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 “ my fire shall rise without your sea w/shae.

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≡ statut de sang : sorcier de sang-pur, noble jusqu'au bout des doigts, qui tient à la dignité de sa famille.
≡ sa maison : ancien gryffondor, un choix qu'il n'a jamais particulièrement compris ni accepté, tous les siens finissant normalement chez les serpentards.
≡ sa baguette : bois d'ébène, spécialisation en maléfices, longueur de trente-deux centimètres avec pour centre un ventricule de coeur de dragon.
MessageSujet: “ my fire shall rise without your sea w/shae.   Sam 30 Mar - 22:00


a flame in the dark
cersei-jane v. harkness & shae-layne hackett
« i'm fading, unshackled and unbound. »

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Crac. Glacial, assassin, le vent battait ses cheveux de feu ; elle était tombée au sol aussitôt que ses pieds avaient lourdement retrouvé celui-ci. Les jambes flageolantes, tremblantes – la bile au bord des lèvres, les larmes amenées aux yeux par le froid hivernal, Cersei sentait encore son cœur battre à tout rompre. Elle avait couru, couru plus vite qu’elle n’avait jamais couru, poursuivie par les paroles de Sansa, par les ombres de ses bourreaux et les images, ces intenables images qu’elle conservait de ces interminables jours de solitude. Ce qu’elle venait de faire n’avait rien de brave – elle était juste désespérée, épuisée jusqu’aux tréfonds de son âme, dépossédée de sa substance par l’horreur qui vivait encore en ses entrailles. Les mois avaient été longs, et la jeune sorcière avait cru qu’il avait fallu des années entière au mois de décembre pour pointer – à présent, elle était majeure, un caillou lancé dans le vide intersidéral, intouchable, introuvable : elle n’avait plus la trace, et sitôt qu’elle l’avait su, la fuite s’était présentée comme une évidence pour elle. Noël était passé, elle se souvenait encore du repas pompeux et effrayant qu’elle avait passé, assise à la droite de son père, cible de tous les regards qui n’avaient de cesse de la tuer un peu plus. C’était la première occasion qu’elle avait pu saisir, depuis qu’elle avait eu cette idée en tête : le temps faisant, elle avait eu l’occasion de soigneusement la préparer, sans pour autant s’encombrer du détail du voyage. Bête gamine qu’elle était, elle n’avait ni provisions, ni tente – le seul argent qu’elle avait, c’était celui de Sansa, qu’elle lui avait volé à son insu, n’osant pas même lever la main en direction de la bourse de son fou de père pour lui en prendre également. Au combien elle craignait sa cousine, cette peur-ci n’avait aucune ressemblance avec celle qui l’habitait lorsqu’elle sentait l’incandescent regard de son paternel l’inspecter de haut en bas. Les années auraient dû l’habituer à de tels traitements, mais la solitude, qui avait asséché l’être tout entier de Cersei, ne laissait que l’Enfer plus vivace encore. Le vent sifflant plus ardemment encore aux oreilles de la jeune fille, la ramena à la réalité – d’une main, elle trouva le lourd sac qui était tombé avec elle, cherchant dans celui-ci avec frénésie, à la recherche désespérée de l’écharpe bleue et argent qu’elle avait portée si souvent, pour faire face aux hivers rudes de l’Ecosse profonde. Sansa était arrivée avant même que Cersei ait fini de plier bagages, mais elle avait eu la bonne idée de saisir l’instant infime de générosité de sa cousine pour s’en contenter sans vergogne – aussi, elle n’avait eu ni veste, ni cape pour se protéger de la glaciale saison lorsqu’elle avait quitté sa maison, lorsqu’elle avait senti plusieurs rafleurs et Mangemorts collés à ses talons, la cherchant ardemment. Elle avait couru si longtemps, qu’elle en avait les jambes encore affaiblies, l’esprit hagard et brûlant, le sang battant à ses tempes avec rage. Son cœur, pompant à toute vitesse au fond de sa poitrine, était emporté par une frénésie telle, qu’elle ne savait pas si elle était due à sa course, ou au transplanage récent qu’elle venait d’essuyer : indubitablement, elle n’avait pas encore eu l’occasion, malgré tout ce qu’elle avait vécu, de se faire à ce mode de transport pour le moins assommant. Elle gardait pourtant la certitude silencieuse qu’elle devrait s’y adapter, et vite, si elle voulait survivre à son exil mi-forcé, mi-choisi. Plus que jamais à présent, Cersei pouvait prétendre avoir choisi sa voie, ayant eu toutes les cartes en main, était-ce la lâcheté qui l’avait faite partir aussi vite, renonçant à la place privilégiée que lui offrait son père ? Ou était-ce un quelconque courage, de se dresser contre ce qui semblait prédestiné, imposé dans les profondeurs de ses veines ? Ces questionnements, la jeune sorcière s’escrimait à les laisser pour plus tard, pour après jour, à chaque fois que son esprit vaquait vers cette philosophie. Elle ne voulait pas ressembler à Sansa, devenir comme elle ou comme son père. L’âme des Mangemorts n’était qu’une illusion, une poudre aux yeux à laquelle elle n’avait jamais cru, de toute manière - les choses s’étaient, ironiquement, bien compliquées depuis que cette part de ténèbres avait pris place dans la vie de la jeune fille qu’elle était encore : il y avait Sansa, et puis son père, qu’elle savait dénués de toute trace d’humanité ; et puis elle avait rencontré Rhagnär l’insaisissable bête portant fièrement le nom de Greyback et pourtant, à des allures bien différentes que celles décrites par les écrits et les rumeurs qui étaient venues jusqu’à Cersei. Au moins, s’essayait-elle à présent de ne plus alimenter quelque sentiment de confiance vis à vis du Mangemort qu’il était, du loup-garou qui sommeillait en elle - bien des erreurs avaient, jusque-là, tout juste manqué de lui coûter la vie, ces enseignements restaient gravés dans l’esprit de la survivante qu’elle allait devenir.

Et puis, dans ce nuage d’indicible, d’incompréhensible, il y avait ici : Peakeshire ; une ville que l’héritière Harkness avait trouvée détestable dès les premiers regards qu’elle y avait posés. Elle avait détesté ses rues, ses habitants, à quelques exceptions près dont, paradoxalement, faisait part Shae. C’était vers elle, que naïvement, elle courait à toute allure, à la recherche d’un asile quelconque - la sorcière serait-elle au moins à même de le lui offrir ? Une part de Cersei (un acerbe instinct murmurant à son oreille) n’osait qu’à peine y croire, cherchant à pousser la jeune sorcière à rebrousser chemin et à se débrouiller d’elle-même. Peut-être que ces parts là d’elle, animales et réflexes avaient raison, mais toute la logique de Cersei lui avait déjà fait comprendre qu’elle ne ferait pas long feu, avec ce gros sac sur le dos, sans provision et bien trop peu d’argent - surtout dans un hiver aussi rude, dans des régions aussi désolées. Des camps de l’Ordre, elle n’en avait vu trace pour le moment et quelque part, l’ardent sentiment d’appartenance à une famille de Mangemort poussait l’adolescente à repousser toute éventualité de se rendre dans un endroit pareil, ne serait-ce qu’une fois dans sa vie. Son père, aussi peu l’ait-elle connu, aussi ardemment le détestait-elle, avait pris, brisé des vies certainement celles de ces gens-là, qui ne lui viendraient alors jamais en aide, à elle, la gamine engendrée par un monstre pareil. Elle-même, sûrement qu’elle ne s’aiderait pas si elle en avait le choix : pourtant, elle devait, elle voulait survivre. Pour elle ne savait quelles raisons : elle n’avait plus de famille, plus d’avenir si la guerre continuait, plus d’amis puisqu’elle n’était même pas retournée à Poudlard, plus le moindre espoir que quoique ce soit puisse un jour s’arranger. Difficile, d’imaginer au combien la vision qu’elle avait des choses, en cette nuit noire, était baignée d’amertume et de tristesse. Alors qu’elle serrait l’étreinte vaguement réconfortante d’une cape autour de ses épaules - tirée du fin fond de son sac, Cersei se prit à penser à Elwood. Son cousin, son frère, les premières parcelles de son univers à s’être effondrées. Son Enfer avait commencé ici, lorsqu’elle l’avait perdu, lorsqu’elle avait commencé à sentir cette solitude poindre au fond de ses entrailles - certaines attentions de quelques personnes parvenaient à arranger les choses, mais jamais elle ne l’avait senti plus vertigineux que ce soit : si elle avait été niaise, dénuée de tout instinct de survie, elle serait certainement restée accroupie au sol, effondrée, pour se mettre à pleurer sous les nuages hivernaux, sans tenir compte du vent qui lui irradiait déjà la peau du visage. Les doigts engourdis, Cersei finit par se relever, surprise de remarquer à quel point ses jambes pouvaient à nouveau la maintenir : c’était comme si toute trace de fatigue venait de s’envoler, survivre était important, avancer, essayer. Au fond d’elle, elle savait qu’elle livrait sa vie à Shae, si elle venait à bel et bien aventurer ses pas jusqu’à chez les Hackett - l’ardente pensée prudente restait là, elle était un Mangemort après tout, mais Cersei rassembla malgré tout, toutes ses volontés pour s’aventurer en direction du village sorcier. Cachant ses mains glacées sous sa cape, son sac sur le dos, elle prit - par réflexe - une vive allure, courant presque pour descendre les derniers mètres sauvages qui la séparaient des premières maisons : il était tard, infiniment tard et toutes les maisons (ou presque) dormaient paisiblement. La jeune sorcière s’était toujours surprise, dans les semaines qu’elle avait passées ici, de voir au combien Peakeshire semblait hors de la guerre - le village était presque paisible, quoique grouillant de Mangemorts prônant haut et fort leur appartenance, reconnaissant d’un regard les potentielles traces d’habitants parasitaires dans la région. Elle ne pouvait pas rester ici, elle le savait, mais au fond, l’adolescente idéaliste qu’elle était, espérait une main tendue, un signe pour lui donner du courage dans sa quête folle et désespérée. A se jeter à corps perdu dans les forêts sauvages anglaises, dans ce à quoi elle croyait, Cersei s’imaginait encore pouvoir avoir quelque soutient que ce soit, malgré les trahisons qu’elle commettait envers son père (ce père si aimant et attentif), envers les sang-pur et tout ceux qui estimaient l’avoir aidée à découvrir le côté obscur de la magie et de son être. Elle détestait, cette part secrète dormant au fond de ses entrailles, que les mois de pratique de magie noire avaient réveillé chez elle : elle avait changé, elle le savait, mais elle haïssait ces changements de tout son être, elle les refoulait dans l’infime et dernier espoir de ne jamais, jamais leur ressembler. C’était une triste ironie, malgré tout, de la voir dans le plus crucial moment de sa vie, accourir vers la demeure d’une famille de Mangemorts reconnus, avérés et, qui plus est, amis de son propre père.


L’évidence la frappa aux abords de la maison, laissant Cersei sur ses gardes, stoppées sur ses pieds au milieu du chemin - il n’avait pas neigé depuis quelques temps, et il faisait tellement froid, que tout était gelé, aussi la jeune sorcière s’était-elle malgré tout assurée de ne laisser aucune trace sur son sillage. Ironique, de savoir que cet infime réflexe, elle l’avait retenu des temps qu’elle avait passés auprès des rafleurs, et que, ceux-ci se servaient de cette prudence excessive pour débusquer des nés-moldus plus imprudents que les autres. Le souffle court, quelques volutes blanchâtre s’échappant d’entre ses lèvres, Cersei se crispa sur place, mâchoires serrées, suspendant sa respiration dans le moindre espoir de se faire la plus discrète possible - parfois elle s’était surprise de l’imprudence de certains nés-moldus, qui se contentaient de vivoter sans vraiment faire preuve de quelque sûreté ; elle ferait une bien piètre donneuse de leçon si elle venait (malgré son âge) à se faire prendre par ses ennemis sitôt qu’elle avait quitté le confort semi-rassurant de l’habitation de son père. D’un regard en arrière, vers l’horizon flou qui se profilait, elle hésita à faire volte-face, préférant la prudence de la solitude à toute demande d’aide. Mais tristement, elle ne s’en sentait ni le courage, ni la force. Et peut-être que demain, elle se retrouverait à nouveau entre les griffes de son père, frissonnant à l’idée d’avoir à subir les conséquences de sa fuite. Que ce soit auprès de lui, auprès de la famille Greyback, qu’elle avait fuie également à toutes jambes (cette fois-ci, pour sûr, personne n’empêcherait ce fou de Fenrir de ruiner sa vie jusqu’au bout, d’une morsure assassine), auprès des rafleurs, de Saíréann - elle ne savait même pas pourquoi, cette simple pensée, accrochée à lui, l’envahissait d’appréhension et d’effroi à la fois. Serrant les dents, elle poursuivit malgré tout sa route, arpentant de premiers pas dans le vaste jardin de l’habitation - au moins, elle avait eu le bon réflexe de passer par derrière, elle avait eu tout le loisir, dans son séjour là-bas, de découvrir la porte de derrière qui ouvrait sur l’immense jardin de la propriété (un jardin comme les Harkness, eux, n’en avaient pas eu dans toute l’enfance de la jeune fille, qui ressemblerait presque à celui de Poudlard, bien que celui-ci ait été, malgré tout, bien plus vaste). Silencieuse et agile, elle traversa, comme une ombre invisible, les quelques pas qui la séparaient de l’entrée - elle doutait qu’une famille telle que les Hackett estiment avoir besoin de quelque protection que ce soit, mais elle ne s’avérait jamais trop prudente, au final, elle était déjà assez folle pour venir jusqu’ici, c’était assez de folie pour un soir. D’un coup de baguette, elle ouvrit le loquet de la porte, s’engageant dans la maison en refermant silencieusement la porte derrière elle. Malgré tout le velours dont elle fit preuve pour entrer, un crac sourd se fit entendre dans son dos, la faisant sursauter d’horreur. Elle reconnut cependant la silhouette de l’elfe de maison, qui, d’un claquement de doigt, alluma la lumière pour reconnaître l’intrus. « Mademoiselle Cersei, il est bien tard pour rendre visite. » L’elfe sembla bien vite regretter ses paroles, sous le regard fatigué - mais insistant de la sorcière ; peut-être pensait-il (par réflexe) qu’il allait être puni pour son affront, mais elle ne tint guère compte de sa remarque, cherchant alentours du regard quoique ce soit de familier. Il faisait chaud au moins ici. « Le Maître n’est pas ici et la Maîtresse dort déjà, voulez-vous que je prépare une chambre ? » Les réflexes de sa présence passée semblaient être restés ancrés ; c’est d’ailleurs avec une vague nostalgie que Cersei admira les grands yeux de l’elfe à moitié courbé devant elle. « Ce n’est pas la peine. Ne réveille pers- » Elle n’eut pas le temps de finir sa phrase, que les cheveux clairs et brillants de Shae se détachèrent de la pénombre attrapant son regard. Se tassant sur place, ne trouvant mot, Cersei hésita à prendre ses jambes à son cou dans les dernières secondes qui la séparaient d’un irrémédiable face à face. Voilà que son cerveau s’était arrêté enfin sur une pensée : elle ne savait pas pourquoi elle était ici, quel désespoir intense avait amené ses pas jusque-là, dans l’espoir qu’un Mangemort ait de la clémence pour une fuyarde et une traître. Il était trop tard pour ce genre de songes, mais c’était à croire qu’elle n’avait pas tous ses esprits, depuis quelques temps déjà.
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≡ âge du perso : dix-sept ans.
≡ amoureusement : fiancée, contre sa volonté.
≡ son emploi : étudiante, 7ième année à poudlard.
≡ statut de sang : sang-pur.
≡ sa maison : poufsouffle.
≡ niveau d'études : 7ième année, elle a déjà 7 buses.
≡ sa baguette : bois de noyer. Elle mesure 20,5 cm et contient une plume de phénix.
≡ son patronus : un panda roux.
≡ son amortencia : l'odeur de la cire à polir les balais, de l'herbre fraichement coupée et cette délicieuse odeur qui caractérise la grande salle de poudlard lors des repas.
MessageSujet: Re: “ my fire shall rise without your sea w/shae.   Lun 1 Avr - 16:34


“ my fire shall rise without your sea ”
let the skyfall, when it crumbles we will stand tall
face it all together.
Cersei-Jane and Shae-Layne
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Silas n’était pas là. Ça sonnait comme une évidence à présent. Jour après jour pendant pratiquement leur vingt-trois longues (trop longues) années de mariage, il n’avait de toute façon été que trop absent. Leur mariage aurait pu ressembler à quelque chose si jamais leur quotidien ne s’était pas enterré dans une banalité ne leur convenant en rien. Elle avait essayé, elle avait lutté avec acharnement pour essayer de convenir à cet homme dont elle était obligée de partager la vie, ô combien, au départ elle n’en avait pas eu la moindre envie. Bien souvent alors qu’elle était jeune mariée, elle avait saisi le regard d’Aodhan avec envie, dans un souhait imprononcé qu’il la libère de cette vie à laquelle elle était enchainée. Elle ne le lui avait jamais demandé, se contentant d’accepter sa vie, de faire en sorte qu’elle soit moins cruelle et pendant un temps, un temps très court, elle avait réussi à aimer Silas. Elle ignoré si ça avait été réciproque ne serait-ce qu’à un moment de leurs vies, aussi court soit-il. Elle n’en savait rien, ce qu’elle savait c’est que très vite il avait commencé à travaillé tard, très vite, il l’avait laissée de côté sans aucun doute pour aller apprécier les charmes des autres femmes, celles qui pouvaient lui offrir de la nouveauté un certain temps alors qu’il se lassait sans doute, tout comme elle, de la vie qu’ils étaient obligé de lui offrir. Il avait pris des maitresse, elle avait pris des amants, c’était parfaitement légitime après tout. Mais à présent, il avait même réussi à lui arracher ça, enfermant le seul homme qui réussissait à combler le vide que lui, il laissait dans son cœur, Dieu seul avait où. Aodhan. Tout revenait toujours à Aodhan. Il était son premier amour, son seul vrai amour et elle l’avait elle-même condamné à un tragique destin. Elle avait sauvé sa fille. C’était lui ou elle et elle avait choisi la plus vulnérable des deux. Où qu’il soit, Aodhan allait s’en sortir, il était cet homme courageux et infaillible. Celui en qui elle avait toujours cru, celui qu’elle avait toujours supposé capable de soulever des montagne. Il s’en sortirait et elle n’avait pas eu le choix. Tels étaient les mots qui résonnaient dans sa tête à chaque fois qu’elle repensait à cette soirée où elle avait livré ce pauvre homme aux mains du monstre qui lui servait de mari. Ce soir encore, c’était cette soirée qui ne cessait de tourner en boucle dans sa tête, comme si elle ne cessait de chercher les autres possibilités, celles qui étaient vaines, puisqu’il était trop tard pour revenir sur ses erreurs. évidence ment, ce soir là, elle n’avait pas eu le temps de réfléchir à un moyen d’éviter pareille destinée à son amant. Silas voulait le traitre, celui qui semblait parmi les mangemorts mais qui avaient, depuis longtemps déjà, juré fidélité à l’ordre du phénix. Aodhan. Elle avait bien tenté de ne rien dire, mais l’heure passait et avec elle, ses chances de sauver sa fille se réduisaient, rapidement, trop rapidement. Elle avait agit sous la pression, la peur de perdre son enfant, elle n’était pas sienne à l’origine, mais elle l’avait élevée tout comme. Elle ne pouvait pas laisser son mari la faire assassiner. Bien-sûr, elle regrettait d’avoir eu à faire ça, pour-sûr la culpabilité la rongeait jour après jour, quand au détour d’un couloir du ministère, elle cherchait désespérément sa présence et qu’il n’était pas là, quand seule dans la grande maison des Hackett elle écoutait, attentive chacun des bruits dans l’espoir que l’un d’entre eux lui annonce sa venue, qu’elle puisse enfin aller chercher dans ses bras le réconfort et la chaleur qu’elle avait perdu depuis ce jour maudit. Il n’y avait rien à faire, il ne revenait pas. Elle aurait pu aller le sauver elle-même, si seulement elle avait sût où le trouver. Elle aurait pu être prise d’un coup de folie suffisamment puissant pour libérer un prisonnier, des mains de ses collègues les mangemorts. Elle était maline, suffisamment pour couvrir ses traces, elle aurait pu le sauver sans même être accusé de traitrise, elle avait déjà échafauder bien des plans au fin fond de son cerveau de femme tordue, mais elle ignorait où il était et voir la femme Hackett faire la tournée de tous les camps qu’elle connaissait en interrogeant mangemorts et rafleurs sur leur prisonniers, ça aurait sonné bien étrange aux oreilles de son mari et elle avait compris qu’il serait prêt à assassiner leur enfant (ou de moins, celle que elle, au moins, elle arrivait à considérer comme sa fille légitime) pour lui faire regretter chacune de ses erreurs. C’était un risque qu’elle ne pouvait se permettre de courir. Isolde lui était bien trop précieuse pour qu’elle puisse risquer de la perdre. Elle savait également qu’essayer de tirer des informations à son cher et tendre époux était inutile. Elle aurait plus de facilité à entrer en communication avec un dragon déchainé qu’avec son époux.

D’un geste las, la sorcière déposa son verre de vin vide sur la table du salon, avant de se lever du canapé sur lequel elle était assise depuis longtemps déjà, observant en silence le feu qui crépitait dans l’âtre de la cheminée. D’un geste rapide de baguette, elle éteignit ce dernier ainsi que les lumières sur son passage. Libre aux elfes de les rallumer quand ils viendront nettoyer ce qu’elle avait laissé en plan sur la table basse. Elle rejoignit rapidement sa chambre, s’asseyant lourdement sur le lit. Un lit dans lequel elle était seule à dormir, depuis bien des mois. Ça n’avait pas d’importance, sans doute était-elle mieux sans son mari de toute façon. Elle laissa échapper un long soupire avant de dénouer ses cheveux fermement attachés en ce genre de coiffure élégante et distinguée qu’elle portait jour après jour quand elle allait travaillé où qu’elle faisait honneur de sa présence quelque part. Absolument tout chez elle semblait systématiquement parfait, de sa coiffure jusqu’à ses vêtement en passant par ses bijoux bien entendue. Elle l’était l’épouse parfaite de Silas Hackett. Ce grand sorcier que tout le monde savait droit et honorable. Bien qu’il ne soit finalement qu’un coureur de jupon impertinent et pourris jusqu’à la moelle. Il n’y avait pas d’honneur dans le caractère de son époux, juste un égo surdimensionné doublé d’un égocentrisme inégalé. Souvent, Shae-Layne se disait que la seule personne sur terre qui était pire que son mari, c’était le seigneur des ténèbres en personne. Un coup de brosse passé dans ses long cheveux, elle laissa tomber ses bijoux sur le boudoir de la chambre, lourdement, clairement agacée, comme trop souvent depuis qu’Aodhan ne faisait plus parti de sa vie. Elle avait tant appris à écouter les moindres bruits de cette maudite maison qu’elle stoppa toute activité, persuadée d’entendre du bruit au rez-de-chaussée. Sans doute était-ce les elfes de maison qui faisaient Dieu seul savait quoi. Dans un soupire, elle quitta sa chambre, il était tard, ils feraient mieux d’aller dormir tant que leur Maître n’était pas là car si elle savait montrer tolérance et compassion envers ses petites créatures, ce n’était pas le cas de son époux, bien au contraire. Elle descendit rapidement les marches, sa longue robe trainant derrière elle, pour rejoindre le hall où elle eu la surprise de voir que l’elfe de maison n’était pas seul. Elle adressa un regard à la petite créature. « Tu peux prendre congé. » L’elfe s’exécuta rapidement laissant Shae-Layne avec la personne qui venait d’entrer dans son humble demeure. Elle arqua un sourcil remarquant le style peu soignée qu’elle abordait. « Ton père aurait-il omis de t’apprendre qu’il faut être présentable quand on rend visite aux gens ? » Son père. C’était assez ironique, son père était un mangemort réputé, mais en tant que parent, il ne valait absolument rien, il ressemblait en tout point à ce cher homme qu’elle avait épouser. « Qu’est-ce qui amène la fille Harkness dans mon humble demeure à une heure pareille ? » Le temps dehors devait être glacial en cette période, si bien qu’elle ne doutait pas que la petite Cersei-Jane puisse avoir particulièrement froid en cet instant. « Viens. » Ajouta-t-elle simplement avant de tourner les talons vers le salon qu’elle avait quitté quelques instant plus tôt. D’un geste de baguette, elle en ralluma les lumières et la cheminée avant d’inviter la jeune femme à prendre place sur le canapé en face du feu. À en jugé l’absence de son verre sur la table, les elfes s’étaient déjà occupé de ranger derrière elle. C’est dans ces moment qu’elle ne pouvait s’empêcher de se dire que les elfes de maisons valaient cent fois mieux que son époux , eux au moins, ils étaient efficace dans toutes les tâches dont-ils étaient responsables.

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MessageSujet: Re: “ my fire shall rise without your sea w/shae.   Dim 7 Avr - 0:56


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Fuir n’avait peut-être pas été la meilleure décision qui soit. Silencieusement, insidieusement, Cersei détestait cette part fragile et vulnérable d’elle qui avaient de telles pensées parasites : elle ne devait pas reculer. Elle ne pouvait même pas reculer : si ce n’était pas son père qui la condamnerait à bien d’atroces maux pour l’affront qu’elle avait commis, la jeune sorcière qu’elle était encore (pas naïve pour autant), savait bien que les Mangemorts et les rafleurs qui avaient eu pour mission de veiller sur elle (et qui devaient subir les conséquences de leur imprudence) s’en donneraient à coeur joie. Pour la plupart d’entre eux, Cersei ne ressentait qu’une acerbe animosité, ses pensées s’accrochant avant tout et pour tout à Saíréan ; cet idiot qui l’avait considérée comme une imbécile sur laquelle il n’avait qu’à peine daigné attarder son attention. Lui, quel que soit le courroux du père Harkness, n’aurait que ce qu’il méritait et filer à l’anglaise juste sous le nez endormi de ce fou dédaigneux s’était avéré être un véritable plaisir pour la gamine qu’elle était - même le babysitting était une mission bien trop périlleuse pour lui, visiblement. Ses remords allaient - paradoxalement - surtout à l’adresse de Rhägnar. C’était un Mangemort, qui plus est un Greyback, mais tout autant que la crainte de la jeune femme n’était que plus éveillée vis-à-vis de cette impitoyable famille de serviteurs du Lord, lui, s’était montré presque différent de ce à quoi les préjugés de Cersei l’avaient préparée : prévoyant, presque protecteur (sans pour autant vouloir le reconnaître), il avait parfois paru à la sorcière qu’il revêtait cette même carrure assurée et rassurante qu’Elwood, il y a des années de cela. Alors qu’elle avait couru à toutes jambes à travers la forêt et les zones sauvages de l’Angleterre profonde, Cersei n’avait pas pensé à quoique ce soit d’autre que s’enfuir, survivre et ne surtout pas retomber entre les mains de qui que ce soit. Mais là, dans le calme permanent et presque inquiétant de la grande maison des Hackett, l’adolescente sentit le voile de ses inquiétudes réflexes se lever peu à peu. Le monde était fait de nuances de gris, elle aurait bien voulu ne pas y croire, ne jamais avoir à faire face à de telles réalités et se contenter de détester les Mangemorts pour ce qu’ils étaient - des serviteurs de Lord Voldemort justement - plutôt que distinguer parmi eux des naissance de différences, de résistances silencieuses qui vibraient dans l’air. Rhägnar était une nuance de gris, Shae Hackett également : elle s’était avérée être un professeur impitoyable d’arts bien sombres de la magie noire, exigeante et dénuée de toute empathie pour les difficultés qu’une adolescente encore idéaliste pouvait avoir face à de telles pratiques. Pourtant, le temps faisant, l’une et l’autre se perçant à jour dans leurs malheurs respectifs, les choses avaient changé. Tout autant que Cersei aurait voulu taire (presque par orgueil) les violences dont elle était victime face à son sévère de père, celles-ci avaient fini par être affichées aux yeux de Shae-Layne. Il en allait de même, pour le désastre et le désespoir qui assombrissaient la vie du Mangemort : habitant dans la maison, errant comme une âme en peine à travers les couloirs, les attentions et l’esprit de Cersei avaient fini par saisir les bribes désastreuses du mariage dans lequel celle-ci était coincée jusqu’au cou. Si Cersei n’avait pas pu tenir plus de quelques mois, il s’avérait que Shae-Layne, elle avait eu la force et le courage de tenir près de vingt-trois ans déjà, soutenant le regard d’un homme qu’elle craignait et détestait à la fois sans sourciller. Alors qu’elles s’apprivoisaient, que la jeune étudiante perçait sa professeur à jour, elle s’était prise à l’admirer, à attarder sur sa frêle stature un regard empli d’un respect déplacé. Difficile de croire, qu’un être fait de douceur et d’amour comme l’avait été si longtemps considérée la fille Harkness elle-même puisse un jour avoir de telles pensées, de tels égards envers une femme telle que Shae-Layne Hackett. Le monde en guerre exposait bien des choses insoupçonnées, naissant du fin fond des tripes des gens - Cersei, elle, s’était découvert le courage de se dresser contre l’image horrifiante de ses pires craintes. Shae-Layne, elle, peut-être, se découvrait assez d’âme pour faire preuve d’empathie, de sympathie à l’égard de la jeune souillon qui venait d’entrer comme une voleuse dans sa maison. Les paroles de l’elfe de maison avaient bien vite fait regretter son geste à la sorcière : elle avait si peu côtoyé Silas Hackett lors de son apprentissage auprès de Shae qu’elle l’avait presque occulté, le réduisant à l’état d’âme malsaine errant dans ces lieux à l’image de Pives à Poudlard - ne considérant alors qu’à peine sa potentielle présence en ces lieux avant d’entrer. En agissant comme une tête brulée, au point de manquer de se trahir quelques minutes à peine après sa fuite, son exil ne durerait pas bien longtemps : et elle finirait morte, tuée par de potentiels ennemis, ou ramenée devant son père plus affaiblie et détruite que jamais. A l’usure, celui-ci finirait par l’avoir, par faire disparaître chaque parcelle de ce qu’elle était, si elle le laissait à nouveau essayer de prendre part ainsi sur sa vie.

Mais elle était une Harkness, élevée du bon côté de la barrière : c’était ce qu’elle plaisait encore à croire - ou alors prêtait-elle sa bonté à un héritage de sa mère. Cette mère qui, jusque-là avait été présentée comme héroïquement morte en donnant naissance à Cersei. Cette mère qui s’avérait être une moldue, que son père (ou ce qui se présentait comme tel à l’heure actuelle) avait exécutée pour effacer les traces de ses méfaits grivois. Qu’est-ce que ça changeait au final ? Jamais Cersei n’aurait voulu appartenir à quelque autre famille, à quelque héritage de sang-pur s’il avait fallu pour ça, qu’elle s’apparente à ces fous de Lestrange, ou d’autres graines restantes de familles toutes plus maudites les unes que les autres. Drago Malefoy était le traître qui avait tué Dumbledore, Bellatrix Lestrange (elle, son mari et son frère) était folle à lier, une meurtrière sans merci ; Les Rosier portaient une réputation qui les précédait depuis des décennies déjà - tous, qui plus est, étaient liés les uns aux autres par d’épaisses branches d’un arbre généalogique qui prêtait presque à penser que la consanguinité était de mise dans ces familles. Jamais, jamais elle n’aurait voulu appartenir à tout cela, elle l’estimait fièrement et ce, même si elle devait pour ça, lever un regard brave et fou vers son père pour lui avouer la fierté qu’elle avait à savoir à présent, qu’elle avait hérité d’une mère moldue, qui l’avait au moins assez aimée pour souhaiter lui donner naissance. Si les choses pouvaient être plus compliquées aux yeux de quelques autres personnes (notamment, sans doute son oncle et sa tante, qui lui avaient finalement menti pendant des années sur les réalités qui se cachaient sous ces faibles allures de famille vaguement modèle), elles étaient claires et limpides à présent, à l’humble avis de Cersei. Elle, elle n’avait rien à se reprocher, si ce n’est de ne pas avoir fui plus tôt, d’avoir observé bien des horreurs, bien des massacres (soit disant pour «se forger le caractère») sans sourciller ni oser se rebeller bien avant encore. Mais elle était majeure à présent, et ses chances en tant que fuyarde étaient bien plus crédibles qu’il y a quelques semaines à peine : la lourdeur de son quotidien en avait valu la peine, l’espérait-elle du moins. Elle n’avait de toute manière pas la prétention de pouvoir se venger auprès de son père pour tous les coups de poignards qu’il avait infligé à sa vie, à son passé ou à l’avenir auquel elle avait voulu croire - elle n’avait pas non plus envie de changer les choses, de rejoindre l’Ordre afin de faire cesser les horreurs dont elle avait été le triste témoin. Elle savait déjà, qu’elle ne serait qu’un poids plume dans une balance immense - elle voulait juste survivre, rester Cersei et non pas faire un pas de plus vers la destinée qu’avaient embrassée son père, ou même Sansa. Cette même Sansa qui n’avait pas hésité à trahir son propre frère. Elwood... L’oeillade impérieuse de Mrs Hackett avait stoppé net les songes de la sorcière, qui avait à présent les azurs accrochées à son regard sombre, qui venait déjà de la sonder de la tête aux pieds. Perplexe, Cersei s’assura de rester près de la porte, au cas où Shae se déciderait à la trahir ce soir, la livrant à de potentielles mains qui lui en feraient voir de toutes les couleurs. Mâchoires serrées par les injures que son esprit lui lançait à son adresse, Cersei se grima d’un air imprenable face aux premières paroles de sa vis-à-vis. « Mon père ne m’a jamais rien appris. » Le dédain piquant la voix de la jeune sorcière la surprit elle-même, mais elle ne laissa aucune surprise fracturer son visage de porcelaine. Elle emboîta le pas à son hôte, comme gagnée par un nouveau courage par les paroles qu’elle avait eu le courage de prononcer. Elle retrouva le confort réconfortant du salon des Hackett, qui lui semblait étrangement familier encore, malgré les semaines qui étaient passées depuis son départ : les lieux étaient vides et silencieux, mais ils retrouvèrent un tant soit peu de vie aux premiers gestes de baguette de la femme devant elle. Bras serrés autour de sa poitrine et de ses épaules, Cersei perdit son regard dans les flammes rougeoyantes, avant de porter son attention sur Shae, et ses longs et beaux cheveux blonds. « Merci. » Eut-elle le courage et le respect de balbutier vaguement. Paradoxalement, elle oscillait entre le doux sentiment de sécurité, et celui d’un froid vertigineux qui avait imprégné les lieux des jours durant, et qui se déversait sur elle maintenant qu’elle était seule, livrée à sa seule capacité de survie et à ses seuls dons magiques. Elle avait besoin d’aide, elle le savait - mais l’incompréhensible restait ce qui l’avait poussée à aller trouver de l’aider ici, auprès de Shae-Layne Hackett ; celle qui la faisait passer de hauts en bas sans qu’elle ne saisisse réellement ses intentions. L’amertume à l’idée de ne pouvoir se fier à personne, fit serrer les dents à la sorcière - elle était bien jeune pour comprendre les réalités politiques qui voilaient les intentions de chacun dans ce monde, mais elle savait ce qu’il fallait faire, pour s’en sortir. « Je suis désolée d’être entrée... Je croyais que vous dormiez. » Ca ne rendait en rien ses intentions plus honorables, elle le comprit aussitôt que ses mots eurent passé ses lèvres. Aussi, elle se reprit vaguement. « Je veux dire... je n’avais... pas vraiment prévu d’atterrir ici. Je ne suis pas encore une spécialiste en transplanage. » Elle avait eu beaucoup de peine à obtenir son permis, et c’était bien la première fois qu’elle se permettait de le faire toute seule : au fond, c’était son inconscient qui l’avait faite s’égarer jusque devant chez les Hackett. Elle haussa les épaules, osant enfin quitter la chaleur réconfortante du feu pour venir s’asseoir où le lui avait désigné la Mangemorte. « Je... je sais bien que c’est impoli. » Et qu’elle n’était pas sous son meilleur jour, mais ça, la femme en face d’elle le lui avait déjà lourdement souligné, pas besoin de revenir là-dessus. « Je ne savais pas où aller. » Avoua-t-elle à mi-voix, ses yeux clairs baissés vers ses mains, où ses doigts s’entremêlaient avec nervosité. « S’il vous plait, ne dites rien à mon père. Ou à votre mari. » Elle ne voulait pas y retourner, elle préférait mourir que de faire face à nouveau à son père, dans un état si pitoyable : il ne manquerait pas de la traîner dans la boue, la traitant de piètre fuyarde (peut-être la détesterait-il assez pour l’abandonner au milieu des bois, ça ne changerait rien, au final) : dans l’espoir, la peur, elle retrouva cependant le regard (presque réconfortant, en ces temps) de Shae-Layne, l’implorant silencieusement de ne pas la trahir. Pas cette fois, tout du moins.


Dernière édition par Cersei-Jane V. Harkness le Mar 11 Juin - 3:23, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: “ my fire shall rise without your sea w/shae.   Mer 1 Mai - 20:03


“ my fire shall rise without your sea ”
let the skyfall, when it crumbles we will stand tall
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Cersei-Jane and Shae-Layne
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Shae-Layne était certainement au bord du désespoir ces derniers temps. Bien souvent, elle se retrouvait confrontée à l’impression que, les jours passant, elle perdait toutes les choses auxquelles elle s’était accrochée pour survivre à cette vie. Cette vie qui avait presque tout pour être horrible. Certains lui riraient au nez si elle se plaignait de son existence, parce qu’elle était riche, qu’elle avait du pouvoir et qu’aux yeux de beaucoup elle pouvait jouir d’un mariage parfait et heureux. Derrière les apparences, elle était coincée dans un mariage des plus abominables. Vingt-trois longues années de mariage qui aujourd’hui ressemblait plus à l’enfer qu’à autre chose. Son mari était loin d’être un exemple de droiture, il n’était qu’un vil manipulateur qui n’hésitait pas à se donner à fond pour pourrir la vie des gens comme il pourrissait celle de Shae-Layne. Il était une petite ordure sans pitié, même envers la vie de celle qu’il avait autrefois considérée comme sa fille. Aujourd’hui, il ne voyait Isolde que comme une moldue qu’il avait ramené chez lui comme il aurait très bien pu ramener un chien qu’il avait trouvé dans la rue. Un chien, c’était ce qu’elle représentait pour lui. Un chien particulièrement féroce lors des nuits de pleine lune. Il n’avait aucune considération pour la gamine qu’il avait pourtant essayé d’élever comme la sienne, celle que Shae-Layne considérait – à tord, certes – comme la chaire de sa chaire. Menacer sa vie innocente était devenu l’un de ses passe-temps favoris. Il savait que c’était le moyen le plus efficace de manipuler son épouse et en la gardant sous son emprise malsaine et apparemment c’était quelque chose à laquelle il devait tenir. Sans doute qu’elle représentait pour lui un objet lui appartenant et dont il n’avait pas encore décidé de se débarrasser. Elle le détestait de tout son être depuis de nombreuses années déjà. Presque depuis le début. Sans doute, qu’avant même de le connaitre, elle l’avait détesté, cet homme qu’elle devrait épouser parce qu’on le lui imposait. Cet homme pour qui elle avait laissé tomber Aodhan, pour la seconde fois à présent. Elle aurait mieux fait de trouver un moyen de couper les ponts avec les Fleming pour s’exiler à l’autre bout du pays avec Aodhan, quand il en avait été encore temps. Au lieu de ça, elle s’était condamnée à un mariage des plus horribles. Elle avait été stupide, elle et sa fierté mal placée, elle et son envie de rester une Fleming envers et contre tout, alors même que ça craignait comme condition, elle qui avait trop d’ambition pour renoncer aux privilèges de sa famille. Elle qui savait sans doute que la fuite n’aurait pas été la meilleure solution à son problème. La seule chose qu’elle ne regrettait pas dans ces vingt-trois années de mariage, c’était Isolde. C’était la seule chose positive que son mari avait apporté à sa vie, cette précieuse chose qu’il menaçait de lui reprendre à chaque fois qu’il en avait l’occasion. Il lui avait déjà pris Aodhan, sans savoir ce qu’il représentait pour elle, elle refusait se lui laisser lui prendre sa fille. Si elle ne s’était pas battue pour Aodhan c’était uniquement pour sauver sa fille, elle ne pouvait de toute évidence pas garder les deux, elle avait du faire un choix, elle l’avait fait. C’était peut-être le bon, elle n’en savait plus rien aujourd’hui, tout ce qu’elle savait c’était qu’inlassablement, Silas trouvait une nouvelle bonne raison de menacer Isolde et qu’elle n’avait plus l’occasion de trouver le réconfort dans les bras d’Aodhan puisqu’elle l’avait lâchement trahi et qu’elle devait certainement la détester. Sa vie tombait en flambeau jour après jour. Peut-être était-ce un destin typiquement féminin. A moins d’être folle à la Bellatrix Lestrange, les femmes rencontraient toujours plus de problèmes que les hommes, Shae-Layne en était persuadée.

Il suffisait de voir le sort de la petite Cersei-Jane pour en arriver à cette conclusion. Son père ne valait pas mieux que Silas. Ils étaient tous les deux sur la même longueur d’onde, des monstres de la pire espèce selon Shae-Layne. Il était venu arracher son enfant à un doux foyer dans lequel il l’avait lui-même abandonnée, afin de la rendre aussi pourrie que lui. Shae-Layne ne voyait pas franchement l’intérêt d’abandonner sa fille à la naissance pour la récupérer dix-sept ans plus tard afin de la transformer en monstre. Elle avait trop d’empathie envers les enfants pour comprendre qu’on puisse faire. Tout comme elle ne comprenait pas que Silas ait pu se donner du mal pour adopter Isolde et vouloir la tuer sans remords à présent. Un truc d’homme sans l’ombre d’un doute. Cersei-Jane, c’était cette gamine qu’elle avait été chargée d’entrainer, parce que c’était quelque chose que son père devait finalement pas avoir le courage de faire ou alors parce qu’il considérait que l’éducation des enfants était un devoir de femme et non d’homme, ce qui ne serait pas bien surprenant. Shae, n’avait pas forcément mis beaucoup de cœur à l’ouvrage, elle n’avait pas toujours été particulièrement courtoise avec la jeune femme, mais au final, peut-être que toutes les deux se comprenaient mieux que personne. Toutes les deux arrachées à un quotidien qui leur convenait parfaitement pour se retrouver coincées entre les griffes d’un homme qui n’avait de cesse de leur pourrir la vie. Elles ne faisaient de toute évidence pas parties des filles chanceuses de ce monde. Malgré les points sur lesquels elles pouvaient se rejoindre, Shae-Layne ne pensait pas qu’un beau jour, la jeune rouquine puisse débarquer chez elle à l’improviste, surtout dans un état quelque peu dépravé. Certainement pas digne de ce que son père avait la prétention de vouloir faire d’elle. Il ne lui avait jamais rien appris, elle voulait bien le croire sur ce point là. La preuve étant que même pour l’initier à la magie noire, c’était à elle qu’il l’avait confié, il n’avait pas voulu se charger de ça lui-même. De plus, en dix-sept ans d’absence, forcément qu’il n’avait pas du lui enseigner grand-chose, si ce n’est peut-être toute la lâcheté qu’un homme était capable de posséder. Un léger sourire ironique traversa son visage alors qu’elle tournait les talons pour rejoindre le salon où elle invita la jeune femme à s’installer avant de prendre place dans l’un des fauteuils non loin de la cheminée. « Tu pensais que je dormais ? Dit comme ça, on dirait bien que tu essayais de cambrioler la maison. » Elle lui adressa un léger sourire, bien qu’elle espérait que ce ne soit pas le cas. Après tout, malgré toutes ses fois où elle avait sans aucun doute manqué d’amabilité en face de Cersei, Shae-Layne espérait qu’elle ne lui voue pas une haine assez grande pour envisager de cambrioler sa maison. Sans doute que si elle avait besoin de quelque chose, Shae ne se serait pas opposée à lui apporter de l’aide, lui prêter de l’argent ou quoi que ce soit d’autre. « Si j’avais su, j’aurais essayé de t’enseigner à maitriser le transplanage plutôt que les sortilège impardonnable. » Il n’y avait pas de doute, savoir transplaner correctement, c’était bien plus utile que de savoir lancer l’un des sortilèges impardonnables, surtout pour une adolescente. C’était son point de vu à elle, certainement pas celui de son paternel. La sorcière croisa les bras sur sa poitrine, observant attentivement la jeune femme qui lui faisait face. Elle savait parfaitement bien garder des secrets, elle était très douée pour ça, mais elle avait besoin de savoir pourquoi. Ne rien dire à Silas, c’était quelque chose qu’elle faisait souvent, heureusement, parce qu’elle en avait eu des secrets pour lui. Ne rien dire au père de Cersei-Jane, ça ne l’a gênait pas le moins du monde, après tout, elle n’avait aucun compte à rendre à cet homme. Elle n’avait selon elle, de compte à ne rendre à personne de toute façon. Aodhan mis à part, lui il mériterait sans doute bien des explications venant d’elle. Des excuses surtout, parce qu’elle n’avait jamais eu envie de le trahir, bien au contraire. Tout était une question de choix, un choix qu’elle avait fait et quant bien même elle pensait avoir fait le bon, elle s’en voudrait sans doute pour le restant de ses jours. « Je ne dirais rien à personne. Je te le promets. » Elle lui adressa un sourire, se montrant aussi rassurante que possible, un peu comme si elle avait sa propre fille en face d’elle. C’était bien la seule personne avec qui elle savait se montrer compatissante et rassurante. « Mais il faut que je sache ce que je ne dois pas dire. Qu’est-ce qui t’amène ici à cette heure ci ? » Elle pouvait ne pas dire qu’elle était venue, mais elle estimait être en droit de savoir ce qui l’amenait chez elle. Il était tard, elle aurait du être chez son père, pas ici. Elle ne savait pas si sa demeure était plus accueillante que celle de son paternel, mais si ce n’était que ça, sans doute qu’elle aurait pu attendre le lendemain pour venir frapper à la porte et non transplaner comme ça alors que la nuit était tombée depuis un moment déjà. Il y avait forcément une raison pour expliquer sa présence ici et c’était cette raison que Shae-Layne souhaitait entendre.

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MessageSujet: Re: “ my fire shall rise without your sea w/shae.   Mar 11 Juin - 3:30


a flame in the dark
cersei-jane v. harkness & shae-layne hackett
« i'm fading, unshackled and unbound. »

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Cersei ne savait plus à qui se fier. Si elle l’avait ne serait-ce qu’un jour, toutes ces illusions avaient disparu du jour au lendemain : à une époque, lorsqu’elle avait été encore jeune, errant dans les grands couloirs de la maison familiale les étés de Poudlard, elle avait été pincée au cœur par la culpabilité, la gêne et la pitié à l’égard de l’homme qui était son père. Parce qu’on lui avait toujours dit qu’il avait perdu sa femme à cause d’elle, parce qu’elle était morte pour devenir mère et que le choix du destin avait à jamais affecté, fracturé et broyé l’esprit de Doezwal Harkness. Elle avait interprété ces regards froids qu’il lui avait lancés, comme de la peine pure et dure, un bris de glace perdu dans son cœur meurtri à jamais. On lui avait menti – et ce n’était pas Doezwal qui lui avait menti, mais bel et bien son oncle, sa tante. Sansa. Elwood. Etait alors venu le jour où l’envers du décor avait fait son apparition, où elle était retombée entre les mains de son père sans que quiconque, dans le foyer où elle avait grandi, ne fasse preuve de quelque résistance face à son départ : comme un bœuf livré à l’abattoir, elle avait été reléguée à son père, promise à une destinée qui ne lui ressemblait en rien. Etait-ce le désespoir de cause, qui lui faisait se fier à une femme comme Shae-Layne Hackett ? En d’autres circonstances, elle aurait peut-être plutôt couru demander de l’aide à Rhagnär, si son père ne l’avait pas brusquement rappelée à l’ordre sur la nature de cette famille – les Greyback – en la confiant à leur garde en pleine période de pleine lune ; elle avait failli y perdre bien plus que la vie. Et dans le déséquilibre déjà évident de l’existence de la jeune Harkness, les quelques repères qui lui étaient restés, s’étaient évanouis. Elle n’avait plus eu le droit d’aller à Poudlard, ni de prendre contact avec qui que ce soit qui lui était familier. Aimé. Comme Judith, Rose, Hester, même. Mrs Hackett n’avait certainement pas représenté le professeur le plus tendre dans l’existence de la jeune fille, ni même l’image des meilleurs cours qu’elle avait pu avoir dans sa courte vie : même les cours du professeur Rogue avaient fini par lui manquer, depuis qu’elle était livrée ainsi en pâture aux rafleurs et autres Mangemorts pour perfectionner sa connaissance en magie noire. Ou du moins, la créer, puisqu’elle n’en avait pas eu jusqu’à ce que son chemin ne croise celui de son père et de toutes les volontés qu’il avait pour elle. A côté de ce qu’elle avait appris, les mille tortures et mauvaises blagues de Sansa s’apparentaient presque à de la douceur, tandis que la jeune Cersei avait découvert le sanglant envers du décor lors des guerres : elle avait vu, en compagnie de Saireann, des rafleurs arrêter et traîner dans la boue des nés-moldus, avant de les livrer à Azkaban pour quelques piécettes qu’ils se disputaient comme des charognards autour d’un corps. Elle avait vu des Mangemorts attraper des membres de l’Ordre, son père punir des rafleurs incapables, Sansa l’initier à la légilimencie (comme si elle était la mieux placée, pour ça) ; d’incessants tourments qui avaient fini par la poursuivre même lorsqu’elle fermait les yeux, tentant vaguement de se défaire de ces tentacules meurtrières – la guerre, ce n’était définitivement pas pour elle, mais inlassablement, elle l’avait sentie venir. Comme tout le monde, depuis la fin du Tournoi des Trois Sorciers, depuis l’attaque au Ministère. Ou depuis la mort de Dumbledore. Elle n’avait simplement jamais imaginé y prendre part d’une telle manière, sacrifiée sur l’autel des mauvais exemples, destinée à épouser des préceptes qui la répugnaient jusqu’au plus profond de ses entrailles, ou poussée à la fuite, quitte à en payer le prix fort. C’était cinquante-cinquante, si elle devait retomber entre les mains de son père : soit il lui pardonnerait, la laissant en vie simplement pour lui promettre des tourments pires encore, souhaitant la briser rapidement et efficacement. Soit il la tuerait pour ce qu’elle avait fait, comme il avait – aux dires de Sansa – tué sa mère. Sûrement que tout dépendrait de son humeur, des événements qui précéderaient son retour, de l’avancée de la guerre, ou d’autres détails parasitaires qui influenceraient le cycle de la vie.

Ces songes, ces inquiétudes, elle aurait voulu croire qu’elle pouvait les laisser derrière elle, aussitôt qu’elle avait fui ; mais tout restait là, comme des pensées parasites n’ayant de cesse d’attaquer son esprit aussitôt qu'il baissait la garde. Un rien la faisait sursauter, sans cesse elle laissait son regard errer autour d’elles, à la recherche d’une potentielle trahison, d’une personne encore présente dans la maison, si ce n’est elles-deux. Peut-être même que Sansa l’avait laissée s’échapper simplement pour la suivre et mieux la ramener à Doezwal et ainsi récupérer un peu de l’amour de celui-ci. Qu’elle le prenne tout entier, si c’était ce qu’elle voulait : Cersei, elle, préférait largement l’indifférence et la véhémence de son père à cet amour on ne peut plus particulier et déplaisant. Car jamais elle ne deviendrait comme lui, comme lui et ce que Sansa était devenue. Depuis que Cersei la connaissait, sa cousine n’avait jamais été très tendre avec elle, mais alors que la petite fille avait longuement pleuré dans les bras d’Elwood, son cousin lui avait déjà raconté combien Sansa avait été une gentille fille à une époque. Une vraie sœur, qui aurait été capable d’accepter Cersei comme son égale, comme sa véritable sœur et non pas un parasite pompant son existence. Tout ça semblait loin derrière eux ; la confiance qu’Elwood avait pu placer en cet être avait été bafouée, lorsque Sansa en avait abusé pour envoyer celui-ci à Azkaban à sa place. Pour ça, Cersei la ferait payer, tôt ou tard – pour ça et pour beaucoup d’autres choses, des songes et des cauchemars dont Sansa avait bien idée à présent qu’elle avait eu d’interminables occasions de lire, sonder et analyser chacun des songes de la jeune sorcière. Au milieu de tout ça, Shae-Layne Hackett avait accroché l’esprit de Cersei, entaché les songes de la jeune fille par une quelconque confiance qui avait guidé ses pas jusqu’ici : car ce n’était pas le hasard qui l’avait faite transplaner dans cet endroit, ni la force de l’habitude. C’était quelque-chose de beaucoup plus profond, d’ancré au fond de ses entrailles, tout autant que les derniers souvenirs qu’elle partageait avec la Mangemort : elle se souvenait comme si c’était hier du jour où Mrs Hackett avait eu le courage de s’interposer entre Doezwal et sa fille, protégeant Cersei comme personne ne l’avait fait jusqu’alors depuis qu’elle avait été arrachée à sa famille. Comme personne ne l’avait jamais fait, tout court, puisque Isleen et son mari, eux, ne s’étaient pas donnés la peine de faire face à Doezwal pour retenir leur nièce auprès d’eux. Finalement, pour eux, elle n’avait rien été. Et probablement qu’elle n’était pas grand-chose non plus pour une sorcière comme Shae, juste un esprit de passage, un être avec lequel elle avait des similarités indéniables ; Cersei aurait presque aimé que ses apprentissages auprès de la jeune femme soient plus longs et plus poussés – et ce qu’elle aurait aimé apprendre d’elle, c’est comment rester fière et noble, la tête haute, en de telles circonstances, en étant totalement impuissante sur sa propre vie. Défaite. A côté d’une femme comme celle-ci, la jeune adolescente qu’elle était, faisait bien piètre impression, l’esprit nerveux et le visage fatigué, les habits sales et les cauchemars au bord des yeux. Elle faisait bien piètre figure, et ne pouvait même pas puiser en elle assez de courage pour faire mieux. « Non... Non, c’est pas ça. J-Je… » Tentait-elle d’ailleurs vaguement d’expliquer, ses yeux clairs cherchant un quelconque réconfort autour d’elles : au fond, peut-être bien oui que si la maison avait été endormie, elle aurait pris quelques choses ni vu ni connu pour finalement disparaître dans la nuit. A moins qu’elle n’ait jamais eu le cran de faire une chose pareille. Comme elle le disait, c’était une fraction de seconde, un transplanage incontrôlé qui l’avait amenée ici, la peur au ventre, l’esprit à l’affut. Peut-être était-ce mieux ainsi, face à Shae-Layne. Laissant retomber ses épaules nerveuses dans un souffle, Cersei sentit ses joues s’empourprer, son regard s’assombrir devant l’acerbe jugement de la sorcière. Les sortilèges impardonnables – elle aussi, elle aurait aimé ne jamais les apprendre. La gorge serrée, la jeune Harkness ne répondit rien, se laissant à peine trahir par le frisson d’horreur qui lui foutait la chair de poule – de préférence, elle voulait plutôt se souvenir d’une Shae-Layne la défendant contre son père, plutôt que celle qui lui avait enseigné ce genre de technique, celle qui avait éveillé en elle assez de rage, de colère, de sentiments détestables pour qu’elle puisse lancer un Doloris digne de ce nom. « Pour étudier à Poudlard, on n’a pas besoin de transplaner. » Fit-elle finalement remarquer, avec la même amertume que celle qui exprimait sa véhémence pour son père : elle avait dix-sept ans, et ce n’était qu’un apprentissage parmi tant d’autres qu’elle avait reçu à Poudlard, un permis purement théorique qu’elle était censée avoir le temps de perfectionner avec les années – visiblement, le Ministère de la Magie n’avait pas vu venir la guerre imminente naissant depuis le retour du Mage Noir.

Toute défiance s’effaça vite des traits de Cersei lorsqu’elle rejoignit la Mangemort sur le canapé, rapidement ses inquiétudes revenaient à elle, alors qu’elle parlait sans doute par énigme à l’oreille de la sorcière face à elle, comme persuadée que la nouvelle de sa fuite s’était déjà répandue dans tout le pays. En quelques minutes, à peine – mais on n’était jamais trop prudent, n’est-ce pas ? Jetée dans la nature d’une telle manière par ses propres instincts, la jeune fille ne savait pas où elle irait, d’ici quelques dizaines de minutes à peine, lorsqu’il lui faudrait quitter la maison des Hackett, avec l’assurance d’être protégée par son ancien professeur, ou sans. Mais l’espoir se permit de se tracer un chemin dans l’esprit de la jeune sorcière aux premières promesses de Mrs Hackett, laissant un sourire s’imprimer sur le visage de la jeune fille. Elle venait de dire qu’elle ne dirait rien, et quelque chose dans l’esprit de Cersei, ou même dans ses tripes tout simplement (quand bien même elle n’avait pas un instinct de survie très aiguisé, ni même la prétention de pouvoir complètement se fier à son instinct), lui indiquait pourtant qu’elle pouvait croire la promesse de la Mangemort. Après tout, elle n’était pas Harry Potter – ou quelque ennemi affiché de Lord Voldemort. Elle était Cersei, juste Cersei, la pauvre gamine à l’existence brisée par les exigences de son père, des histoires de famille qui n’avaient rien à voir avec elle et… Beaucoup de complications. Etait-ce finalement un crime, de prendre sa vie en main et de fuir à toutes jambes pour rester celle que l’on voulait être ? Incontestablement, pour Doezwal Harkness, ce serait un outrage de la pire espèce, alors qu’il lui offrait tout sur un plateau d’argent, ce qu’il considérait comme une belle vie, du pouvoir et une famille. Pour elle, c’était une autre histoire – et elle espérait que dans leur silencieuse façon de se comprendre, Shae adhérerait à sa décision. Elle ne pouvait de toute manière pas lui cacher ses intentions, ou les choix qu’elle avait déjà faits – irrémédiablement, les risques auxquels elle s’exposait, elle, à l’aider. Son mari, le statut de sang-pur de sa famille de naissance la protégeraient sans doute, mais la rage du père de Cersei dépassait parfois des limites éthiques de ce genre-là – un frisson parcourut à nouveau la jeune femme à cette pensée, mais elle le tut bien vite au creux de sa gorge, trouvant l’œil téméraire de Shae pour trouver la force d’articuler. « Il ne doit pas savoir que j’étais là. » Précisa-t-elle en premier, consciente que de telles paroles ne suffiraient pas à apaiser la curiosité de la sorcière face à elle. Mais elle pinça les lèvres, baissant les yeux, partagée entre la peur, l’appréhension et la honte : comment Shae la jugera-t-elle ? Avait-ce une quelconque importance ? « Je me suis enfuie. » Ajouta-t-elle finalement, à mi-voix, comme une confidence qu’elle faisait enfin à haute voix ; elle n’avait pas réellement compris jusque-là tout ce que ça impliquait. Aussi, alors que son regard était perdu dans le vague, ses yeux irrémédiablement attirés par les flammes un peu plus loin, une lueur passa dans le regard de Cersei – effrayée tout autant que gagnée par le courage, elle faisait quelque chose de complètement fou. Elle jouait avec sa vie, la vie d’autrui. « Ma cousine sait que je suis partie. Sansa. » En un réflexe, elle commença à poursuivre, la gorge serrée. « Je ne savais pas vraiment où aller. Je pensais que je finirais… au milieu des bois, ou-ou autre part. Je suis désolée… » Elle aurait voulu que son esprit – ou le destin – soit assez clément avec elle pour l’amener par hasard devant le pas de la porte d’Elwood, ou quelque chose d’aussi beau et optimiste. Niais et stupide – qu’est-ce qu’elle aurait pu lui dire à lui, de toute manière ? Elle ne pouvait pas se fier au reste des Harkness, elle ne pouvait pas aller à Poudlard, alors… Voilà où elle était. « Je crois que j’ai besoin d’aide. » Finit-elle par avouer, baissant honteusement les yeux ; elle aurait préféré être plus vieille, comme Mrs Hackett, avoir assez d’assurance pour prendre le taureau par les cornes et ne pas le regretter, ne pas avoir à ramper à la recherche d’une aide quelconque. Mais elle n’était qu’une pauvre gamine insouciante, qui n’avait vraiment pas réfléchi.
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MessageSujet: Re: “ my fire shall rise without your sea w/shae.   Dim 16 Juin - 0:08


“ my fire shall rise without your sea ”

let the skyfall, when it crumbles we will stand tall
face it all together.
Cersei-Jane and Shae-Layne
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L’hiver qui s’était abattu sur l’Angleterre depuis plusieurs longues semaines semblait être encore plus rude que tous les hivers que Shae-Layne avait connus jusqu’à présent – trop nombreux selon elle, qui regrettait sa jeunesse.  Ce n’était pas que le temps soit plus froid que d’habitude, de toute façon, dans le salon du manoir Hackett, il faisait bon, le feu crépitant dans l’imposante cheminée suffisait à réchauffer considérablement les lieux. Ce qui rendait cet hiver particulièrement rude, c’était cette guerre qui avait éclaté quelques mois plus tôt. Les combats étaient incessant et le monde était plongé dans les ténèbres, beaucoup de gens ne comprenait sans doute même pas ce qui était en train de leur arriver. Si Shae-Layne elle-même avait trop longtemps ignorer les conséquences que le conflit pourrait avoir sur sa vie, elle l’avait niée avec un certain talent, mais évidemment, ça avait fini par lui retomber en plein visage, le jour où elle avait été forcée de dénoncer Aodhan, lui qui trahissait chaque jour d’avantage son mari, un homme qui n’était pas du genre à pardonner. Elle pouvait au moins considérer qu’au milieu de tout, malgré sa vie qui semblait de plus en plus vaine de sens, elle n’était pas la plus mal lotie. Il y avait des gamins que les mangemorts et les rafleurs poussaient à tout déserter, famille, confort, enfance pour se cacher aux confins du monde pour survivre. Des gamins qui n’avaient bien souvent commis comme crime que celui de venir au monde. C’était absurde selon Shae-Layne, c’était comme si le monde craignait des gens de dix-sept ans parce qu’ils étaient nés-moldus. Ce n’était sans doute pas une véritable crainte, les mangemorts ne sauraient admettre une telle chose, ils n’avaient certainement pas peur de ces gens là, pourtant, il devait bien y avoir une raison à cette haine que beaucoup de sorciers ressentaient envers eux. La famille Fleming les avait toujours méprisés. Elle ne saurait dire combien de fois elle avait vu cet air dégouté s’emparer des traits de sa mère ou cet air hautain et méprisant sur le visage de son père quand quelqu’un évoquait un né moldu en leur présence. Elle, elle ne savait pas si elle les détestait, ils étaient humains après tout, tout comme elle l’était. Dans sa conception des choses, ils étaient juste inferieurs à ce qu’elle, elle était. C’était ce qu’on lui avait répété toute sa vie et comme une idiote elle avait toujours cru aux paroles de ses parents. Parce qu’ils étaient la famille Fleming et donc ils étaient honorables et  avisés. Une belle connerie. Elle aurait du s’en rendre compte bien des années plus tôt, avant même d’épouser Silas. Ses parents avaient été tellement honorables et avisés qu’il l’avait mariée à un monstre qui n’avait de cesse de lui pourrir la vie depuis des années. Finalement, elle doutait quelques fois que la famille Fleming soit si parfaite que ce que ses parents ou même ses frères semblaient bien vouloir dire. Forcément, Moses avait échappé à son mariage et il faudrait être fou aujourd’hui pour essayer de lui imposer quoi que se soit, quant à son frère aîné, aussi loin qu’elle se souvienne il ne s’était jamais plaint de sa condition, il avait eu le choix lui au moins, les hommes avaient toujours le choix de toute façon. Malheureusement pour elle, elle n’était pas née avec les bons attributs. Etre une femme Fleming ça se résumait à ne pas être grand-chose finalement. Sa famille pouvait bien s’attirer tous les honneurs possibles inimaginables, il n’en restait pas moins qu’ils semblaient légèrement avoir oublié de changer de siècle. Elle avait quand même su se démarquer, là où la plupart de ses cousines étaient femme au foyer avec toute une tripotée de marmots, elle, elle dirigeait l’un des départements du ministère de la magie – n’en déplaise à certains de ses collègues. Elle n’avait peut-être qu’une fille, même pas la sienne qui plus est, mais elle n’en demandait pas plus. Elle valait mieux qu’une simple femme au foyer juste bonne à enfanter comme le pensait ses parents, tout comme les nés moldus devaient valoir mieux que ce qu’ils pensaient tous les deux. Elle s’en sortait presque bien par rapport à d’autres personnes. Celle qu’elle pouvait facilement plaindre dans l’instant c’était Cersei-Jane, la jeune rouquine qui venait de pénétrer dans sa demeure.

La jeune Harkness avait décidément bien peu de chance. Pour ce qu’elle en savait, elle avait été élevée par son oncle et sa tante. Rien de surprenant, son père n’était pas l’exemple même du type pouvant éduquer un enfant. Il ressemblait à Silas qui, il fallait bien l’avouer, n’avait apporté à Isolde que des malheurs et qui s’était trop souvent intéressé de ce qui pouvait bien lui arriver. Il suffisait de voir sa réaction quand cette dernière c’était faite mordre par un loup-garou sous son propre toit, être plus indifférent au sort de la gamine aurait été difficile. Doezwal Harkness aurait sans doute agit de la même façon. On aurait pu penser qu’il avait bien fait d’abandonner l’enfant aux bras d’autres Harkness, mais d’après ce qu’elle avait pu lire dans les journaux,  les Harkness étaient des gens définitivement bien compliqués, des meurtriers, des mangemorts et des lâches qui de toute évidence avaient remis la gamine à son père sans trop se fouler. En somme, un environnement peu idéal pour une enfant. Isolde n’avait pas forcément plus de chance, si ce n’est que si quelqu’un essayait de s’emparer d’elle, il faudrait d’abord se débarrasser de Shae-Layne. Elle vivante, personne ne lui prendrait sa fille, elle l’avait déjà prouvé à maintes reprises, elle l’avait prouvé ce jour où elle avait dénoncé Aodhan alors qu’elle savait très bien que Silas le punirait pour sa trahison. Elle n’osait même pas imaginait ce que le pauvre homme avait vécus ou pouvait encore vivre aujourd’hui. Elle ignorait s’il était encore entre les mains de son époux, s’il était seulement encore en vie, Silas n’avait pas l’intention de lui fournir de telles informations, il savait que ne pas savoir lui faisait du mal et sans doute qu’il s’en réjouissait. Il y avait des hommes comme ça qui ne semblaient définitivement pas avoir de cœur, son mari et le paternel de Cersei-Jane en faisaient de toute évidence partis. Elle avait souvent obéis aux ordres de Doezwal, bien qu’elle ne lui devait rien à celui-là, mais parce qu’il était ami avec Silas et qu’elle préférait ne pas énerver son époux. Doezwal elle s’en fichait, il n’était qu’une petite merde prétentieuse à qui elle n’avait pas hésité à faire bien des reproches. Heureusement pour elle, il n’était pas le genre d’homme à aller se plaindre auprès de Silas. Il avait un peu d’honneur, c’était déjà ça. Elle en revanche, elle aurait parfaitement pu aller râler auprès de Moses, il aurait été ravi d’arracher la tête d’un sang-mêlé qui aurait osé offenser une Fleming.  Enfin, elle n’en avait rien fait, elle avait passé l’âge d’envoyer ses frères régler ses problèmes. Elle n’était jamais passée par cet âge, la seule personne face à laquelle elle pouvait passer pour une femme soumise, c’était son mari et encore, trop souvent même face à lui elle ne savait se taire. Forcément Doezwal qui était venu se plaindre alors qu’elle perdait son temps à essayer d’enseigner la magie noire à sa fille, elle n’était pas restée calme très longtemps. Sa fille, il n’était pas fichu de s’en occuper, ni même de la garder près de lui, la preuve, elle était là ce soir et elle était bien la seule Harkness à avoir passé le seuil du manoir. « Ce n’est pas grave. » Tenta-t-elle de rassurer la jeune femme, une esquisse de sourire sur les lèvres. Non Cersei-Jane n’avait sans doute pas eu l’intention de cambrioler le manoir Hackett, elle n’était pas ce genre de personne, bien trop gentille, pleine d’une bonté dont elle ne saurait se détacher. La preuve étant que la magie noire n’était définitivement pas son truc. Pas plus que le transplanage apparemment. « En effet. On ne devrait pas non plus avoir besoin des sortilèges impardonnable, mais les temps ont changés. » Transplaner s’avérait ben utile dans cette guerre. Peut-être même que les sortilèges impardonnables le devenaient. Ils étaient indispensables aux mangemorts mais ils pouvaient aussi sauver la vie, à la guerre comme à la guerre, tuer ou être tuer, il fallait choisir.

La sorcière avait invité la jeune femme dans son salon, promettant qu’elle ne dirait rien à son père. Il n’était pas obligé de tout savoir celui-là et puis elle n’avait pas de compte à lui rendre. De plus, il ne pourrait s’en vouloir qu’à lui-même si sa fille lui échappait entre les doigts. Il n’était pas fait pour être parent, il était peut-être temps qu’il s’en rende compte. Il était aussi temps qu’il se rende compte que jamais sa fille ne serait capable de suivre ses traces. Elle n’était pas faite pour ça, ses talents inexistants pour la magie noire semblaient en être la preuve. Elle, elle avait bien accepté de ne jamais voir sa fille entrer à Poudllard, lui, il fallait qu’il accepte le fait que jamais il ne verrait la marque des ténèbres souiller la peau pâle de son enfant et c’était peut-être mieux ainsi. Si elle jugeait d’après celle qui ornait son propre bras, cette marque n’avait rien d’élégant. « Alors, il n’en saura rien. » Personne ne parlerait. Pas elle, sans doute pas les elfes de maison qui bien souvent faisait comme s’il ne savait absolument rien de ce qui se passait au sein du manoir Hackett, ils n’étaient pas fous, ne rien voir, ne rien savoir, les épargnait, un peu plus longtemps. Car oui, les elfes de maison ici ne restaient jamais bien longtemps. Tués par un Silas énervé qui ne trouvait rien de mieux à faire que de tuer ces pauvres elfes, si bien que Shae-Layne devait toujours trouvé des excuses pour justifier leur disparition auprès de sa fille qui s’attachait bien rapidement à eux. Quand ils n’étaient pas malades, ils étaient trop vieux, parfois même, on les libérait parce qu’ils avaient bien travaillé. Tant de mensonges pour ne pas ternir l’innocence si admirable de la jeune femme. Shae-Layne avait probablement tord de la couver de la sorte, mais elle était incapable d’agir autrement. Elle ne voulait pas voir la jeune femme souffrir et elle semblait encore voir son père comme un être extraordinaire qui l’aimait de tout son cœur et qui était infiniment bon. Tout ce qu’il n’était pas en somme. Viendrait un jour où elle trouverait une excuse pour justifier sa mort à lui aussi et le plus tôt serait le mieux. Elle écouta les paroles de la jeune adolescente. Elle avait pris la fuite. N’importe qui aurait agit de la sorte à sa place. Elle-même elle avait songé à cette éventualité des millions de fois mais elle était une Fleming et une Fleming n’était pas vouée à crapahuter dans les bois pour sa survie. Etre une Fleming, c’était sans doute une bonne façon de cacher sa lâcheté en la déguisant en honneur familial. Au moins, âgée de seulement dix-sept ans, Cersei elle, elle prenait sa vie en mains, elle faisait ses propres choix alors que Shae-Layne ne l’avait pas fait, ni à dix-sept ans, ni aujourd’hui qu’elle avait atteint la quarantaine. « Tu seras mieux ici que dans les bois. » Au moins pour un court instant. Elles le savaient toutes les deux, si elle comptait fuir son père elle ne pouvait pas rester ici. S’il devait la chercher ce serait d’abord dans tous les coins qu’elle avait fréquenté régulièrement et ce manoir en faisait parti, de plus Silas la livrerait sans remords s’il la voyait. « Je peux t’aider. Un peu. Mais il va falloir apprendre à te débrouiller toute seule si tu ne veux pas qu’il te retrouve. » Allez toquer aux portes des gens, ce serait rapidement le meilleur moyen de se faire repérer. « Je peux te fournir de l’argent, de quoi manger, de quoi te chauffer, probablement une tente aussi et t’aider à réviser les sortilèges les plus utiles. Mais le reste, ne dépendra que de toi et toi seule. » C’était une chose dont elle devait avoir bien conscience avant de se lancer là-dedans. Elle serait seule dans cette galère et le peu d’aide que Shae-Layne pouvait lui fournir finirait par ne plus être franchement utile quand les semaines, puis les mois s’écouleront. Les années peut-être, nul ne savait quand est-ce que Doezwal lâcherait l’affaire.

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