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 SAÍRÉANN ◮ somewhere deep in the dark.

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MessageSujet: SAÍRÉANN ◮ somewhere deep in the dark.   Lun 25 Mar - 22:27


saíréann u. ò'leirigh
it's where my demons hidex x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x

ft. nico tortorella ◊ like a wizard
✲ NOM : Ò'Leirigh. Un nom irlandais, origine dont Saíréann est on ne peut plus fier puisque, tous comme le reste des siens, il prétend que sa famille vient d'Irlande depuis la nuit des temps. La chose qui l'insupporte certainement le plus à propos de son nom, c'est le fait qu'il lui viet du côté paternel, amenant avec lui une impureté de sang qui déplait fortement au jeune homme, puisque son père n'était qu'un vulgaire moldu. Aujourd'hui encore, il lui arrive d'en vouloir à son paternel de l'avoir ainsi rendu sang-mêlé, bien qu'il sache que sans lui, il ne serait certainement pas là aujourd'hui. Tout au contraire, il lui est déjà arrivé de prétendre préférer ne pas être né, afin d'éviter la soit-disant honte qu'il doit supporter tous les jours à cause de ce nom qu'il n'a pas choisi. ✲ PRÉNOM(S) : Saíréann. Un prénom typiquement irlandais, en l’honneur de ses origines familiales, mais aussi du lieu où les siens ont toujours vécu. Pour certain, cela peut paraître être un nom étrange mais pour lui, cela est tout à fait normal. Là où il a grandi, son prénom s’est toujours bien fondu dans la masse. Ulv. Deuxième prénom dont peu de personnes connaissent l’existence. Celui-ci signifie « loup » dans bon nombre de patois nordiques, mais cela, le jeune homme l’ignore, n’ayant jamais été plus loin dans la signification de ses prénoms, se contentant de les porter. ✲ ÂGE : Vingt-deux ans. Cela le place ainsi comme étant le quatrième enfant de sa famille, avec un frère et deux sœurs ainés. Il a également trois frères et sœurs derrière lui, ce qui le place ainsi comme étant l’exact milieu de l’ensemble de la fratrie Ò'Leirigh. ✲ DATE ET LIEU DE NAISSANCE : Il est né le trente juillet mille neuf cent soixante-quinze à Skerries, quarante-deuxième ville la plus développée de la république d’Irlande, portant également le nom de Na Sceirí en gaélique, qui est l’ancienne langue irlandaise. ✲ EMPLOI : Rafleur. Son frère aîné s’était déjà engagé dans cette voie avant lui, amenant par la suite sa jeune sœur sorcière. La deuxième fille ne prit pas place dans cette branche, faute de pouvoirs magiques, mais ce fut à son tour de rejoindre les patrouilles de rafleurs. Ainsi, sur les trois premiers enfants sorciers de la famille, aptes à travailler, les trois se sont tournés vers cette occupation. On peut ainsi dire que cet emploi et en bonne voie pour devenir le métier de prédilection familial. ✲ STATUT DU SANG : Sang-mêlé. Saíréann ne comprend toujours pas pourquoi sa mère s’est entichée d’un né-moldu, souillant ainsi son sang-pur pour pondre des enfants sang-mêlés. Il n’en veut pas pour autant à sa maternelle, préférant vouer une haine presque viscérale à la mémoire de feu son père. Il ne parvient pas encore à le pardonner d’avoir souillé son sang, l’exposant ainsi aux moqueries des autres sorciers et lui bloquant ainsi la porte, alors qu’il tente de devenir mangemort. ✲ ANCIENNE MAISON : A ses onze ans, c’est à poufsouffle que le jeune homme est envoyé. Jamais il n’a cherché à comprendre pour quelles raisons il a été envoyé dans cette maison, souvent oubliée du plus grand nombre, railleries de beaucoup pour son emblème peut avenante de blaireau. Peu lui importe finalement, cette maison lui a toujours assez bien convenue. ✲ SITUATION AMOUREUSE : Saíréann est célibataire mais ne tente pas pour autant de se chercher une compagne, sachant pertinemment que sa mère lui en cherche déjà une. Une jeune femme de sang-pur, probablement, afin de relever l’identité sanguine familiale. L’idée qu’on le coltine avec quelqu’un qu’il ne connait même pas, l’agace plus qu’autre chose, mais il se garde bien d’en faire part à sa maternelle, de peur de la vexée. Sachant qu’elle le pense déjà responsable de la mort de son mari, il ne souhaite pas l’agacer outre mesure, bien qu’il est innocent dans cette histoire.

❖ ❖ ❖

C'est une baguette bien spéciale que celle de Saíréann, sculptée avec soin du bois d'un chêne, d'une finesse inestimable. C'est il y a très longtemps que celle-ci a choisi son sorcier, à cette époque il n'avait que onze ans et a d'instinct su qu'elle était faite pour lui : réfléchie, réservée, conciliante sont les principales qualités de cette baguette, spécialisée malgré tout en sortilèges défensifs. Le cœur de cette baguette recèle bien des mystères, mais c'est la magie d'un crin de licorne qui lui donne toute sa puissance.

L'avis de ton personnage sur VoldemortAu fond, je n’ai que faire de cet homme. Il ne m’inspire ni crainte, ni peur, ni terreur ou tout autre sentiment négatif. Tout comme il ne m’inspire rien de positif d’ailleurs, puisque je ne me considère pas non plus comme étant l’un de ses adorateurs. La seule chose qui m’intéresse le concernant, c’est le fait que ce soit par son intermédiaire que je reçois mon salaire à chaque fin de mois. C’est par lui, ou du moins par l’intermédiaire de l’un de ses sbires, que je suis dans la possibilité de vivre et de subvenir convenablement – dans la mesure du possible – à mes besoins. Mais bien plus que lui-même ou encore que les autres rafleurs, ce sont ses mangemorts qui m’intéressent. Il ne faut pas être devin pour percevoir toute la puissance et la sécurité qu’ils dégagent. Et c’est sûrement pourquoi je veux adhérer en leur rang aujourd’hui, sans avoir besoin de préciser que je compte bien me servir de leur influence pour régler quelques affaires personnelles. Quoi que pour l’instant, le tout semble plutôt mal parti, étant donné que je passe pour un imbécile auprès du mangemort chargé de décider si je peux ou non entrer dans leur rang.

Ton personnage et l'Ordre du Phénix Ces gens-là sont de parfaits idiots. J’ai beau n’en connaître aucun personnellement, je peux le déduire par le simple fait qu’ils osent se soulever contre l’autorité du Seigneur des Ténèbres alors qu’ils savent parfaitement que tout cela n’est que peine perdu. Ils ne sont qu’un groupe de suicidaires dépressifs, en quête d’adrénaline. Le problème majeur réside certainement dans le fait qu’ils emmènent bon nombre de personnes dans leur chute. Et pas forcément des personnes ayant montré un intérêt quelconque à ce en quoi ils croient. Ils ont beau critiqué les mangemorts et leurs idéaux, ils ne sont pas mieux pour autant. Après tout, c’est lors d’une altercation avec des membres de l’ordre du phénix, que mon frère s’est retrouvé à l’article de la mort. Sûrement a-t-il périt à la suite de ses blessures d’ailleurs, je n’en sais rien. Une chose est sûre en tout cas, c’est qu’ils ne sont pas aussi innocents qu’ils tentent de le faire croire, puisqu’ils font eux aussi des victimes ici et là. Ainsi, comment croire et suivre des personnes qui n’acceptent même pas de reconnaître leurs tords et leurs actes ? Cela me semble complètement absurde et c’est pourquoi je comprends sans mal pourquoi ma famille s’est tournée vers les forces du mal.

Ton personnage et la situation actuelle Techniquement, je me trouve aujourd’hui dans le groupe étant en position de force. Ainsi, les forces du mal comprennent le plus de partisans et se trouvent ainsi avantagées par rapport à l’ordre du phénix et de ses soi-disant bienfaiteurs. Seulement, même si je ne me trouve pas particulièrement en danger aujourd’hui, je dois avouer que je ne suis pas spécialement rassuré. En n’ayant pas su mener à bien la seule tâche que m’a confié un mangemort et en m’attirant ainsi ses foudres, je dois avouer que je ne me sens pas particulièrement serein, craignant ainsi ses promesses de vengeance comme la peste. Je cherche pourtant à réparer mes erreurs et même si je commence à craindre de ne pas en être tout à fait capable, je continue à espérer y parvenir. Ainsi l’espoir m’habite que, si je parviens à corriger mes erreurs passées, l’on puisse me prendre plus facilement dans les rangs des mangemorts, afin de que je puisse me faire tout petit par la suite dans le but de vivre une existence à peu près tranquille par la suite. Quoi que je ne sais pas vraiment comment est mon mangemort de référence, autant au niveau de ses réactions – quoi que j’ai déjà eu le loisir d’avoir un aperçu – qu’au niveau de son caractère. Pourtant je ne perds pas espoir, préférant m’accrocher à cette idée afin de me donner plus de force, me plaisant également à croire qu’ainsi, ma famille sera fière de moi.

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croco ◊ 7j/7 de connexion
✲ PSEUDO : si vous le connaissez pas à la longue (surtout qu'il est écrit au dessus) c'est qu'il y a vraiment un problème Rolling Eyes. ✲ PRÉNOM : noémie. ✲ PERSONNAGE : scénario, comme d'habitude ai-je envie de vous dire hein. ✲ PAYS : frontalière france/belgique, mais comme mon ordi est en belgique, vous voyez ça comme vous voulez. même fuseau horaire t'façon, ça change rien. ✲ OU AS-TU TROUVÉ LE FORUM : évitons les histoires à rallonge, disons juste que bazzart est le formidable ami qui m'a amenée ici il y a très loooongtemps. ✲ TON AVIS SUR PI : c'est le meilleur forum du monde, toutes catégories confondues :fall:. ✲ UN DERNIER MOT : c'est la première fois que je fais un personnage plus pro-voldy que pro-odp, ça fait bizarre :hum:




Dernière édition par Saíréann U. Ò'Leirigh le Dim 31 Mar - 20:17, édité 8 fois
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MessageSujet: Re: SAÍRÉANN ◮ somewhere deep in the dark.   Lun 25 Mar - 22:27


i want to hide the truth
i want to shelter you
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Aujourd’hui, c'est l’anniversaire de ma sœur. Troisième enfant de la famille, elle est pourtant mon aînée de deux ans. Et alors que je n’ai que neuf ans, elle fête à présent son onzième anniversaire. Un grand sourire fend le visage de mon père, mais c’est bien le seul à revendiquer une expression joyeuse. Ma mère a le front barré d’une ride qui laisse entendre qu’elle est soucieuse. Placé près de la fenêtre, mon frère regarde fixement au dehors, ne semblant pas avoir envie de se mêler à la fête. Ce n’en est pas vraiment une d’ailleurs, ma sœur se montrant tout aussi soucieuse que les deux autres. Un peu dépassé par tout cela, je n’ai pas remarqué auparavant l’absence de ma plus grande sœur. Mais à présent, son absence se fait plus pressante, étouffant l’atmosphère d’un poids écrasant. Je déglutis alors que je m’approche de mon frère, ayant l’impression de me déplacer en faisant un bruit monstrueux, alors que mes souliers s’entrechoquent avec le sol. C’est ma voix qui brise finalement le silence, se faisant chevrotante, alors que la peur me tord le ventre. C’est la première fois que je perçois un anniversaire avec une ambiance si froide, à tel point que l’on se croirait à un enterrement. « Que se passe-t-il ? » Semblant tout d’abord ne pas m’avoir entendu, mon frère finit par pivoter dans ma direction. Ses prunelles me fixent un instant avec froideur, alors que je sens qu’il me scrute comme jamais il ne l’a fait auparavant. Je me sens comme fouiller de l’intérieur, mais n’ajoute rien, attendant simplement qu’il me réponde. « La lettre. Elle n’a toujours pas reçu la lettre de Poudlard. » articule-t-il finalement. Poudlard, ou l’école de sorcellerie dans laquelle ont été envoyés mon frère et ma première sœur. Chose pas si étonnante que cela, étant donné que ma mère est elle-même une sorcière. Seul mon père n’est pas lié au monde de la magie. Je hausse un sourcil, dévisageant mon frère alors que je sens le regard de ma génitrice, se poser sur moi, m’octroyant un frisson dans le cou. « Et qu’est-ce que cela veut dire ? » Il secoue doucement la tête avant de hausser brièvement les épaules. Derrière moi, c’est la voix de ma mère qui s’élève et je pivote tout de suite dans sa direction, remarquant aussitôt que ma sœur a baissé la tête. « Elle n’a jamais montré de compétence en magie auparavant. Et puis il y a cette absence de lettre. Elle n’est pas sorcière, voilà ce que cela veut dire. » dit-elle d’une voix tranchante. A ses côtés, sa fille – ma sœur – se tasse sur sa chaise, essayant de se faire plus petite face à la cruauté que laisse poindre ma mère dans sa voix. Mon père s’empresse alors de la prendre dans ses bras pour la réconforter, alors que des larmes se mettent à rouler sur ses joues. Ma gorge se sert à cette vision, alors que je m’empresse de détourner le regard pour le fixer sur le sol. J’ai soudainement peur de devoir faire face au même genre de fête d’anniversaire, si dans deux ans, j’apprends moi aussi que je ne possède pas de pouvoirs magiques. Je ne veux pas voir une déception identique se peindre sur le visage des miens, par ma faute.

« Saíréann ! Debout, allez ! » Mes paupières battent quelques instants dans le vide, alors que je tente de m’acclimater à la lumière du jour, s’infiltrant à travers mes cils. Mon frère semble pourtant bien plus pressé que d’accoutumée, puisqu’il se met alors à me secouer comme un prunier. Je m’empresse alors de me redresser sur mes avant-bras, le foudroyant du regard, ne m’étant pas attendu à ainsi être réveillé de bon matin. « Un hibou est venu pour toi ce matin. » me signifie-t-il en me lâchant, esquissant quelques pas en direction de la porte. Je m’empresse aussitôt de me relever, sortant de sous mes draps pour enfiler quelques vêtements en toute hâte. « Un hibou ? » je lui demande alors que je finis d’enfiler mon pantalon, fixant son dos avec insistance alors qu’il s’arrête subitement, la main posée sur la poignée. Lorsqu’il se retourne, je n’ai aucun mal à constater son attitude pincée alors qu’il sert la mâchoire en me dévisageant silencieusement. Je finis de boutonner ma chemise alors que je m’empresse de m’approcher de lui, me postant devant lui tout en scrutant son visage en arborant un air inquiet. Mon cœur se met à battre plus rapidement en raison de l’adrénaline ; je n’ai jamais reçu de hibou auparavant, et je me demande quel genre de mauvaise nouvelle cela peut laisser présager. Il garde tout d’abord un air impassible, avant de laisser ses traits se fendre dans un sourire. « Le parchemin porte le cachet de Poudlard. Joyeux anniversaire Saíréann. » me souffle-t-il alors qu’il se met à me flatter l’épaule d’une tape amicale. Je reste un instant stoïque, le regardant en revêtant un air hébété. Avec le réveil brutal, je ne me suis pas rappelé de mon anniversaire, croyant plus à une mauvaise nouvelle qu’à quelque chose de positif à vrai dire. Je ne peux m’empêcher de laisser échapper un soupir de soulagement, alors que mon frère tourne de nouveau les talons pour se mettre à dévaler les escaliers. Je reste sur ses talons, me précipitant à sa suite alors que le bois se met à grincer sous la pression de nos deux poids respectifs. Le bruit me parait assez familier désormais, aussi je ne m’en préoccupe guère, me contentant de sourire à son entente alors que je me sens subitement rassuré. D’après mon frère, je suis donc un sorcier. Cela me soulage fortement, étant donné que depuis deux ans, la peur me tord le ventre à chaque fois que mes pensées se dirigent vers le monde magique. Lorsque j’entre dans le salon, seule ma mère y est présente, installée autour de la table. Son visage s’éclaire lorsqu’elle aperçoit mon visage et elle se lève précipitamment, venant se jeter dans mes bras, m’enlaçant en adoptant un air protecteur. « Un troisième sorcier dans la famille. » conclut-elle en se détachant un peu de ma personne, me couvant de son regard maternel. « Joyeux anniversaire. » Ses yeux se mettent alors à pétiller de plus belle, alors qu’elle me tend une enveloppe cachetée du saut de Poudlard, sur laquelle est inscrite mon nom ainsi que mes coordonnées, d’une belle écriture manuscrite réalisée à l’encre couleur émeraude. C’est à mon tour de laisser mon visage se fendre d’un sourire émerveillé alors que je m’empresse d’ouvrir la missive, marquant ainsi mon premier véritable pas vers le monde magique.

Deux coups, frappés de façon sèche à la porte. Celle-ci pivote alors instantanément sur ses gonds, nous laissant ainsi entrevoir l’intérieur du château. Celui-ci est magnifique, concurrent de beauté avec son extérieur et l’architecture moyenâgeuse. Les murs sont tapissés de tableaux, dans lesquelles se déplacent les portraits, nous dévisageant avec attention, échangeant quelques murmures entre eux. Je suis envouté par ce spectacle d’un genre nouveau. Le demi géant me sort subitement de mon agréable torpeur, alors qu’il nous presse vers l’intérieur, nous obligeant à monter les grands escaliers. Nous devons attendre quelques minutes, juchés sur les marches en silence, aucun de nous n’osant prononcer un mot, comme submergés par la magie de l’instant. Autour de moi, les respirations se font saccadées, alors que les personnes continuent de s’émerveiller sur les décorations alentours. Finalement, une femme vêtue d'une longue cape et la tête surmontée d'un extravagant chapeau pointu, revient vers nous. Les quelques murmures gênés s'étant élevés depuis quelques instants, s'éteignent soudainement alors que tout le monde est pendu aux lèvres de la nouvelle arrivante. « Mettez-vous en rang et suivez moi. » Sa voix est la même que celle qui s'est élevée tout à l'heure pour nous expliquer comment les choses vont se passer. C'est sûrement pourquoi tout le monde est aussi silencieux à son approche. Elle représente l'autorité suprême pour le moment. Aussi lorsqu'elle tourne les talons pour passer de nouveau une porte à battants épais, ouvrant sur une salle immense dans laquelle sont installées quatre tables autour desquelles sont installés bon nombre d'élèves, tout le monde lui emboite le pas, moi compris. Alors que nous nous arrêtons auprès d'une estrade, un étrange chapeau sale et rapiécé, simplement posé sur un tabouret, se met alors à chanter. En écoutant les paroles, je remarque que celles-ci content l'histoire de Poudlard, mais aussi les caractéristiques des quatre différentes maisons. Aussi j'écoute attentivement, tout en me remémorant les dires de mon frère, en ce qu'il s'agit des maisons, comparant le tout à ce qu'il m'a dit par rapport aux maisons. Les explications du choixpeau sont tout de même bien plus claires que celles de mon frère. Lorsqu'il finit sa chanson, celle s'étant revendiquée comme étant le professeur McGonagall un peu plus tôt, s'avance alors de nouveau, enserrant fermement un rouleau de parchemin dans sa main droite. « Quand j'appellerai votre nom, vous mettrez le chapeau sur votre tête et vous vous assiérez sur le tabouret. » énonce-t-elle avant de déployer son parchemin, se mettant à lancer à la cantonade les noms un par un. J'observe le manège d'un air intrigué, lorsqu'enfin vient mon tour. « Ò'Leirigh, Saíréann ! » Le cœur battant à toute vitesse dans ma poitrine, je gravis finalement les quelques marches menant au sommet de l'estrade, pour m'asseoir sur le tabouret alors que le professeur McGonagall place le choixpeau au-dessus de ma tête. Je l'entends gromeller, réfléchissant à voix haute alors que mon corps est pris d'innombrables frissons. « POUFSOUFFLE ! » chantonne finalement le choixpeau au-dessus de mon crâne, affichant sans aucun doute un air triomphant après avoir mis quelques minutes à délibérer. Aussitôt, de l'une des quatre grandes tables se mettent à s'élever de puissantes clameurs alors que les autres tables se contentent d'applaudir poliment. Un sourire satisfait apparaît sur mes lèvres alors que je me presse de rejoindre la table. A peine me suis-je installé sur le banc que déjà, un jeune homme s'approche pour me serrer la main. « Bienvenue à Poufsouffle. » Je lui tends moi aussi la main, prenant la sienne dans la mienne, plongeant mon regard dans le sien. « Andrew. Nos frères sont rafleurs dans le même groupe. » se présente-t-il alors. Je hausse un sourcil pour le dévisager, mais finit simplement par me détourner, me disant qu'il a dû se tromper de personne. Jamais mon frère ne m'a dit avoir adopté un quelconque métier et encore moins celui de rafleur. Je ne peux m'empêcher de pouffer en repensant aux histoires contées par ma mère, qui me désignait les rafleurs comme étant des guerriers cochons, alors que je porte de nouveau mon attention sur la cérémonie de répartition.

« Un. » Les paumes de mes mains placées devant mes yeux, je me mets à compter alors que de derrière moi, me parviennent les éclats de rire de mes jeunes frères et sœurs. « Deux. » Rapidement, les bruits se dissipent et je devine que je suis à présent seul dans la pièce. En tendant un peu l'oreille, je perçois des bruits de pas, mais aussi le bois de l'escalier qui grince sous le poids de quelqu'un. « Trois. » Soudainement, plus aucun bruit ne me parvient, pas même depuis les escaliers. La maison est plongée dans un silence qui m'arrache un frisson, qui me parcourt de part et d'autre. « Quatre. » Au-dessus de moi, les bruits reprennent et je me doute que quelqu'un s'est mis à marcher, faisant crisser le parquet sous ses pas. Je reconnais sans mal la démarche pesante de mon grand-frère, l'aîné de la famille. Peu après, je distingue également la démarche de mon paternel, du côté opposé. « Cinq. » Un cri. De l'horreur mêlée à l'effroi. Je laisse retomber mes bras le long de mon buste alors que mon cœur commence à s'emballer. L'adrénaline infiltre mes veines alors que je reconnais clairement le timbre de voix de mon paternel. Sans attendre une seconde de plus, je me précipite en direction de l'escalier et en gravis les marches deux à deux, le cœur battant toujours à tout rompre. « Non ! » je hurle finalement en voyant mon frère, la baguette toujours enserrée dans son poing. Un sourire narquois tord ses traits, alors qu'il semble fier de son acte. A ses pieds, gît le cadavre de mon paternel. Mon frère finit par se tourner vers moi, sans se défaire de son air satisfait. Il laisse même échapper un léger ricanement alors que des larmes se mettent à rouler sur mes joues. Je me précipite alors vers mon paternel, tombant à genoux face à son corps sans vie. « Mais qu'as-tu fais ? » je hurle à l'intention de mon aîné alors que mes yeux s'embuent par les larmes. Celui-ci laisse aussitôt échapper un nouveau rire tonitruant et je ne peux m'empêcher de le fusiller du regard, à travers mon rideau de larmes. Cela semble le ramener sur terre, puisqu'il opte soudainement pour une expression impassible. Se penchant vers moi, il me saisit alors par le col et me soulève pour me remettre sur pieds. De quelques gestes adroits, il sèche alors mes larmes avant de planter son regard dans le mien. Il me dévisage ainsi quelques instants, alors que son expression de visage se fait inquisitrice. « Sèche tes larmes. Arrête de pleurnicher comme une fillette. » me crache-t-il soudainement au visage, tout en me relâchant subitement. Il me pousse alors en arrière, me faisant tituber légèrement. Ses traits n'ont plus rien de rieurs à présent. « Arrange-toi pour continuer d'occuper les autres pendant que je débarrasse la pièce. Dépêche-toi. » me lance-t-il subitement, tout en me désignant la porte. Un instant, j'hésite entre aller m'occuper de mes frères et sœurs comme il me l'ordonne ou rester ici. Mais un seul regard en direction du cadavre de mon père, finit de me convaincre qu'il vaut mieux écouter mon frère. Une mort suffit amplement, aussi est-il inutile de lui fournir une raison pour mettre fin à mes propres jours. C'est donc en baissant la tête et en courbant l'échine face au mangemort, que je m'empresse de quitter la pièce. J'en profite aussi pour ravaler mes larmes, jugeant inutile d'affoler les plus jeunes de la famille.

Je suis assis sur une chaise dont les tissus sont déchirés et regarde par la fenêtre, lorsque la porte pivote sur ses gonds derrière moi. Je ne prends pas la peine de me retourner, préférant continuer à regarder à l’extérieur avec insistance, alors que des larmes menacent toujours de poindre aux coins de mes yeux. « Cesse de pleurnicher, ça ne le ramènera pas à la vie. » m’intime alors mon frère d’une voix cassante. Je ne lui réponds pas ; il me fait peur désormais. Derrière moi, je l’entends soupirer alors qu’il finit par s’approcher à pas lents, faisant craquer les lames de parquet sous son poids. « Allez, arrête de te comporter comme un enfant, ça te passera. » Cette fois, je fais rapidement volte-face, afin de la foudroyer du regard alors que ma mâchoire se contracte en raison de la fureur qui s’empare soudainement de moi. « Tu l’as tué ! » Je vois un sourire se dessiner sur lèvres alors qu’il secoue doucement la tête. « Brillante constatation. C’est à serdaigle qu’on aurait dû t’envoyer. Le choixpeau a dû mal analyser ta logique. » Je sers les poings face à son sarcasme mais préfère ne pas relever. Il tente de dévier le sujet, comme il l’a toujours fait. Mais jouer sur la ruse n’a jamais été son fort. Et encore aujourd’hui, cela se ressent, en vue de sa maladresse. « Tu l’as tué et tu veux que je l’oublie ! » L’accusation se répercute en échos sur les parois de la pièce. Mais si mon frère semble perdre un peu de sa bonne humeur, il ne se défait pas pour autant de son sourire. « Un jour, tu me remercieras. Tu ne le sais pas encore, mais sa disparition va te faciliter la vie. » Mon cœur se met à battre un peu plus fort dans ma poitrine alors que je le dévisage, une lueur d’incompréhension dans le regard. « Mais… » Il parvient à couper mes protestations, en brandissant simplement son index face à lui. Bouche bée, je le regarde faire alors qu’il s’approche à son tour de la fenêtre, scrutant un instant l’extérieur, avant de lancer une bourse sur mon lit. « Il va falloir que tu penses à nettoyer les vitres. Et cette chaise… Il va falloir en changer. » souffle-t-il d’un air blasé avant de me faire signe d’avancer vers le lit. Je m’exécute et, écartant les lanières de cuir fermant la bourse, découvre l’éclat du plus grand nombre de gallions qu’il m’ait été donné de voir rassembler durant cette vie. « Tu – tu tentes d’acheter mon silence. » Il secoue brièvement son index face à lui, signe que je me trompe. Ainsi finit-il de pivoter sur lui-même, venant se placer face à moi alors qu’il fixe ses prunelles dans les miennes. « Au contraire, je revendique mon crime. » Il me tapote alors l’épaule avant de s’écarter de moi. « Considère ça comme de l’argent de poche, si tu veux. » me signifie-t-il alors en m’adressant un léger clin d’œil. « En tout cas, n’oublie jamais que le passé ne peut être changé et que seuls les faibles s’y attachent. Les personnes fortes se tournent vers l’avenir. » Et sans ajouter un mot de plus, il passe ainsi la porte en sens inverse, me laissant seul dans la pièce. Désappointé, je me laisse alors glisser au sol avant de me prendre la tête dans les mains. Pas pour pleurer cette fois, mais pour réfléchir.

« Saíréann, courrier ! » Je me tourne vivement en direction de mon frère, le dévisageant avec intérêt. Sa cape fouette ses mollets alors qu'il finit de dévaler l'escalier pour venir à ma rencontre. La mâchoire serrée, je le regarde se présenter devant moi, lui portant toujours une certaine rancœur pour avoir tuer mon père. Il jette une enveloppe sur la table face à moi, où mon nom est inscrit par la même main que la première lettre venant de Poudlard. Je repose un instant mon regard sur mon frère alors que celui-ci, adoptant un air impatient, me fait signe que je dois me presser de l'ouvrir. Me saisissant de l'enveloppe, j'en romps le cachet avant de me saisir de la missive, m'empressant de me mettre à lire les quelques brèves phrases qui sont inscrites sur le morceau de parchemin. « Alors ? » me relance mon frère, tout en esquissant quelques nouveaux pas dans ma direction. Je redresse doucement la tête, adoptant un air hébété alors que les mots transcrits sur la missive s'insinuent peu à peu en moi. « Je – je suis préfet. » Aussitôt, le visage de mon frère s'éclaire alors qu'il semble bien plus heureux que moi-même d'apprendre la nouvelle. Il faut dire que la nouvelle me prend un peu au dépourvu, aussi suis-je encore bien trop sous le choc pour assimiler l'entièreté de la nouvelle. Il s’empresse de venir s’asseoir auprès de moi, passant son bras autour de mes épaules pour me serrer maladroitement dans ses bras. Lorsqu’il se recule, je peux nettement voir ses yeux qui pétillent de malice. « Saíréan, je suis ton frère n’est-ce pas ? » me demande-t-il subitement. Un peu pris au dépourvu, je ne réponds pas tout de suite, préférant m’écarter légèrement de lui pour le dévisager longuement. Cela parait l’agacer, seulement tente-t-il de ne pas le montrer, même si je vois bien à son rictus que cela lui est difficile. Il s’éclaircit alors un peu la gorge, comme pour me sortir d’une rêverie dans laquelle je ne suis jamais entré. « Oui. » je lui réponds simplement, ne cherchant pas à nier l’évidence. Un sourire satisfait prend alors de nouveau place sur ses lèvres, alors que me prenant le parchemin des mains, il en sort un insigne de préfet flambant neuf, qu’il s’empresse d’épingler à ma chemise. Je le regarde faire en silence, simplement émerveillé par la beauté de l’objet. Représentation d’une chose que je n’ai jamais rêvée. « Je peux donc te demander une faveur ? » Je sens venir le coup fourré. Venant de sa part, ce ne serait pas la première fois. Je passe rapidement ma langue sur mes lèvres, tentant de prendre du recul face à la situation. Mais je m’aperçois bien vite que je ne suis pas en mesure de lui résister. Il est mon frère après tout. « Assurément. » Les coins de ses lèvres s’étirent un peu plus face à ce bout de promesse, alors qu’il se redresse d’un coup, adoptant un air subitement plus sérieux. « Maintenant que tu es préfet, tu vas être vu de tous. Tout le monde te connaîtra. Les fils de mangemorts tenteront de t’approcher, pour profiter de ta toute nouvelle notoriété. » Il s’arrête alors, me dévisageant un instant alors que je fais de même. Je ne vois pas où il veut en venir, ce pourquoi tous mes sens se mettent subitement en éveil. Aussi j’attends qu’il continue, bien résolu à ne rien dire tant qu’il n’aura pas été au bout de son idée. « Fais de même avec eux. Rapproche toi d’eux, fais toi bien voir et… Parle de moi. Tu sais à quel point je rêve de rejoindre les mangemorts. Tu as le pouvoir de m’aider à le faire alors. » Il adopte alors une attitude suppliante que je ne lui ai jamais connu et, attendrie par son air, je me lève à mon tour pour venir à son approche. « C’est entendu. » Un grand sourire s’étire sur mes lèvres alors que je lui sers fermement la main, nouant ainsi notre pacte.

« Bouge-toi de là ! » je hurle au visage du gryffondor de première année. Le nouvel élève donne aussitôt l’impression de se recroqueviller sur lui-même, tentant de se faire le plus petit possible, comme pour éviter d’attirer plus longtemps mes foudres. « Non mais tu ne m’as pas entendu ? Je t’ai dis de déguerpir. » Je sers la mâchoire alors que je le regarde s’empresser de prendre ses jambes à son cou, détalant dans vers le bout du couloir à toute vitesse. « Vingt points de moins à gryffondor pour avoir tenter de s’introduire dans la salle commune de poufsouffle ! » je hurle à son attention, alors qu’il presse un peu plus le pas. Un sourire s’étend subitement sur mes lèvres. Je commence réellement à prendre goût au pouvoir que me confère l’insigne de préfet, fièrement épinglé sur le revers de ma robe de sorcier. Ainsi, comme me l’a quémandé mon frère, je n’hésite pas le moins du monde à en user. « Et dix points de moins pour courir dans les couloirs ! » je lui lance une dernière fois, alors qu’il disparait enfin au tournant du mur. Je me tourne alors vers le serpentard qui m’accompagne, m’adressant un regard admiratif alors que ses lèvres sont étirées sur un sourire narquois. « Tu aurais vraiment dû être à serpentard. » me souffle-t-il finalement avant de tourner les talons, s’enfonçant vers le côté opposé du couloir. Je l’observe un instant, alors qu’il fait marche fièrement pour rejoindre son dortoir, avant de me tourner de nouveau vers la porte de la salle commune. Je m’empresse d’y entrer, bien décider à me caler dans l’un des fauteuils, afin de profiter de la chaleur douceâtre de la cheminée. Mais alors que j’entre dans la salle commune, je remarque tout de suite quelque chose d’anormal. Tous les élèves présents, se tournent subitement dans ma direction, me fixant avec les yeux écarquillés. Je fronce alors les sourcils, me stoppant sur le pas de la porte. « Que se passe-t-il ? » Personne ne me répond et c’est finalement un élève de première année qui me fait un signe pour désigner l’âtre de la cheminée. Je sers la mâchoire alors que je m’empresse d’avancer pour venir voir la cause de leur hébétement. C’est avec stupeur que je découvre le visage de mon frère à travers les flemmes. « Dehors ! Tout le monde dehors ! » Les autres poufsouffles s’empressent alors d’évacuer la salle principale de la salle commune. Je ne leur prête pas plus d’attention que cela, m’empressant de revenir sur la présence de mon frère. « Mais que fais-tu là ? » je lui demande, le cœur battant soudainement plus fort alors que je me demande par quel moyen il parvient à ne pas brûler alors qu’il se trouve au milieu des braises. « Épargne-moi tes questions stupides. » tranche-t-il alors d’une voix ferme. « Cela fait plus d’un an que tu m’as dit que tu allais t’arranger pour me trouver une place chez les mangemorts. Et rien n’est encore fait. J’ai fais des études et cela ne mène à rien. » Je pince les lèvres, ne sachant pas où il veut en venir, une nouvelle fois. Je ne suis pas parvenu à le faire bien voir auprès des mangemorts, voilà tout. Je ne vois pas ce qui l’oblige à me contacter au plus vite, faisant ainsi frémir d’angoisse l’ensemble des poufsouffles. « On ne va pas se voiler la face, tu as de moins bon résultats que moi. Tu n’es pas voué à un brillant avenir. Mais si tu veux, tu peux dès maintenant rejoindre les rafleurs. » Je me redresse. Les paroles de mon frère me font l’effet d’un coup de poing dans le ventre. Pourtant, après réflexion, je remarque qu’il n’a pas tord. Il a toujours eu de meilleurs résultats que moi. Et s’il n’est pas parvenu à trouver un meilleur métier que rafleur, je n’y parviendrais pas non plus. Peut-être même ne parviendrais-je pas au rang de rafleur. Alors autant saisir ma chance, maintenant qu’elle se présente à moi. « Et, comment fait-on ? » je lui demande alors, en replaçant mon visage au-dessus des flammes, tout en gardant une distance suffisante pour ne pas me faire brûler la peau. « Le week-end prochain, je t’attendrais au portail du château. » souffle une dernière fois sa voix, alors que son visage s’évapore du centre des flammes. Aussi je me retrouve seul dans la salle commune, seulement accompagné par le silence environnant, alors que je me laisse tomber sur le premier canapé venu. J’ai attendu tellement longtemps afin d’entrer à Poudlard, redoutant plus que tout d’être un cracmol ; qu’il me paraît à présent impensable de quitter l’école de sorcellerie avant la fin de ma septième année. Et c’est pourtant ce que je m’apprête à faire, me laissant simplement une semaine pour me préparer mentalement.

La brise d’automne me fouette le visage avec vigueur, me faisant frissonner de la tête aux pieds alors que, protégeant mon nez de mon écharpe, je me mets en route. Alors que ma cape fouette avec fureur mes mollets, je m’enfonce dans l’obscurité du parc. Derrière moi, les lumières du château brillent d’un éclat presque surnaturel, repoussant ainsi les spectres nocturnes. Je n’ai jamais réellement peur du noir, mais il faut avouer que je ne suis pas particulièrement rassuré présentement. Jetant souvent des regards par-dessus mon épaule, je m’assure que personne ne me suit. Mais je ne vois pas à plus de dix mètres, en raison de brouillard environnant, qui s’épaissit à chacun de mes pas. Aussi l’adrénaline infiltre de plus en plus mes veines, même si je me rassure en prétendant que si je ne suis pas en mesure de voir quoi que ce soit, personne ne peut me voir non plus. A ma gauche apparaît subitement la cabane du garde-chasse et alors que je m’arrête pour l’observer un instant, des bruits de chien qui aboie me parviennent aux oreilles, aussitôt suivis par la voix bourrue d’Hagrid. Je ne reste pas là une seconde de plus ; prenant mes jambes à mon cou. Alors que je parviens au portail, les miroitements du lac attirent une dernière fois mon regard, aussi me plais-je à m’arrêter pour le contempler un instant, admirant une dernière fois la silhouette du château par la même occasion. « Mais ne reste pas planter là comme un abruti ! » peste non-loin de moi, une voix qui m’est familière. Je fais rapidement volte-face pour découvrir mon frère de l’autre côté de la grille. Je m’empresse de le rejoindre, lui servant une moue désolée alors que je m’approche de lui. « J’espère que tu n’as pas attendu trop longtemps. » Il se met aussitôt à grommeler et je devine ainsi sans peine son énervement. « Cela fait bientôt deux heures que j’attends ! » raille-t-il d’une voix dure. Seulement, lorsque je baisse les yeux, je remarque qu’il tient toujours fermement sa baguette entre ses doigts, signe qu’il n’est pas là depuis si longtemps que ça, puisqu’il n’a même pas encore eu le temps de la ranger. Je me garde bien de lui faire remarquer pourtant. « J’en suis désolé. » je souffle à contrecœur alors que je m’approche du portail. Il semble alors se détendre, haussant brièvement les épaules alors qu’il me fait signe de m’approcher un peu plus. « Allez, tends moi ton bras à travers les barreaux. Lorsque tu seras à l’extérieur ainsi, tu pourras transplaner. » Je fronce subitement les sourcils, reculant de façon instinctive. Cela ne me semble pas être une très bonne idée. Je n’ai encore jamais passé mon permis de transplaner, aussi je ne sais pas très bien comment cela fonctionne, pourtant je suis à peu près sûr que cela est dangereux. Après tout, un sort de protection empêche les gens de transplaner aux alentours de Poudlard, que ce soit à partir de son enceinte ou de l’extérieur. Aussi je ne pense pas que le fait de simplement passer mon bras à l’extérieur, puisse me défaire de cette contrainte. « Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée. Je risque de me démembrer… » Je m’arrête subitement dans ma phrase, alors que mon frère fronce les sourcils, me dévisageant d’une façon dure. Je vois à la façon dont il tord sa bouche, qu’il est fort mécontent de la pseudo-résistance que je lui oppose. « Tu préfères rester ici, peut-être ? A ta guise. » L’air de rien, il me tourne alors le dos, faisant semblant de partir. Dans ma tête, je me mets à réfléchir à toute vitesse, me remémorant toutes les choses qu’il m’a dit lorsqu’il est entré en contact avec moi la dernière fois. Ma décision est vite prise. Me précipitant vers la grille, je me claque violemment contre celle-ci tout en passant mon bras au dehors, tentant de le retenir par le pan de sa veste. « Attends ! Je te fais confiance, emmène moi avec toi. » Un instant, la scène me semble figée, jusqu’à ce qu’il se retourne. Grâce aux rayons lunaires, je peux nettement distinguer le sourire narquois, imprimé sur son visage.





Dernière édition par Saíréann U. Ò'Leirigh le Sam 30 Mar - 20:24, édité 9 fois
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MessageSujet: Re: SAÍRÉANN ◮ somewhere deep in the dark.   Lun 25 Mar - 22:28


but with the beast inside
there’s nowhere we can hide
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Je ne peux m’empêcher de lâcher un bâillement, alors que je m’extirpe doucement de sous la couette. Derrière moi, les draps se mettent à remuer alors que la jeune femme se redresse sur un coude. Je me tourne alors vers elle, tandis que je finis d’enfiler mon pantalon, en bouclant la ceinture par la même occasion. Je ne me gêne pas pour l’embrasser du regard alors qu’un sourire ravit se dessine sur mes lèvres. « Tu ne peux pas savoir à quel point je t’aime. » je lui souffle alors, avant de me saisir d’un tee-shirt et de l’enfiler en toute hâte. Je remarque son sourire légèrement gêné et me demande alors si je ne lui ai pas fais peur en lui disant ses mots. Je sais que certaines personnes ont peur de s’engager et que les mots peuvent faire peur. Mais c’est la première fois que mon cœur bât ainsi à la vue d’une personne et je tiens à lui signifier. Me dirigeant vers l’armoire, je m’empresse de me saisir d’un sac de randonnée, déjà bien rempli. « Ma mère sera tellement contente d’apprendre que tu es une sang-pure en plus de ça. » Je ne peux m’empêcher de laisser échapper un léger rire à cette idée. Après tout, cela fait des années à présent que ma mère me bassine avec ses envies du fait que je dois me marier à une sang-pure, dire de remonter un peu l’honneur de notre famille. Longtemps, j’ai cru devoir me soumettre à un mariage arrangé, puis est venue Margaery. « Ta mère ? » demande-t-elle en finissant de se redresser. Je m’empresse de retourner dans sa direction, me posant sur le bord du lit pour l’admirer une dernière fois avant de devoir partir. « Oui, elle sera heureuse de le savoir. » Je la vois subitement pincer les lèvres et je me mets à paniquer, me demandant pourquoi elle réagit de façon aussi sceptique. J’ai soudainement l’impression de vouloir aller beaucoup trop vite et de l’effrayer. « Elle n’est pas obligée de le savoir. » Un peu sceptique, je fais la moue, me demandant ce pourquoi la jeune femme ne veut pas que ma mère connaisse son existence. Enfin, après tout, c’est son choix et je ne peux aller à l’encontre de celui-ci. « Bien, ce n’est pas grave, on en reparlera à mon retour. En attendant, je ne lui dirais rien. » Fermant les yeux, je m’empresse alors de déposer un baiser sur ces lèvres, avant de me reculer subitement. Cette fois, je n’ai pas ressenti cette même électricité qu’auparavant. Peut-être est-ce seulement parce que le baiser a été furtif. « Je vais y aller maintenant. Il ne faudrait pas que j’arrive en retard pour mon premier jour. » Je lui adresse un dernier regard, avant de me relever, quittant la chambre précipitamment. Je me doute que mon frère m’attend en bas, après tout je ne sais pas transplaner et il manie le transplanage d’escorte à la perfection. Aussi est-ce logique qu’il vienne me chercher, puisque nous nous rendons au même endroit. J’avoue toutefois qu’il n’est pas pratique de ne pas être en mesure de transplaner, pour un futur rafleur.

A l’intérieur de la tente, mon frère se tient vautré dans son fauteuil, les jambes croisées sur la surface d’un vieux bureau. Il me fait signe de m’approcher et je m’exécute, m’installant sur le fauteuil face à lui. Nous revenons tout justes d’une attaque à l’encontre de quelques moldus, mais il ne semble pas s’en soucier plus que cela, affichant un air serein comme à son habitude. « Alors mon frère, cela fait combien de temps que tu n’as pas vu une femme ? » Sa question me semble aussi soudaine qu’inattendue. Ayant dit à Margaery que je ne parlerais aucunement d’elle, je me contente d’hausser les épaules en arborant un air gêné. « Moi, j’en ai vu une hier soir. Tu ne devineras jamais comment elle s’appelle. » Il adopte un petit sourire satisfait, et je ne peux m’empêcher de froncer les sourcils. Il me semble de plus en plus insaisissable à vrai dire, surtout lorsqu’il part ainsi dans ses pseudo-énigmes. « C’est une fille de Poudlard ? » je lui demande sans réfléchir, lui adressant un regard interrogateur. Il secoue la tête en signe de négation, son sourire s’élargissant sur ses lèvres. « Margaery. » articule-t-il finalement. Et aussitôt, sa voix, la vision de ses prunelles et de ses lèvres, me reviennent en tête. Je tente tout de même de me rassurer, en me disant qu’elle ne doit pas être la seule à s’appeler ainsi. « Margaery ? » je demande en arborant un air détaché, malgré le fait que je sens mon cœur se comprimer au souvenir du prénom de la jeune femme. Face à moi, mon frère hoche doucement la tête. « Nous pensons bien à la même personne. Elle m’a longtemps parlé de toi, alors qu’elle était dans mon lit. J’avoue que c’était un peu lassant, à la fin. » Il laisse échapper un rire alors que je me lève d’un bond, les poings serrés et une expression de fureur peinte sur le visage. Je m’approche de lui, essayant d’adopter une attitude menaçante, mais cela ne sert à rien d’autre qu’à faire redoubler son rire d’intensité. « Comment oses-tu parler ainsi de la femme que j’aime ? » je lui hurle au visage. Cessant de rire, il m’adresse tout de même un sourire amusé, alors qu’il croise doucement les bras sur son torse. « Elle se joue de toi. Tourne la page. » Cette fois, je tente de le frapper, mais il esquive mon coup en se laissant tomber au sol. « C’est la deuxième fois que tu me demandes de tourner la page, la deuxième ! Et si j’ai accepté la première fois, cette fois… » Je n’ai pas le temps de finir ma phrase, puisqu’un bruit d’explosion provenant de l’extérieur de la tente, me coupe en plein milieu de celle-ci. Un instant, je garde le poing levé, près à l’abattre sur mon frère. Mais l’agitation provenant de l’extérieur, détourne finalement mon attention. A regrets, je laisse finalement retomber mon bras le long de mon buste. « Ne te crois pas sauver pour autant. » je lui signifie avant de sortir ma baguette de ma poche, afin de me précipiter à l’extérieur. Ainsi je tombe sur un carnage sans nom, qui me fait grimacer. Des éclats de lumière se diffusent en tous sens, illuminant la forêt à la manière d’un feu d’artifice, alors que les reflets de leur couleur se diffusent sur les troncs des arbres alentours. Rouge, vert, noir, jaune, blanc ; ils viennent de partout, se mêlant les uns aux autres et épaississant de plus en plus le chaos environnant à chaque instant. Je prends une grande bouffée d’air avant de me lancer dans la mêlée, esquivant quelques sortilèges alors que ceux-ci me frôlent pour aller s’échouer au loin dans les fougères. Le tout me semble durer une éternité et en même temps, simplement quelques instants, alors que je m’évertue à ne lancer que quelques sortilèges défensifs, incapables de faire du mal à une mouche. Pourtant, lorsque le tout se calme et que les personnes venues nous attaquer, s’éclipsent finalement, je remarque que d’autres ont été beaucoup moins raisonnables que moi. Des corps sont disposés au sol, autant ceux des rafleurs m’accompagnant que ceux de nos attaquants. Sur une veste, je reconnais nettement un badge revendiquant l’appartenance à l’ordre du phénix, alors qu’une faible voix m’appelle non loin. « Saíréann… » Je me retourne vivement, découvrant mon frère étendu sur le sol, une énorme flaque de sang répandue sous lui. Aussitôt, ma fureur à son égard me revient en tête, alors que j’avance dans sa direction, faisant craquer quelques brindilles sous mes pas. Je m’agenouille tout de même près de lui, posant mes mains sur sa blessure pour essayer d’en stopper le flot. « Je ne mérite pas de mourir. » Je secoue la tête, pinçant un peu plus mes lèvres l’une contre l’autre alors que je déglutis. « Personne ne mérite de mourir. » je lui signifie, le regard vide alors que je m’efforce de ne pas regarder son visage. Il se met alors à tousser, éclaboussant mes manches déjà couvertes de terre, du sang qu’il recrache. « Je regrette de ne pas avoir lancé le sortilège de la mort sur cet imbécile. » souffle-t-il d’une voix faible. Je baisse alors la tête, fixant une nouvelle fois sa blessure, remarquant à quel point son sang brille dans la semi-obscurité de ce début de soirée. « Le passé ne peut être changé et seuls les faibles s’y attachent. » je lui énonce alors avant de me redresser, n’hésitant pas un seul instant à m’appuyer sur son corps meurtri par les blessures, pour le faire plus rapidement. Sous mon poids, il laisse échapper un gémissement de douleur. Comme ceux qu’il qualifie si souvent de faible, alors qu’il s’amuse à les torturer de quelques sortilèges. « Tu m’as appris à ne pas aider les faibles, j’en suis désolé. » Je tourne alors les talons, m’enfonçant vers l’autre partie de la forêt, alors que derrière moi, je l’entends souffler mon nom à plusieurs reprises, le gémissant à la nuit. Avant d’être tenté de revenir pour le secourir, je transplane alors, comme il m’a lui-même appris à le faire, même si je n’ai toujours pas de permis.

Cela fait des mois à présent que je rôde sans cesse autour du Chaudron Baveur, admirant sans relâche les allées et venues de divers mangemorts. Un en particulier retient mon attention. Ainsi poster dans un coin de la pièce plongé dans l’ombre, je décide d’enfin approcher les mages noirs. Aussi j’observe peu à peu la table de mangemorts, alors que celle-ci se vide peu à peu. Au final, il ne me faut attendre qu’une petite heure, pour que la tablée soit presque entièrement vide, alors que seul un mangemort reste présent. « Bonsoir. » je souffle un prenant place à sa table. Il m’adresse aussitôt un regard mi-intrigué mi-surpris. Mais avant qu’il n’ait le temps d’ouvrir la bouche, je m’empresse de reprendre la parole. « Vous accepterez bien que je vous offre un whisky pur-feu ? » Et sans attendre qu’il acquiesce, je fais appel au barman du jour, qui s’empresse de venir m’amener deux verres pleins à ras-bord. J’en pousse un vers le mangemort avant de me saisir du miens, le portant aussitôt à mes lèvres pour en engloutir quelques gorgées. « Que me veux-tu ? » Je remarque qu’il n’a pas touché au verre que je lui ai fais amener, alors que je repose moi-même le miens sur la table. Je ne me suis pas attendu à trouver un homme encore lucide face à moi, ayant remarqué que les mangemorts ont tous passé la soirée à boire à cette table. Mais après réflexion, je ne me souviens pas avoir vu celui-ci porter la moindre goutte d’alcool à ses lèvres. « Vous auriez préféré du jus de citrouille ? » je lance à son attention tout en désignant le verre face à lui, de façon sarcastique. Il ne sourcille même pas. Légèrement agacé par ce manque de réaction, je passe ma langue sur mes lèvres avant de décider de répondre à sa question. « Je souhaite devenir mangemort et j'ai pensé que vous pourriez m'aider. » Un instant, il continue de me fixer en silence, avant d'éclater d'un rire tonitruant alors qu'il attrape le verre de whisky pur-feu. Interloqué, j'écarquille alors les yeux, le dévisageant comme-ci cela peut me permettre de comprendre ce changement soudain de comportement. « Non. » lâche-t-il finalement d'une voix dure avant de porter le gobelet à ses lèvres, en engloutissant quelques énormes gorgées, sans même reprendre sa respiration. Ainsi aspire-t-il le tout presque cul-sec. « Comment ça non ? » je lui demande, les lèvres pincées alors que mes sourcils se froncent légèrement. Je ne vais pas me contenter d'un refus, sans recevoir de plus amples explications sur celui-ci. Face à moi, le mangemort se contente de hausser brièvement les épaules. « Tu es un rafleur, moi un homme de bureau. » Il se met ainsi à désigner nos deux tenues respectives. Vêtu d'un costume trois pièces impeccablement repassé, il semble en effet être un homme de bureau. Quant à moi, mes habits ne sont constitués que de loques, mes vêtements n'ayant pas été lavés depuis plusieurs jours pour la plupart. Je n'ose même pas imaginer la puanteur que je dégage. Peu importe, je me remets à le fixer avec intensité, bien décidé à ne pas me laisser faire aussi facilement. « Si tu deviens mangemort, ce ne sera certainement pas pour jouer les infiltrés. Aussi dois-tu t’adresser à un homme de terrain. » finit-il alors d'expliquer de façon calme, avant de finir son verre d'une traite. Je fronce légèrement les sourcils alors que je me penche dans sa direction, au-dessus de la table. « Et comment trouver cet homme de terrain ? » Mes lèvres se pincent alors tandis qu'il lâche définitivement son gobelet afin de pouvoir me dévisager. Il semble réfléchir quelques instants tandis que je le scrute du regard en silence. « Je suis peut-être en mesure de pouvoir t’aider. Mais ne crois pas que cela ne t’engagera à rien en retour. » Des conditions, forcément. Mais peu m'importe au final. Je passe une nouvelle fois ma langue sur ma lèvre inférieure alors que je me mets à hocher doucement la tête. « Je suis prêt à faire un serment inviolable s'il le faut. » Le mangemort ricane une dernière fois avant de secouer la tête en signe de négation. « Je ne pense pas que cela soit nécessaire, je te crois. » Je suis soulagé de ne pas avoir à faire de serment inviolable à vrai dire, mais mes paroles ont été plus loin que ma pensée tout à l'heure, ce pourquoi je suis content de voir que le mangemort ne les ait pas pris en considération. « Retrouve-moi dans le manoir Malefoy la semaine prochaine, même jour, vers dix-sept heures. Tu dois sûrement savoir où le manoir se trouve. » Je hoche doucement la tête, imprégnant les paroles du mangemort dans ma tête. Je le remercie alors d'un signe de tête. « Je n'y manquerai pas. » Puis je finis de me lever, adressant un dernier regard au mangemort avant de tourner les talons, décidant qu'il est grand temps de rentrer à mon domicile. La nuit est bien avancée après tout.

Assis calmement sur la chaise que l’on m’a désigné à mon arrivée, je me triture nerveusement les doigts alors que je tente de vider mon esprit de tout type de pensée. Mieux vaut pour moi que je ne pense pas trop à ce qui est en train de se passer de toute façon. Les choses ont beau avoir pris plusieurs mois pour se réaliser, lorsque l’on y regarde bien, j’ai l’impression que le tout s’est enchaîné bien trop vite. « Allez, viens là. Il t’attend. » s’élève alors une voix derrière moi. Je m’empresse de faire volte-face, percevant avec soulagement les traits du mangemort que j’ai rencontré l’autre fois au Chaudron Baveur. Je m’empresse de me lever afin de tenter de lui serrer la main. Seulement ne semble-t-il pas enchanter à l’idée de ma saluer, vu la façon dont il lance un regard dégoûté en direction de ma main tendue. Gêné, je m’empresse de me redonner une contenance en me massant stupidement le cou alors que je passe ma langue sur mes lèvres. « Je vous suis. » Il secoue doucement la tête, comme pour se remettre les idées en place. Il tourne ensuite les talons, me faisant signe de le suivre et je m’empresse de m’engager à sa suite. Au début, je cours presque pour rester à sa hauteur mais il semble finalement ralentir le pas, puisque je parviens ensuite à suivre le rythme en allongeant simplement le pas. Au bout de quelques instants, il s’arrête enfin face à une épaisse porte en bois. Après m’avoir fait signe de ne pas bouger, il toque finalement contre le battant avant d’ouvrir la porte, sans qu’aucune réponse ne lui parvienne à partir de l’autre côté. « Monsieur Harkness. Le jeune homme dont je vous ai parlé. » annonce-t-il en s’avançant un peu plus dans la pièce, de telle façon que je ne perçois même plus son dos. Inquiet, je jette un regard derrière moi, tout de même anxieux à l’idée de me retrouver seul dans le couloir alors que le bâtiment est rempli de mangemorts que je ne connais pas. Tous certainement plus dangereux les uns que les autres. « Fais le entrer. » retentie alors une voix m’étant inconnue, de l’intérieur de la pièce. Je ne me fais pas prier pour accéder à sa requête, m’empressant de rejoindre les deux hommes à l’intérieur de la pièce. « Monsieur Harkness. » je salue mon interlocuteur en m’inclinant légèrement face à lui. Lorsque je me redresse enfin, je découvre face à moi un homme bien mûr, les cheveux légèrement grisonnants. Son air sévère est renforcé par son visage aux traits inquisiteurs et par ses yeux qui me scrutent de toute part. J’ai l’impression qu’il parvient à lire en moi comme dans un livre ouvert et ne peut m’empêcher de me sentir nu face à lui. Un peu gêné, je croise les bras sur mon torse. « Et bien, il me semble qu’il vaut mieux que je vous laisse. » Me tournant précipitamment vers le mangemort, je ne peux m’empêcher de le supplier du regard afin qu’il reste. Il ne m’accorde pas le moindre regard cependant, se contentant de fixer l’homme assied de l’autre côté du bureau, le saluant d’un bref signe de tête avant de rejoindre la porte. Après que celle-ci se soit refermée, je ne peux m’empêcher de déglutir avant de me tourner de nouveau vers l’home qui, les mains jointes sous le menton, a reposé sur moi son regard inquisiteur. Il me fait alors signe de m’asseoir et je m’empresse de satisfaire sa demande. « Alors, il paraitrait que tu souhaites devenir mangemort ? » Simple question rhétorique qu’il me lance, sans me quitter des yeux. Je m’empresse de secouer vigoureusement la tête, avant d’ajouter : « Je ne désire rien de plus au monde. » Mes poings se serrent aussitôt, gage de ma motivation. Un sourire un peu malsain, étire aussitôt ses lèvres. Je m’en accommode plutôt bien cependant, ne pouvant être plus stressé que je ne le suis déjà. « Serais-tu prêt à faire n’importe quoi pour prouver que tu en es digne ? » me demande-t-il alors en se penchant un peu plus sur mon bureau, s’appuyant au maximum sur ses coudes pour se pencher le plus possible dans ma direction. « Je n’ai plus rien à perdre. » Son intérêt semble soudainement piqué au vif, mais il se laisse tout de même brutalement retomber sur le dossier de son fauteuil. Me pinçant les lèvres, je le regarde faire en silence. « Bien. Très bien même. » susurre-t-il avant de se mettre à fouiller dans les liasses de feuilles couvrant son bureau. Il en sort finalement un papier où je peux nettement distinguer le terme de « contrat » ainsi qu’une plume et un pot d’encre. « Si je te laisse deux années à l’essai avec un groupe de rafleurs sous l’autorité du Seigneur des Ténèbres, cela te va ? » Je hausse doucement les épaules, réfléchissant du plus vite que je le peux, avant de hocher positivement la tête. Aussitôt pousse-t-il le contrat face à lui, tout en me tendant la plume. Me glissant jusqu’au bord du fauteuil, je me saisis de cette dernière avant de la tremper dans l’encre. « Vous commencez lundi. » me glisse-t-il alors que je signe au bas de la feuille.

Cela fait près de six mois à présent, que j’accompagne un groupe de rafleurs sous la coupe du Seigneur des Ténèbres et de ses mangemorts, plus particulièrement sous la coupe de celui qui m’a fait intégrer le groupe d’ailleurs. Depuis tout ce temps, je ne m’occupe que de tâches assez insignifiantes, ce qui me convient assez bien à vrai dire. Je ne me préfère pas me mêler aux autres, tentant plus que tout de garder mes distances, après avoir remarqué que tous ceux en qui je mettais ma confiance, m’ont subitement tourné le dos. Mon frère s’est joué de moi à maintes reprises, me faisant complice de toutes ces ambitions et des moyens qu’il se plaisait à mettre en œuvre pour y arriver. Ma sœur qui a subitement disparu, le jour où les membres de l’ordre du phénix attaquaient notre campement de rafleurs. Ma mère qui n’a jamais fait l’effort de croire que je ne suis pour rien dans la mort de mon paternel. Mon père qui a souillé mon sang. Margaery, qui savait à quel point je l’aimais, mais qui n’a pas cessé de rire de moi pour autant. Je sers la mâchoire alors que je lève une nouvelle fois la hache au-dessus de ma tête, me remémorant tous ces détails démoralisant, avant d’en abattre soudainement le tranchant dans un bout de bois qui se fend en deux avec l’impact. Personne ne se soucie du bruit que fait le métal, lorsque je jette la hache au sol. Tout comme personne ici ne se soucie de moi d’ailleurs. C’est ce qui m’arrange puisque désormais, je préfère éviter de parler aux gens, de peur de m’attacher aux gens et de tomber une nouvelle fois de haut par la suite. « Bonjour, monsieur Harkness. » souffle la voix du seul autre poufsouffle de notre groupe, déjà rencontré à Poudlard auparavant. Je fronce les sourcils, me demandant ce qu’il a bien pu boire pour imaginer que le mangemort est présent dans notre campement. Cela me parait fort improbable après tout. « Pousse toi de mon chemin, je veux parler à Ò'Leirigh. » Cette fois je fronce les sourcils en reconnaissant la voix du mangemort, mais aussi en entendant mon nom dans ses paroles. Je fais rapidement volte-face, alors qu’il se présente face à moi. Au loin, je vois l’ancien poufsouffle partir en trainant les pieds, affichant un air dépité. « Monsieur Harkness. » je m’empresse de le saluer, tout en m’inclinant légèrement, comme leur de notre première entrevue. Je ne l’ai pas revu depuis qu’il m’a fait signer le contrat, puisque ce n’est pas lui qui m’a intégré auprès des autres rafleurs. « Trêve de politesse. » grommelle-t-il en me saisissant par l’épaule, m’obligeant à me redresser. « J’ai besoin de toi gamin. » Je passe rapidement ma langue sur mes lèvres, essayant de ne pas montrer que le fait qu’il ait besoin de moi pour quelque chose de précis, me prend totalement au dépourvu. Je finis néanmoins par lui répondre, après m’être empressé d’enlever les échardes de bois, des paumes de mes mains. « Tout ce que vous voudrez. » Il affiche aussitôt un petit air satisfait alors qu’il me fait signe de le suivre. Nous traversons ainsi le campement entier, avant d’arriver à l’une des plus grandes tentes. Le mangemort passe d’abord et je m’y aventure à sa suite, comme il me laisse entendre que je dois le faire, d’un simple signe de la main. L’intérieur de la tente est somptueux, mais je ne me perds pas plus longtemps dans sa contemplation, reposant aussitôt mon attention sur le mage noir alors que celui-ci prend place derrière un bureau en chêne. « Je veux que ma fille devienne un mangemort mais il faut d’abord qu’elle se familiarise avec notre milieu. J’ai besoin de toi pour la surveiller et prendre soin d’elle. Tu feras en sorte qu’elle sache tout ce qui a à savoir. » m’annonce-t-il en me désignant une jeune femme dans un coin de la tente, que je n’ai pas perçu jusqu’alors. Je la toise un instant, la méprisant par avance, sachant qu’elle atteindra le poste convoité bien avant moi. Parce qu’elle fille de mangemort. Mais aussi parce que c’est à moi, simple rafleur, de lui faire atteindre un poste que je n’ai même jamais côtoyé. Je me détourne finalement d’elle, reposant mon regard sur son paternel. « Il n’a jamais été dit nulle part, que j’aurais à jouer les baby-sitters ! » je gronde finalement, serrant les poings de manière instinctive. Le mangemort me toise un instant d’un regard dur. « Tu as dit que tu ferais tout ce que je voudrais, alors estime-toi heureux que je ne te demande pas de te jeter du haut d’un pont. Et tes paroles incluent certainement le fait que justement, tu peux jouer les baby-sitters. » me glisse-t-il avant de s’asseoir dans son fauteuil, ne m’accordant déjà plus aucune attention. Furieux, je m’empresse alors de quitter la tente, tandis que je sens le regard de la jeune femme posé sur mon dos.

La gifle émet un sifflement sinistre, tandis qu’elle fend le calme nocturne pour venir finir sa course contre ma joue. Je me redresse aussitôt en revêtant un air hébété, me demandant ce qui m’arrive. Je n’ai pas le temps de me remettre de mes émotions, que déjà mon autre pommette se fait ébranler d’une seconde gifle. Je me tourne vivement – de façon aussi peu rapide que je le peux, alors que je suis aux portes du réveil tout du moins – vers mon agresseur et tombe nez à nez avec monsieur Harkness. Celui-ci m’agrippe aussitôt par le col, m’entrainant en dehors de mon lit et m’obligeant à me mettre debout. Je vacille légèrement avant de finalement me camper sur mes jambes. « Où est-elle, bon sang ?! » Je bâts un instant des paupières, essayant de me forcer à me réveiller, incapable de retrouver instantanément mes esprits malgré les coups que j’ai reçu et le fait que l’on m’hurle aux oreilles. « Qui – qui ça ? » je lui demande d’une voix pâteuse. Aussitôt il me laisse tomber au sol, me claquant la tête contre la terre sèche qui recouvre le sol à l’intérieur de ma tente. Pour le coup, je dois avouer être assez bien réveillé après ça. Je tente de me redresser en m’aidant de mes bras, mais le mangemort me tient fermement contre le sol, m’empêchant d’agir à ma guise. Il se penche alors dans ma direction, plaçant son visage à quelques centimètres du miens, de façon à ce que je puisse nettement voir ses prunelles qui lancent des éclairs à mon égard. « Où est partie ma fille, bordel ? » hurle-t-il alors, vrillant ainsi mes tympans par son cri. Je déglutis alors que je tente de me dégager de son emprise, mais une nouvelle fois, il m’entrave et m’empêche d’exercer le moindre mouvement. « T’es même pas foutu de surveiller une fille ! C’était pourtant pas si compliqué ! » me crache-t-il au visage. Et avant que je n’aie le temps de réagir d’une quelconque façon, il m’attrape une nouvelle fois par le col pour me remettre sur pieds. Je ne peux m’empêcher de me dire que pour un homme d’un certain âge, il a tout de même de sacrés capacités physiques. Ses quelques cheveux gris sont tout de même assez trompeurs. « Alors maintenant, tu vas bien m’écouter. » me susurre-t-il d’une voix mauvaise alors que, tirant un peu plus sur mon col, il commence à m’étrangler, rendant ma respiration particulièrement saccadée. « Tu vas aller me la chercher et me la ramener. Et tu as intérêt à faire vite. Ne crois pas que tu t’en tiras comme ça, ne tente même pas de t'enfuir. » Je hoche vigoureusement la tête et il en profite alors pour défaire son étreinte, desserrant ses phalanges du col de ma chemise, avant de me pousser en arrière. Mes mollets claquent violement contre le sommier du lit derrière moi, propageant ainsi une douleur lancinante dans l’entièreté de mes jambes. Je me garde bien de faire la moindre grimace pourtant, de peur d’éveiller un peu plus la colère du mangemort. « Allez, exécution ! » hurle-t-il une nouvelle fois. Ainsi ne me fais-je pas prier pour accéder à sa demande, m’empressant de transplaner.

Cela doit fait longtemps, bien trop longtemps même, que j’ai commencé mes recherches en ce qu’il s’agit de la jeune Cersei-Jane. Un jour, ma sœur m’a même soufflé qu’il commence à y avoir des rumeurs comme quoi j’ai pu la tuer ou je ne sais trop quoi. Certains prétendent même que je demande une rançon contre sa libération, m’a-t-on dit. Mais à la vérité, je n’ai pas la moindre idée de l’endroit où elle peut bien se cacher et cela m’exaspère. Pas un seul jour ne passe sans que je me retrouve à la maudire pour m’infliger pareille chose. Lorsque j’ai demandé à devenir mangemort, c’est une existence tranquille et peinarde que je me suis imaginé, rien à voir avec la course effrénée dans laquelle je me suis lancé. Surtout qu’à chaque fois que j’ai le pressentiment que j’approche du but et que je suis à deux doigts de trouver la jeune femme, il se révèle que celle-ci n’est pas là. Cela éveil en moi un puissant sentiment de frustration que je me trouve contraint de noyer dans l’alcool. C’est d’ailleurs ce qui s’est passé aujourd’hui même, ce pourquoi je me traine jusqu’au Chaudron Baveur. M’affalant sur le comptoir, j’arbore alors un air dépité tandis que je m’adresse au barman : « Un Whisky Pur Feu. » Celui-ci hoche doucement la tête avant de se tourner pour se saisir d’un verre qu’il se met à nettoyer, avant de me servir une bonne quantité du précieux alcool. Je le remercie d’un simple signe de tête, alors que je pousse quelques mornilles dans sa direction, préférant le payer avant de perdre toute trace de lucidité et de ne plus être en mesure de savoir ce que je lui donne en échange des verres qu’il me sert. Il s’empresse aussitôt d’enfourner mes pièces dans sa poche avant de retourner vaquer à ses occupations. Appuyant mon coude sur le comptoir, je laisse s’échouer ma tête contre mon poing afin de la soutenir, alors que je me mets à siroter mon verre. Aussitôt, le whisky se met à me brûler la gorge de façon agréable. Je n’ai pas le temps d’en avaler une autre gorgée que déjà, quelqu’un vient à ma rencontre. Je repose un peu trop violement mon verre sur le bois du comptoir, alors que l’alcool qu’il contient tente de s’en échapper. Je me tourne alors en direction d’une jeune femme blonde, venant de s’éclaircir la gorge alors qu’elle continue de me fixer. Je ne peux m’empêcher d’adopter un air bougon, n’ayant pas réellement envie de me mêler aux autres. Je pivote de nouveau en direction du barman alors que la blonde s’installe sur le tabouret juste à côté de moi, bien que de nombreux autres soient encore libres. « La même chose pour la demoiselle. » je lui lance alors qu’il s’empresse de servir un nouveau verre avant de l’apporter à la jeune femme. J’espère ainsi acheter son silence pour au moins quelques instants et peut-être même qu’elle s’en aille d’elle-même par la suite, si elle ne voulait qu’un verre d’alcool, offert par quelqu’un d’autre. Elle ne semble pas réellement décider à partir cependant, puisqu’elle se met à me parler. Et même si je ne lui réponds qu’à contrecœur au début, je finis par m’ouvrir un peu plus. Bien plus facilement que je ne m’en suis jamais cru capable à vrai dire.






Dernière édition par Saíréann U. Ò'Leirigh le Jeu 2 Mai - 19:38, édité 11 fois
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MessageSujet: Re: SAÍRÉANN ◮ somewhere deep in the dark.   Lun 25 Mar - 22:35

MIIIIIIIIIIIIIIIIIINE :puppy: :arcciel: :coeur: :héhé:
ouh mon rendez-vous coupable et clandestin :héé: I love you (re)bienvenue mon pape :calin: :kiss: ouhn, merci d'avoir pris mon scénario - t'as vu, on va pouvoir rp ensemble now :héhé:

Bon courage pour ta fiche, si tu as des questions, je suis ou ici ou encore here et puis présente là et puis there and far away :coeur: :lolove: contente que le scénario t'ait plus, évidemment, même s'il nuit gravement à ta santé mentale :angel: :mdr: :please:
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MessageSujet: Re: SAÍRÉANN ◮ somewhere deep in the dark.   Lun 25 Mar - 22:45

rebienvenue :mdr: :yay:
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MessageSujet: Re: SAÍRÉANN ◮ somewhere deep in the dark.   Lun 25 Mar - 22:49

Merci à toi de l'avoir créer surtout, il gère tout. :potté: Et ouais, c'est vrai, on a jamais rp ensemble, j'y avais même pas penser, mais bon, c'est l'occasion d'une première fois quoi. :bg:
Trop de choix tue le choix vas-y, tu sais même pas sur quel lien cliquer. :mdr: Quoi que, si j'ai une question à te poser, je trouverais sûrement par quel chemin passer pour le faire hein. :bg: Et on est à égalité de compte, alors parle pas de santé mentale, parce que ça t'inclut forcément. :héé:
Enfin bref, merci. :coeur: :puppy:

Merci bien. I love you
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≡ son patronus : Elle n'en possède pas, ses anciennes ambitions étouffant toute possibilité de créer un tel sortilège.
MessageSujet: Re: SAÍRÉANN ◮ somewhere deep in the dark.   Lun 25 Mar - 22:49

Raaaaah, ce personnage, ce personnage ! :puppy: :fall: Trèèèès bon choix :please: Mais il était mieux avec Alex Pettyfer :héé:

Enfin breef, rerererebienvenue très cher meuble :bg:

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MessageSujet: Re: SAÍRÉANN ◮ somewhere deep in the dark.   Lun 25 Mar - 22:50

J'étais déjà folle bien avant PI si tu savais :bg:
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MessageSujet: Re: SAÍRÉANN ◮ somewhere deep in the dark.   Lun 25 Mar - 22:51

REBIENVENUE :bg:
J'aime bien Nico maintenant, depuis The Following, parce qu'avant... je pouvais pas le piffer, le pauvre. Mais là, c'est good, il pue la classe à quinze kilomètres à la ronde. Bégé. :héé: Bref, bon courage pour ta fiche. :héhé:
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MessageSujet: Re: SAÍRÉANN ◮ somewhere deep in the dark.   Lun 25 Mar - 22:53

Abraham WD. Steadworthy a écrit:
J'aime bien Nico maintenant, depuis The Following, parce qu'avant... je pouvais pas le piffer, le pauvre. Mais là, c'est good, il pue la classe à quinze kilomètres à la ronde. Bégé. :héé:

J'avoue, ça m'arrache limite la langue de le dire, mais Jacob il est trop parfait :arcciel:
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MessageSujet: Re: SAÍRÉANN ◮ somewhere deep in the dark.   Lun 25 Mar - 22:56

Jacob, il te fait aimer tout et n'importe quoi. :héhé:
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MessageSujet: Re: SAÍRÉANN ◮ somewhere deep in the dark.   Lun 25 Mar - 22:57

Sauf Emma :mdr:
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MessageSujet: Re: SAÍRÉANN ◮ somewhere deep in the dark.   Lun 25 Mar - 22:57

Non mais Emma, c'est une race à part, t'sais :héé:
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MessageSujet: Re: SAÍRÉANN ◮ somewhere deep in the dark.   Lun 25 Mar - 23:00

MORGANA - la prochaine fois qu'un scénario nous fait de l’œil à tous les deux, je compte sur toi pour le prendre hein. :bg: et je pouvais pas garder Pettyfer, j'aime pas sa tête, ce mec insupporte, c'pas ma faute :hide: enfin bref, l'étagère te remercie, cher lit :bg:

DIEU - ah mais je m'en doute, seulement PI finit de confirmer la chose. :héé:

PAPA STEADWORTHY - mais il gère trop Nico :bave: enfin bref, je suis contente d'avoir ton approbation pour l'avatar du coup :héhé: merci I love you

Emma elle est trop bizarre, genre flippante et elle a une sale tête en plus, c'est pas possible de l'aimer Rolling Eyes
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≡ sa baguette : bois d'ébène, spécialisation en maléfices, longueur de trente-deux centimètres avec pour centre un ventricule de coeur de dragon.
MessageSujet: Re: SAÍRÉANN ◮ somewhere deep in the dark.   Lun 25 Mar - 23:02

Moi j'la trouve chou Emma, mais c'est trop une connasse :hum:
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MessageSujet: Re: SAÍRÉANN ◮ somewhere deep in the dark.   Lun 25 Mar - 23:04

Moi j'aime pas sa tête, genre tête d'assistée un peu paumée dès le début et c'est mort, je l'aimais pas avant qu'elle parle t'sais Rolling Eyes
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≡ son amortencia : l'odeur de la prairie, celle si familière des sucreries de chez honeydukes ainsi qu'une teinte de chocolat.
MessageSujet: Re: SAÍRÉANN ◮ somewhere deep in the dark.   Mar 26 Mar - 11:07

J'aime bien parce que vous imaginez même pas le nombre de fois que Marie a insulté nico tortorella sur msn Rolling Eyes
Bref, Rebienvenue même si tu le mérites pas :mdr: c'est trop pas juste cette affaire, genre moi toute gentille qui dit aux gens qui veulent mes scénar "nan, faut respecter les règles" et la Marie qui dit "osef vas-y" :boudin:
(oui fallait le signaler, parce qu'on me voit souvent comme une profiteuse, une tricheuse parce que je donne plein de points au pouffy mais regardez comme je ne suis pas la seule :bg: )
Bref, bonne chance pour ta fiche :héé:

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MessageSujet: Re: SAÍRÉANN ◮ somewhere deep in the dark.   Mar 26 Mar - 11:15

J'aime bien la coupe de cheveux d'Emma, mais sinon c'est une vraie morue. :hum: Sinon, Noémie, tu auras toujours mon approbation en ce qui concerne les avatars (sauf si tu me sors... beuh... j'ai perdu son nom mais elle est moche). Nico est cool. :héé:

Hohoho, mon pauvre gros chou. :héé: (et c'est qui maintenant, la seule blanche colombe de notre trio d'admins ? hein ? c'est quiiiii ? *sbaf*)
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MessageSujet: Re: SAÍRÉANN ◮ somewhere deep in the dark.   Mar 26 Mar - 12:03

:mdr: c'est toi mon gros chou :angel:
blanche comme neige :please:

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MessageSujet: Re: SAÍRÉANN ◮ somewhere deep in the dark.   Mar 26 Mar - 12:09

Doraleen P. Moriarty a écrit:
J'aime bien parce que vous imaginez même pas le nombre de fois que Marie a insulté nico tortorella sur msn Rolling Eyes
Bref, Rebienvenue même si tu le mérites pas :mdr: c'est trop pas juste cette affaire, genre moi toute gentille qui dit aux gens qui veulent mes scénar "nan, faut respecter les règles" et la Marie qui dit "osef vas-y" :boudin:
(oui fallait le signaler, parce qu'on me voit souvent comme une profiteuse, une tricheuse parce que je donne plein de points au pouffy mais regardez comme je ne suis pas la seule :bg: )
Bref, bonne chance pour ta fiche :héé:

Je proteste avec toi Dora :boudin: Oui parce que je me sens concernée :mdr:
Bienvenue pour la millième fois du coup & bon courage pour ta fiche ^^
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MessageSujet: Re: SAÍRÉANN ◮ somewhere deep in the dark.   Mar 26 Mar - 12:13

Merci Daley, une alliance Doraley c'est pas tous les jours qu'on verra ça :mdr: et du coup, si tu veux faire ton TC de suite, c'pas moi qui vais te retenir :angel:

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MessageSujet: Re: SAÍRÉANN ◮ somewhere deep in the dark.   Mar 26 Mar - 12:45

Mais moi j'avais dit osef pour Daley :siffle:
Fallait écouter l'admin diabolique hihihuhuhu :bg:
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MessageSujet: Re: SAÍRÉANN ◮ somewhere deep in the dark.   Mar 26 Mar - 12:46

J'avoue, même l'admin blanche colombe a dit que c'était bon pour Daley (a)
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MessageSujet: Re: SAÍRÉANN ◮ somewhere deep in the dark.   Mar 26 Mar - 12:47

bha ouais mais je trouvais pas ça normal de dire osef juste parce que ça m'arrangeait :angel:
je suis la voix de la raison moi :siffle:

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≡ âge du perso : vingt-six ans.
≡ amoureusement : mariée, techniquement, même si elle ne semble plus en porter le nom.
≡ son emploi : auparavant, elle travaillait à la ménagerie magique, désormais, elle est une fugitive.
≡ statut de sang : c'est une sorcière de sang-pur, d'ces sang-pur qu'on estime traitres pour ne pas se croire au-dessus des autres.
≡ sa maison : elle était chez les gryffondor; elle n'a pourtant jamais cru en son courage.
≡ sa baguette : baguette en bois de cyprès, avec une plume de phénix pour cœur, elle est spécialisée en métamorphose, et mesure approximativement vingt-sept centimètres.
≡ son patronus : il prenait la forme d'un geai, mais désormais elle ne peut plus en produire. rien d'autre qu'un vague amas argenté.
≡ son amortencia : la potion a toujours eu la senteur du grand air, un parfum d'ébène au creux de ses cheveux et du vieux bois.
MessageSujet: Re: SAÍRÉANN ◮ somewhere deep in the dark.   Mar 26 Mar - 12:56

Mais non, tu es jeune et naïve toi :bg: tu ne seras jamais présidente de la république *sbaf*

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SAÍRÉANN ◮ somewhere deep in the dark.

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