pas être plus convaincu. Relevant légèrement la tête il effleura ses lèvres, son souffle se mêlant aux siens. Il frôla son nez avec le sien, et murmura.

Plein... T’aimer... Toujours... T’épouser... Un jour... Des enfants... Surement....

Ok là il divaguait... Enfin s’il avait très certainement compris la question.. il ne devait pas bien avoir en tête la situation... Sinon il ne proposerait peut être pas ce genre de chose. Mais l’envie grandissante qu’il devait avoir de ne faire qu’un avec elle - et de faire des enfants en sommes, que les enfants arrivent ou pas, devait lui altérer franchement le cerveau, et elle devait se douter qu’elle ne soutirerait rien de vraiment intelligent de sa part. Pas maintenant. Pas si elle le laissait crever de désir comme ça.  
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The stars, the moon, they have all been blown out

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