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 people always leave •• chandler

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MessageSujet: people always leave •• chandler   people always leave •• chandler Icon_minitimeJeu 7 Mar - 13:55


TRACEY DAVIS & CHANDLER DIGGLE.
Lili, take another walk out of your fake world, please put all the drugs out of your hand,
you'll see you that you can breath without no back-up, so much stuff you've got to understand.

N.B. : Ce sujet a lieu juste après celui-là.

À pas de loup, tout en m'assurant que l'on ne me suivait pas, je m'étais faufilée dans les toilettes du deuxième étage. J'avais refermé la porte derrière moi, avant de m'avancer lentement vers les lavabos. Je m'arrêtai à celui du fond, au dessus duquel trônait un grand miroir. Machinalement, j'ouvris le robinet, laissant couler un mince filet d'eau. Je passai mes mains en dessous, avant de prendre du savon et de les laver doucement. Mon regard accrocha alors mon reflet. Il n'y avait pas à dire, j'avais l'air d'une mort-vivante. J'avais les traits tirés, les yeux rougis d'avoir pleuré, et pour parfaire le tableau déjà bien sordide, mon maquillage avait coulé, laissant des traînées grisâtres sur mes joues. Au fond de mon regard, il y avait encore quelques larmes que je n'avais pas encore versées et qui ne demandaient qu'à s'échapper. Je faisais franchement peine à voir. Écoeurée par ce spectacle, je me penchai pour me rafraîchir le visage, l'aspergeant d'eau. J'espérais ainsi faire partir le plus gros des traces de maquillage et me donner meilleure consistance. Lentement, je coupai l'arrivée d'eau, et j'essuyai mon visage d'un revers de manche. Je passai une main dans mes cheveux, maigre tentative de les remettre en place. J'avais l'air d'un putain d'épouvantail. Je m'appuyai sur le rebord du lavabo, inspirant et expirant calmement pour refréner la nouvelle crise de larmes qui s'amorçait alors. Il fallait que j'aille me coucher. Tout ce que je voulais, en ce moment précis, c'était de me laisser mourir dans mon lit, à l'abri de mes couvertures, en attendant que la douleur s'estompe, si elle était vouée à s'estomper un jour. Mais comment pouvais-je encore ressentir de la douleur alors que j'avais comme un trou béant dans la poitrine, en place et lieu du cœur ? Comment un tel prodige était-il encore possible ? N'avais-je pas déjà été suffisamment punie pour ça ? Fallait-il que je subisse je ne sais quelle colère divine pour que le châtiment soit à la hauteur de ma faute ? Je ne veux plus te voir. Ces mots résonnaient en boucle dans mon esprit torturé, tandis que je refusais encore de me rendre à l'évidence. Il m'avait quittée. Oh, certes, il n'avait pas dit les choses de cette façon, mais le message était on ne peut plus clair. Enfin, cela dit, tout était relatif, maintes fois je lui avais dit que je ne voulais plus le voir, que je ne viendrai plus, mais à chaque fois, je revenais, engluée dans ce que je ressentais pour lui sans qu'il soit possible que j'en sorte. Les prochains jours, j'étais bonne pour être en mode zombie, soyez en sûrs. Je n'étais même pas certaine qu'une fois dans mon lit je puisse avoir envie d'en sortir. Sur le coup, rester couchée à ressasser mes idées noires me paraissait être une bonne option.

Il fallait que je m'en aille. Je ne pouvais même plus supporter mon propre reflet tant je me dégoûtais. J'étais pathétique. La fille que j'étais avant devait être en train de rire de moi à l'heure qu'il est. Elle m'avait même susurré à l'oreille tu vois, je te l'avais dit. Conneries. J'inspirai une nouvelle fois, profondément. J'amorçai un pas pour partir, lorsque je fis volte face pour taper dans le mur. Mes phalanges craquèrent sous l'impact, mais cela ne m'empêcha pas de frapper encore, des deux poings, tout en laissant échapper un cri de frustration, un cri qui venait des tripes. Presque aussitôt, un goût âcre et dégueulasse m'envahit la bouche. Il fallait que je m'en aille. Mes membres, eux, refusaient d'obéir aux ordres que donnait mon cerveau. J'étais figée, incapable de tout mouvement, plongée dans ce putain d'état second que je détestais, qui me rendait complètement amorphe. C'était bien simple. Soit je bougeais et je me réfugiais dans la salle commune de Serpentard, soit les Carrow me tombaient dessus, et me faisaient passer un sale quart d'heure avant de me traîner par les cheveux jusqu'à la salle commune. À cette pensée, j'émis un ricanement sardonique. La soirée ne pouvait vraiment pas être pire, alors tomber sur eux, franchement, je m'en fichais, c'était même le cadet de mes soucis. Néanmoins, ce fut l'idée d'abréger cette soirée au plus vite qui me motiva à bouger. Plus vite je serai rentrée, plus vite je serai couchée. Je reniflai piteusement, avant de sortir des toilettes, tenant fermement mon sac contre moi. Dans le pire des cas, je pourrais toujours m'en servir contre l'agresseur. Fort heureusement, je parvins jusqu'à ma salle commune sans encombres. Telle une ombre, je me faufilai à l'intérieur de la salle commune, et en l'espace d'un instant, je fus rassurée en constatant la quiétude des lieux. Du calme, c'était exactement ce dont j'avais besoin. À pas de loups, je m'avançai dans la pièce, prenant garde à ne pas laisser claquer mes talons sur le sol. Pour la première fois depuis ma toute première année à Poudlard, je me sentais enfin chez moi. À cette heure avancée de la soirée, la salle commune offrait un sentiment de confort et de sécurité, dont j'avais cruellement besoin en ce moment. Je me laissai envahir quelques instants par la sérénité qui se dégageait des lieux. Je me sentais mieux, apaisée. Je ressentais moins la douleur au fond de ma poitrine, elle semblait s'être atténuée.

Je m'avançai encore de quelques pas, me dirigeant tout naturellement vers le dortoir des filles. Je m'arrêtai nettement. Du coin de l'oeil, je venais de discerner une silhouette, avachie dans un canapé. Mon cœur fit un bond dans ma poitrine, tandis que la panique commença à s'insinuer lentement dans mes veines. Non, non, non, il ne manquerait plus que ça ! Si un camarade avait eu vent de ma petite escapade j'étais fichue. Je fus soulagée lorsque je reconnus Chandler. Au point même que je manquai de me frapper le front du plat de la main. J'avais complètement oublié que je lui avais demandé de me couvrir le temps que je file voir Caïn, et si ça se trouvait, il avait dû s'endormir là en attendant que je revienne. Je me mordillai la lèvre inférieure. J'espérais vraiment qu'il ne s'était pas trop inquiété pour moi, puisque de toute manière je ne le méritais pas. À pas de loup, je me rapprochai de mon ami, pour ne pas le surprendre dans son sommeil. Il n'y avait rien de plus désagréable que de se réveiller en sursaut. Toujours aussi discrètement, je m'emparai du plaid étendu sur le canapé voisin pour l'en couvrir, pour pas qu'il n'attrape froid. Au passage, je lui ébouriffai doucement les cheveux, tout en souriant bien que le cœur n'y était pas. N'allez pas croire qu'il y avait quelque chose d'ambigu entre nous, à mes yeux, Chandler était le frère que je n'ai jamais eu. Être fille unique m'avait fait réaliser à quel point ça avait pu me manquer d'avoir quelqu'un sur qui veiller, quelqu'un à m'occuper, quelqu'un qui me ferait voir bien plus loin que mon nombril. Il ne s'en rendait peut-être pas compte, mais il m'avait apporté beaucoup, beaucoup plus que je ne l'aurais espéré au départ. Il avait répondu présent, tout le temps. Il était là quand j'en avais besoin. Il m'écoutait quand j'avais besoin de parler. Il m'aidait à maintenir la tête hors de l'eau. Il changeait vraiment des autres Serpentard, il était différent et c'était précisément cette différence qui nous avait réunis. « Ce n'est que moi. » murmurai-je, tout bas, tout en reniflant. « Je suis bien rentrée. Je vais me coucher. On en parlera demain. » La nuit portait conseil, disait-on, et demain était un autre jour. Demain, je n'irai sans doute pas mieux, je me sentirai peut-être même pire que ce soir, mais c'était le moment le plus approprié, le plus opportun pour en parler, si toutefois j'avais envie de parler, cela allait de soi, parce que je comptais bien classer ce sinistre épisode dans un coin de ma tête, et oublier, purement et simplement.


Dernière édition par Tracey M. Davis le Mar 16 Avr - 19:40, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: people always leave •• chandler   people always leave •• chandler Icon_minitimeJeu 7 Mar - 22:37

Crayon à la main, adossé à un bureau de la salle commune des Serpentards, Chandler déploya un parchemin. Il dessinerait en l'attendant. C'était la mission du jour. Attendre Tracey. Tracey devant voir une personne très importante. Et lui, Chandler devait attendre. Et après quelques minutes d'hésitation, il avait finalement trouvé son sujet. La licorne. La gracieuse créature mythique semblait être donc son sujet d'inspiration. Commençant par la silhouette fine, il laissa échapper son crayon afin de rêver un court instant. Et il s'envola finalement dans ses pensées. Il s'imaginait une clairière, le feuillage des arbres frissonnant dans le vent et au loin, une licorne se dressant, prête à encorner quiconque l’agresserait. A cette pensée, un sourire se hissa sur les lèvres du jeune homme. Ayant enfin l'inspiration, il s'empara d'un autre crayon. Cette fois, de couleur afin de colorier et de rendre son dessin plus vivant. Qui sait ? Peut-être que Tracey l'adorerait. Lâchant ses divers crayons sur la table, il fut étonné de ce qui se passait. Son dessin semblait prendre son envol, commençant à flotter dans les airs avant de disparaitre en cendres dans une boule de flamme. Complètement déboussolé, il ne tarda pas à découvrir qui était l'auteur de cet incident. Des rires narquois se recouvrèrent dans la salle commune de Serpentard avant qu'un gars d'un petit groupe de sixième année décide de prendre la parole : « Alors, Diggle ? Toujours aussi déglingué ? Vaudrait mieux que tu prennes un bouquin au lieu de passer du temps à des gamineries. » Serrant des poings, Chandler préféra ignorer la remarque et ne pas répondre à son interlocuteur. Il l'observait simplement du coin de l’œil quitter la salle afin de se diriger dans son dortoir, ses compagnons le suivant au pas tandis que les deux filles du groupes allaient de leur côté, rejoindre le dortoir des filles.

Les larmes commencèrent à s'écouler sur les joues du jeune homme. Parfois, il en avait marre. Marre de tout ça. Tout ce qu'il souhaitait, c'était être accepté par les autres. Rien de plus. Il était Serpentard, Sang-Pur et en septième année. Et pourtant, tout au long de ses années à Poudlard, il n'avait pas vraiment masse d'amis. Les élèves des autres maisons n'osaient point vraiment l'aborder du fait qu'il soit Serpentard et donc rival aux autres maisons. Et les personnes de sa propre maison le dénigraient à cause de sa mentalité et de sa réflexion. Il y a des années, il avait conté son problème à son père. Peu de personnes m'aiment. Avait-il dit. Et la seule phrase de son père compatissant avait été : « Aie la qualité, et non la quantité. Peu de personnes qui t'aiment sont préférables à beaucoup qui ne tiendraient finalement pas à toi. » Il s'était raccroché à cette phrase depuis tout ce temps, toujours en la reliant quand il pensait à Tracey ou encore à d'autres amis. Seulement, parfois la dureté de ses ennemis abîmait sa joie, le démoralisant.

Les derniers Serpentards étaient entrés dans la salle commune, se souhaitant une bonne nuit les uns aux autres, si untel n'avait pas trop souffert à cause de professeurs trop sévères. Et Chandler continua de fixer la porte d'entrée, souhaitant que Tracey revienne au plus vite. L'inquiétude commençait à monter en lui. L'espoir qu'elle n'ait pas rencontré quelqu'un de vil, ou alors un professeur qui l'aurait surpris. Chandler avait conscience que Tracey demeurait une personne ayant subi un lourd poids sur ses épaules. Elle avait été frappée par la douleur plusieurs fois, s'étant fait insulté à plusieurs reprises par ses camarades de sang-de-bourbe. Et depuis le début de cette année, elle commençait peu à peu à se hisser dans une peau d'indésirable. Par son sang, par ses idées. Et Chandler, impuissant, espérait qu'un jour, le bonheur la soigne de ses blessures passées. Trop d'espoir. Et Chandler, beaucoup trop idiot pour que la vérité lui frappe de plein fouet. Une guerre était sur le point d'éclat. Tous les ingrédients semblaient réunis. Une mort frappante. Un coup d'état. Des infiltrations de partout. Un régime instable. La population sous contrôle. Tout était là. Et pour le jeune Sang-Pur, c'était quelque chose de plus léger. Albus Dumbledore avait été tué l'an dernier et alors, on avait repris sa place. Par une personnalité beaucoup plus sévère. Et le Ministre avait été assassiné. Remplacé par un homme plus vicieux. Le monde s'était endurci. La difficulté demeurait là. A la compréhension du Serpentard. A comprendre comment ce monde s'était pourri en quelques mois à cause d'un mage noir assoiffé de pouvoir, voulant exterminer les aberrations de la nature et prévoyant d'instaurer un monde plus violent.

Chandler continuerait à l'attendre en lisant un livre moldu que son père lui avait donné cet été. Une histoire d'une bande d'amis. Aux soucis éphémères et grotesques comparés à ce qui se tramait en ce moment. S'installant confortablement sur le canapé près de la cheminée, il s'aperçut qu'il ne restait plus que lui dans la salle. La nuit avait bien été entamée. Et Tracey ne rentrerait pas maintenant, sûrement affairée avec cette personne importante. Deux pages lues à une certaine lenteur, les paupières de Chandler se refermèrent lourdement, éteignant toute son activité. On entendit qu'un bruit de livre se fracassant à terre.

Enfermé dans les bras de Morphée, un toucher vint lui chatouiller les épaules, suivi d'un autre toucher aux cheveux. Et ce geste l'avait quelque peu éveillé, cependant, toujours détenu par Morphée. « Ce n'est que moi. » Le doux murmure appartenait bien à Tracey. Et Chandler, endormi, commença à relever ses paupières et posa ses yeux fatigués sur elle. « Je suis bien rentrée. Je vais me coucher. On en parlera demain. » Mensonge. Faux. C'était ce genre de phrase qui faisait tilt au jeune homme lorsque son amie mentait. Même endormi, il avait aperçu que quelque chose clochait dans sa phrase. Non, Tracey n'allait pas bien. Et il avait fallu simplement un reniflement et le ton de la phrase pour trahir la jeune femme. Soudainement, Chandler parla : « Pas demain. Maintenant. Quelque chose ne va pas et je l'ai vu. » Le jeune homme se redressa, préférant être confortablement installé pour discuter avec sa meilleure amie. Il allait la forcer. Avec un moyen comme un autre. Il voulait savoir. Sinon, ça lui tracasserait toute la nuit et il ne dormirait. Passant un doigt pour caresser sa joue, il enchaina : « Dis moi tout. Ça s'est mal passé avec le garçon ? Ton amoureux a dit quelque chose de méchant. » Tracey lui avait parlé de Caïn, de ses problèmes aussi. Et il en avait conclu que Caîn avait conquis son cœur et qu'il était devenu ainsi l'amoureux de la septième année. « Tu es moche quand tu es triste. Et je n'aime pas te voir triste. »


Dernière édition par Chandler E. Diggle le Ven 15 Mar - 12:08, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: people always leave •• chandler   people always leave •• chandler Icon_minitimeVen 8 Mar - 14:34

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TRACEY DAVIS & CHANDLER DIGGLE.
Are you ugly? A liar like me? A user, a lost soul? Someone you don't know?


A la base, je n'avais pas l'intention de m'attarder. J'avais juste voulu lui déposer cette couverture, lui dire que j'étais rentrée, et filer au dortoir des filles pour m'écrouler dans mon lit jusqu'au petit matin. Il ne fallait surtout pas que quelqu'un me surprenne dans cet état. Beaucoup souhaitaient me nuire et j'étais certaine qu'ils n'hésiteraient pas à utiliser cela contre moi. D'où la nécessité de retourner au dortoir le plus vite possible afin de ne croiser personne. J'allais devoir faire preuve de discrétion pour ne pas réveiller les autres filles. Je connaissais leur propension légendaire à fouiner, et si l'une d'entre elles venait à remarquer que j'avais filé, elles s'arrangeraient pour savoir où, et avec qui. Je ne voulais certainement pas qu'elles soient au courant de mon petit secret. Jusqu'alors, j'avais réussi à garder ma relation avec Caïn secrète, et je tenais à ce que cela continue ainsi...encore que, je n'étais même plus certaine qu'on pouvait parler de relation à ce stade là. Peut-être qu'il n'y avait plus rien du tout à protéger, à garder pour moi. Plus de secret, plus de mensonges, plus d'escapades en douce, plus de risques inconsidérés. Je devrais me sentir enfin libérée, mais à cette seule pensée, mon cœur se contracta douloureusement. J'avais encore sur le bout de la langue un goût amer, ce sentiment d'inachevé. Ça ne pouvait pas s'être terminé ainsi. C'était impossible. Je refusais tout bonnement d'y croire. Une boule de chagrin vint m'obstruer la gorge à nouveau, bien que j'avais le sentiment qu'elle ne m'avait jamais quittée. À nouveau, j'eus envie de pleurer. Je dus me faire violence pour ne pas craquer, là, au beau milieu de la salle commune. Je parvins à grand-peine à refréner le flots de larmes qui menaçait de déborder. D'ordinaire, je savais faire preuve d'une maîtrise de soi assez incroyable, mais là, on voyait bien que j'avais atteint mes limites. J'étais à bout, j'étais fatiguée, lasse, blasée, et surtout, j'avais le cœur brisé. En mille morceaux. C'était une sensation assez désagréable, mais j'essayais de me consoler en pensant que de son côté, Caïn ne devait pas être mieux loti. Et je ressentais une sorte de satisfaction morbide à imaginer son orgueil de mâle fortement écorné par mes aveux forcés. Je n'étais pas la seule à avoir mal. Et il s'agissait là d'une maigre consolation. J'allais tout naturellement m'éloigner pour aller me coucher, mais Chandler s'exprima. « Pas demain. Maintenant. Quelque chose ne va pas et je l'ai vu. » Il l'avait vu. Bien sûr qu'il avait vu. En même temps, ce n'était pas difficile de remarquer ma tête de déterrée et mes yeux rougis qui rendrait presque un lapin albinos malade de jalousie. J'allais mal, et je n'avais pas eu le temps de le cacher. Démasquée. « Dis moi tout. Ça s'est mal passé avec le garçon ? Ton amoureux a dit quelque chose de méchant. » Mon amoureux...j'eus presque envie de rire face à l'emploi de ce qualificatif. Caïn était tout sauf mon amoureux. Deux personnes qui s'aiment vraiment ne se faisaient pas de mal. Je ne pus cependant pas m'empêcher de tressaillir à ce mot, alors que l'envie de pleurer me reprenait encore une fois. Je ne voulais pas craquer. Pas maintenant. « Tu es moche quand tu es triste. Et je n'aime pas te voir triste. » Je laissai échapper un demi-sourire bien malgré moi, amusée par cette phrase. Je me mordillai la lèvre inférieure avant de me laisser tomber dans le canapé, à côté de mon ami.

Par où commencer ? Je n'avais vraiment pas envie de parler de ce qui s'était passé. Parler à chaud me ferait dire des choses regrettables. J'étais encore trop en colère, trop révoltée pour seulement prendre du recul et avoir un regard neutre sur les récents évènements. Et force était de constater que je mettrais plusieurs jours, voire plusieurs semaines pour m'en remettre complètement. Je me connaissais, j'allais ruminer pendant une très longue période. Cela dit, quand Chandler disait que mon amoureux avait dit quelque chose de méchant, il n'était vraiment pas loin de la vérité. Caïn avait été injuste. Odieux. À nouveau, je ressentis ce rejet, cette humiliation. Je tremblai légèrement. Me mordillai la lèvre inférieure pour ne pas pleurer. À la place, je passai ma main meurtrie sur mon visage, puis dans mes cheveux, les rejetant en arrière. « Je ne suis pas triste. » contredis-je, piteusement. J'étais honteuse, il était vrai. Tout comme il était vrai que j'étais aussi en colère. Révoltée. Dégoûtée. Déçue. Mais certainement pas triste. Ou peut-être même un peu, en fin de compte. Ce que je ressentais allait bien au delà de la tristesse. C'était inqualifiable. C'était douloureux. Ça menaçait de me tuer à petit feu. Moi aussi j'avais joué avec le feu, finalement. Et je m'étais brûlée. « Je ne sais même pas si c'est encore mon amoureux. » avouai-je, la voix légèrement tremblante. « Je ne sais plus rien. » Je me sentais démunie. Vidée de toute substance. Une larme s'échappa de mes yeux marron, que j'effaçai d'un revers de main rageur. Je ne voulais pas perdre Caïn. Toutes ces années, j'avais sous-estimé l'importance qu'il pouvait avoir pour moi. Je lui avais souvent fait comprendre qu'il n'était rien alors qu'en fait, il était tout. Si je lui avais dit tout ça plus tôt, peut-être aurais-je réussi à le garder près de moi ? Si ça se trouvait, je ne le saurai sans doute jamais, et c'était cette simple idée qui me foutait en l'air. « Il est parti. » murmurai-je dans un souffle rauque, mon cœur cognant douloureusement dans ma poitrine. « Mais il reviendra, ne t'en fais pas. Il revient toujours de toute façon. C'est...C'est comme un mauvais sort dont on ne parvient pas à se débarrasser. Un de ceux qui collent à la peau. » Je ne pus m'empêcher de sourire à travers mes larmes, amusée par ma propre idiotie. Pourtant, en elle-même, la comparaison était loin d'être absurde, à la différence près qu'il ne me collait pas à la peau, mais que je l'avais dans la peau, ce qui est assez ironique quand on y pense. Il reviendra...En ce moment précis, j'avais besoin d'y croire. Je l'espérais de toutes mes forces. Il avait agi sous le coup d'une impulsion. Lui aussi allait regretter ce qui s'est passé. Je ne pouvais pas l'affirmer avec certitude, mais j'étais prête à vendre mon âme au diable pour que ce soit le cas. « En fait, je ne suis pas à plaindre. » admis-je à contrecœur. « J'ai fait des conneries. J'en paye simplement les conséquences. » Et quelles conséquences. Le destin s'était vengé d'une bien cruelle façon. J'avais cru qu'avouer la vérité, qu'être honnête allait faire moins de dégâts que si j'avais menti, mais en fait, non, ça n'avait rien changé, j'avais affronté sa colère, son mépris, son dégoût aussi. Alors peut-être qu'au fond, j'étais effectivement moche. Laide de mes péchés, de mes mensonges, de mes secrets, de ma culpabilité. Tellement laide de tout ça, qu'il était difficile de ressentir du désir, quelque chose de positif. Tant et si bien que je ne méritais probablement pas d'être aimée, et que j'avais un don certain pour détruire tout ce que je touchais. C'était pour ces raisons que l'on pouvait dire que j'étais laide, et pas seulement parce que j'étais triste.


Dernière édition par Tracey M. Davis le Sam 16 Mar - 22:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: people always leave •• chandler   people always leave •• chandler Icon_minitimeSam 16 Mar - 14:27


CHANDLER DIGGLE & TRACEY DAVIS.
Can you promise me that you are never getting back with him ?

Tracey n’allait pas bien. Et Chandler l’avait tout de suite aperçu, par un simple coup d’œil sur elle, à moitié endormi. Un visage endolori par la peine, une marque invisible de peine et ses yeux, doux et implorant, détenteurs d’une tristesse absolue. Alors par de simples mots, il l’avait imploré de lui dire ce qui s’était passé. Maintenant et tout de suite. A quoi bon prendre du recul ? Pour Chandler, il valait mieux évacuer la peine lorsqu’elle se trouvait à son paroxysme. Finalement, Tracey se laisse tomber dans le canapé, ayant décidé à finalement rester avec lui et à lui conter ses petits problèmes. « Je ne suis pas triste. » Une réponse qui ne convainc malheureusement pas Chandler, poussant alors une grimace en guise de non-satisfaction. Il lui en fallait plus. Et maintenant qu’il était persuadé que quelque chose coinçait, les mensonges de Tracey n’y changeront rien. Et le jeune homme semblait bien décidé à ne pas en démordre, ni à la laisser filer jusqu’à ce qu’elle avoue ou qu’elle dît quelque chose. Comme une confession. « Je ne sais même pas si c'est encore mon amoureux. » Ainsi, le problème semblait ici. Son amoureux. Sans doute s’étaient-ils disputés ? Et l’un avait fini par vociférer des paroles blessantes à l’autre. Aux yeux de Chandler, cet homme semblait mauvais. Ou alors ne possédait aucun cœur ou aucune pitié, voulant conquérir pour blesser après. « Je ne sais plus rien. » Les larmes commencèrent. Et lorsque la première goutte se déversa sur le visage de son amie, le cœur de Chandler se serra un peu plus, ressentant la douleur et la peine qui émanait d’elle. Ce Caïn, cet homme, Chandler avait envie de le retrouver, de lui faire mal, de lancer des sortilèges néfastes sur lui, sur sa tête, sur son cœur, afin qu’il ait mal, qu’il pleure, qu’il souffre comme Tracey. « Il est parti. Mais il reviendra, ne t'en fais pas. Il revient toujours de toute façon. C'est...C'est comme un mauvais sort dont on ne parvient pas à se débarrasser. Un de ceux qui collent à la peau. » Sceptique, le septième année crut bon d’acquiescer. A quoi bon que cet homme revienne ? Pour la blesser ? Pour l’enfoncer dans les abîmes de la détresse plus profondément. Lorsqu’un homme blesse une fois, il n’est pas rare qu’il recommence. Encore et encore, jusqu’à la tuer de l’intérieur. Essayant de la consoler, Chandler tendit les bras, se rapprochant d’elle, afin d’avoir une étreinte. Les câlins réchauffent toujours le cœur et peuvent parfois détruire les peines les plus fortes, selon le garçon. « En fait, je ne suis pas à plaindre. J'ai fait des conneries. J'en paye simplement les conséquences. » Non, ce n’était pas vrai. Soudainement, le jeune Diggle commençait à ressentir de la révolte. Elle n’avait pas à se remettre en question, à se juger pour ce qu’elle avait soi-disant fait, bien qu’il n’était point au courant de ce qu’elle avait pu faire ou dire. La faute demeurait sur Caïn. On ne peut pas tuer les gens. Mais on peut leur offrir une wonderbox avec du saut à l'élastique ou en parachute et prier...

« Ne dis pas ça, s’il te plait … » Dans une relation, la faute ne semblait jamais appartenir à quelqu’un. Deux formait un couple. Et chacun avait sa part de responsabilité. Seulement parfois le sort pouvait être injuste. « Ton amoureux … enfin, ton ancien amoureux … Il ne t’accepte pas comme tu es. Et je t’assure que personne ne devrait mériter ce que tu mérites. Personne. A part peut-être lui… » Tracey était tombée amoureuse du mauvais gars. Ouais, le mauvais. Et maintenant, elle souffrait. Caressant les cheveux de sa meilleure amie, il espérait qu’elle se calme, que tout s’apaise. Il y avait pourtant un moyen pour que tout se calme. Mais elle n’accepterait pas. Trop dangereux, point humain. Doucereusement, en soupirant, il s’exclama sur une plausible solution : « Oubliettes est un très bon sort afin de guérir les peines. Même si c’est radical et on a l’impression d’agir comme un lâche. » Et brusquement, Chandler se souvint d’une phrase. Une citation. D’un livre. C’était son père qui le lui avait procuré il y a longtemps dans une librairie moldue après qu’il lui ait demandé d’avoir un livre relatant les histoires de jeunes gens moldus. Petit à petit, il l’avait lu. Et sur un parchemin, il s’était amusé à marquer les phrases les plus belles de l’ouvrage. Des citations qui amenaient à réfléchir, à penser pour remettre tout à plat. Même pendant les vacances d’été, il avait décidé de recommencer à lire ce livre. « Nous acceptons l’amour que nous pensons mériter. » murmura-t-il simplement à son oreille avant d’expliquer où il savait ça : « Ça vient d’un livre que mon papa m’a acheté. Ça peut peut-être t’aider ? » La difficulté demeurait toujours présente, celle où il faut recoller les morceaux d’un cœur brisé.
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MessageSujet: Re: people always leave •• chandler   people always leave •• chandler Icon_minitimeSam 16 Mar - 22:56

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TRACEY DAVIS & CHANDLER DIGGLE.
I need someone to show me the things in life that I can't find. I can't see the things that make true happiness, I must be blind.


J'avais pourtant essayé de mentir, de dissimuler, de me défiler, mais c'était à croire que ça n'avait pas marché. Il aurait été bien naïf de croire que l'on pouvait berner Chandler facilement. Il était peut-être retardé, mais il comprenait beaucoup de choses que les autres ne voyaient simplement pas. Il avait un point de vue différent, voilà tout. En même temps, il n'était pas bien compliqué de deviner que j'allais mal. Ça se voyait sur son visage, j'avais encore les joues chiffonnées par les larmes que j'avais versées, je n'avais pas réussi à effacer toutes les traces de maquillage qui avait coulé, et j'avais encore les yeux rouges – et ils le resteront un long moment encore. Pourtant, je niais, comme d'habitude, je m'enfermais dans le déni, je refusais de voir les choses en face. Je tentais de diminuer, de dédramatiser, mais rien n'y faisait, je ressentais toujours la même déchirure. Si pendant toutes ces années, j'avais douté avoir un cœur, à présent, j'avais la certitude que j'en avais un, enfin, avant qu'il soit broyé, réduit en miettes. Ainsi, c'était donc ça d'avoir le cœur brisé ? Maintes fois, j'avais ri de ces filles qui se retrouvaient dans un état pitoyable après qu'elles se soient disputées avec leurs mecs, pensant sans doute que ça ne pouvait pas m'arriver, que j'étais évidemment au dessus de tout ça, mais force était de constater que je ne valais pas mieux qu'elles, en fait, j'étais comme toutes les autres, on était toutes faites sur le même modèle. Et en ce moment précis, pour sûr que je me sentais pitoyable, vide, affreuse. J'avais essayé de me mettre à l'abri de tout ça, de m'empêcher de tomber amoureuse, mais j'avais lamentablement échoué. J'étais tombée dans le piège, et plus je me débattais, plus je m'empêtrais dedans, je savais en mon for intérieur qu'il me serait tout bonnement impossible d'en sortir. Je ne méritais même pas l'étreinte de mon ami. S'il savait ce que j'avais fait, sans nul doute considérerait-il les choses différemment. Peut-être finirait-il par penser lui aussi que je n'étais qu'une salope qui écartait les cuisses lorsqu'on le lui demandait gentiment – ou pas, d'ailleurs. Et plus je repensais à cet épisode peu glorieux de mon existence, cet instant même où j'avais fauté, je me sentais sale, nauséeuse, plus que jamais, je ressentais la honte et le dégoût, le dégoût de moi-même. « Ne dis pas ça, s’il te plait … »  Ne pas dire quoi ? Que je ne valais rien ? Que c'était de ma faute ? Mais j'avais le droit de culpabiliser. Je devais culpabiliser, parce que c'était ce que la normale exigeait. Je n'étais pas blanche comme neige, qu'on se le dise. Encore que, je n'en étais plus certaine à présent, après tout, Caïn avait dû lui aussi voir d'autres filles depuis qu'on se fréquentait, c'était obligé, il ne pouvait pas en être autrement. Cela dit, je n'en avais jamais eu la preuve, aucun indice ne permettait de corroborer cette hypothèse.  «Ton amoureux … enfin, ton ancien amoureux … Il ne t’accepte pas comme tu es. Et je t’assure que personne ne devrait mériter ce que tu mérites. Personne. A part peut-être lui… » Mon ancien amoureux...mon ex. Je ne voulais pas penser à lui en ces termes. Ça n'était pas fini. Il n'avait rien dit qui allait en ce sens. Pourtant, m'avoir plantée était limpide, non ? Encore que, des tas de couples claquaient la porte après s'être disputés. Je ne savais pas. Je ne savais plus. « Oubliettes est un très bon sort afin de guérir les peines. Même si c’est radical et on a l’impression d’agir comme un lâche. »  Je hochai frénétiquement la tête de gauche à droite pour lui signifier mon refus. Je ne voulais pas oublier. Je ne voulais pas effacer de ma mémoire trois ans de ma vie. « Nous acceptons l’amour que nous pensons mériter. Ça vient d’un livre que mon papa m’a acheté. Ça peut peut-être t’aider ? » déclara-t-il soudain, très sérieusement. Je me mordillai la lèvre inférieure avant d'acquiescer doucement, ayant parfaitement saisi le sens de cette phrase. Je ne pus m'empêcher de sourire encore face à l'apparente naïveté, l'insouciance de mon ami. Une question, une seule, me taraudait l'esprit : devais-je lui dire la vérité ?

Il était clair que je ne pouvais pas laisser Chandler m'idéaliser, il n'avait pas le droit, ce n'était pas ainsi que les choses s'étaient passées, dans le fond, les propos que Caïn avaient eu à mon égard n'étaient pas totalement infondés. Pour une fois, c'était entièrement de ma faute, et ça, Chandler ne pourra pas me l'enlever de la tête. Nous acceptons l'amour que nous pensons mériter. Et que méritais-je, au juste ? Comme toutes les petites filles j'avais déjà rêvé du prince charmant. Mais, en grandissant, je m'étais aperçue qu'il n'existait pas, que c'était simplement une illusion que l'on faisait miroiter aux gamines. Entre ce que l'on voulait, et ce que l'on avait, il y avait parfois un fossé. Mon histoire avec Caïn était loin d'être simple, elle était entravée par l'orgueil, ce même orgueil qui nous poussait à nous voiler la face, constamment. Nous étions beaucoup trop fiers pour se dire que l'on s'aimait, pourtant, ce n'était pas faute de vouloir la même chose. Au fond, ce que lui et moi avions depuis toujours me convenait parfaitement, je ne prétendais pas à autre chose. « Je ne veux pas oublier, jamais. » affirmai-je avec conviction, tout en me blottissant contre l'épaule de mon ami. « Je...Je l'aime, tu comprends ? Il...C'est mon premier amour, mon premier grand amour. Il a été le premier pour tout. Je ne peux pas m'en débarrasser comme ça. Je ne peux pas y renoncer aussi facilement. Je...je ne veux pas tourner la page. » Et ça, c'était parce qu'il n'y avait aucune page à tourner, tout simplement. Parce que ce n'était pas fini, au contraire, j'avais le sentiment que cela ne faisait que de commencer. J'avais fini par avouer tout haut les sentiments qui me consumaient de l'intérieur et que j'avais toujours refusé d'admettre. Au fond, je ne savais même pas ce que j'étais pour lui. J'étais toujours incapable de mettre un mot sur notre relation. Peut-être que cet OVNI ne rentrait dans aucune case, tout simplement. Je soupirai longuement, posant le regard sur le tapis vert et argent. Je devais avouer ce qui me tourmentait depuis longtemps. Je voulais rétablir la vérité. « Je l'ai trompé. » finis-je par avouer de but en blanc, sentant le rouge me monter aux joues. « ça n'aurait jamais dû arriver, mais les faits sont là. J'ai eu un moment de faiblesse, de perdition. J'ai picolé, j'ai fait des conneries, fin de l'histoire. » Là encore, il allait me dire que ce n'était pas de ma faute, que ma conscience avait été quelque peu altérée par l'alcool. Seulement, ce soir là, je n'avais pas été bourrée au point de ne pas pouvoir me contrôler. Je n'avais pas été capable de repousser Soren. Il me plaisait vaguement, il était vrai, mais je n'avais jamais rien envisagé avec lui, rien, pas même ce qui s'était pourtant passé entre nous. « J'ai eu le malheur d'en parler à Caïn...Tu sais, je pensais que faute avouée à demi pardonnée, mais ça aussi c'est de la foutaise. Il est devenu fou furieux quand il a réalisé ce que ça impliquait. C'est pour ça qu'on s'est disputés. Et je sais qu'il reviendra parce que je crois à ce putain de proverbe à la con. Je sais que j'ai bien fait de le dire, parce que si j'avais tout dissimulé, ça se serait nettement empiré. » Je reniflai piteusement, avant de me redresser, me soustrayant à l'étreinte de mon ami. « Maintenant que tu connais le fond du litige, qu'est-ce que tu penses que moi, je mérite? » Bien sûr, je faisais clairement allusion à la citation qu'il avait employée quelques instants plus tôt. Nous acceptons l'amour que nous pensons mériter. Je n'avais jamais rien regretté s'agissant de ma relation avec Caïn. Ça me convenait. Je l'aimais, je le savais, et je n'avais rien besoin de savoir d'autre.
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MessageSujet: Re: people always leave •• chandler   people always leave •• chandler Icon_minitimeDim 14 Avr - 18:57



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Lorsque Chandler pensait à l'amour et le raccordait à lui-même, il ne savait pas quoi dire, ni même se projeter. C'était quelque chose de complètement inconnu et impossible à la fois. La seule chose qu'il savait, c'est qu'un jour proche, il serait fiancé à une fille de sang-pur. Et puis, c'est tout. Éprouverait-il de l'amour pour cette inconnue ? Probablement. L'amour semblait un des fondements de la vie. L'homme avait besoin d'aimer, de ressentir des sentiments pour autrui. Sinon, il était considéré comme inhumain. Et personne ne l'est au fond de lui. Pas même Voldemort qui ne ressent que de la haine pour autrui.

La réaction de Tracey semblait sans appel. La jeune fille ne voulait pas oublier, rien effacer de son passé. Elle voulait tout garder. La souffrance, mais aussi les bons côtés. Sa relation n'était pas malsaine par moment, de la tendresse se cachant dans l'ombre. « Je ne veux pas oublier, jamais. Je...Je l'aime, tu comprends ? Il...C'est mon premier amour, mon premier grand amour. Il a été le premier pour tout. Je ne peux pas m'en débarrasser comme ça. Je ne peux pas y renoncer aussi facilement. Je...je ne veux pas tourner la page. » La façon dont elle sortit ces phrases fit percuter Chandler dans la façon de percevoir les choses. Dit comme ça, ça se voyait que Tracey tenait à son Caïn. Elle l'aimait éperdument et même si cet amour ressemblait à une rose épinée, elle ne pouvait pas en finir comme ça. Il fallait que tout continue. Entourant son amis de ses maigres bras, le jeune Diggle la serra aussi fort qu'il pouvait. L'amour pouvait parfois être très dur. « Je l'ai trompé. Ca n'aurait jamais dû arriver, mais les faits sont là. J'ai eu un moment de faiblesse, de perdition. J'ai picolé, j'ai fait des conneries, fin de l'histoire. » Les yeux du septième année s'écarquillèrent sous le coup de la surprise. Sur le moment-même, il n'avait pas compris la signification de sa phrase et à mesure qu'il se le répétait dans sa tête.
Alors, son beau, mystérieux et vilain Caïn avait été trompé une fois par Tracey. Dans un moment de faiblesse. Préférant ne rien dire pour le moment, Chandler continua de caresser son ami dans le dos, restant attentif à la suite. « J'ai eu le malheur d'en parler à Caïn...Tu sais, je pensais que faute avouée à demi pardonnée, mais ça aussi c'est de la foutaise. Il est devenu fou furieux quand il a réalisé ce que ça impliquait. C'est pour ça qu'on s'est disputés. Et je sais qu'il reviendra parce que je crois à ce putain de proverbe à la con. Je sais que j'ai bien fait de le dire, parce que si j'avais tout dissimulé, ça se serait nettement empiré. » Tracey voulut mettre fin à l'étreinte et avec tristesse, Chandler délaissa son ami. « Maintenant que tu connais le fond du litige, qu'est-ce que tu penses que moi, je mérite? »

Après l'écoute de sa grande histoire, qu'est-ce qu'il en pensait lui maintenant ? C'était difficile. Il aurait pu agir comme n'importe quel imbécile et dire qu'au fond, tout ce que méritait Tracey, c'était de la méprise et des insultes de la part des gens. Cependant, Chandler n'avait qu'une phrase en tête. Ou plutôt sa réponse à tout ça. « Et alors ? » répondit-il violemment, relevant sa tête et fixant à présent sa meilleure amie dans les yeux. « Tu es ce que tu es, Tracey. On ne peut pas changer. Tu as fait des erreurs et l'erreur est humaine. T as des défauts. Mais regarde-toi ? Tu penses que tu ne vaux pas mieux que Malefoy et les autres méchants de notre maison ? Mais c'est faux. Tu es tellement meilleure. Et ce n'est pas parce que tu as fauté une fois que tu es une mécréante. Donc, non, tu ne mérites pas ça. » Parlant avec ardeur, le jeune homme pensa finalement à faire une dernière chose. Lui déclarant d'attendre quelques minutes, il s'échappa de la salle commune pour monter à son dortoir et aller à sa valise. Le moins de bruit possible, il extirpa sa guitare de sa valise avant de descendre avec des petits pas rapides et silencieux, il arriva de nouveau devant Tracey. Un coup de baguette bien lancé et la guitare fut ensorcelée. Il se mit à chanter.

« It's a little bit funny this feeling inside. I'm not one of those who can easily hide. I don't have much money but boy if I did. I'd buy a big house where we both could live. If I was a sculptor, but then again, no. Or a man who makes potions in a travelling show. I know it's not much but it's the best I can do. » Le jeune Diggle prit son amie par les mains et commença à entamer une danse, virevoltant tout doucement, avant de reprendre la chanson. « My gift is my song and this one's for you. And you can tell everybody this is your song. It may be quite simple but now that it's done. I hope you don't mind. I hope you don't mind that I put down in words. How wonderful life is while you're in the world. I sat on the roof and kicked off the moss. Well a few of the verses well they've got me quite cross. But the sun's been quite kind while I wrote this song. It's for people like you that keep it turned on. So excuse me forgetting but these things I do. You see I've forgotten if they're green or they're blue. Anyway the thing is what I really mean. Yours are the sweetest eyes I've ever seen. »

Sans prétention, Chandler se mit à sourire, tout fier de lui avant d'ajouter une petite note personnelle : « Chanteur moldu. La Radio passe parfois des musiques moldues. Très rarement. Enfin, passait ...»

Un BAM. Des pieds descendirent les escaliers provenant des dortoirs des garçons. Et une voix guelarde se montrait : « Oh les pouilleux, vous pouvez pas la fermer ? Y'en a qui veulent dormir. »
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MessageSujet: Re: people always leave •• chandler   people always leave •• chandler Icon_minitimeMer 17 Avr - 16:35

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Cette soirée était désastreuse, purement et simplement. Tout était à jeter. Je n'aspirais qu'à une chose, c'était d'aller me coucher, et entrer en hibernation pour les mois à venir. Pourtant, au fond, je savais que ça ne servirait à rien, que lorsque j'allais me réveiller, tous mes problèmes allaient me sauter à la gorge et revenir avec force, comme si le temps n'avait pas le pouvoir de les atténuer, de les rendre moins douloureux. Je me réveillerai avec les mêmes sensation, la même culpabilité qui me tordait actuellement les entrailles. Le mieux à faire était alors d'accepter, et de continuer à avancer. Pour être honnête, je ne m'en sentais pas capable. J'avais peur, plus que tout, d'être abandonnée, et ce soir, j'avais peut-être perdu l'homme que j'aimais. Cette pensée me serra davantage le cœur. C'était ironique de voir comment les évènements s'étaient déroulés, il avait fallu que j'admette enfin la vérité, celle-là même que je niais depuis des années pour qu'il me tourne le dos. Je ne voulais pas croire qu'il n'avait attendu que ça depuis le début, qu'il me fasse craquer et qu'il me jette ensuite une fois qu'il en aura fini avec moi. Ce serait du gâchis, un monstrueux gâchis. Se pouvait-il qu'au fond, il se soit lassé de moi, tout simplement ? Il ne voulait plus me voir, c'était limpide, non ? Ça s'appelait même se faire congédier sans autre forme de procès, procès qui n'était même pas équitable par ailleurs puisque je n'avais même pas eu la possibilité de me défendre, de faire valoir ma cause. Quel crétin. J'étais pétrifiée à la seule idée d'être de nouveau célibataire. J'étais persuadée que dans le fond, il savait pourquoi j'étais revenue, toujours. Malgré les plus jamais, j'étais revenue parce que je l'aimais, c'était aussi simple et aussi compliqué que cela. Mais maintenant c'était fini tout ça, il n'était plus là. Il va falloir t'y faire, ma vieille. à cette seule pensée, les larmes menacèrent de déborder à nouveau, comme si moi, la reine des glaces comme on se plaisait à m'appeler, j'étais incapable de les retenir, une vraie fontaine. Mais au fond, c'était ce que je méritais, non ? bien sûr que je le méritais. Je n'avais malheureusement pas encore fini de me fustiger. Chandler, lui, ne semblait pas être du même avis. Il semblait même penser que je méritais mieux malgré tout. On a l'amour que l'on pense mériter. Qu'est-ce que je méritais alors ? Les cris, les larmes, les disputes ? Avais-je donc une si piètre opinion de moi pour accepter que l'on me manquât de la sorte de respect ? Je ne me savais pas taillée pour les grandes histoires d'amour empreintes de lyrisme et de déclarations enflammées, ce n'était pas pour moi. Dans le fond, ce que je voulais, c'était de la passion, des sentiments déchirants, le grand frisson. Tout ça, je l'avais eu, et je l'avais perdu. Au final, je me sentais lamentable comme jamais. « Et alors ? »  j'avais sursauté face à la soudaine brutalité de ses paroles, n'étant pas habitué à voir Chandler s'énerver de la sorte. J'haussai un sourcil perplexe. Et alors quoi?  « Tu es ce que tu es, Tracey. On ne peut pas changer. Tu as fait des erreurs et l'erreur est humaine. T as des défauts. Mais regarde-toi ? Tu penses que tu ne vaux pas mieux que Malefoy et les autres méchants de notre maison ? Mais c'est faux. Tu es tellement meilleure. Et ce n'est pas parce que tu as fauté une fois que tu es une mécréante. Donc, non, tu ne mérites pas ça. » Je baissai la tête, me passionnant soudainement pour les motifs du tapis qui couvrait le sol de la salle commune. J'ai fait une erreur, oui, mais c'était exactement le genre d'erreurs qui n'étaient pas pardonnables. Ou si peu, quand le temps a fait son œuvre. « Le pire » murmurai-je d'une voix chevrotante, les mains jointes et la tête baissée « je comprends sa réaction, simplement parce que j'aurais réagi pareil s'il m'avait appris qu'il avait couché avec n'importe quelle pétasse. » Cette simple idée suffisait à me mettre en rogne. Malheureusement pour moi, j'étais jalouse, trop jalouse peut-être, en plus d'être hyper possessive. Si ça m'était arrivé, je lui aurais hurlé dessus, j'aurais pleuré, tapé, insulté peut-être, avant de le plaquer pour de bon. Chandler me dit finalement d'attendre. Il me suffit de tourner la tête pour le voir partir vers les dortoirs. J'attendis qu'il ait disparu de mon champ de vision pour me prendre la tête entre les mains. Je reniflai piteusement, sanglotant en silence. Machinalement, j'essuyais mes larmes, me maudissant de me remettre à pleurer. D'habitude, je pleurais vraiment pas beaucoup, là, je pleurais au moins trois fois par heure, ce qui était très pénible. Il y avait forcément autre chose pour que je pleure autant. J'estimais avoir déjà pleuré sur ma dispute avec Caïn. Après, c'était peut-être une accumulation de beaucoup de choses, l'expression d'un ras-le-bol général, le rejet de choses trop lourdes à porter pour mes frêles épaules. Disons que les évènements de ce soir ont été un élément déclencheur (et un catalyseur) particulièrement redoutable. Je vis finalement Chandler revenir avec une guitare. Perplexe, je regardais mon ami, me demandant ce qu'il allait en faire. Il jeta un sort à l'instrument, puis quelques notes en émanèrent bêtement. Il se mit à chanter tout en me prenant les mains pour que je me lève à mon tour. Je manquai de vaciller légèrement, étourdie par les trop fortes émotions que je ressentais. « aoutch. » m'exclamai-je en me rattrapant de justesse au bras de Chandler. Je choisis alors de me déchausser, libérant mes pieds de la torture que représentaient les talons hauts. Voilà, c'était mieux, je me sentais plus stable maintenant que je n'étais plus sur des échasses. Je souris bientôt à travers mes larmes, la bonne humeur de mon ami était vraiment communicative. « Merci. » me contentai-je de souffler du bout des lèvres, trop secouée pour dire quoi que ce soit de plus intelligent. Pourtant, tout portait à croire que la magie de l'instant n'était pas vouée à durer. Je tournai la tête en entendant du bruit dans les escaliers qui menaient au dortoir. « Oh les pouilleux, vous pouvez pas la fermer ? Y'en a qui veulent dormir. » Je leur en voulais vraiment d'avoir cassé le moment. Irritée, je lançai alors un aigre « oh, mais vos gueules pour voir ? » Qu'ils aillent donc voir ailleurs si nous y étions. Je les entendis partir en grommelant quelques insultes inintelligibles. Une fois qu'ils furent partis, je me rassis dans le canapé, légèrement désemparée. Puis, je haussai les épaules d'un air blasé. « Pour une fois que c'est nous qui faisons chier le monde et pas l'inverse, c'est de bonne guerre. » j'attendis alors que mon ami se soit assis à son tour, pour me blottir à nouveau contre son épaule. Je sentis une nouvelle vague de détresse m'envahir, mais cette fois, je ne versai aucune autre larme. « Tu crois qu'il reviendra ? » Je n'en étais même pas certaine moi-même, mais c'était ma principale préoccupation désormais. J'avais besoin d'y croire encore un peu, de me dire que tout n'était pas terminé. « C'est tellement absurde. » repris-je, en secouant la tête d'un air navré. « Je ne devrais pas, surtout après ce qu'il m'a dit ce soir, mais...je veux qu'il revienne, Chandler. C'est peut-être un peu stupide dit comme ça, mais...mais ces dernières années il est devenu un pilier tellement important dans ma vie qu'il doit revenir, sinon c'est tout un pan de moi qui s'effondre. » Mon débit s'était sensiblement accéléré sur ces derniers mots, alors que je sentais un sursaut de panique m'envahir. « Il était tellement plus qu'un petit-ami, ou quoi que ce soit d'autre. C'est...c'est tellement réducteur de toute façon. je...si jamais il tenait parole...Ce serait comme si j'étais amputée d'une partie de mon âme, tu comprends ? » Mettre des mots sur ce qu'on était me paraissait important, mieux, ça me réconfortait. J'avais besoin d'en parler, de vider mon sac, de me décharger de ce secret qui me rongeait de l'intérieur depuis trois ans maintenant, j'avais tout simplement besoin de me confier à quelqu'un.
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MessageSujet: Re: people always leave •• chandler   people always leave •• chandler Icon_minitimeVen 3 Mai - 6:54


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Parmi les élèves, il y en avait un de la promotion de Chandler. Dexter. Ou le garçon à qui il ne fallait jamais déranger son sommeil ou sinon il criait, comme ce soir. Lui et Chandler,ça n'a jamais été le grand amour. Jamais. Déjà, la première année, le premier soir, Dexter s'était empressé d'humilier le jeune Diggle, devant tout le monde, en le traitant de taré et en se moquant des vêtements qu'il avait pu apporter. Chandler, désarmé et gêné, ne répondit rien, ce qui ne fut guère le cas pour Tracey. « oh, mais vos gueules pour voir ? » Étrangement, et sûrement, parce que nous étions en pleine nuit, ils ne répondirent rien, préférant remonter dans le dortoir tout en grommelant. S'asseyant ensuite sur le canapé, le septième année entendit sa meilleure amie commentait ce qu'il venait de se produire : « Pour une fois que c'est nous qui faisons chier le monde et pas l'inverse, c'est de bonne guerre. » Un petit rire discret traversa les lèvres du garçon qui ne pouvait s'empêcher de penser en ce moment qu'il n'y avait que lui et Tracey contre le monde entier, ce qui n'était point pour déplaire. Retendant son bras pour la blottir contre son épaule, Chandler se remit à divaguer, regardant dans le vide, ne pensant à rien. Seulement écouter et réfléchir. « Tu crois qu'il reviendra ? » S'il reviendra ? Le jeune Diggle n'espérait pas. Il ne voulait pas que ce connard revienne dans la vie de son amie pour la détruire une nouvelle fois émotionnellement. Pourquoi être présent pour à chaque fois insuffler de la douleur à ceux qu'on côtoie ? Elle était mieux sans. Et pourtant, malgré cela, Tracey ne parut pas partante pour vivre sans lui. Au fil des années, il était sûrement devenu sa drogue.« C'est tellement absurde. Je ne devrais pas, surtout après ce qu'il m'a dit ce soir, mais...je veux qu'il revienne, Chandler. C'est peut-être un peu stupide dit comme ça, mais...mais ces dernières années il est devenu un pilier tellement important dans ma vie qu'il doit revenir, sinon c'est tout un pan de moi qui s'effondre. Il était tellement plus qu'un petit-ami, ou quoi que ce soit d'autre. C'est...c'est tellement réducteur de toute façon. je...si jamais il tenait parole...Ce serait comme si j'étais amputée d'une partie de mon âme, tu comprends ? » Penaud, le jeune homme fermait les yeux, comprenant tout à fait la situation. Elle nageait dans une passion qui prenait un tournant de désespoir. Et sans vouloir se l'avouer, Chandler s'apprêtait à parler de quelque chose qui lui fendrait le cœur mais nécessaire à dire : « Je pense qu'il t'aime et qu'il reviendra. Mais voilà, c'est un garçon, qui doit être très fort, et il veut se montrer comme tel. Donc ... » soufflant un bon coup, signe que la fatigue commençait à lui piquer les yeux, il reprit : « il n’aime pas montrer qu'il t'aime alors il te fait mal et bobo. Il grandira un jour ou l'autre. » L'analyse des sentiments amoureux entre les genres n'était pas vraiment le domaine dans lequel Chandler excellait et pourtant, il essayait. « Tu souffres, arrêtes d'y penser... Tu penses pouvoir dormir ? » Quetions stupides, questions pour essayer de changer de sujet. Comme si quelque chose d'énorme que ça pouvait s'effacer aussi facilement.

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MessageSujet: Re: people always leave •• chandler   people always leave •• chandler Icon_minitimeVen 3 Mai - 17:53

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I need someone to show me the things in life that I can't find. I can't see the things that make true happiness, I must be blind.


J'avais encore besoin d'y croire, ne serait-ce qu'un peu. Je savais que Chandler n'approuvait pas, il me l'avait déjà fait savoir plusieurs fois, Dwight non plus mais je ne les avais jamais écoutés, au fond j'étais persuadée que Caïn avait un bon fond. Mais peut-être qu'au fond, je l'avais tout simplement idéalisé. Peut-être qu'il n'y avait rien de bon en lui, qu'il était pourri jusqu'à l'os et que j'étais tombée amoureuse du mauvais gars. Katherine m'avait pourtant prévenue. Je n'avais jamais prêté la moindre attention à ses avertissements, pensant là qu'il s'agissait simplement d'une de ses manœuvres pour m'éloigner de lui. À mesure que les années étaient passées, je m'étais rendue compte qu'elle ne fabulait en aucune façon. Tout ce qu'elle avait dit ce jour là était vrai, tout du moins en partie. Certes, il ne m'avait pas laissée après avoir obtenu ce qu'il voulait, contrairement à ses autres conquêtes, mais il m'avait tuée à petit feu, me rendant définitivement et totalement dépendante de lui. Au final, je ne savais même plus quel sort était le plus enviable. Au moins, s'il était parti après notre première nuit, j'aurais sans doute été dépitée sur le coup mais je serais passée à autre chose. Là, par contre, passer à autre chose allait être impossible avant un bon bout de temps. Il avait laissé un trou béant dans ma vie, un trou qui allait être impossible à combler. Je ne voulais pas qu'il parte. Il était bien trop important. Et j'enrageais d'autant plus que je me disais qu'il avait sans doute eu ce qu'il voulait. Certes, il avait eu ma virginité, mais ça, ce n'était pas le plus important. Non, plus que tout le reste, il avait réussi à me faire tomber, à me détruire, à m'anéantir là où personne d'autre n'avait réussi auparavant. Peut-être que c'était ça le vrai défi, mettre à terre la reine des glaces, abattre une à une mes murailles pour m'empoisonner à petit feu. Je ne voulais pas que ça se termine comme ça. J'avais besoin de l'entendre, d'être rassurée sur ce point.« Je pense qu'il t'aime et qu'il reviendra. Mais voilà, c'est un garçon, qui doit être très fort, et il veut se montrer comme tel. Donc ... l n’aime pas montrer qu'il t'aime alors il te fait mal et bobo. Il grandira un jour ou l'autre. » J'avais toujours pensé que Chandler ne connaissait pas suffisamment Caïn pour se permettre de le juger. Pourtant, à ces seules paroles, on pouvait se rendre compte que Chandler en comprenait plus qu'il ne le montrait. Il touchait du bout des doigts la vérité. Si seulement tout était aussi simple... « Tu souffres, arrêtes d'y penser... Tu penses pouvoir dormir ? » Je me mordillai la lèvre inférieure. Si seulement il y avait un bouton off dans un coin de ma tête pour empêcher mes pensées de défiler, pour sûr que je l'aurais utilisé. Pourtant, les choses ne marchaient pas ainsi dans la vie, ce serait trop facile sinon.

Quant à savoir si j'allais réussir à dormir...je n'en savais rien. J'allais sûrement ressasser le désastre de cette soirée toute la nuit, et pleurer toutes les larmes de mon corps. Si par miracle je parvais à m'endormir, je serai sans doute hantée par des tas de cauchemars. J'avais bien une troisième option en tête, mais vu mon état d'esprit du moment, ce n'était pas envisageable. D'habitude, quand je n'allais pas bien, quand j'avais besoin de réfléchir, j'allais fumer cigarette sur cigarette en haut de la tour d'astronomie. Là, j'aurais plutôt envie de me jeter dans le vide alors c'était pour le coup déconseillé. « Je ne sais pas. » finis-je par murmurer piteusement, toujours aussi démunie. « J'ai déjà du mal à dormir en temps normal, alors tu penses... » Puis si c'était pour que mon sommeil soit pourri par tout un tas d'affreux cauchemars, ce n'était même pas la peine de s'endormir. Ou alors, si je m'endormais, c'était pour ne plus jamais me réveiller. « Et je sais que si je tente de fermer l'oeil...eh bien j'y penserai quand même, parce que l'affreuse sensation de vide que je ressens ne partira pas. » En fait, à tout bien réfléchir, les seules nuits relativement correctes que j'avais passées, c'était quand il était là. Dans ces moments là, je me sentais repue, comblée, heureuse, mais ça, c'était avant. Ne plus y penser...plus facile à dire qu'à faire, mais je n'avais qu'à m'en prendre à moi-même puisque j'avais refusé que Chandler m'efface la mémoire. Tout oublier était sûrement pire que vivre avec. D'une façon ou d'une autre, je ne pouvais pas passer à côté de trois ans de ma vie. Ça n'était pas rien. « L'idéal aurait été d'avoir une potion de sommeil. Sommeil garanti sans rêves. Mais je n'en ai pas à portée de main... » Je réfléchissais tout haut. Cela avait eu au moins le mérite de me faire penser à autre chose. « Je serais bien allée à l'infirmerie, mais j'pense pas que Mme Pomfresh soit encore debout à cette heure-ci. Mh, on peut peut-être en fabriquer, mais je crains que ce soit trop long pour être utile... » En fait, moi, j'étais bien partante pour aller en fabriquer en cachette, quitte à devoir passer une nuit blanche pour les préparer. Au moins, non seulement cela me ferait réviser mes cours de potions mais en plus cela me maintiendrait l'esprit occupé pour les quelques heures à venir...Car de toute évidence, je n'avais aucune envie d'aller me coucher. Reste qu'il fallait que j'aille chercher mes affaires sans faire de bruit. Je sortis alors ma baguette de ma manche, avant de murmurer. « Accio livre de potions. » J'attendis patiemment que le livre fasse tout le trajet. Fébrile, je m'en emparais comme s'il s'agissait d'un précieux sésame. Je me mis alors à tourner les pages de mon livre à toute vitesse, comme si je savais précisément où il fallait chercher – ce qui était le cas, je me souvenais parfaitement de la façon dont était présenté ce livre. « Regarde ! » m'écriai-je avec un semblant d'enthousiasme, en poussant le livre vers Chandler. « Il faut de l'asphodèle et de l'infusion d'armoise.  Ça va, ces ingrédients ne sont pas trop difficiles à trouver. » Puis, en voyant que mon ami n'écoutait pas, je le rabrouai : « Chandler, tu m'écoutes ? » Visiblement, non, mais au moins, je voulais attirer son attention. Je voyais bien qu'il commençait à fatiguer, mais j'avais besoin de son aide. J'essayais de ne pas me dire que nous allions sans doute enfreindre le règlement, mais cela m'importait peu. Ça ne servait à rien de me leurrer, je n'étais pas une sainte. Au pire, je trouverai autre chose. Cela ne me posait aucun problème de réfléchir sur tout autre chose. Tout, mais surtout pas penser à ce qui venait de se passer, c'était ce que j'étais en train de me répéter comme un mantra.
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MessageSujet: Re: people always leave •• chandler   people always leave •• chandler Icon_minitimeMer 22 Mai - 21:33


CHANDLER DIGGLE & TRACEY DAVIS.
Can you promise me that you are never getting back with him ?

« Je ne sais pas. J'ai déjà du mal à dormir en temps normal, alors tu penses... » Les temps semblaient durs. Et parfois, quelque chose de trop douloureux pouvait inciter à aller contre le sommeil. Comme Tracey par exemple, pensa Chandler. La pauvre. Avec tout ce qu'elle venait de subir, c'était normal qu'elle ne pouvait pas fermer l’œil de la nuit. Mais qu'allait-elle faire ? De toutes manières, à un moment où un autre,lui aussi, devrait aller au lit et finir sa nuit. Mais la laisser comme ça, il en était hors de question. Pas pour Chandler Elyas Diggle. C'était une question d'honneur, une question d'amitié aussi. On ne laissait jamais ses amis seuls, surtout lorsqu'ils allaient mal. Voire très mal. Et qu'une blessure, en l’occurrence un chagrin d'amour, en était la cause. Il espérait qu'elle n'allait pas faire de bêtises et qu'elle n'allait pas s'intoxiquer avec de la fumée moldue. Il se rappellerait toujours de ce soir où il l'avait vue s'extirper de la salle commune des Serpentards pour aller tout en haut de la salle d'Astronie. De ses poches, elle en avait sortie un petit bâtonnet de deux couleurs et d'une petite flamme l'avait allumé. Chandler, ne connaissant absolument pas cet "objet", avait été interloqué et forcément avait demandé des comptes sur ça. Et il était tombé sur un drôle de mot : cigarette. Un bâton à fumer qui provoquer une détente, comme un anti-stress. « Et je sais que si je tente de fermer l'oeil...eh bien j'y penserai quand même, parce que l'affreuse sensation de vide que je ressens ne partira pas. » Grimaçant une nouvelle fois, Chandler essaya de trouver une solution à ce petit problème. Mais sans succès. Et pourtant, il avait essayé. Mais entre insulter le petit-ami mécréant-méchant ou proposer d'effacer la mémoire, que restait-il afin qu'elle dorme en paix, en toute sûreté ? « L'idéal aurait été d'avoir une potion de sommeil. Sommeil garanti sans rêves. Mais je n'en ai pas à portée de main... » Alléluia. Et voilà que même pendant les moments de tristesse, Tracey arrivait quand même à penser à bien. « T'es la meilleure. » pensa t-il à haute voix. Mais qu'il était bête, pourquoi il n'avait pas pensé plus plus tôt à cette solution ? « Je serais bien allée à l'infirmerie, mais j'pense pas que Mme Pomfresh soit encore debout à cette heure-ci. Mh, on peut peut-être en fabriquer, mais je crains que ce soit trop long pour être utile... » Quelle heure tait-il ? Peut-être une heure, voire deux heures. Chandler n'avait aucune notion du temps. Il y avait le jour, le matin, l'après-midi puis la nuit. Et la nuit, le jeune Diggle avait toujours cette habitude de se coucher. Tôt afin de se réveiller tard. « Accio livre de potions. » Perdant toute l'attention qu'il accordait à Tracey, ses yeux commencèrent à se fermer. Il devait bien avouer qu'il avait bel et bien besoin de sommeil. Mais rien à faire, il devait résister. Pour Tracey. Ses paupières se faisaient lourdes. Pouvait-il fermer les yeux juste une minute ? « Regarde ! Il faut de l'asphodèle et de l'infusion d'armoise. Ça va, ces ingrédients ne sont pas trop difficiles à trouver. » Asphodèle ... armoise ... Ingrédients. Seulement deux mots sur cinq parvenaient à ses oreilles. Il clignait des paupières, essayant de résister. Bâillement. Et ...

« Chandler, tu m'écoutes ? » Soudainement, secouant la tête, Chandler s'éveilla vivement. Le fait que Tracey s'adresse directement à lui, l’appelant par son prénom l'avait fait sursauter en quelque sorte, intérieurement. « Euh ... oui ... oui ... Désolé, je commençais à faire dodo ! » Se redressant dans le canapé, le jeune Diggle se remémora de ce qu'avait dit sa meilleure amie quelques minutes auparavant. De l'asphodèle, de l'infusion d'armoise. Où pouvaient-ils trouver ça à cette époque de l'année ? Bien que Chandler n'était guère vraiment passionné par les potions. Notamment à cause de ses expériences désastreuses en travaux pratiques, il restait néanmoins très fort pour la mémoire. Il savait où trouver exactement les ingrédients nécessaires à la préparation d'une potion. C'était comme un jeu de cache-cache pour lui. Tel ingrédient était caché à tel endroit. Sur un ton de savoir, il prononça : « J'ai déjà vu de l'asphodèle vers la cabane de Hagrid ... Quant à l'armoise, on en trouvera sûrement dans les serres de Botanique. » Ou alors, Chandler avait une autre idée de réponse sur la question dont se posait Tracey. Mais c'était mal. L'idée d'enfreindre le règlement le terrorisait et l'excitait à la fois. Mais voilà ... voler dans la réserve du professeur des Potions n'était guère conseillé. Slughorn devait avoir installé des défenses ou quelque chose qui empêcherait l'accès à sa réserve d'ingrédients. Professeur paranoïaque. « On ... va ... enfreindre le règlement ? » Jamais tout seul, Chandler irait risquer sa vie à enfreindre le règlement de Poudlard, surtout que ce dernier s'était endurci au fil des années. Cependant, avec Tracey, cela changerait peut-être ...
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MessageSujet: Re: people always leave •• chandler   people always leave •• chandler Icon_minitimeMer 12 Juin - 13:55

Je n'avais pas seulement été blessée dans mon amour. Mon orgueil en avait également pris un sacré coup. Je me sentais rejetée, humiliée. À quoi je m'attendais, au juste ? Qu'il allait effectivement me pardonner et me dire que ce n'était pas grave, mieux encore, faire comme si ne s'était rien passé ? J'aurais très bien pu continuer à lui mentir, mais ma conscience ne le supportait pas. J'étais bien trop honnête, et voilà où ça m'avait menée. La chute avait été vertigineuse, et l'atterrissage douloureux, maintenant, le plus dur allait être de se relever...et sans lui. Je ne voulais plus jamais tomber amoureuse, plus jamais, ça faisait trop mal. J'allais mettre du temps à guérir. J'en mettrai encore plus pour accorder de nouveau ma confiance, pour passer à autre chose. Quelque chose me disait pourtant que je n'aurai jamais l'occasion de l'oublier, car il reviendra se rappeler à moi. Toujours. Comme un vieux fantôme dont on n'arrivait pas à se débarrasser, il ne me laissera jamais en paix. Au fond, ça aurait dû me consoler, parce que c'était la preuve que j'existais encore à ses yeux, qu'il tenait encore à moi, mais ça n'avait en soi rien de rassurant. Moi, je savais que je n'y résisterai pas, malgré toutes mes tentatives pour le repousser. J'en étais incapable parce que je l'aimais. Je l'aimais et il m'avait jetée, comme une malpropre. On s'était engueulés assez souvent, fort caractère oblige, mais jamais aussi violemment. Il se pouvait que cette fois-là, notre couple n'y survive pas. Pour la première fois, j'avais vraiment peur de l'avenir, qui ne m'avait jamais paru aussi sombre, aussi dénué de sens. Maintenant,il fallait que je m'occupe, que je pense à autre chose, ne serait-ce que pour éviter de passer mes journées à me morfondre. Déjà, je réfléchissais à une activité possible en cette heure si tardive, parce que moi, je savais que je ne dormirai pas, pas ce soir. J'étais encore trop éprouvée pour ce faire. Alors que je réfléchissais, je sentais une certaine fébrilité me gagner, mais c'était probablement dû au fait que j'étais encore en état de choc. Comme si, au final, j'étais incapable de réagir correctement, normalement. « T'es la meilleure. »  Je ne disais rien, mais je n'étais pas forcément d'accord. Si j'étais vraiment la meilleure, je ne subirais pas tout ça, mais soit. Il approuvait mon idée, et c'était tout ce qui comptait. Je faisais peut-être une grosse bêtise, qui allait nous coûter cher si on se faisait prendre, mais je ne semblais plus être capable de discerner le bien et le mal, j'avais mis ma sacro-sainte conscience au placard. Je m'en fichais de me faire pincer à outrepasser le couvre-feu. Je m'en fichais de faire perdre des points à ma maison, ils me détestaient déjà tous, je n'étais plus à ça près.  Euh ... oui ... oui ... Désolé, je commençais à faire dodo ! »  C'était compréhensible, vu l'heure. Je me mordillai la lèvre inférieure, je ne pouvais pas lui imposer de rester, surtout s'il était fatigué. « Tu peux aller te coucher si tu veux, je me débrouillerai. » Comme toujours, ne pus-je m'empêcher de penser avec une certaine amertume. Je ne lui en voudrai pas de toute façon, après tout, c'était mon problème, pas le sien. Pourtant, Chandler ne semblait pas vouloir partir. Au contraire. « J'ai déjà vu de l'asphodèle vers la cabane de Hagrid ... Quant à l'armoise, on en trouvera sûrement dans les serres de Botanique. »  Je hochai négativement la tête, frénétiquement. Ces ingrédients n'étaient pas si difficiles à obtenir. Surtout pour une insomniaque comme moi. J'étais même plutôt du genre prévoyante. « Non, on n'a pas besoin d'aller si loin. J'aurais juste à remonter dans mon dortoir, en réalité. J'ai déjà tout ça. » répondis-je d'une voix douce, ressentant le besoin de le rassurer. « Quand on est une abonnée aux insomnies, on prévoit le coup. » exposai-je, posément. « Maintenant je ne me fatigue plus à aller voir Mrs Pomfresh, ou sinon je passerais ma vie à coloniser l'infirmerie. À présent, je les fabrique-moi même. C'est plus risqué, mais c'est aussi plus rapide. » Jusqu'à présent, je ne m'étais jamais ratée, ce qui était plutôt encourageant. Je savais que je risquais de m'empoisonner si la potion était mal faite, mais heureusement, les potions, c'était LA matière où je me débrouillais très bien, je m'en sortais même mieux que certains énergumènes de notre année. Puis généralement, je ne tolérais aucune erreur, je ne laissais rien au hasard. « On ... va ... enfreindre le règlement ? » Je me mordillai la lèvre inférieure, quelque peu embêtée. Oui, on allait enfreindre le règlement, mais ce n'était pas si grave, c'était quelque chose que je faisais tout le temps  depuis que j'étais ici, en sortant de la salle commune le soir, par exemple. Là encore, ce soir, j'étais même carrément sortie de Poudlard alors que c'était formellement interdit. Enfreindre le couvre-feu ne m'émouvait guère, j'étais une habituée. Après tout, même quand j'étais en quatrième année, quand j'ai commencé à sortir avec Caïn, je sortais en douce de la salle commune pour aller le rejoindre dans un placard à balais, ou à divers endroits. Mais à présent, Dumbledore n'était plus là, les choses avaient changé. Maintenant, il y avait les Carrow, et se faire prendre en train de se balader dans les couloirs après le couvre-feu risquait de nous coûter plus cher qu'un bête retrait de points. « Ouais, enfin...pas vraiment. » répondis-je d'un ton gêné. « On va juste enfreindre le couvre-feu, rien d'autre. Ce n'est qu'une formalité. » Ce n'était qu'une formalité, effectivement. « Je ne me suis jamais fait prendre, ce n'est pas ce soir que ça va commencer. » Je donnais l'apparence d'être sûre de moi mais dans le fond, c'était une façon comme une autre de le rassurer. De me rassurer également, autant faire d'une pierre deux coups. « on n'a pas à aller bien loin, il y a plein de salles vides dans le coin, jamais utilisées, on n'aura qu'à aller là bas. Franchement, il y a peu de chances pour qu'on se fasse prendre, ou sinon, c'est qu'on a vraiment la poisse. » Honnêtement, je pensais que ma soirée ne pouvait pas être pire qu'en ce moment précis. En réalité, je n'en avais rien à faire de me faire prendre. Au pire, je passerai une nuit dans les cachots et puis tant pis. Pourtant, je ne pouvais pas entraîner Chandler dans ma folie, il n'avait rien demandé à personne et s'il se faisait punir lui aussi j'allais m'en vouloir. « tu sais, tu n'es pas obligé de me suivre. » insistai-je, soudainement redevenue sérieuse. « Je comprendrais si tu voulais rester ici. Je ne suis pas un monstre. » et ce, contrairement à ce que Caïn semblait croire. Je n'étais pas non plus égocentrique au point de vouloir coûte que coûte entraîner les autres dans ma chute. J'avais toujours protégé Chandler, envers et contre tout, ce n'était pas pour commencer à l'exposer à des risques inutiles.
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